30/10/2009

Le deuxième indice

Si vous n'avez pas osé répondre hier par peur du ridicule de votre réponse, essayez aujourd'hui. Voici le deuxième indice, l'indice principal. Chaque année sur les plages sablonneuses, pour débarasser les parents de leurs bambins, il y a des concours de château-fort. C'est con, parce que, sauf si la mère est célibataire, c'est le père qui s'y colle. Lui, qui était heureux de prendre des vacances pour faire une pause dans le jardin, se retrouve avec une autre pelle en train de creuser le sable mou pour arriver à la couche de sable dur. Quand il y arrive, parce qu'à la mer il y a la pelle du large mais aussi la pelle du bar, pendant que sa tendre et chère suce un eskimo glacé comme lui ne l'a jamais été, il est distrait par une plus jeune et mieux roulée que sa chère et tendre qui a subi une maternité et, hop, le sable atterri dans la tronche du bambin. Drame. Le petit, de peur, a chié dans son froc estampillé pampers pendant que sa mère continue à sucer. Que va faire le papa ? A sa place je donnerais de grands coups de pied dans le château-fort en criant merde, merde, merde parce que mon pied a fait la rencontre d'un morceau de coquillage pointu et que ça pique. Un bambin qui chiale parce qu'il ne voit plus rien, un père qui sautille en criant ouille ouille ouille et une mère qui suce, quelles belles vacances. Ceci n'était pas un un indice. Le deuxième indice est la photo.

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26/09/2009

Cherche le trou de balle

« Papa, pourquoi il y a des X blancs sur la photo ». « Trou de balle, gamin ». « Mais, papa, tu m’as déjà dit que dire trou de balle c’était grossier ». « Oui, gamin, mais ici, ce sont de vrais trous faits avec de vraies balles ». « Pourquoi, papa ? ». « Ah, ça, gamin, il faut être français pour comprendre. Ils avaient un grand président et ils ont cherché à l’éliminer. Conséquence et punition du ciel : maintenant ils ont un nain ». C’était qui, papa ? ». « Charles ». « Aznavour, papa ? ». « Gamin, voyons, un grand, pas un nain ». « Tu l’as connu, papa ? ». « Non, gamin, je n’étais pas né lors de l’appel du 18 juin mais j’ai retenu la date parce que je me suis cassé la pipe un 18 juin en me prenant les pieds dans une pelle. La pelle du 18 juin. Le grand Charles, qui, en 1959, confiait à Alain Peyrefitte : « C’est très bien qu’il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns. Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu’elle a une vocation universelle. Mais à condition qu’ils restent une petite minorité. Sinon la France ne serait plus la France. Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine, et de religion chrétienne ... Vous croyez que le corps français peut absorber dix millions de musulmans, qui demain seront peut-être vingt millions et après-demain quarante ? Si nous faisions l’intégration, si tous les Arabes et les Berbères d’Algérie étaient considérés comme Français, comment les empêcherait-on de venir s’installer en métropole alors que le niveau de vie y est tellement plus élevé ? Mon village ne s’appellerait plus Colombey-les-Deux-Églises, mais Colombey-les-Deux-Mosquées ! ». « Il a dit ça, monsieur Charles, papa ». « Oui, gamin, c’était un visionnaire ». « C’est quoi un visionnaire, papa ? ». « C’est quelqu’un qui te dit avant ce qui va se passer après, gamin ». « Comme toi quand tu dis que ça sent le cramé et qu’on va manger des tartines avec des triangles de vache qui rit ». « Heuuu ».

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