27/11/2009

L'énigme continue

L'énigme continue et je vous donne un indice : je ne suis pas le seul dont le nom soit gravé dans la pierre de son vivant face à une cathédrale millénaire. Je suis entouré de noms illustres. Même qu'il lustre mieux que les cireurs de chaussures à Istanbul. Ou que le mien, le lustre de la cuisine, auquel il manque trois ampoules vu que la vue d'un tabouret me donne déjà le vertige. " Papa, on ne voit pas ce qu'on mange ". " Tant mieux, gamin, avale tout rond. Fais quand même gaffe, gamin, si tu mange de la salade, ce n'est pas de la salade. Vu le vent tempétueux j'ai rentré le bonzaï et le l'ai mis sur la table. Tu ne manges que si c'est tiède et que ce sont des raviolis et que c'est à la tomate. Si tu trouves du persil, méfie-toi, ce n'est pas du persil ". Je reviens à l'énigme : Où suis-gravé, mais, en plus, qui sont ces messieurs Chemises et Cravates que je connais pas ? Nous pourrions constituer un groupe, Les Chemises, Cols et Cravates, les C.C.C. Comme les Cellules Combattant le Cholestérol avant l'arrivée du bifidus actif, des enzymes gloutons et du stérol végétal. Aidez-moi à retrouver ces énergumènes. D'avance merci.   

035

17/11/2009

Cherche à manger proprement

" Madame, madame ". " Oui, monsieur ". " Appelez-moi le chef ". " Dans le restaurant, monsieur, le chef c'est moi et je me fais un plaisir de servir personnellement mes clients ". " Vous, le chef ! Une femme chef ! Vous savez, je ne suis pas raciste, sauf envers les étrangers de Patchénou, mais une femme en cuisine, ça alors, dans un restaurant, on aura tout vu. Une femme, c'est une lessiveuse, une repasseuse, une su, pardon, je pense que ce n'est pas votre genre, mais pas un chef. Si, devant ses copines, pour raconter qu'elle a les couilles au cul pour engueuler son baiseur qui s'instruit en regardant le football à la télé ". " Monsieur, calmez-vous, parlez plus bas, asseyez-vous. Quel est le problème ? ". " Amenez-moi le martien, le petit bonhomme vert immigré de sa planète qui travaille dans votre cuisine ". " Quel bonhomme vert, monsieur ? ". " Celui qui a des pellicules et qui en a mis plein mon assiette ". " Où ça, monsieur ? ". " Là, là, là, là, là, partout je vous dis ". " Mais, monsieur, c'est du persil finement hâché ". " Du persil ! Ah ! Heuuu ". 

012

24/05/2009

Cherche la fête des pères

« Papa, c’est bientôt la fête des pères. Tu veux quoi comme cadeau ? Madame, à l’école, demande des idées ». « Un pot de yaourt vide avec des confettis collés dessus, Grâce à ton institutrice j’ai commencé une collection de pots de yaourt. Quand tu auras quarante ans je m’achèterai une planche que je fixerai au mur pour exposer tous tes chefs-d’œuvre. Le musée du pot de yaourt à travers le temps. A York il y a le musée du jambon. A Agen c’est le musée du pruneau. A Garenne celui du lapin. A Compote celui du boudin. Ici, ce sera le musée du pot de yaourt ». « Papa, tu m’achèteras une casquette marquée Guide ». « Gamin, j’espère qu’à quarante ans tu feras autre chose que d’attendre des autocars de japonais  venus photographier un mètre cinquante de pots de yaourt, ça va coincer dans l’ascenseur pour les faire monter au cinquième étage ». « Je t’offre quoi, alors, papa ? ». « Du persil, du vrai, du vivant. Je n’en ai jamais vu mais ce n’est pas cher. Il parait que c’est bon pour la santé, pour avoir une biloute qui se lève devant les dames, que c’est plein de fer comme les chemins qui supportent les trains ». « Papa, je fais quoi avec le pot de yaourt que madame m’a confié pour ta fête ? ». « Heuuu ».

Lhistoire du plâtre est terminée. Retrouvez-la dans le colonne de droite à partie du 14 mai 2009. Bonne lecture.

30/04/2009

Cherche l'énigme

« Docteur, pour les séances de divan, faites-vous des abonnements à prix réduit ? ». « Non, pourquoi ? ». « Je crois que ça va être long avec moi, docteur. Je suis une énigme pour moi-même ». « Qu’est-ce qui vous turlupine aujourd’hui ». « Je n’aime pas ce mot, docteur. Je n’ai plus turlupiné depuis des années-lumière. Il n’y a plus de lumière, docteur. Quelqu’un a du couper le courant ». « Avez-vous des indices sur l’origine ». « Quelqu’un m’a dit que je faisais une obsession sur les raviolis ». « Ah bon ! Je ne vois pas le rapport ». « Vous voyez, docteur, vous ne voyez rien non plus. Pas de rapport, c’est ça qui me turlupine ». « Mais ! ». « Docteur, moi je peux le dire. Je paye pour le dire ». « Sans vouloir vous demander le prix d’une séance, expliquez-moi comment vous préparez les raviolis ». « En ouvrant une boîte, docteur ». « Bien, bien. Ensuite ? ». « Quand c’est chaud j’appelle le gamin pour qu’il vienne à table ». « Je veux dire : entre les deux que faites-vous ? ». « J’allume le gaz. Le gamin n’aime pas les raviolis froids ». « Bien. Racontez-moi. Que mettez-vous sur les raviolis, du gruyère, du parmesan, du persil de la ciboulette ? ». « C’est quoi ça, de la ciboulette, docteur ? ». « Ce sont de fines herbes qu’il faut couper en tout petits morceau ». « C’est trop dangereux la ciboulette, docteur ». « Mais non, c’est bourré de vitamines ». « Je veux dire que c’est dangereux pour moi si je dois la couper en petits morceaux, docteur. Je n’ai déjà pas facile pour ouvrir la boîte, j’en mets partout, d’ailleurs je ne mets plus les raviolis dans une casserole, ça fait trop de vaisselle, je chauffe la boîte ». « Mais il n’y a pas de manche à une boîte ! ». « Je sais ». « Et alors ? ». « J’attends que ça refroidisse. Une expérience m’a suffit. Pas con, hein, docteur ». « Ce sera tout pour aujourd’hui. Vous restez une énigme pour moi ». « A propos, docteur ». « Oui ». « Pour la prochaine fois mettez plus de coussins sur le divan ».

09/09/2008

Cherche à écouter les crevettes

« Mesdames, messieurs, aujourd’hui profitez de notre promotion sur les crevettes, les crevettes en barquettes ». « Ah, ça c’est con. Des crevettes en barquette ! J’ai déjà vu des crevettes en tomate, serrées les unes dans les autres comme des indonésiens dans un camion de transport collectif mais des crevettes qui rament ! Où vont-ils chercher des idées pareilles, je me le demande. – Que fait-on, Capitaine Crevette ? – On cherche la mer Mayonnaise et puis on rentre à Port Tomate. – Pensez-vous, Capitaine Crevette, que nous serons accueillies par une pluie de confettis en persil ? – Si la ciboulette est en promotion aujourd’hui, ce seront des confettis en ciboulette. – Capitaine Crevette, je viens d’entendre la nouvelle promotion : c’est pour les soutiens, ils font les bonnets D au prix des bonnets A. – C’est parce qu’ils ont trop de tissus, c’est pour liquider leur stock. – Capitaine Crevette, quel drame si une ménagère nous met dans un bonnet D en promotion. – Impossible, de mémoire de crevette, on n’a jamais vu de persil ni de ciboulette dans un bonnet D. – Capitaine Crevette, si nous tombons sur une ménagère accouplée à un sexmaniaque ? – Horrible, ce sera horrible. Changement de cap. Ramons vers la pâte à tartiner au chocolat et aux noisettes. – Mais, Capitaine Crevette, la pâte à tartiner chocolat noisette n’est pas en promotion. – Je sais, mais chocolat noisette crevette, c’est immangeable ». « Mesdames, messieurs, suite à un incident indépendant de notre volonté, vous trouverez exceptionnellement les barquettes de crevettes, en promotion, au rayon des pâtes à tartiner ».     

31/03/2007

La cuisine de Biglodion (3)

Biglodion et la cuisine (3)

100.000 visites, 100.000 mercis. Pour fêter ça, je vous livre quelques paquets d’annonces déjà publiées et regroupées par thèmes : le gamin, maman, les rencontres, le supermarché, etc. C’est un peu mon « biesse tof » personnel. N’hésitez pas à me faire connaître le vôtre. Bon amusement. Amitiés.

 

Cherche conseils en surgelés, surtout les pizzas

Les pizzas étaient en promotion, trois pour le prix de deux, alors j’ai acheté six paquets de trois pizzas pour jouer au freesbee dans le jardin avec des copains. Mais c’est mou, ces trucs, quand ce n’est pas cuit. Chacun avait sa spécialité : Robert lançait trop vite et il restait avec un bout de pizza en main, Gérard, distrait, les prenait sur la tronche et accumulait les croutes autour du cou, on aurait dit une femme girafe avec un chignon de champignons et de lardons agglomérés à la sauce tomate, Bernard prenait un malin plaisir à les envoyer vers les vaches du champ voisin et moi je n’arrivais pas à les faire décoller. Résultat, on est allé manger à la friterie. Je ne désespère pas. La prochaine fois, je prendrai des surgelées mais avant, je veux savoir combien de temps elles restent dures.

 

Cherche à partager de la soupe au potiron

Des copains sont venus à l’improviste à une heure près, le temps de filer à la superette. Je leur ai fait du velouté, de la soupe potiron et ciboulette à manger avec du pain de campagne 800 grammes emballé coupé. Jambon et fromage facultatifs. C’est facile à faire la soupe au potiron : une paire de ciseaux, squich dans les boîtes de soupe en carton et hop, casserole, chauffer, ils disent de remuer alors j’ai balancé le popotin en chantant la lambada, réquisitionner les assiettes et les bols encore propres, servir. Ah, on peut ajouter du persil. Dans les oreilles ? Ah non, sur l’image de la boîte, le persil flotte sur le velouté. Je sais que ceux du quatrième en ont dans des pots sur leur terrasse. Pour ne pas les déranger, j’ai essayé d’attraper du persil avec la canne à pêche. Raté, le pot est dans la rue, tant pis, ce sera sans persil. Ca aura l’avantage d’être une soupe faite maison et pas une imitation d’image de boîte. Arriva le moment tant attendu : à taaaaaable. Les copains y étaient déjà parce l’appartement est petit et que je n’ai pas beaucoup de chaises. Dans un geste auguste et culinaire, j’ai posé la casserole fumante au milieu de la table. Ils se sont penchés presque religieusement vers la colonne de vapeur odorante. Hummmm, qu’ils disaient. Je ne pensais plus aux crêpes restées collées au plafond depuis janvier. Qui c’est qui est tombé dans la grande casserole. Ils étaient tous oranges, les amis. On aurait dit Halloween. Etant resté à l’écart, il n’y avait que moi qui rigolais. Les copains étaient très pressés car ils sont partis sans goûter mon velouté et même sans dire au revoir. Demain, j’offre un bol à qui veut et qui vient avec une bouteille de rouge. J’ai huit places, moins moi car il faut aussi que je mange, ça fait donc sept places disponibles. 19 heures. Cinquième étage.

 

Vie sexuelle des olives

Au supermarché j’ai vu une bouteille d’huile d’olive extra vierge. Je suis rentré comme une abeille, dard-dard, et que vis-je sur l’étiquette, mon huile d’olive n’est pas vierge. Elle a baisé, la salope. Maintenant elle est dans ma bouteille. Allez, hop, sors de là et vite. Incroyable, j’ai une bouteille avec une olive qui s’est fait sauter. Au secours. Vite, vérifions, le bocal de cornichons. Il n’y a rien d’écrit sur l’étiquette sauf « ne pas utiliser comme suppositoire ». Mais ils sont fous, les fabriquants. Imaginez qu’un gamin lise ça et il va s’en mettre plein les narines.