22/08/2008

Cherche à sortir

Hello, ce sont les vacances d’été. J’ai pris mes quartiers d’hiver à la cave. Je la vide. Et je rêve. De la mer, de la plage, de la fête des paires, pouêt pouêt, excusez-moi, madame, je l’ai fait exprès, c’est pour faire rire le gamin et lui apprendre les bonnes manières. Et, à la plage dans ma cave, je deviens poète. Si, si. Vous ne me croyez pas. Hop, je me lance. Pas dans la mer, hein, je ne sais pas nager. Je me lance dans la poésie. Trois, quatre. « Oh, Oh » « Un Hun » « Au haut » « D’une dune ». Ce n’est peut-être pas le prix qu’on court mais c’est peut-être le prix con tout court. Ah, ces arts. Et ses césariennes. Ah, os quart et ses os quartilagineux. Ah, Gérard et ses gérarmenvuplupetitebites. L’avantage d’être à la plage dans sa tête alors qu’on est dans sa cave, c’est que dans la cave il n’y a pas de vent qui oblige à courir après le parasol, pas de pluie qui oblige à tout replier alors qu’on vient d’arriver, pas de sable sur la crème glacée ou entre les orteils.  Si un homme avec un homme c’est un homosexuel et qu’un homme avec une femme c’est un homofoyer, un homme seul dans sa cave c’est un homo sapiens. Et un homo, quand ça piense, ça piense. Je ne sais pas ce que ça veut dire, mais ça passe bien avec du rouge. Car, miracle, j’ai aussi retrouvé des bouteilles de rouge dans la cave. Alors je porte un toast. Expression stupide puisqu’il n’y a rien à bouffer dans ma cave. Je me vois déjà, levant le bras dans la salle du congrès socialiste, m’adressant à Diroupo : « Bonjour, heuuu, ne trouvez-vous pas, dans le cadre de la politique actuelle telle qu’elle est et afin de la faire avancer puisqu’elle est au bord du précipice, que le rouge, après du blanc, ça fait du rose. Le rose, la couleur des dessous. Des dessous de table. Bien plus que deux sous, d’ailleurs, sous la table. Et, coucou, sous la table, un troisième saoul, Daerden. Je ne veux pas Paul et Mickey, juste vous dire que, heuuu, ne me coupez pas quand j’ai la parole, hein, heuuu, que, quand, lorsque, hips, que si, à l’inverse de ce qui se passe dans votre famille politique, à savoir renvoyer l’ascenseur quand on vous ouvre la porte, hips, je vous offrirai l’ascenseur si vous me dites où se trouve la porte de la cave. Ne cherchez pas la sonnette pour jouer à la fée clochette, faites boum boum boum sur la porte, d’un geste viril, avec la main. Je vous ouvrirai. Nous ferons chine chine, un verre à la main, comme deux médaillés des jeux olympiques. Et nous chanterons : je te tiens, tu me tiens, par la barbichette, le premier de nous qui rira sera une, hips, stop, je reprends une rasade, ça donne soif de tenir le crachoir. Voilà, cher monsieur, une expression stupide car c’est celui qui est devant celui qui cause qui doit tenir le crachoir. Quand certains vont postillonner, d’autres vont à la poste hériter. Alors, hips, boum boum boum, ça vient ?   

02/08/2008

Paradoxe estival n° 1

C’est quand le vent se lève que les parasols se couchent.

18/02/2008

cherche à vendre 001 - abri de jardin

Vends un abri portatif de jardin. Utile quand il pleut. Place pour deux personnes mais il faut se serrer. Ce qui est un avantage dans certaines circonstances. Peut servir également de parasol mais, comme indiqué, maximum pour deux. Et encore, le risque est, pour la personne à gauche, d’avoir un coup de soleil sur l’épaule de gauche et réciproquement pour l’épaule de droite de la personne de droite. Je préviens honnêtement : une des deux personnes ne doit pas être manchot car l’abri de jardin est pourvu d’un manche qu’il faut tenir, surtout s’il y a du vent. L’article était repliable lors de son achat mais ne l’est plus suite à une défaillance du mécanisme. A cette époque on me l’a vendu comme étant un parapluie. Depuis qu’il s’est retourné suite à une bourrasque, il ressemble plus à une parabole pour la télévision ou à un wok. Si vous l’achetez comme wok je joindrai des recettes mais, je préviens honnêtement, on ne sait pas s’en servir comme wok à cause du manche. Faire offre sous la référence 01.

17/04/2007

Cherche un coin d'ombre.

Je ne sais pas mettre un parasol normal sur ma terrasse. Ou alors il me faudrait un pied de parasol de cinq étages. J’ai donc acheté un parasol à pied déporté. Je vous fait un dessin : voilà un chapeau chinois de profil, un V très évasé à l’envers. Au lieu de descendre le pied, au milieu, là où se trouve le chinois, vous montez une petite ligne verticale au dessus, si, si, puis vous longez un côté du chapeau avec une parallèle. Vous suivez ? Une parallèle, c’est comme un rail de chemin de fer avec son jumeau. Arrivé au bord inférieur du chapeau, vous continuez un peu puis fil à plomb, c-à-d la descente, la chute libre. Jusqu’où ? Jusqu’au sol, dans le pied. Pas le pied du chinois, hein, le pied de parasol. C’est un pied déporté. J’en ai un. Et aussi un parasol. Je mets le pied déporté sur la terrasse, au cinquième, le long de la façade, je fixe le parasol et j’ai de l’ombre sur la terrasse gauche du quatrième étage. Rien chez moi. En plus, ceux du quatrième gauche sont furieux : « Hé, si tu n’enlèves pas ta tente de bédouin, je pisse sur ta terrasse ». « Essaye toujours, vantard ». Je cherche à faire de l’ombre chez moi.

16/04/2007

Cherche un parasol

« Papa, je dois faire un travail sur la désertification, je fais quoi ? ». « Prends des photos du crâne de ton grand-père maternel, gamin ». « Et j’explique quoi ? ». « Quand trop de soleil tombe sur la tête d’un homme, les neurones de sa fille se ramollissent et finissent par être inactifs ». « Papa, je comprends rien du tout ». « Tant mieux ». « Je mets quoi, alors ? ». « Tu vois le bac à sable du parc ? Et bien, le bac à sable va s’agrandir ». « Chouette ». « Non, non, que du sable à la place du parc, plus de marchand de glace. Il fera tellement chaud que tout aura fondu pendant son trajet de chez lui au parc ». « Qu’est-ce qu’il faut faire, alors, papa ». « Je pense que demain je vais aller acheter un parasol ».