20/10/2009

Cherche à garder la télé

« Pousse, papa, pousse ». « Arrête, gamin, tu parles comme une sage-femme ». « Mais pousse, papa, pousse plus fort ». «  Gamin, merde à la fin. Si je pousse plus fort je vais contracter mes muscles plus fort et je vais en avoir plein le pantalon ». « Papa, tu es chiant avec tes explications à la con. Pousse, nom di dju ». « Je ne fais que ça, gamin, j’attrape des crampes. J’ai l’air d’une statue de Rodin ». « Le penseur, papa ? ». « Non, gamin. Le penseur de Rodin est la représentation d’un constipé qui se demande quand ça va faire plouf dans le pot. C’est du grand art. Il faut être un génie pour avoir pensé à ça. Si Rodin avait connu Adamo, il aurait intitulé sa statue ‘Viens, viens, ma brune’ ». « Papa, pousse au lieu de déconner ». « Gamin, je ne pousse plus. En fait, je suis coincé. J’ai une crampe. Je suis momifié. Je vais mourir dans une position tellement stupide qu’il ne faudra pas un cercueil pour m’enterrer mais un abri de jardin ». « Papa, je vais te ramener à la vie. Ecoute le pschiiiii de la bouteille  de Rochefort 8° que je décapsule. Papa, j’ai besoin de toi, si tu veux, je fais des cubes avec le bloc de gouda produit blanc, je saupoudre de sel de céleri et je pique des cure-dents dans les cubes ». « Gamin, pas de fromage, c’est mauvais pour mon cholestérol. Vite, la Rochefort 8° ». « Tu es décoincé, papa ? ». « Gamin, une deuxième ». Pschiiiii. « Aaah. Je revis. Merci gamin ». « Papa, on fait quoi avec le meuble en-dessous duquel Kiki mon hamster est en train de bouffer le câble de la télé ? ». « Gamin, j’ai une idée. Demain, j’essaye à nouveau de déplacer le meuble mais, avant, j’enlèverai tous les tiroirs et leurs tonnes de factures, de cartes routières et de dépliants touristiques, de recettes de cuisine que je n’utilise jamais, et je crois que j’y arriverai ». « Papa, tu es génial ».

26/06/2009

Cherche à disculper le gamin

« Alors, gamin, as-tu reçu tes résultats scolaires ? ». « Oui, papa ». « Et alors ? ». « J’ai un échec en religion ». « En religion ! Mais je t’avais fait répéter : Jésus, Marie, Joseph, l’âne et le bœuf, les bergers et les moutons. Tu as eu un trou de mémoire ? ». « C’est à cause des autres, papa ». « Quels autres, gamin ? ». « Les rois mages, papa ». « Mais, gamin, je t’avais dit d’écrire leurs noms à l’intérieur de la ceinture de ton pantalon ». « Je l’ai fait, papa, même que ce n’était pas facile de relire les noms pendant que madame interrogeait ». « Explique-moi, gamin ». « Le premier, c’était Gaspard ». « Et alors, gamin ? ». « Madame était contente de ma réponse. Le deuxième, j’ai lu Balthazar dans mon pantalon et j’ai dit Balthazar à madame ». « Et alors, gamin ? ». « Madame était contente. Pour le troisième j’ai lu dans mon pantalon et j’ai répondu Benetton. Madame n’a pas été contente ». « Gamin, j’irai dire à madame que j’ai eu une mauvaise idée ».  

22/06/2009

Cherche à vous voir

 Qui êtes-vous, chers lecteurs et lectrices ? Bien sûr, j'ai rencontré Rafaël dont j'arbore fièrement la casquette Carpe Diem à chaque occasion, Bill Glodion que j'admlire pour sa ténacité à conquérir Ginette, Titine et Chacha chez qui j'ai logé en chambre d'hôte, à Chiny, royalement reçu, Chadou et Arbil ex-Libra, mes potes, François Coeurd'enfant, Martine de Seniormania et quelques autres, tous charmants et amicaux. Mais, depuis un banc du parc communal qui vient d'être vernis et sur lequel je colle, banc que je ne quitterai que lorsqu'il fera noir en y laissant mon pantalon, je me pose la question : qui donc sont-ce ceux, c-à-d vous, qui font grimper le compteur des visites. J''exerce les pouvoirs de mon oeil de chat persan mais, jusqu'à présent, je ne vois pas grand chose. Laissez donc vos nom, prénom, âge, qualité dans la case prévue à cet effet. A propos d'effet, si l'un ou l'une d'entre vous habite près du parc communal et peut m'amener un pantalon, je serai ravi car les jours sont longs au mois de juin. D'avance merci.

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07:30 Écrit par Fanny dans petites annonces | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : cherche, pantalon, banc, parc, colle |  Facebook |

15/06/2009

Cherche à me souvenir du 11 juin

Le voyage du 11 juin (avec une copine dont je tairai le nom) avec des petits vieux s’est bien passé. Le parcours en train touristique, un vrai train, pas un tracteur agricole à pneus déguisé en locomotive, avec de vrais rails d’époque pas soudés mais mis bout à bout, avec le vrai tagadam tagadam tagadam à chaque joint de rail. Impossible de dormir, impossible de se parler, impossible de résoudre un sudoku, le crayon se trompait de case tellement nous étions secoués. Voyage magnifique. Je le dis, le pète et le répète parce que je sais qu’un de mes potes, Michel, l’organisateur, va lire ce message et j’ai envie qu’il m’invite encore. Par la fenêtre du train on a vu des arbres, des arbres, des arbres. A un certain moment, le conducteur du train, le machiniste en langage ferroviaire, a annoncé : « Vous allez revivre et voir ce que voyaient les travailleurs qui, au début du siècle précédent, prenaient le train tôt, c’est-à-dire de nuit l’hiver et rentraient tard, c’est-à-dire dans le noir ». Revivre, peut-être mais voir, rien. Nous sommes entrés dans un tunnel de plus d’un demi-kilomètre, à un mètre près et le machiniste a éteint les loupiotes. Dans un tunnel ! Noir de chez noir. Pendant un demi-kilomètre parcouru à du dix à l’heure, tagadam, tagadam, tagadam. Faites le calcul. Je ne sais pas si des mains se sont perdues dans le noir mais, par précaution et, afin de garder ma copine, j’ai laissé les miennes dans mes poches. J’ai entendu des cris dans le noir. Incroyable l’effet d’un train dans un tunnel, sans lumière, sur la libido de petits vieux de quatre-vingt ans et plus. Un vrai spectacle son et lumière mais sans lumière. Après le train nous avons eu droit à une séance de musculation. Dans un bus sorti d’un musée. Et trop petit pour asseoir tout le monde. J’étais debout. Remonter le long du cours d’une rivière, en bus asthmatique, cramponné à deux barres verticales, avec le cul qui esquisse la danse des canards à chaque virage, coin coin, je me suis dit en moi-même ‘Et dire que j’ai payé pour ça’. Après 20 minutes de musculation des biceps dans la salle de body-building à roulettes je me suis mis à marcher en lacets, comme le cours de la rivière. J’ai du m’accrocher à un tilleul tricentenaire classé au patrimoine mondial du village. Vint ensuite le repas qui, il faut l‘avouer, était délicieux. Trois services : 1. Tartelette ardennaise OU Terrine de Pâté maison ; 2. Jambonneau rôti à la MOutarde OU TruiTE de la Lesse Cuite mEUnière ; 3. Glace MaisOn OU Crêpe de Campagne (sur le menu il y avait des majuscules un peu partout mais je ne sais plus où). Notre truc à ma copine et moi : nous avons demandé un plat de chaque sorte et nous avons partagé. De ce fait, j’ai mangé une demi-tartelette ardennaise, de la terrine de pâté maison, une demi-truite meunière, un demi-jambonneau à la moutarde, une demi-crêpe et une moitié d’une glace. Six plats pour le prix de trois ! En cette période de récession économique, ce n’est pas négligeable. Si j’avais participé à l’excursion seul je n’aurais pas pu le faire. Je vous laisse le truc sans droits d’auteur. Autre truc : j’ai envoyé ma copine aux toilettes pendant le Café et ses MiGnardises. Il faut dire que nous étions parmi les plus jeunes, ce qui me donnait une légère supériorité en matière de rapidité de fonctionnement des neurones. Parce qu’après il y avait visite guidée du village. D’accord, il faut associer le culturel à la bouffe mais, si l’organisation avait été parfaite, on nous aurait prévenu qu’il n’y avait que deux toilettes pour quatre-vingt petits vieux. C’est dingue le temps que ça prend, pour un petit vieux, de déboutonner sa braguette, de trouver où se cache son rince-patates, de viser dans le pot et de reboutonner le pantalon. Il y en a qui sont ressortis la braguette ouverte, à cause de la complexité des boutons. J’en ai vu deux qui avaient déboutonné leurs gilets, tenu leur cravate en main et pissé dans leur pantalon. Nous, nous étions déjà dehors, près du guide, un peu spécial avec son parapluie ouvert alors qu’il ne pleuvait pas. On nous a quand même prévenu qu’un léger retard dans l’horaire allait se produire parce qu’une des toilettes était réservée aux sans papier vu l’absence de rouleau de réserve. Quand on sait que vingt pourcent des petits vieux doivent faire leur « grande », ça allonge la file devant les toilettes. Le guide est resté sous son parapluie pendant que ma copine et moi avons fait trois fois le tour du village sans guide. N’ayant pas pris mes précautions durant le cAfé ET ses milliardiSes j’ai aidé des indigènes locaux en arrosant leur jardinière de fleurs assoiffées. Nous avons rejoint le groupe quant le guide expliquait « Aux fenêtres de l’étage supérieur, en vous penchant sur la gauche, vous pouvez distinguer des géraniums ». Ah, bon, des géraniums. Je n’ai pas perdu ma journée, je sais maintenant que les trucs qui pendouillent aux fenêtres s’appellent des géraniums. C’est beau, la culture. Après, c-à-d après être monté péniblement dans le car (nous, on est déjà dedans pour ne pas avoir à pousser des culs de petits vieux qui pètent d’avoir trop mangé et qui, pour avoir abusé des boissons gratuites comprises dans le prix de l’excursion, n’arrivent plus à compter les deux marches pour entrer dans le car) nous sommes allés visiter une brasserie où on cultive la bière. Avec l’autocar de l’époque de la pierre taillée (aujourd’hui je me pose encore la question de savoir comment nos ancêtres ont fait pour inventer le moteur alors que les sources de diesel n’étaient pas encore découvertes) nous avons rejoint la brasserie pour une visite obligatoire avant la dégustation gratuite pour les plus valides qui ne se sont pas égarés entre les cuves. Plus de cent marches, vers le haut et vers le bas ! Des marches en treillis métalliques. « Vous n’avancez plus, madame ? ». « Mes souliers à talon aiguille se sont plantés dans la marche en treillis et je n’arrive pas à les enlever ». « Vous devez aller pieds nus à l’étage en dessous et sucer les talons, ça les aidera à sortir ». « Mon bon monsieur, il y a vingt-deux ans que je suis veuve et que je n’ai plus sucé ». « Désolé, ma petite vieille mais on m’attend à la dégustation ». Personnellement, une visite de brasserie dans une excursion de petits vieux, c’est ce que je préfère.   Chaque fois que la serveuse passait, mon verre vide était déjà mis devant l’octogénaire à côté de moi. « Madame, ici, chez moi la chope, lui il ne peut pas, il a le diabète. Dommage pour lui, hein, une si bonne bière ». Après, je ne sais plus. Ni comment on m’a sorti de la brasserie ni comment je me suis retrouvé chez moi dormant tout habillé dans la baignoire. Quelle belle journée. Je cherche à reconstituer l’après-midi du 11 juin.

19/05/2009

Cherche à décrire ma siruation

« Papa, tu peux m’aider ? Pour l’école je dois écrire sur une grande difficulté qu’on peut rencontrer dans la vie ». « Heuuu, je ne sais pas, moi. Heuuu, arriver à pousser sur le bouton de l’ascenseur et puis sur le bouton de l’étage quand on a un sac de provisions dans chaque bras avec les verts de poireau qui dépassent et qui chatouillent le nez et qu’on ne sait pas si ce qui coule dans un sac sont des tomates écrasées ou des œufs cassés ? ». « Pas ça, papa. Madame a dit : une grande difficulté ». « Gamin, prends de quoi écrire, je tiens le sujet. Titre : Comment enfiler un pantalon quand on a un orteil bleu d’un côté et le bras dans le plâtre de l’autre ». « Papa, tu es sûr que c’est une grande difficulté ? ». « Une heure et demi pour y arriver, gamin, c’est une grande difficulté, je peux aller faire la démonstration devant ton institutrice. Ecris ». « Oui, papa ». « Petita : comprendre que vouloir le faire debout, c’est se casser la gueule une deuxième fois. Petibé : s’asseoir sur le bord du lit et enlever son pantalon de pyjama à une main. Peticé : se relever en prenant appui sur le pied qui ne fait pas mal, sinon, ouille, on retombe sur le lit, et ça parce qu’on a oublié de prendre son pantalon. Petidé : s’asseoir à nouveau mais pas sur le pantalon jeté sur le lit sinon on retourne une case en arrière. Petiheu :  glisser prudemment le pied endolori dans la bonne jambe du pantalon jusqu’à ce que le pied dépasse. Petiteffe : c’est là que ça se corse car un pantalon ce sont deux jambes et une partie commune, là où il y la braguette et la ceinture. Impossible de faire entrer l’autre jambe dans un pantalon remonté jusqu’au dessus. Donc redescendre, à une main, la jambe du pantalon sans qu’elle ne sorte de la jambe, la vraie, celle au pied à l’orteil bleu. Petigé : essayer de faire entrer l’autre jambe dans l’autre jambe du pantalon jusqu’à ce que le pied dépasse. Petihache : remonter le tout, à une main, une fois côté gauche, une fois côté droit, sinon ça coince ». « C’est long, papa ». « Attends, gamin, ce n’est pas fini. Jusqu’ici ça ne fait que trois quarts d’heure. Il faut recommencer toute la procédure parce que tu viens de t’apercevoir que tu as oublié de mettre ton slip ».

02/04/2009

Cherche à prévenir le gamin

« Allo, l’école ? ». « Oui, monsieur ». « Je suis le papa du gamin. Passez-le moi ». « Mais, monsieur, votre fils est en classe, je ne peux pas le déranger ». « C’est pour une urgence ». « Dites-moi tout et je l’aviserai lors de la récréation ». « C’est personnel, monsieur ». « Racontez-moi et j’estimerai si c’est urgent ». « Voila. Ce matin il a laissé tomber le tube de dentifrice. Ouvert. Il ne l’a pas ramassé avant d’aller à l’école. Devinez qui a marché dessus, hein. Moi. Et qui a glissé, hein. Moi. Et qui s’est encastré la tête dans l’armoire en dessous de l’évier et se l’est coincée dans le syphon, hein. Moi ». « Monsieur, on va vous envoyer du secours ». « Attendez, je n’ai pas fini. Dans les tentatives de dégagement la couture arrière de mon pantalon a cédé. Comme je n’avais plus de slip propre je me suis mis le maillot avec une grosse tête de lion imprimée sur le derrière et j’ai peur que le gamin soit effrayé en rentrant de l’école. Passez-le moi, on va rigoler. Soyez rassuré, après, je lui dirai poisson d’avril ». « Monsieur, c’est une honte. Vous m’avez dérangé pour une bêtise pareille ! En plus, le premier avril est passé, monsieur ». « Je sais. Mais, hier, je l’ai envoyé chercher du ressort à boudin à la boucherie ». Tûûût, tûûût, tûûût.

31/03/2009

Cherche un boudin à ressort

Cette année, pour ses Pâques, le gamin recevra un boomerang. C’est un jouet économique puisqu’il revient toujours. J’entends déjà le gamin : « Papa, viens voir ce que la cloche a passé (il sera surpris un jour de savoir que ce qu’il appelle la cloche, c’est moi. Il faudra que je parle préventivement de ce futur traumatisme filial à ma psy. J’attends qu’il fasse plus chaud, à cause de ses décolletés plongeants. Hé, c’est sans supplément, faut en profiter. En plus, quand je lui fais pouêt pouêt elle me donne des jours de congé pour cause de surmenage. Je ne sais pas imiter beaucoup de personnes, a part Johnny aqueux aqueux, mais j’imite bien le surmenage. En plus c’est avec les mains et pouêt pouêt se dit pouêt pouêt en ch’ti, en wallon ou en marseillais. Même en braille si on n’est pas muet. Je ferme la parenthèse). Le gamin va certainement ajouter : « Et ça sert à quoi ? Où met-on les piles ? On reçoit ça en achetant quoi ? C’est une réplique du chapeau de Napoléon passée au rouleau compresseur ? Je parie que le papa de Cédric sait s’en servir ». J’ai donc décidé de savoir m’en servir. Après dix lancers j’ai arrêté. J’avais parcouru un vingtième de marathon, grimpé dans cinq arbres pour récupérer l’engin, déchiré mon pantalon lors de la cinquième descente et pris mon pied trois fois dans une taupinière. La bouse de vache, ça glisse. Il y avait déjà des pissenlits. Ce n’est pas mauvais. Une fois relevé j’ai eu une idée : essayer verticalement. Il faut courir moins loin. Le principal est de ne pas éternuer à cause du soleil quand il retombe, ça fait mal, je le sais. Jamais à court d’idée je vais tester le boomerang verticalement mais vers le bas, chez moi, à partir du cinquième étage. Pour étudier son aérodynamisme. J’ai l’impression qu’il ne va pas remonter tout seul et je n’ai pas envie de me taper un abonnement all-in dans l’ascenseur. Je cherche quelqu’un qui disposerait d’un boudin à ressort et qui ne mangerait que le boudin. Je partage les frais, l’un prenant le boudin au prix de la viande et moi le ressort, au prix de la ferraille.

24/10/2008

Cherche une foreuse à cuillère

Chez des amis j’ai été ridicule quand je me suis mis plein de potage orange halloween sur le pantalon. Je n’avais pas vu qu’on m’avait mis une cuillère avec un trou. Depuis lors, chaque jour de travail, je reviens chez moi avec la cuillère à soupe du restaurant d’entreprise. Pas bête, hein, le bol de soupe dans ma boîte coûte moins cher qu’une cuillère chez Ikea. Je veux remonter le moral de mes collègues qui prennent du potage à midi. J’ai un problème : le trou. Je cherche une foreuse à cuillère à prêter. Si vous êtes un de mes collègues, ne vendez pas la mèche. Merci.

25/09/2008

Cherche à cacher ma honte

« Allo, c’est toi ? ». « Ben, oui, Gérard, c’est moi, ce n’est quand même pas Maurice le poisson rouge, voyons ». « Dis, je te téléphone parce que, bizarrement, je n’ai pas de nouvelle depuis plusieurs jours. Tu n’es pas malade, au moins ? ». « Je suis tout rouge, Gérard ».  « Je vois, une maladie d’enfant. C’est normal avec toi ». « Non, Gérard, je suis rouge de honte ». « Je vois, tu avais oublié de mettre ton slip et ton pantalon avant de prendre l’ascenseur. C’est normal avec toi ». « Mais non, Gérard. La honte, je te dis ». « Je vois, tu t’es endormi sur le caddy au supermarché et tout s’est renversé. C’est normal avec toi ». « Mais non, Gérard. J’ai été vu et j’ai honte ». « Alors, là, je ne vois pas. C’est normal avec toi ». « Gérard, je vais être soupçonné de faire du tourisme sexuel ». « Toi, du tourisme sexuel ! Alors, là, je ne vois plus rien du tout ». « On m’a vu et reconnu, Gérard, c’est ça le drame ». « Qui ça ? ». « La jeune institutrice du gamin ». « Ah ah, elle fait aussi du tourisme sexuel, cette petite madame. Dis-moi quand tu seras malade, j’irai rechercher ton gamin à l’école ». « Mais non, Gérard, elle, c’est normal. C’est moi qui me suis trompé. Au lieu de tourner à droite vers le rayon des pantalons, j’ai tourné à gauche et je me suis retrouvé dans le rayon des sous-vêtements féminins ».

11/09/2008

Cherche un beau pantalon

Je me suis offert un beau pantalon, neuf. Enfin, presque neuf parce que je ne l’ai pas encore, le tailleur doit finaliser les mesures. Quel type, ce tailleur, on dirait qu’il apprend son métier. « Vous faites combien ? ». Aïe, ça commence mal, il veut connaître mon âge. « Heuuu, disons que je suis bien conservé pour mon âge ». Et pan, dans les gencives, ha, ha. « Votre taille ? ». C’est un pédé ou quoi ? « Ma taille ! C’est à dire que, ma taille, heuuu, c’est à cause des petites bières que je bois le soir au goulot. Il paraît que les bulles restent dans le ventre et le font grossir ». « Je vais prendre des mesures ». Aïe, aïe, aïe, je suis tombé sur un sado-maso. J’ai un très mauvais souvenir des professeurs qui prenaient des mesures à mon encontre quand je dessinais des bêtises au tableau pendant la récréation. Ils m’envoyaient chez le directeur de l’école. « Heuuu, il est comment le directeur du magasin ? ». « Le directeur, c’est moi ». Nom de dieu, Seigneur Jésus, aidez-moi, je suis tombé sur le chef sado-maso, je vais devoir rester à genoux un quart d’heure. « Heuuu, c’est quoi, ça ? ». « C’est un mètre-ruban. Je vais vous mesurer les jambes et l’entre-jambes ». Horreur, l’entre-jambes, il ne faut pas que je bande, je vais tout fausser,  mon pantalon va être trop large, je vais devoir acheter des couche-culottes, je serai bon pour chanter La danse des Canards à la fête de l’école du gamin. Ne pas bander, ne pas bander, ne pas bander. Satan, retire de ma vue les sans culotte, Sainte Vierge, éloignez de moi cette vue horrible de Bernadette Scoubidou qui danse à poil dans une grotte. Où est mon ange gardien ? Houhou, au secours, il termine de mesurer la deuxième jambe. Il va bientôt me chatouiller les couilles. Je ne sais plus à quel sein me vouer. Dans ces cas, un seul truc, penser triste. Avec la mer du nord, pour dernier terrain vague, et de vagues de dunes, pour arrêter les vagues, et de noirs clochers. Ouf. Pffff. La bébète est rentrée. J’ai l’impression d’être tombé sur un gynécologue. Mâle. Un type qui, quand il arrive dans une soirée d’amis, dit : Ah, enfin, des têtes. « Revenez la semaine prochaine, pour les éventuelles corrections ». « Oui, docteur, pardon, oui, monsieur. A la semaine prochaine ». Incroyable, tout ça pour un pantalon.

07:15 Écrit par Fanny dans petites annonces | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : pantalon, pede, bieres, sado-maso |  Facebook |

07/09/2008

Cherche à me réveiller

La rentrée scolaire m’a fatigué, fatigué, fatigué. Hier encore, dans le magasin « Tout à ta taille » (ça fait japonais, toutatataï, je sais, mais c’est made in china : tu as le pantalon complet pour le prix du tissus des poches) j’avais enlevé mon pantalon à trous pour essayer un neuf. Un neuf, j’ai dit, pas un œuf, voyons, sinon je serais allé dans une épicerie. Je me suis endormi sur le tabouret d’une des cabines d’essayage. Je ne sais pas ce qui m’a réveillé mais j’ai hurlé « Hé, y a pas de papier cul, ici ». Je m’en suis sorti, avec le pantalon, en disant à une vendeuse : « Dites, il y a un gugusse dans une autre cabine, faites gaffe ». « Vous prenez le pantalon, monsieur ? ». « Pas maintenant, je suis pressé, je vais repasser ». « Le magasin est ouvert jusque dix-huit heures, monsieur ». « Je sais, mais je n’aurai pas fini mon repassage ».

24/06/2008

Cherche à avertir

« Papa, il y a une affiche dans les toilettes. C’est une pub ? Tu te fais sponsoriser comme certains blogs ? ». « Non, gamin, jouer à l’homme sandwich, jamais. Cette affiche est un avertissement ». « Et ça dit quoi, papa ? ». « Je te lis, gamin. Si vous êtes distrait, déboutonnez votre braguette au lieu de votre gilet et ne prenez pas votre cravate pour votre zizi. Sinon vous risquez de pisser dans votre pantalon ». « Pourquoi tu as mis cette affiche, papa ? ». « Parce que ça m’est arrivé au mariage de cousine Mathilde, gamin ».

12/01/2008

Cherche à fermer ma braguette

« Gérard, c’est toi ? ». « Vous avez formé quel numéro, monsieur ? ». « Heuuu, le numéro de Gérard, pourquoi ? ». « Si vous n’allez pas à la gare d’Heer (Belgique, province de Namur), la gare d’Heer ira t-à toi ». « Iratatoi toi-même, Gérard, je t’ai reconnu. Dis, j’ai un problème, je n’arrive pas à remonter la tirette du pantalon que je dois mettre parce qu’il y a une fête au bureau ». « Ne dis plus rien. Je parie que tu souhaites que je te dépanne ». « Ben, heuuu, oui. Je ne vais pas me promener avec des épingles de nourrice quand même ». « Hé, hé, ça n’étonnerait personne ». « Enfin, Gérard, ce sont les noirs qui se promènent avec des épingles de nourrice. Et eux, c’est dans le nez qu’ils se les mettent, pas dans la braguette. D’ailleurs ils n’ont pas de braguette ». « Et tu voudrais que je te dépanne ? ». « Oui, Gérard, j’ai un train à prendre dans quelques minutes, ça urge ». « Que je te dépanne la braguette par téléphone ? ». « Heuuu ».

13/06/2007

Cherche à confier des hamsters

Kiki, le monsieur hamster, et Pipette, l’hamster dame, ont eu six petits, Ham, Stram, Gram, Piképi, Kéco, Légram. Le problème est multiple : un, ils ont grandi ; deux, ils savent se mettre debout sur leurs pattes de derrière ; trois, ils passent à travers des barreaux de la cage. J’en retrouve partout. Hier, plein de farine par terre, ils avaient éventré mon kilo de truc à crêpe ; aujourd’hui, plus de télé, le câble a été sectionné. Ils ont même réussi à faire un trou dans mon pantalon là où il ne faut pas. Non mais, si ça continue mon papier toilette sera transformé en confettis, ils vont boire mes canettes de bière, ils vont faire du scrapbooking dans mes albums photos, ils vont transformer mes rideaux en dentelles de Bruges, au secours, je fais des cauchemars. Je cherche à confier six ridicules petits hamsters gentils, gentils, gentils.

24/05/2007

Cherche des toilettes insonorisées

« Deux moules nature, deux ». … « Deux marinières, deux ». … « Et deux nature, deux ». « Quatre vin blanc, quatre, et une nature, une ». … « Une provençale, une, une marinière, une et deux charentaises, deux ». « Lucien, tu déconnes ? ». « Je n’ai rien dit, chef ». « Non, et tes moules charentaises, c’est quoi, alors ? ». « Chef, je vous jure, je n’ai rien dit. La dernière commande, c’était quatre osso buco ». « Didju, j’ai mis en route cinq nature, quatre vin blanc, trois marinières et une provençale, c’est pour qui ? ». « Chef, ne tapez pas, déposez la poêle, chef. Je me renseigne, chef ». « Ici Londres, les français parlent aux français ». « Chef, chef, il y a un type dans les toilettes. Il n’arrête pas de gueuler et ça communique dans les cuisines et dans la salle par la ventilation ». « Germaine, renfort caisse huit ». « Lucien, sors le de là, et vite ». « C’est fermé à clef, chef ». « Lucien, essaye d’attraper son pantalon par en dessous de la porte, il doit sortir ». « Chef, chef, je l’ai. Je fouille ? ». « Oui, Lucien ». « Au voleur, au voleur, au voleur, passez moi une grande nappe ». « Lucien, fais n’importe quoi mais fais le taire. Il y a déjà les quatre osso buco qui viennent de filer à l’anglaise sans consommer ». « Monsieur, monsieur Biglodion, si vous arrêtez je vous rends votre carte d’identité, votre porte-feuille et votre pantalon ».

08/04/2007

Les blagues de Biglodion

Les blagues de Biglodion

100.000 visites, 100.000 mercis. Pour fêter ça, je vous livre quelques paquets d’annonces déjà publiées et regroupées par thèmes : le gamin, maman, les rencontres, le supermarché, etc. C’est un peu mon « biesse tof » personnel. N’hésitez pas à me faire connaître le vôtre. Bon amusement. Amitiés.

 

Cherche à vous distraire au restaurant

Dans tous les restaurants il y a des cuillères. L’important est d’avoir en poche un sachet de petits pois secs. Un petit pois dans la cuillère, hop, un coup sur la queue de la cuillère et .... Suspens. Soit il y a ploutch, soit il n’y a pas ploutch. S’il y a ploutch, c’est dans le potage, à une autre table. S’il n’y a pas ploutch, on recommence. Et ploutch, dans le potage. Le plus comique, ce sont les garçons de salle qui se demandent pourquoi des clients regardent le plafond. Alors, ils regardent le plafond. Alors, les autres clients regardent le plafond. Puis, le chef arrive et regarde le plafond. Puis, le patron vient et regarde le plafond. Normalement, dans un restaurant, on regarde dans son assiette. Si vous allez ce week end au restaurant et que les garçons et les clients regardent le plafond, c’est que je suis près de vous. Mais, pour garder l’anonymat, je regarderai le plafond aussi. Hé, hé, hé., plafond

 

Cherche collaborateurs pour le restaurant

Je suis allé au restaurant. J’ai catapulté des petits pois secs avec une cuillère. Ca commençait à marcher : deux ploutch dans des potages à des tables voisines et de premiers regards vers le plafond, histoire de faire devenir fous les garçons de salle. « Puis-je vous être utile ? ». ‘Heu, ... , bêê, c’est que ... , heu, bonjour ». Je n’avais pas vu un garçon derrière moi. « Excusez-moi, je crois que je commence Parkingsonne, j’ai des gestes inconsidérés ». « Suivez-moi, Monsieur ». « On va à la pharmacie ? ». « Non, aux cuisines ». « Vous en avez plusieurs ? ». Plusieurs quoi, Monsieur ? ». « Chez moi je dis : je vais à la cuisine, hein ». « Le chef veut vous parler ». « Votre chef de service ? ». « Le chef-coq ». « Ha, on pourra voir sa poule et ses poussins ? ». « Ne rigolez pas, Monsieur. Chef, voici l’andouille qui expédie des petits pois en l’air ». Waouw, impressionnante, la crête blanche du coq. Lui, petit, rondouillard, heureusement pour qu’il puisse passer aux portes, hé, hé. J’ai eu peur, un instant j’ai cru que j’étais en audience chez le pape. « Monsieur, c’est avec des gens comme vous que je vais perdre mon étoile ». « Vous êtes shériff ? ». (une voix, dans les cuisines) : « Deux moules, à la vingt-trois ». « Ha, ha, ha, vous donnez des surnoms aux clients habituels ». « Monsieur, prenez la porte ». « J’en ai déjà assez chez moi ». « Monsieur, je ne veux plus vous voir ». « Mais, hé, ho, hein, j’ai à peine touché au potage. Auriez-vous un Tupperware ? ». « J’ai dit : dehors ». « Et les huitres pochées à la fondue d’endives, et la bavette à l’échalotte ? ». « J’ai dit : dehors ». « Vous ne m’avez pas reconnu parce que j’ai maigri mais je suis le bonhomme michelin et je m’occupe d’un guide des restaurants ». Je me suis retrouvé à la rue, sans la porte qu’il avait proposé de prendre. Pour oublier tout cela je cherche cinquante volontaires pour faire une bataille de petits pois dans le même restaurant le week end prochain.

 

Cherche poste d’entraîneur féminin

Je me suis enfoui de l’infirmerie en tenant mon pantalon et la seringue dans la cuisse pendant que l’infirmière avait le dos tourné. J’ai rempli la seringue d’eau et je visite les abribus. Je repère les mémères à chienchien. J’ai la seringue remplie dans le pantalon avec l’aiguille qui dépasse. Invisible. Que vois-je ? Une mèmère et son chienchien qui attend le bus. Pfroouuut, j’envoie un jet d’eau sur la jambe de la mémère. Réflexe de la mémère : coup de pied au cul du chienchien. Je l’ai déjà fait vingt-trois fois. Oufti, quels shoots ! J’ai vu des chienchiens se retrouver sur la façade d’en face. Et pas n’importe quoi, des chienchiens avec des permanentes, des noeunoeuds roses, des petits slips écossais. Je repère les meilleures footeballeuses. Je cherche un emploi d’entraîneur dans un club de footeballe féminin d’âge mûr.

28/02/2007

Cherche un petit endroit sans monsieur

Batibouw, le salon de l’habitation à Bruxelles.« Monsieur, monsieur, houhou, monsieur ». « Oui, monsieur ». « Bonjour, monsieur ». « Bonjour, monsieur ». « Vous, monsieur, ça va ? ». « Oui, monsieur, que puis-je pour vous, monsieur ? ». « Monsieur, comment ce fait-ce ? Je tire la chasse, monsieur, et, rien, vide total, silence complet, 20.000 lieues sous la mer mais sans une seule goutte d’eau, le sahara, monsieur, le sahara ». « Monsieur ». « Oui, monsieur ». « Ce sont des WC de démonstration, monsieur ». « Et ça démontre qu’il n’y a pas d‘eau quand je tire la chasse, monsieur ». « Monsieur, asseyez-vous, appréciez le confort ». « Monsieur, je m’assied mais je vous le dit, j’ai le cul fragile et sensible ». « Monsieur, remettez votre pantalon, tout le monde vous voit, monsieur ». « Hé ho, bonhomme, chez moi, j’enlève mon pantalon, hein, compris ». « Monsieur ». « Y a plus de monsieur, monsieur ».

14/12/2006

Cherche le bon mot

Je suis allé me faire inoculer le vaccin contre la grippe. C'était une nouvelle doctoresse, jeune et avec ce qu'il faut où il faut. "Veuillez dégager l'endroit où vous voulez que je vous pique". "Oui, oui, madame". Hop, ceinture, hop, pantalon, hop, slip. "Mais, monsieur, que faites-vous ?". "Ben, heuuu, inoculer, heuuu, non ?". "Monsieur, c'est dans le bras que ça se passe". "Ha, dans le bras, inoculer, inoculer dans le bras, ha, ah bon". Je cherche le bon mot. Comment dit-on inoculer quand ça se passe dans le bras.

28/09/2006

100.000 blogs Skynet (5)

Dimanche 24 ceptembre. Magnifique journée offerte par Skynet pour les 100.000 blogs. J'y suis allé avec maman, 80 ans. Je me sentais obligé de l'amener vu que cette année j'ai complèrement oublié la fête des mères. "Rhoo, qu'est-ce qu'on a mangé !". "Maman, ce n'est pas tout? Il y a, allez, devine". "Je suis pleine à craquer". "Des petits éclairs comme tu adores. Regardes sur l'assiette, je t'en ai ramené huit". "Vas me chercher huit petites serviettes, je vais les mettre dans ma sacoche comme je fais avec les spéculoos quand je vais prendre un café". "Non, maman, je suis connu ici. Est-ce que je bourre mes poches avec de le sauce andalouse, non". "Vas jouer avec tes blocs". "Je vais me chercher un café". ... ... "Où as-tu mis ton pantalon ?". "Quel pantalon, maman ?". "Tu pars chercher un café et tu reviens en pyjama. Où as-tu mis le pantalon ?". "Mais c'est le T-shirt offert aux blogueurs par Skynet". "Mais c'est le nom de mon fils qui est écrit dessus". "Ben oui, maman". "Que je suis émue. Ne le salis pas. Mets un bavoir. Tu viendras avec ton ticheurt chez Louise, chez Hortense, chez Blanche et chez Nelly". "Maman, je ne suis pas une bête de cirque"."Je sais, tu es bête tout court". "Tu as mangé tous les petits éclairs ?". "Chuuut, sacoche. Ne le dis à personne, hein". "Trop tard, maman"

14/08/2006

Cabine d'esayage (reprise du 15.05.06)

Quatorze heures, un pantalon en vitrine m'est tombé dan l'oeil. "Bonjour, Madame, c'est pour le pantalon en vitrine". "Lequel, Monsieur,il y en a au moins quarante". "Celui que j'aime bien". "Venez me montrer dehors". "Là, là, là, c'est lui". "Du calme, du calme, rentrons, je vais en chercher un. Quelle taille ?". "Un mètre quatre-vingt quatre". "Votre tour de taille ?". "J'sais pô. Je vais téléphoner à maman". "Pas nécessaire, je vais la mesurer". "Hé, relevez-vous vite, on nous regarde". "Cinquante". "Ah, c'est dix de plus qu'Ali baba, hé, hé, hé". "Calmez-vous, Monsieur, vous avez déjà renversé trois présentoirs et cinq mannequins. Je file à la réserve". "Mon pantalon est décousu, si ça continue on verra l'trou d'mon pantalon qu'est". "Monsieur, allez m'attendre dans la cabine d'essayage, s'il vous plait, et ne bougez plus". "Hé, c'est comme pour une radiographie du thorax, hé, hé, hé". Trente secondes plus tard. "Voilà, mais vous êtes tout rouge". "Ben oui, c'est dur, pas bouger, pas respirer". "Vous ne manquez pas d'air, vous. Allez, essayez-moi ça". Hop, chaussure droite, hop, chaussure gauche, hop, pantalon. "Maman, maman, regardes, là, en dessous de la tenture, il y a un monsieur avec des gros trous à ses chaussettes". "Pchiiiit". "Mais, maman, les trous dans les chaussettes". Paf. "Ouiiiin". J'ai essayé de faire le flamand rose, sur une jambe. Inutile, j'avais des trous des deux côtés. J'entendais bien que ça défilait devant la cabine. "Hihihi". "Hahaha". "Hohoho". Dix-huit heures et une rawette, soit quatre heures plus tard : "Vous pouvez sortir, les clients sont partis". "Le temps de remettre mon pantalon et j'arrive. Dites, vous auriez pu mettre de la lecture dans la cabine, non". "Alors, il vous va comment ?". "Comme un gant. Je le prends". "Faudra revenir demain, la caisse est déjà fermée".

01/06/2006

Cherche un grand bracelet-montre

Je m'étais offert un sachet de frites. Un type m'a demandé l'heure. "Attendez, il est ...". Et hop, toutes les frites par terre. J'avais, dans une main, un sachet vide et gras et, dans l'autre, une stupide petite fourchette en plastique. Et de la béarnaise sur le pantalon. Vingt minutes plus tard, le temps de faire la file à la friterie, le même type : "Monsieur, vous avez l'heure ?". Et hop, frites par terre, stupide fourchette, tartare sur le pantalon. C'est fou ce que ça attire les chiens, la béarnaise et la tartare. Vingt minutes plus tard, le temps de faire la file à la friterie : "Bonjour Madame, avez-vous des sachets avec couvercle ?". "Non, pourquoi ?". "Oh, rien, c'est pour un sondage. Donnez-moi un hot-dog. Et sans sauce, on ne sait jamais !". C'est immangeable, un hot-dog sec. Je l'ai donné au chien qui a nettoyé mes chaussures. Demain je retourne à la friterie, mais avant, je cherche un grand bracelet-montre pour me le mettre sur le front.

07:50 Écrit par Fanny | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : frites, bearnaise, tartare, pantalon |  Facebook |

15/05/2006

Cherches cabines avec tentures jusqu'en bas

Quatorze heures, un pantalon en vitrine m'est tombé dan l'oeil. "Bonjour, Madame, c'est pour le pantalon en vitrine". "Lequel, Monsieur,il y en a au moins quarante". "Celui que j'aime bien". "Venez me montrer dehors". "Là, là, là, c'est lui". "Du calme, du calme, rentrons, je vais en chercher un. Quelle taille ?". "Un mètre quatre-vingt quatre". "Votre tour de taille ?". "J'sais pô. Je vais téléphoner à maman". "Pas nécessaire, je vais la mesurer". "Hé, relevez-vous vite, on nous regarde". "Cinquante". "Ah, c'est dix de plus qu'Ali baba, hé, hé, hé". "Calmez-vous, Monsieur, vous avez déjà renversé trois présentoirs et cinq mannequins. Je file à la réserve". "Mon pantalon est décousu, si ça continue on verra l'trou d'mon pantalon qu'est". "Monsieur, allez m'attendre dans la cabine d'essayage, s'il vous plait, et ne bougez plus". "Hé, c'est comme pour une radiographie du thorax, hé, hé, hé". Trente secondes plus tard. "Voilà, mais vous êtes tout rouge". "Ben oui, c'est dur, pas bouger, pas respirer". "Vous ne manquez pas d'air, vous. Allez, essayez-moi ça". Hop, chaussure droite, hop, chaussure gauche, hop, pantalon. "Maman, maman, regardes, là, en dessous de la tenture, il y a un monsieur avec des gros trous à ses chaussettes". "Pchiiiit". "Mais, maman, les trous dans les chaussettes". Paf. "Ouiiiin". J'ai essayé de faire le flamand rose, sur une jambe. Inutile, j'avais des trous des deux côtés. J'entendais bien que ça défilait devant la cabine. "Hihihi". "Hahaha". "Hohoho". Dix-huit heures et une rawette, soit quatre heures plus tard : "Vous pouvez sortir, les clients sont partis". "Le temps de remettre mon pantalon et j'arrive. Dites, vous auriez pu mettre de la lecture dans la cabine, non". "Alors, il vous va comment ?". "Comme un gant. Je le prends". "Faudra revenir demain, la caisse est déjà fermée".

08:10 Écrit par Fanny | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : pantalon, humour, mannequin |  Facebook |