19/06/2010

Cherche les bonnes études pour le gamin

" Tu fais quoi, gamin ? ".'" J'étudie, papa ". " C'est bien, gamin. pour que tu aies des vitamines je vais ouvrir une boîte de soupe. A quoi la veux-tu, la soupe, gamin ? ". " Aux champignons, papa ". " Y a plus, gamin ". " Pas grave, papa. J'aime bien celle à la tomate quand tu me donnes toutes les boulettes ". " Y a plus, gamin ". " Alors la soupe blanche avec des asperges, du choux-fleur et des oignons ". " Y a plus, gamin ". " Papa, dis-moi ce qu'il reste, ça ira plus vite ". " Du chicken soup en sachet, gamin. Si tu veux j'ajouterai des lettres en pâte ". " D'accord, papa ". " Dis, gamin, tu étudies quoi ? ". " EDM, papa ". " C'est quoi ce truc, gamin ". " Etude du milieu, papa ". " Quoi, étude du milieu ! Mais c'est chaque année que tu étudies le milieu. Et la gauche, hein, et la droite, hein, ça existe, non. Et le nord, et le sud, hein ". " Papa, calme-toi. Dans une tartellette aux fraises c'est le milieu qui est le meilleur, non ". " Heuuu ".

25/04/2008

Cherche à me souvenir du Papy

« Papa, In Vino Veritas. C’est quoi ? ». « Un coureur cycliste italien, gamin. Enfin, je suppose. Ou un espagnol. A Bruxelles, Veritas c’est pour les boutons ». « L’acné juvénile, papa ? ». « Tu as déjà ça, toi ? ». « Non, c’est Papy qui dit que je serai un homme quand j’en aurai ». « Et, heuuu, il en a, lui, le vieux schnok ? ». « Non, papa ». « J’ai toujours dit que ce n’était pas un homme. C’est une lavette. Les patates. Oui, bobonne, je les épluche. Pourquoi la télé est allumée, on n’est pas le soir. Mais, bobonne, il y a un débat. Je n’ai plus d’oignons, file à la superette. Mais, bobonne, c’est intéressant, si le plancher des prix monte et que le plafond de la retraite ne bouge pas, le lustre va être écrasé. Alors, les oignons, ils sont où ? Je suis presque revenu, bobonne, j’ai un nœud dans mes lacets, saloperie. Tu parles tout seul, maintenant ? Non, bobonne, j’ai un dialogue intéressant avec mes lacets. Mais, tu as pété, gros salaud. Bobonne, tu sais bien que c’est tout le temps comme ça quand je me penche. C’est ton ventre qui prend trop de place, ça fait pression sur tes gaz, supprime tes bières du soir, fais carême. Oui, bobonne. Ramène aussi des carottes. Tes carottes, tu te les ficheras où je pense. Tu parles encore tout seul, tu te prends pour un politicien, où sont les oignons ? A la superette, bobonne, j’y vais. Et pas de causette avec Norbert, compris, sinon, tu feras grève de la faim ». « Dis, papa, on dirait que tu connais bien Papy ». « Hé, gamin, avant que ta mère ne parte, j’étais souvent chez papy et Mamy ». «  Et alors, papa ? ». « Ah, je regrette ce temps là. C’était à chaque fois Au Théâtre ce soir, même à midi ».

16/04/2008

Cherche mon chef

Mon chef est malade. Il paraît que ça fait beuleuleup dans son fort intérieur. C’est vrai qu’il a un gros ventre, lui aussi. C’est un fort extérieur mais, dedans, ça gargouille. Il se vide, il a la vaporisante. Je lui dédie ce poème en verres libres (de trappiste). Alors, tu gazes trop en terrine, mon lapin. Et lapin, ça linge (pom pom pom pom, Beethoven). Et le linge a repassé, vroum vroum, pendant que je faisais revenir les oignons, pitits, pitits, pitis nognons, faut revenir, à la souuupe. Un bureau sans chef c’est comme un fromage sans moustache ou comme un baiser sans repas ou comme l’inverse. Malâââde, complètement malâââde, mon chef est malâââ-ââde. Oh, joie, chef, de te savoir chez toi, sur le pot, enfin, j’espère que tu es sur le pot avec ta flatulence, sinon tu devras repeindre les murs, hein, Michel-Ange, pendant que durant ton absence, en tant que fidèle préposé à la photocopieuse, j’en profite pour me faire une cartographie complète. Hop, l’oreille gauche sur la photocopieuse, clic, photo de mon oreille gauche, clic, photo de mon oreille droite, clic, le pied droit avec chaussette, clic, le même sans chaussette, clic, deux photos du pied gauche, je n’ai pas réussi à photocopier mes deux pieds ensemble, la position avec la tête par terre n’est pas tenable, clic, mon zizi, non, je n’ai pas osé, j’ai eu peur des radiations émises par la photocopieuse, ça peut encore servir ce truc, clic, mon nombril, clic, mon nombril agrandi six fois,  cette photocopie je l’ai passée au destructeur d’archives, clic, ma calvitie naissante, clic, alors là je suis fier, je suis le seul dans l’entreprise à avoir une photocopie de mes fesses, j’en ai fait dix, pour le plaisir d’être assis  au chaud les fesses à l’air, clic, encore dix pour le plaisir. Chef, guérissez vite, il n’y a plus de papier pour la photocopieuse. Faut faire une commande.