13/02/2010

Cherche la culotte de cheval (jour 1)

« Papa ». « Oui, gamin ». « Hier le papa de Cédric a dit que la directrice de l’école avait une culotte de cheval et il a bien rigolé. Je n’ai pas osé demander pourquoi ». « Tu as parfaitement raison, gamin, il ne faut pas demander quand on n’ose pas ». « Est-ce que ce qu’on n’ose pas demander on peut le demander à son papa, papa ? ». « Gamin, un gamin peut tout demander à son papa ». « Papa, c’est comment une culotte de cheval ? ». « Heuuuu. Il est tard, gamin, laisse-moi le temps de la réflexion ». « Mais, papa, il n’est pas tard, tu en es seulement à ton premier apéritif ». « Oui, gamin. Tu as raison, gamin. Je m’en verse un deuxième ». « C’est comment une culotte de cheval, papa ? ». « Promis, gamin, au risque de passer pour un pédé, demain je serai au rayon lingerie du supermarché. Si ce n’est pas trop cher je t’en rapporterai une ».

11/09/2008

Cherche un beau pantalon

Je me suis offert un beau pantalon, neuf. Enfin, presque neuf parce que je ne l’ai pas encore, le tailleur doit finaliser les mesures. Quel type, ce tailleur, on dirait qu’il apprend son métier. « Vous faites combien ? ». Aïe, ça commence mal, il veut connaître mon âge. « Heuuu, disons que je suis bien conservé pour mon âge ». Et pan, dans les gencives, ha, ha. « Votre taille ? ». C’est un pédé ou quoi ? « Ma taille ! C’est à dire que, ma taille, heuuu, c’est à cause des petites bières que je bois le soir au goulot. Il paraît que les bulles restent dans le ventre et le font grossir ». « Je vais prendre des mesures ». Aïe, aïe, aïe, je suis tombé sur un sado-maso. J’ai un très mauvais souvenir des professeurs qui prenaient des mesures à mon encontre quand je dessinais des bêtises au tableau pendant la récréation. Ils m’envoyaient chez le directeur de l’école. « Heuuu, il est comment le directeur du magasin ? ». « Le directeur, c’est moi ». Nom de dieu, Seigneur Jésus, aidez-moi, je suis tombé sur le chef sado-maso, je vais devoir rester à genoux un quart d’heure. « Heuuu, c’est quoi, ça ? ». « C’est un mètre-ruban. Je vais vous mesurer les jambes et l’entre-jambes ». Horreur, l’entre-jambes, il ne faut pas que je bande, je vais tout fausser,  mon pantalon va être trop large, je vais devoir acheter des couche-culottes, je serai bon pour chanter La danse des Canards à la fête de l’école du gamin. Ne pas bander, ne pas bander, ne pas bander. Satan, retire de ma vue les sans culotte, Sainte Vierge, éloignez de moi cette vue horrible de Bernadette Scoubidou qui danse à poil dans une grotte. Où est mon ange gardien ? Houhou, au secours, il termine de mesurer la deuxième jambe. Il va bientôt me chatouiller les couilles. Je ne sais plus à quel sein me vouer. Dans ces cas, un seul truc, penser triste. Avec la mer du nord, pour dernier terrain vague, et de vagues de dunes, pour arrêter les vagues, et de noirs clochers. Ouf. Pffff. La bébète est rentrée. J’ai l’impression d’être tombé sur un gynécologue. Mâle. Un type qui, quand il arrive dans une soirée d’amis, dit : Ah, enfin, des têtes. « Revenez la semaine prochaine, pour les éventuelles corrections ». « Oui, docteur, pardon, oui, monsieur. A la semaine prochaine ». Incroyable, tout ça pour un pantalon.

07:15 Écrit par Fanny dans petites annonces | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : pantalon, pede, bieres, sado-maso |  Facebook |