11/02/2010

Cherche à le dissuader

« Non, gamin ». « Mais, papa, ce serait rigolo, non ? ». « Non, gamin, ce serait criminel ». « Mais papa, tu seras célèbre, les télés du monde entier montreront l’exploit ». « Non, gamin. En plus ça va coûter cher ». « Papa, si tu veux, j’achète la corde avec mes sous ». « Non, gamin. Ce qui va coûter cher c’est l’amende pour dépôt de détritus sur le trottoir en dehors du récipient adéquat ». « Mais papa, ça va bien se passer. J’achèterai de la corde solide ». « Gamin, n’oublie pas une chose dans la vie : il faut accepter les autres comme ils sont ». « Ben oui, papa, il est brun, avec beaucoup de poils mais je l’aime beaucoup ». « Gamin, je te rappelle que Kiki ton hamster est un rongeur. Quand tu vas le déposer sur la corde qui pend depuis notre balcon du cinquième étage, il y a deux solutions : soit il voit la douzaine de mètres de corde en dessous de lui et va évidemment se dire qu’une queue pareille n’est pas la sienne et va essayer de la couper et puis il se lancera dans le vide à la poursuite de l’intrus, paf, détritus sur la voie publique, amende. Soit, parce que je te rappelle aussi qu’il ne faut pas confondre les chauves-souris qui regardent vers le bas et se chient dessus en cas de gastroentérite et les hamsters qui, à la moustache près parce qu’elle frétille, sont aussi verticaux et stoïques que les types avec leurs poubelles à poils sur la tête devant Le palace de Buckingham. Donc Kiki va ronger la corde au dessus de lui et, paf, amende pour détritus sur la voie publique ». « Mais, papa, j’ai déjà acheté la corde avec mes sous ». « Gamin, si tu résous l’énigme, je te rembourse la corde et j’en ferai des scoubidous quand je m’ennuie ». « C’est quoi l’énigme, papa ? ». « Qui ou que suis-je ? On mouille, on sèche et on repasse ». « J’ai trouvé, papa, c’est une phrase d’Henri Troyat ». « Gamin, ne dis rien, garde le suspens jusqu’à demain. Si tu veux une autre énigme, vas voir sur http://carpe-diem-lbsp.skynetblogs.be ».

25/05/2009

Cherche à louanger le Roi

« Papa, c’est vrai que les facteurs suivent des cours par correspondance ? C’est le papa de Cédric qui le dit ». « Et oui, gamin, ça ne fait pas un pli, cachet de la Poste faisant foi ». « Mais, ils sont timbrés, alors, les facteurs, papa ? ». « Il ya pire, gamin. Bébert, le bon Bébert, notre roi qu’on voit en portrait sur les timbres, on lui lèche le cul, on le retourne et paf, en plein dans la gueule, pour que le timbre colle. Moi je n’ose pas, par respect. C’est pourquoi j’attache le timbre avec un trombone. La machine à timbrer tape sur le trombone, n’atteint pas le timbre et hop, mon correspondant reçoit ma lettre, un trombone et un timbre tout neuf ». « Mais, papa, c’est de la fraude ». « Non, gamin. C’est le respect. Je l’appelle Bébert parce que, lorsqu’il a du succéder à Baudouin, son frère adoré de tous, le palais lui a dit : ‘Majesté, il va falloir remplacer tous les sièges du palais marqués du B de Baudouin et faire broder la A de Albert’ et Albert a répondu : ‘Pas de dépenses inutiles, je signerai Bébert’. On me l’a dit au bureau, donc c’est vrai ».  (voor de nederlanstalige, Albert heeft gezegd : k’zal Beertje tekenen). Alors j’invite tous les belges à attacher leurs timbres à l’effigie du Roi avec un trombone. Vous ferez ainsi un cadeau à la planète : moins de papier, moins de colle, moins de salive, et les trombones sont recyclables de timbre en timbre.

30/03/2009

Cherche le mode d'emploi

Paf……Paf……………. Paf…………..Paf,paf………..Paf….Paf,paf,paf………….…Paf,paf…………………Paf, paf, paf, paf, paf, paf, paf, paf, paf, paf. « Gamin, au secours. Fouille dans la poubelle et trouve-moi le sachet de popcorn à griller soi-même. J’ai un besoin urgent de lire le mode d’emploi ». « Et si tu mettais le couvercle sur la casserole, papa ? ». « Heuuu ».

07:30 Écrit par Fanny dans petites annonces | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : papa, gamin, popcorn, paf, paf paf |  Facebook |

27/01/2009

Cherche Durette

Le 26 janvier (voir colonne archives), cherchant mon identité oscillante, Lècia, du blog  http://lecia.skynetblogs.be , m’a traité de Durette, contraction de Dubosc et de Pirette. Il paraît que Françoise Coquillon est le maire de Régnier-Durette. Quel joli nom. Je ne parle pas de Durette, je trouve que Coquillon est un joli nom, ça fait coquillette et papillon. C’est l’effet coquillette peut-être. J’adore les noms bizarres, comme Dulong et Petit, duettistes thermodynamiciens  qui, en 1819, stipulèrent qu’à haute température la capacité thermique molaire tend vers une valeur constante et indépendante de la nature du solide. Vous avez bien lu : indépendante de la nature du solide. Même si le solide c’est des frites. Ce qui veut dire qu’à haute température, le machin des frites reste constant. Je parie que vous n’aviez jamais vu vos frites sous cet aspect là. N’empêche, pour l’étudiant que je fus, le nom de la loi de Dulong et Petit était facile à retenir. La démonstration, ça, c’était autre chose. Autre exemple de la beauté des noms associés : les familles Robinet-Pissevin, Pinodet-Charente ou Kasta-Gueulanski. Ou comme un copain, Gérard Mambourg, présenté lors d’une cérémonie « Gérard Mambourg et sa femme », triste trio puisque l’annonceur était de la partie.  Parfois les noms de famille sont tristes, comme cette pierre tombale en Belgique : Moreaux-Flamand. Ou comme la loi de Dupin-Meunier, pénible souvenir d’un mémorable trou de mémoire qui m’a fait répondre au prof Charcutier-Boudin. Paf, zéro pointé.

13/01/2009

Cherche à vendre une guirlande

J’avais, et j’ai encore mais je cherche à la vendre, une guirlande de noël qui va, qui ne va plus, qui va à nouveau, qui s’éteint, qui se rallume sans qu’on le lui demande, et puis hop, c’est le noir, elle fonctionne à nouveau, paf c’est le noir absolu, elle revit et tout s’éclaire, hop elle a disparu. Impossible de résoudre un sudoku dans ces conditions alternatives. Le sudoku c’était mon menu de réveillon, avec un paquet de chips nature et un paquet de chips paprika, des olives à l’ail et un paquet de cure-dents pour piquer dans les olives. J’essayais de profiter des moments de noir pour manger mais je piquais dans les chips au lieu de piquer dans les olives. Et, j’en suis témoin, un chip ça vit. Quand on le pique avec un cure-dent il explose. Nuit dramatique vu que je réveillonnais dans le lit avec le carnet de sudoku, les olives et les chips. Je ne souhaite à personne de dormir dans un lit recouvert de chips piqués au vif. S’il y avait eu du soleil j’aurais pu m’imaginer être sur la plage, piqué aux fesses par des coquillages. Mais pas fin décembre, voyons. Plutôt que d’enguirlander ma guirlande électrique, je la vends. Telle qu’elle est, elle va, elle va pas, elle va, elle va pas. Faire offre.  

22/12/2008

Cherche la bonne bière à l'oreille

Une bière, ça se respecte. D’abord ça se dépucelle. Le décapsuleur révèle notre personnalité profonde : « psîîîîîîîîîîîîîî » pour les timides, « schweppes » pour les gars pressés garés en double file, « auschwitz » pour ceux dont il faut se méfier, « puf » pour ceux qui boivent une bière danoise à la con, « paf, où est le verre, vite » pour les distraits, « et merde, il y en a partout » pour ceux qui ont confondu bière et orangina, « passe-moi les clefs » pour ceux qui ont fait l’erreur de venir avec madame. Moi, c’est la Rochefort 8°. Merci, Seigneur, merci pour les trappeurs et leur trappiste.

05/06/2008

Cherche à être absent

Je serai moins présent sur les blogs durant quelques jours. Le gamin m’a annoncé qu’il allait avoir des examens de repassage et que je devrai l’aider vu la défaillance pour cause de sénilité de ses grands-parents maternels. Je suis d’accord avec l’avis de sénilité des deux vieux schnocks mais pas avec le fait que ce soit le père du gamin qui doive se taper le repassage.  Le père du gamin, c’est moi. Et je n’ai jamais repassé de ma vie. Je me suis inscrit à des cours. Et j’ai acheté un fer. Enfin, deux. Parce que le premier, c’était un fer à souder, paraît-il. Tout le monde peut se tromper. Pour le cours j’aurais du acheter une chemise, avec un col et des manchettes. Zut, je prendrai un T-shirt. Une chemise avec un col et une cravate, j’en ai une mais je ne m’en sers qu’aux mariages, aux communions et aux enterrements. Elle n’est pas usée. Cinq mariages, deux communions et seize enterrements, c’est rien pour une chemise. Pour la cravate non plus. Elle peut encore servir. Un jour j’ai eu peur. Erreur du serveur et paf, tache de jus de viande quelque part entre le cubitus et le duodénum. Sur le ventre, quoi. Et sur une chemise blanche. On ne voit plus rien.  Merci Tipp-Ex, on ne voit plus rien. Bon, stop, la vie privée de ma chemise ne vous regarde pas. Suite à des cours de repassage j’aurai encore le temps de poster entre les deux tasses de café du matin mais, vu que le bus qui m’amène à l’heure à la gare passe à 7 h 10 et, qu’avant, je dois faire mes lacets et que le bus suivant, à 7 h 45, arrive à la gare après le départ de mon train, j’aurai juste le temps de lire vos blogs et vos commentaires mais pas d’y répondre. Et le soir je vais aux cours du soir. De repassage. Vous comprenez, il ne faut pas que je rate ni le bus du matin ni les cours du soir.

06/03/2008

Cherche le pourquoi des oeufs

« Papa, tu ne dis plus heuuu depuis quelques jours. Tu es malade ? ». « Non, gamin, va voir dans le frigo ». « Horreur. Tu fais de l’élevage, papa ? ». « Ben, non ». « Tu prépares une fête de quartier avec une omelette géante ? ». « Ben, non, gamin. C’est la faute à la crémière ». « T’as un rencart, papa ? ». « Non, gamin, c’est quand je vais à la crèmerie pour du fromage ». « Allonge-toi, papa, et dis moi tout ». « Oui, gamin. C’est un drame qui m’arrive, monsieur. Je ne sais pas pourquoi la crémière m’intimide mais, quand elle demande ’ Et pour vous, joli monsieur ? ‘ je réponds ‘ Heuuu ‘. Elle met une boîte de six œufs sur le comptoir et elle ajoute ‘ Et avec ça, joli monsieur ‘. Et moi : ‘ Heuuu ‘. Paf, une deuxième boîte sur le comptoir. Et paf, une troisième ». « Et alors, papa ? ». « Ben, heuuu, je m’en tire en faisant essuie-glace avec mes deux bras pour dire stop. Je vous dois combien, docteur ? ». « Où est le problème, papa ? C’est bon une omelette ». « Je n’ai jamais appris à casser des œufs, docteur, j’en mets plus sur le plan de travail et par terre que dans le bol ».

17/02/2007

Biglodion : un an d'annonces (11)

Un an de petites annonces, ça se fête. Voici une des premières annonces, pour vous :

                                                

Cherche témoignages pour m’encourager.

 

« Depuis que je suis allé à un enterrement, je rêve que je suis curé et que je joue avec le bidule qu'on balance et qui fait de la fumée. Je pense que c'est un avion. Je le fais virevolter dans tous les sens, je lui fais faire des loopings jusqu'à ce que, paf, panne de moteur en plein ciel, à la verticale, il me retombe sur la tronche. Oufti, le cauchemar. Je cherche des personnes qui ont vécu un accident analogue pour m'aider à m'en sortir par leurs témoignages. »

11/01/2007

Cherche à donner des fleurs

« Chère petite madame, ces fleurs sont pour vous ». « Mais vous êtes fou, grand sot. Et c’est en l’honneur de quel saint ? ». « Des deux, madame, des deux ». Paf. Aïe.

20/10/2006

Cherche soutien psychologique (reprise du 15.02.06)

Depuis que je suis allé à un enterrement, je rêve que je suis curé et que je joue avec le bidule qu'on balance et qui fait de la fumée, vroum vroum. Je pense que c'est un avion, vroum vroum. Je le fais virevolter dans tous les sens, je lui fais faire des loopings jusqu'à ce que, paf, panne de moteur en plein ciel, à la verticale, il me retombe sur la tronche. Oufti, le cauchemar. Je cherche des personnes qui ont vécu un accident analogue pour m'aider à m'en sortir par leurs témoignages.

07/04/2006

Cherche, mais, si pas sérieuse, s'abstenir

J'avais mis une annonce dans "Rencontres, si pas sérieux, s'abstenir". J'ai eu une seule rencontre, un seul contact, un seul rendez-vous, dans un café. Et là : paf. Manque de chance, coup du sort, erreur de l'horoscope : c'était ma voisine de palier. On a fait semblant de rien : "Il fait beau". "Oui, oui, et peut-être que demain aussi, n'est-il pas?". "Oh, oh, et pour après-demain, avez-vous des nouvelles?". Nous avions l'air idiots tous les deux, avec, en main, un pain campagnard 800 grammes emballé coupé. C'était le signe de ralliement imaginé par l'agence de rencontres. En entrant dans le café prévu pour la rencontre, en agitant mon pain campagnard à bout de bras, je n'ai pas reconnu tout de suite ma voisine de palier, tellement sa poitrine avait grossi. A mon avis, elle triche. On s'est quitté bètement en se disant : "Heu, ben, bon, c'est que, heu, faut que j'y aille, je dois faire des courses". "Heu, bon, ben, moi aussi, je dois passer à la boulangerie". Je cherche une rencontre, mais si pas sérieuse, s'abstenir.

02:09 Écrit par Fanny | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : rencontre, pain, rendez-vous, paf |  Facebook |