06/09/2010

Le fils de Francis

« Salut, Robert. Devine qui je viens de voir ? ». « Fabiola ? ». « Non, Robert, plus près ». « Ta voisine de palier ? ». « Plus près de toi, Robert. Le fils de Francis que j’ai rencontré hier avec sa tête de momie ». « Ah ! Comment s’appelle-t-il encore ? ». « Roue-Anne-Carloche ». « Oui, je me rappelle. C’est sa mère, l’excitée méridionale, qui a voulu ça ». « Je trouve qu’il ressemble à son père, sans les bandages. Ton avis, Robert ? ». « Tu sais, l’essentiel c’est qu’il soit en bonne santé ». « Heuuu ».

19/10/2009

Cherche l'année du gamin

« Papa, c’est déjà fini la journée du bon exemple ? ». « Oui, gamin, ça ne dure qu’une journée ». « Heureusement pour toi, hein, papa ». « Gamin, tu n’en as pas plein le cul de la journée de la femme, de la journée des voisins, de la journée de la solidarité, de la journée des entreprises, de la journée de la sclérose en plaque, de la journée des grands-parents, de la journée des secrétaires, de la journée de la fête des pères ». « Tu as raison, papa. Pour moi tu es mon papa tous les jours ». « Brave gamin ».

08/04/2009

Cherche celui qui ne mange pas de viande

« Gamin, c’est quoi ces points dans ton bulletin ? ». « C’est à cause de Maurice, papa ». « Quel Maurice, gamin ? Pas ton poisson rouge, je suppose. Ni Maurice de Titine et Chacha, il a l’œil pétillant mais je le vois mal en courtes culottes sur un banc d’école ». « Maurice, celui dont le papa est boucher ». « Si le père est bouché, c’est normal que le fils le soit aussi, gamin, c’est ce qu’on appelle du bouchon de culture. C’est l’inverse d’ici ». « Madame m’a demandé comment on appelle celui qui ne mange pas de viande et Maurice m’a soufflé la réponse ». « Et qu’a-t-il dit ? Un oeusophage ? ». « Non, papa, c’est un mauvais client. Et c’est ce que j’ai répondu à madame ».

23/10/2008

Cherche le fromage à tête pressée

« Papa, c’est quoi un fromage à pâte pressée ? ». « Heuuu, c’est quand tu l’as laissé tomber et que tu as marché dessus ». « Papa, ce n’est pas gentil ce que tu dis. Ce n’est arrivé qu’une fois la semaine dernière et c’est toi qui as marché dedans ». « Moi, moi ton père, tu oses me dire ça ». « Rappelle-toi, papa. Quand tu as glissé, j’ai juste eu le temps d’ouvrir la porte du palier, d’ouvrir celle de l’ascenseur, de pousser sur zéro et tu t’es engouffré dedans et tu as disparu ». « Heuuu, c’était à cause du fromage à tête pressée que je me suis retrouvé au rez-de-chaussée nez à nez avec la dame du deuxième ? Enfin, quand je dis nez à nez ce n’est pas tout à fait ça puisque j’ai su lire la marque de sa petite culotte ». « Et tu as fait quoi, papa ? ». « Je me suis accroché à la jupe de la dame pour me relever ». « Et alors, papa ? ». « Elle a craqué ». « T’as une touche alors, papa ». « Non, gamin, pas la dame, c’est sa jupe qui a craqué ». « Et alors, papa ? ». « Tu sais, gamin, on ne reçoit jamais une tuile à la fois, on reçoit toute la toiture. Monsieur Gonzales est arrivé ». « Et alors, papa ? ». « Tu me connais, hein, gamin. Devant l’adversité je fonce. J’ai vite empoigné la veste de la dame pour me relever, elle a craqué. Puis son chemisier, il a craqué. Puis son soutien-gorge, il a tenu grâce aux bretelles mais flop, flop, sein gauche, sein droit, je tenais debout mais j’avais deux obus devant moi ». « Tu as fait quoi, papa ? ». « Tu sais, gamin, des obus, il faut les désamorcer ». « Tu as désamorcé comment, papa ? ». « C’est monsieur Gonzales qui s’en est chargé ». « Et alors, papa ? ». « On a reçu l’autre pan de toiture sur la tête, madame Gonzales est rentrée d’avoir été faire ses courses. Tu peux voir les traces sur mon crâne, gamin, ce sont ses coups de poireaux pour que j’arrête d’étrangler monsieur Gonzales ». « Papa, tu es un héros ». « Je le sais, gamin ». 

26/08/2008

Cherche à bien rentrer - 3

Bientôt le grand jour de la rentrée scolaire. Je dois faire bonne impression auprès des nouvelles institutrices. Je fais appel à vous, mères célibataires. Et à votre expérience. Question : « Que regardez-vous le plus chez un homme sympathique qui amène son gamin à l’école le premier jour ? Sa chemise ? Son pantalon ? S’il a des chaussettes à trous ? Si sa braguette est ouverte ? Et si je vais à l’école avec une chaussure brune et une chaussure noire, aurai-je l’air intellectuel ? Et si je prenais un sac à provision avec des poireaux qui dépassent, histoire de montrer que j’ai un besoin culinaire urgent à la maison ? Deux poireaux, rien que deux pour bien montrer que le gamin et moi sommes seuls ? Deux poireaux, deux pommes de terre, deux carottes. Non, avec les pommes de terre et les carottes on va croire que je viens nourrir l’âne du Père Noël, enfin, voyons. Et si j’amenais Kiki le hamster parce que Maurice le poisson rouge, c’est plus difficile à cause du bocal ? Kiki et deux poireaux, ça commence à faire beaucoup de monde, ça. Et si Kiki bouffe les poireaux ? Si je tiens le cartable du gamin, j’ai peur de passer pour un père poule. Enfin, il vaut mieux être père poule que mère moule. Et si je me parfumais à la soupe à l’oignon ? Avec des croûtons dans les cheveux ? ». donnez moi  des idées. D’avance merci.

02/11/2006

Cherche un hangar chauffé

"Allo". "Ah, c'est toi, maman, que ce fait-ce ?". "Es-tu allé au cimetière fleurir ton imbécile de père ?". "J'ai fait comme tu as dit, maman, j'ai acheté une bruyère à deux euros". "Et alors ?". "Bêêê, heuuu, j'avais l'air tellement ridicule avec la petite plante que je l'ai mise sur la tombe d'un ancien combattant de 14-18 qui n'avait rien". "Tu as bien fait. Ton imbécile de père ne m'a jamais offert de fleurs de son vivant, je ne vois pas pourquoi il en aurait maintenant qu'il est raide". "C'est pour dire ça que tu téléphones, maman". "Non, idiot, tu as vu le thermomètre ?". "Je vais bien, maman, je ne me suis pas mis le thermomètre dans le derrière". "Idiot, la température extérieure". "Ben oui, il va geler, et alors, c'est normal, on est en novembre". "Idiot, tu n'as rien compris, les pomponettes des cimetières vont geler, elles seront perdues, loues une camionnette et vas les chercher toutes, mets les dans ton appartement, tu les arroses et, dans un an, tu installes un stand près du cimetière". "Maman, à 80 ans, tu as encore tous tes neurones, hein". Je cherche un grand hangar chauffé pour y mettre 2 à 3.000 pomponettes pendant un an.

10/09/2006

Cherche un plan de Liège

"Coralie, tu nous quitte à 81 ans". Coralie, Coralie, c'est quoi ce truc, je suis venu représenter le service à l'enterrement de Gérard. "Coralie, tu as choisi de rester jeune fille pour élever tes vaches". Ha , ha, ha, Gérard, élever des vaches, qu'il est con ce curé, Gérard jeune fille, je vais pisser de rire, ha, ha, ha. "Coralie, tu n'es pas seule, un paroissien est là, je suis cède la parole". Qui ? Moi ? "Heu, Gérard, tu es là, Gérard ? Dans la caisse". "Mon fils, la douleur vous égare, il s'agit de Coralie". "Mon père, c'est vrai, je le confesse, je suis égaré, je cherche Gérard, il est mort à Liège, j'ai la couronne offerte par service dans le coffre de ma voiture, où est Gérard".  Merde, je me suis trompé d'église. Qui peut m'envoyer d'urgence un plan de Liège.