17/02/2010

Cherche un endroit tranquille

« Oh, mon fils ! Mais tu es tombé sur la tête. Tu m’offres un voyage dans ta voiture ! Au prix de l’essence, je ne te reconnais plus ». « C’est une diesel, maman, et c’est la voiture de la société ». « Tu es devenu fonctionnaire, mon fils ? ». « Non, maman, t’inquiètes pas, ils n’y verront que du feu ». « Tu sais, je vais te donner quelques conseils. Tu dois faire de plus petites pelures quand tu fais des pommes de terre, tu gaspilles. Freine, c’est un virage. Et tes chaussures, hein, tes chaussures, cela fait combien de temps que tu ne les as plus cirées, hein, on ne sait pas si ce sont des brunes ou des noires. Attention, ralentis, il va peut-être passer au rouge. Tu devrais changer de slip plus souvent, et mettre de dentifrice sur ta brosse à dent, tu vas attirer des mouches. Tu as vu ce camion, fais-lui une queue de poisson. Mon amie Lucienne dit toujours qu’il faut être hygiénique. Pour les toilettes, plus de papier journal découpé, du papier hygiénique, en rouleau, je t’expliquerai comment t’en servir. Non, je n’irai pas sur le siège à l’arrière, il faut que je sois devant pour te guider. Où va-t-on ? Tu ne t’es pas rasé ce matin. Moi je connais des mamans dont le fils se rase avant de les conduire à la campagne. J’ai pris du salami pour le pique nique. Parce que c’est moi qui t’offre le repas de midi. Ici, ici, arrête-toi ici, ce paysage me laisse sans voix ». « Ouf ».

12/01/2010

Cherche Ouf

" Gamin, j'en suis encore rouge de honte ". " Tu as fait quoi, papa ? Tu as encore renversé un caddy rempli au supermarché ? ". " Non, gamin. J'étais au Bar, hier, quand j'ai réalisé qu'il fallait désespérément que je pète. La musique étant très forte, j'ai synchronisé mes pets aux sons de la musique. Après deux chansons je commençais à me sentir mieux. Tout en finissant ma bière j' ai remarqué que tout le monde me regardait. Puis je me suis souvenu que tu m'avais prêté ton MP3 ".

Inspiré par Ouf, du blog hilarant que je lis chaque jour : http://blaguesdeouf.skynetblogs.be Merci, Ouf.

07:30 Écrit par Fanny dans petites annonces | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : ouf |  Facebook |

05/12/2009

Cherche à oublier ma peur

Horreur. Quand je suis rentré du boulot le gamin était déjà là. " Papa, papa, viens voir, j'ai mis la chorale pour Noël ". " La chorale ? ", lui dis-je, d'un air interrogatif et anxieux. " La chorale à cheval, papa ". " Ah non, hein, gamin, et qui va devoir nourrir les chevaux " lui dis-je depuis les toilettes où je soulageais un besoin pressant. " Et les voisins d'en dessous, ceux du quatrième, hein, gamin, tu y as pensé aux voisins du quatrième, quand ils vont entendre tagaflop, tagaflop. Et le crottin, hein ? Je veux bien le balancer une fois depuis le balcon du cinquième mais, tous les jours jusque Noël, jamais. Sais-tu, gamin, que le cheval hennit, et, hennit soit qui mal y panse, je me vois mal panser des chevaux ". " Papa, ce sont de petits chevaux de bois ". " Ah bon, des chevaux de bois. Attends, gamin, j'arrive mais cette saloperie de merde de tirette de braguette est coincée dans mes poils et, aïe, je n'arrive pas à me, aïe, décoincer ". " Ciseaux, papa ". "Merci, gamin. Ouf ". " Papa, viens voir la chorale à cheval ". " Oh, gamin, que c'est beau ".

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09/10/2009

Cherche le dessert

 « Papa, tu dois donner la solution de l’énigme ». « Oui, gamin. C’était une fontaine, à Reims ». « Chez les rince-doigts, papa ? ». « Chez les rémois, gamin. Reims, rémois. Paris, parisiens. Liège, liégeois. Ostende, ostendus. Namur, namurois. Charleroi, caroloringiens. Je sais, c’est un mauvais exemple ». «  C’est plus facile de dire barakis, hein, papa ». « Gamin, arrête de dire des bêtises. Il y a beaucoup de carolos qui ne sont pas en prison. En plus, c’est à Charleroi que je vais au Comédie Central voir François Pirette, Pierre Theunis, André Lamy, William Duncker , Eliott et les autres. Pour savoir qui c’est il suffit d’aller sur http://blaguesdeouf.skynetblogs.be , dans la colonne de gauche. Une blague par jour, en forme toujours ». « Papa, tu crois m’intéresser avec ça ? ». « J’ai compris, gamin. Tu veux une blague pour raconter à l’école, c’est ça ? ». « Oui, papa ». « C’est l’histoire qui m’est arrivée dans un restaurant où je suis allé, pas cher, où le menu comprenait un apéritif et un chips, potage du jour ou de la veille selon le nombre de clients du jour d’avant, plat selon inspiration du patron et contenu du surgélateur, dessert et surprise ». «  Et c’était quoi la surprise, papa ? ». « La surprise c’était qu’il n’y avait pas de dessert, gamin ». « Et alors, papa ? ». « Au dessert ma nouvelle petite copine a disparu »

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08/05/2008

Cherche la fête des mères (7)

« Madame, je vous prie d’agréer l’expression de mes salutations distinguées mais je vais devoir vous quitter ». « Gérard, non, tu viens d’arriver et maman est toujours là ». « Oui, je suis là. Je dérange ? ». « Certes non, chère madame. Votre présence me fut plus qu’agréable. J’eu su que vous fûtes là et je ne fûme pas venu pour ne pas troubillionner votre réunion familiale ». « Gérard, tu veux une Chimay bleue ou une Chimay rouge ? ». « Très cher, permetasse que je vous quittasse. Votre mère vous requiert. Allez, mon brave, hélez moi l’ascenseur ». « Je vous accompagne jusqu’au monte-charge, cheeer môssieur. Je reviens, hein, maman ». « Ouf ». « Gérard, ce n’est pas gentil. Tu dis ouf mais qui reste avec maman, hein, qui ? ». « Salut, popeye ». « Maman, Gérard est parti ». « Ouf ». « Comment, ouf ? C’est une nouvelle expression à la mode ? ». « Je dis ouf parce que je ne suis pas venue voir Gérard ». « Tu viens voir qui, maman ? ». « Les toiles d’araignées sur ton lustre, idiot ». « Heuuu ».

08/10/2006

C'est fait, maman a voté

Je suis allé voter avec maman, 80 ans. Je voulais l'y amener en caddy de supermarché vu les problèmes de parking. Des voisins se sont émus. "Prenez ma brouette". "Hé, ho, ça va pas la tête, je ne suis pas un nain de jardin". Une voisine a prèté une grande poussette d'enfant. Maman avait mis un petit chapeau blanc à fleurs. Elle n'aurait pas du. "C'est un garçon ou une petite fille?", "Guiliguili, areuh, areuh". Alors, elle soulevait son chapeau. J'ai vu un gamin s'enfuir à toutes jambes : "Maman, là, la sorcière d'Halloween". Une fois arrivés près du bureau de vote, accueil par les candidats. Maman : "Bonvour, mefeu, bonvour". Moi : "Qu'est-ce qui t'arrive, maman ?". "Ve dis bonvour à fes mefeux". "T'as vu comme tu parles ! T'as fait une thrombose ?". "Vé voulu me faire belle pour les vélecfions. Vé lavé mes dents et ve les zai oubliées". Bref, elle a pu voter. Ouf. "Tu refteras avec moi ce midi, pour manver". "Non, non, maman, tu sais bien qu'on n'est pas du même parti".