20/07/2010

P Q

« Dis, papa ». « Quoi, gamin ? ». « Tu as le derrière qui a enflé ? ». « Pourquoi dis-tu ça, gamin ? ». « Le dernier papier cul que tu as acheté est maxi de chez maxi, en longueur comme en largeur ». « Je sais, gamin. Je me suis trompé. C’étaient les essuie-tout qui étaient en promotion, le sixième paquet de douze était gratuit ». « On va faire quoi avec tout ça, papa ? ». « Ciseaux, gamin, je n’ai pas de tronçonneuse ».

08:30 Écrit par Fanny | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : gamin, papier cul |  Facebook |

15/07/2009

Chiasse !

Pas de post aujourd'hui. Je suis sur le post, sans le s. Je me vide. C'est une sensation terrible. J'ai l'impression que je n'aurai plus rien à l'intérieur. Une bière pas fraîche ? Des crevettes ayant passé l'âge de la retraite ? La peau de la tomate avec ses pesticides et ses fongicides ? Les oeufs pondus du jour mais utilisés trop longtemps après le ponte ? La mayonnaise en tube dont j'ai perdu le bouchon ? Le mélange bière - crevettes - mayonnaise - tomate - pastis à l'apéritif - chips au paprika ? Les moules d'hier ? Trop de vin blanc avec les moules ? Pourvu qu'il n' y ait pas de coupure d'eau parce qu'aujourd'hui c'est une partie de chasse. Plus j'évacue et plus je perds mon bronzage. Je suis dans la merde. Au secours. Plus j'utilise le papier cul et plus le rouleau devient petit. L'air devient irrespirable. Je ne devrais pas fumer dans les toilettes. Dans les avions c'est interdit. J'essaye de me convaincre que je suis en avion, mais, au cinquième étage, je ne suis qu'en phase de décollage. Et des toilettes je ne vois pas la piste. Pourvu que le pilote ne fasse pas de looping. Ce serait une cacastrophe. Je devrais repeindre le plafond. C'est terrible, je sens que je me vide. Je participe, malgré moi, au cycle de la nature. Quand on a mangé des crevettes et que, via les canalisations, elles retournent à la mer, d'accord, c'est normal. Mais quand ça arrive après avoir mangé du lapin ou du boeuf, je ne comprends pas ce que le lapin ou le boeuf iraient faire dans la mer. Encore un mystère que les scientifiques devraient halluciner. Ce qui est bien, quand on a la vaporisante, c'est qu'on réfléchit. Moi, ça fait quatre heures que je réfléchis. Je pense donc j'essuye. Courage. A demain.

20/05/2009

Cherche à éviter la fête

« Papa, j’ai raconté à l’école ce que tu m’as dit hier. Ils ont ri tellement bruyamment que le directeur est venu voir ce qui se passait parce qu’on dérangeait les autres classes. A la récré on a essayé de faire ce que tu as dit en faisant le bras cassé et en retirant nos pantalons et le directeur s’est fâché. Mais toi tu es devenu un héros ». « Pour ton institutrice aussi ? ». « Je sais pas, papa. Mes copains demandent que tu viennes mimer comment tu fais à une main dans les toilettes ». « Ah, gamin, ce sont des moments de grande solitude, surtout quand on s’aperçoit trop tard qu’il n’y a plus de papier ». « Tu viendras, papa ? On te donnera une chaise percée de l’école gardienne». « Non, gamin, non, pas à cul tout nul devant ton institutrice ». « Tu n’as qu’à garder ton slip, papa. Madame a dit que si c’était comique on te demanderas de le faire sur scène à la fête de l’école ». « Pourquoi pas à la starac tant que tu y es. Je chanterais ‘Viens, viens, ma brûûûne’ a capella. Et puis, j’espère bien que je n’aurai plus de plâtre le jour de la fête de l’école. Si c’est le cas, je demande qu’on me plafonne le reste et je fais don de mon corps au musée Grévin. Donc, c’est non ». « Et qu’est-ce que je vais dire à madame, papa ? ». « Tu n’as qu’à lui dire que j’ai dit que ce n’est pas par le derrière que nous ferons plus ample connaissance ».    

25/04/2009

Cherche la logique

« Bienvenue à l’accueil de votre supermarché, madame ». « Je veux voir le directeur tout de suite, madame ». « Moi, c’est mademoiselle, madame. Monsieur Durondeau est en conférence, madame ». « Si Durondeau est en conférence c’est bien fait pour sa poire. Faites-le sortir de sa caissette, madame, il y a un énergumène qui crie qu’il n’y a plus de papier cul dans une cabine d’essayage ». « Je sais qui c’est, je sais qui c’est. Monsieur Durondeau, appel accueil. Il est revenu ». « Quoi, caisse ? Tous nos clients satisfaits reviennent, vous la savez bien. Moins nombreux mais il y en a qui reviennent. Que se passe-t-il ? ». « Il est revenu ! ». « Quoi ? Le printemps ? « C’est le printemps qui vous titille et vous émoustille ? ». « Non, monsieur le directeur. Il est revenu l’énergumène qui crie qu’il n’y a plus de papier dans les cabines d’essayage ». « Mais allez lui en porter, voyons. Un client qui revient il faut le chouchouter ». « Monsieur le directeur, vous travaillez trop ». « Mademoiselle, apprenez que c’est la crise. Il faut se tenir aux branches. Il n’y a plus beaucoup de travail. Et moins il y a de travail et plus il faut travailler ».

07/09/2008

Cherche à me réveiller

La rentrée scolaire m’a fatigué, fatigué, fatigué. Hier encore, dans le magasin « Tout à ta taille » (ça fait japonais, toutatataï, je sais, mais c’est made in china : tu as le pantalon complet pour le prix du tissus des poches) j’avais enlevé mon pantalon à trous pour essayer un neuf. Un neuf, j’ai dit, pas un œuf, voyons, sinon je serais allé dans une épicerie. Je me suis endormi sur le tabouret d’une des cabines d’essayage. Je ne sais pas ce qui m’a réveillé mais j’ai hurlé « Hé, y a pas de papier cul, ici ». Je m’en suis sorti, avec le pantalon, en disant à une vendeuse : « Dites, il y a un gugusse dans une autre cabine, faites gaffe ». « Vous prenez le pantalon, monsieur ? ». « Pas maintenant, je suis pressé, je vais repasser ». « Le magasin est ouvert jusque dix-huit heures, monsieur ». « Je sais, mais je n’aurai pas fini mon repassage ».

29/09/2007

Cherche un remplaçant

Et meeerde. Le propriétaire a annoncé sa visite annuelle. L’année dernière il avait dit : « Mais c’est le bordel chez vous ». Aïe, aïe, aïe, cette année je n’ai pas fait mieux. Je me suis entraîné à faire des crêpes pour la Chandeleur et elles sont encore collées au plafond. Je crois que j’ai trop d’énergie dans le coup de poignet. Qui peut me remplacer dans l’appartement demain, de 08 à 20 heures, si possible avec un accent étranger pas possible, et dire au parlophone avec l’accent, si on sonne, « Si c’est pour pipi, c’est 50 centimes. Si c’est pour plus, c’est 10 centimes par photocopie d’une feuille de papier cul ». C’est comme l’euromillions : si vous perdez c-à-d si personne ne sonne, vous aurez perdu ; si le proprio vient, essayez de lui vendre six rouleaux de papier prétextant que la lunette est dégueu, qu’il y a un supplément obligatoire eau – savon – essuie-mains, le bénéfice est pour vous s’il ne voit pas les crêpes.

10/08/2007

Cherche qui a parlé

« Gérard, t’as vu l’avis à la réception ». « Si tu penses que je passe mes journées à l’ombre à la réception alors qu’il y a du soleil à la piscine ». « Et des nanas, hein, Gérard ». « Stop, tu ne parles pas de nanas et je ne parle pas de ta chiasse de trois jours, compris ». « Cinq sur cinq, Gérard. Heuuu, Gérard, as-tu vu l’avis à la, heuuu, suis-je bête, tu ne vas jamais à la réception, Gérard, à la réception ils annoncent une soirée crêpes ». « Chouette, j’en ai marre du homard ». « Gérard, tu ne te rends pas compte, des crêpes en plein été, pourquoi font-ils ça ? ». « Peut-être parce qu’il y a beaucoup de belges dans l’hôtel ». « Gérard, t’as pris une poêle dans tes valises ? ». « J’ai hésité entre la poêle, le four à micro-ondes, le congélateur, la machine à laver les maillots et ma brosse à dent. J’ai choisi ma brosse à dent, question poids ». « Zut alors. Ils disent que tout le monde pourra participer au lancement de la crêpe. Tu sais, dans mon appartement c’est bas de plafond, alors j’accroche. Ici, en plein air, je ne risque rien ». « Toi, non, mais les autres, hein. Et la piscine, tu vas dégueulasser la piscine avec des méduses plates et brunes ». « M’en fous, je ne vais jamais dans la piscine ». « Réfléchis : ne te fais pas remarquer. Déjà qu’on a failli manquer de papier cul dans l’hôtel à cause du belge de la chambre 214 » ? « Gérard ». « Oui ». « Gérard, tu as parlé ? ». « Hmmm ». « Gérard ». « Oui ». « Tu as parlé, oui ou merde ? ». « Non, j’ai uniquement dit que je partageais le chambre d’un, heuuu, du, heuuu, de quelqu’un dont les intestins n’ont pas supporté l’abus de jus de fruit ».

25/02/2007

Cherche du papier à cul

Nous sommes allé à Batibouw, le salon de l’habitation. « Gamin, arrête, c’est une cuvette de W.C. de démonstration. Elle n’est pas raccordée ». « Trop tard, papa, j’ai fait ». « Du calme, gamin, pas de panique, reste assis, fais semblant que tu conduis une voiture mais ne klaxonne pas, faut pas attirer l’attention, je vais démonter la cabine de douche de démonstration qui est là et la reconstruire autour de toi. Après, tu pourras te lever ». « Papa, on va me voir à travers la douche, c’est du verre ». « Aïe, aïe, aïe, tu as raison, gamin. Il faudrait que je trouve un stand avec de petits abris de jardin démontables ». « Et du papier, papa ». « Quoi ! Il y a plus de quarante W.C. exposés ici et il n’y a même pas un rouleau de papier ».