01/10/2009

Cherche la solution de l'énigme

« Papa, c’est quoi cette photo. On dirait ». « Gamin, on ne dirait rien du tout. D’ailleurs on ne dit rien du tout. On ne peut rien dire du tout. Tu ne peux rien dire du tout. Ferme ta gueule. Silence. C’est l’énigme du jeudi ». « Papa, on dirait du Yann Arthus-Bertrand ». « Ta gueule j’ai dit, ce qui veut dire ferme-la, autrement dit tais toi ». « Papa, tu dois donner des indices pour les téléspectateurs de ton blog. Tu étais avec des mongols fiers ? ». « Ras les pâquerettes, gamin. D’ailleurs une montgolfière n’aurait pas pu s’envoler avec moi à bord tellement je m’étais goinfré au repas du soir ». « Tu avais goinfré quoi, papa ? ». « Gamin, reste poli. Je ne goinfre pas, je déguste, j’excite mes papilles gustatives à défaut d’exciter autre chose, je me délecte, je bouffe, je m’en mets plein la tronche, j’avale tout rond pour être resservi, je gonfle, je rote, je pète mais j’en ai eu pour mon argent. Gamin, c’est à ce prix et à ce sacrifice qu’on augmente le rapport qualité-prix d’un séjour en hôtel de luxe. Pour la boisson c’est la même chose. Quand tout le monde était parti je rentrais à quatre pattes. Avant je faisais le tour des bouteilles vides et j’obtenais encore quelques verres avec les fonds de bouteille ». « Papa, tu es génial ». « C’est normal, gamin. Je suis ton père ». « Et l’énigme, papa ? ». « Ce n’est pas mon problème, gamin. C’est à eux de trouver. Ils ont jusqu’à demain ».

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03/06/2009

Cherche la fête des voisins

Le mardi 26 mai c’était la fête des voisins. Echec total. J’ai fait tous les étages de l’immeuble, par l’escalier de peur d’être vu dans l’ascenseur mais, pas bête, en commençant par le haut. Boum, boum, boum. « Je suis votre voisin du cinquième, puis-je me joindre à votre table ce soir ? ». Boum, boum, boum. « J’apporterai des pâquerettes pour égayer la table. J’en ai vu dans le parc communal ». Je n’ai reçu aucune réponse au sixième. Au cinquième, c’est quand j’ai dit « Tu vas ouvrir, connard » que j’ai réalisé que je frappais à ma propre porte. J’ai répondu, timidement : « Je suis absent, je suis dans l’escalier ». Evidemment, entendant que quelqu’un frappait chez moi, ma voisine de palier est sortie. « Vous parlez à votre chien chiant ? », me dit-elle. « Je vous l’ai dit mille fois, Kiki n’est pas un chinchilla, c’est un hamster. Je me parlais à moi-même pour être sûr que personne ne me réponde ». « Vous devriez faire l’acquisition d’un perroquet parlant. Qui c’est ? C’est le plombier. Qui ça ? Le plombier, le plombier, bier, bier. A propos, je vous ai déjà entendu crier au sixième étage. Ne venez pas frapper chez moi, je ne suis pas à ». Je cherche une vraie fête des voisins chez qui je pourrais aller manger chaud.  

11/01/2009

Cherche à revendre

Pendant les soldes, je craque. Surtout en lingerie féminine. Si je ne mets pas de nichoir au cinquième jamais je n’aurai d’oiseau dans la cuisine. Il faut agir pour avoir. C’est comme pour l’ascenseur : il ne viendra pas te chercher si tu ne pousses pas sur le bouton. Hé, je m’étonne moi-même de la profondeur de cette philosophie. Il faut que je retienne ça. L’ascenseur ne viendra pas te chercher si tu ne pousses pas sur le bouton. Tant pis pour ceux qui habitent dans un bungalow au raz des pâquerettes et qui ne peuvent pas comprendre. Moi je chasse comme on chasse le crabe : une corde, un nœud, un bout de lard, un nœud, un bout de lard, un nœud, un bout de lard. Quand la corde bouge, hop, on remonte le crabe. Je chasse les femelles à la corde : une petite culotte, un soutien, une petite culotte, un soutien et je laisse pendre la corde depuis le cinquième étage. Bizarre, je n’attrape que des mâles. Que je rejette à la mer, non mais. Succombant à ma passion de la chasse, j’ai de quoi réaliser une corde de huit cent mètres. Beaucoup trop pour cinq étages. Je vends le surplus de production à prix coûtant. Faire offre.

12/05/2006

Cherche des vraies pâquerettes en plastique

Meueueueueueuh. Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah. Je cueillais des pâquerettes pour la fête des mères et paf, meuuh, en plein dans les oreilles, pris par derrière. J'ai cru un instant m'être égaré sur des rails et avoir le transsibérien dans le dos. Mon dieu, mais que c'est gros une vache, quand on est accroupi. Beaucoup plus gros que sur les bouteilles de lait. Ne pas bouger, surtout ne pas bouger, j'ai vu ça dans une émission télé sur les fauves, soit courir, mais avant il voir dans le guide du petit louveteau si ça court vite ou pas, soit ne pas bouger. Pas le temps d'aller chercher ce bouquin. Saloperie de pâquerettes. Elle vient de les bouffer. Aïe, c'est pas une langue, ça, c'est une rape à fromage. Aïe, ça doit lui plaire, peut-être l'odeur de la mousse à raser au menthol. Aïe. Si mes souvenirs sont bons, la vache est herbivore. Ca y est, j'ai des crampes dans les genoux. Aïe. Je suis lavé pour deux semaines. "Biquette, gentille Biquette, allez, hop, rentrer maison, faire lolo". Je m'en suis sorti en rampant. Mais que c'est long, une vache. A la sortie, j'étais tout décoiffé. A cause de la queue qui jouait essuie-glace. Tant pis pour les fleurs naturelles, maman en aura en plastique

08:14 Écrit par Fanny | Lien permanent | Commentaires (26) | Tags : lait, vache, louveteau, paquerette |  Facebook |