02/10/2009

Cherche pourquoi j'ai eu un supplément

« Alors, papa, l’énigme d’hier, c’était quoi ? ». « Un arbre célèbre, gamin ». « Ah bon, il y a des arbres célèbres, papa ? ». « Oui, gamin : l’arbre génial à logique, l’arbre à Came (et Léon mais pas celui des moules), l’arbre de la pomme que, Adam, le con, a croqué dedans et a découvert qu’il était tout nu et que depuis on doit mettre des tongs et des strings à la plage, l’arbre aux quarante écus appelé également gingko biloba, l’arbre à lettres de Guillaume Tell et bien d’autres ». « Et celui-ci, papa, pourquoi il est célèbre ? ». « Parce que j’ai pissé dessus, gamin. C’est ma signature pour marquer mon passage. Il y en a qui prennent leur canif pour graver des insanités dans l’écorce mais moi, Biglodion, je respecte l’arbre et je l’abreuve. Vois-tu, gamin, dans le monde entier, mais surtout le long des routes de Wallonie, il y a des chats qui se disent : snif, snif, tiens, tiens, Biglodion est passé par ici ». « Mais, papa, si l’arbre était éclairé, on t’a vu ». « Pas longtemps, gamin ». « Pourquoi, papa ? ». « Parce que j’ai mal visé et que j’ai noyé le boîtier électrique ». « Et alors, papa ? ». « Et bien ça a fait bzzzzz pof, gamin ». « Et alors, papa ». « Il a fait tout noir, gamin ». « Et alors, papa ? ». « Les salauds de l’hôtel m’ont compté un supplément pour le fusible ». « Tu vois bien que tu as été vu, papa ». « Mais non, gamin. Je me suis vendu. A l’hôtel, quand ils m’ont vu dans mon attitude titubanesque et délire homme très mince, ils m’ont proposé de me ramener dans une brouette jusqu’à ma chambre ». « Et alors, papa ». « Comme je n’aime pas les brouettes parce qu’elles n’ont qu’une roue j’ai dit que j’allais m’alléger sur un arbre ». « Ah, c’est con, ça, hein, papa ». « Heuuu ».

224

25/09/2009

Cherche la sécurité en vacances

« Papa, je sais où tu es allé en vacances ». « Impossible, gamin ». « Si, papa, c’est possible ». « Non, gamin, ce n’est pas possible ». « Si, papa, c’est possible et possible c’est français ». « Mais j’étais, heuuu, comment dire, dans une colonie de vacances à douche le matin, le midi et le soir. Nous étions gardés et surveillés, sans visites autorisées ». « Mais tu pouvais sortir, hein, papa ». « Bien sûr, gamin, des vacances durant lesquelles tu ne peux pas sortir de l’hôtel, ce ne sont pas des vacances, c’est la république dominicaine. Moi, j’étais en vacances de remise en forme ». « A Luxeuil-les-Bains, papa, en république française ». « Gamin, tu m’as suivi ? ». « Mais non, papa, j’ai ramassé un papier tombé de tes poches quand tu es rentré. J’ai lu Luxeuil-les-Bains, sorties autorisées et j’ai vu un gribouillis ». « Le gribouillis c’est la signature du médecin, heuuu, je veux dire de l’organisateur du voyage organisé. Parce que le voyage était organisé, gamin. Et bien organisé. Pendant que nous étions tout nus dans les douches un gardien surveillait la cour des promenades. En cas d’évasion il ne sifflait pas, de peur de nous stresser davantage. Il jouait du pipeau. La truite de Schubert. Parce que la truite vagabonde. Nous pouvions vagabonder mais pas pendant les douches. C’est normal, hein, gamin, vagabonder tout nu ça ne se fait pas. C’est ça la sécurité d’un voyage organisé. Regarde, j’ai pris des photos du gardien ».

009 (3)

008 (2)

15/09/2009

Bébé assume l'intérim - 3

Coucou, c'est Bébé, qui assume l'intérim de ce blog depuis deux jours. Aujourd'hui je fais dans le nu intégral. Je peux puisque je le fais chez moi. Je suis sur la moquette. Je me suis photographiée de profil pour qu'on ne me reconnaisse pas. J'essaye la technique du vol-au-vent. Normalement, le vol-au-vent, c'est avec des morceaux de poulet, des quenelles, de la sauce et des champignons. Etant nue, je me voyais mal faire le vol-au-vent avec des champignons plein les jambes, du poulet dans les oreilles, des quenelles dans les cheveux et de la sauce un peu partout. Alors je me suis entraînée au vol-au-vent avec un sèche-cheveux professionnel. Trois vitesses, deux puissances, plus arrêt, ce qui fait trois fois deux plus une, soit sept positions. Sept positions, ce n'est pas mal pour une débutante comme moi, non ? J'ai entendu parlé de la position du missionnaire mais ce n'est pas dans le mode d'emploi. J'irai revoir le vendeur. A demain.

039

17/08/2008

Spécial Mimi

C'est Mimi qui, dans un commentaire récent sur mon blog, m'a remis en mémoire cette plaisante mélodie.

C'est les vacances, c'est la transhumance
Les vacanciers, c'est comme les fourmis
Ça se répand partout dans le pays
Plus ça va et plus ça s'enhardit
L'an dernier, j'en avais ben trouvé un dans mon lit, oui!

Le vacancier du mois d'août, c'est vraiment une race à part
C'est comme des hiboux avec leurs lunettes noires
Y se promènent quasiment nus
On voit plus de poil que de tissu
Moi je rigole quand y s'assoient dans mes gratte-culs.

Moi, je m’en fiche, dans ma cave au moins un

Pas de vacancière, pas de hibou

Ni  de chou, ni de caillou, ni de genou

Je suis sans lunettes noires

Par contre, les mains, c’est une autre histoire

Savons-nous les laver, à la mode, à la mode

Savons-nous nous les laver, à la mode de chez nous

Imaginons qu’une quidame passe dans ma cave

Si je lui mets la main aux fesses

La police scientifique va retrouver l’ADN

Des cloportes, des vers luisants, des araignées

Qui peuplent mon jardin au moins un

Dans la cave que je suis en train de ranger

Bruxelles a ses clandestins perchés sur des grues

J’ai les miens qui me chatouillent, qui me gratouillent

Qui me tripotent les genoux (tant pis pour la rime)

Comment sont-ils tombés aussi bas ?

Des clandestins au moins un !

Jamais le journal télévisé ne montrera des images, hein

Vais-je les remonter au cinquième ?

Là où vivent déjà Maurice, le poisson rouge

Kiki et Pipette, les hamsters du gamin

Non, ce n’est pas une animalerie, chez moi

Pourquoi suis-je tombé si bas ?

Mimi et son joli minois ?

Non, c’est à cause de l’ascenseur

Quand on pousse sur moins un

On a l’estomac qui remonte et

Quand la porte s’ouvre

Il n’y a plus qu’à ouvrir la porte en face

Si on a la clef, hé, hé, et moi je l’ai

Alors, le garçon d’ascenseur dit :

Moins un, rayons cloportes, vers luisants, araignées,

Vieux jouets, outils rouillés, coquilles de moules, photos de mariage,

Enigmes de Rafaël, planches à repasser avec un grand trou,

Anciennes bouteilles de vin. Ah, je les oubliais, celles-là

Excusez-moi, j’ai du travail

 C'est les vacances, c'est la transhumance
Les vacanciers, c'est comme les fourmis
Ça se répand partout dans le pays
Plus ça va et plus ça s'enhardit
L'an dernier, j'en avais ben trouvé un dans mon lit, oui!