09/04/2007

Biglodion au drive in

Biglodion au drive in

100.000 visites, 100.000 mercis. Pour fêter ça, je vous livre quelques paquets d’annonces déjà publiées et regroupées par thèmes : le gamin, maman, les rencontres, le supermarché, etc. C’est un peu mon « biesse tof » personnel. N’hésitez pas à me faire connaître le vôtre. Bon amusement. Amitiés.

Cherche un drive anti-dépression

« Hé, gars ». Le gars du drive-in à hamburgers : « Oui, monsieur, je vous écoute ». « C’est l’histoire du type qui repeint son plafond et … ». « Monsieur, passez votre commande, des gens attendent derrière vous ». « Je vois, je vois, je ne suis pas sourd, mais d’abord je vous raconte l’histoire du type qui ». « Monsieur, avancez, s’il vous plait ». « Mais je ne vais quand même pas téléphoner à SOS Suicide, je n’en suis pas à ce point; j’ai simplement besoin de parler à quelqu’un ». « Monsieur, allez-vous manger un hamburger ? ». « M’en fous, j’ai pas faim, je suis seul, c’est l’anniversaire du jour ou ma femme m’a quitté ». « Je pleure avec vous, monsieur, mais avancez, bordel de merde ». « Attends, attends, et alors, le copain du type qui est sur l’échelle dit ». « Stop, monsieur, allez vous garer, entrez et je vous offre le repas ». « Mais je ne suis pas seul aujourd’hui ». « D’accord, repas gratuit pour tout le monde si vous avancez ». « Je suis l’accompagnateur de l’autocar de japonais qui me suit. Avez-vous 84 places libres ? ». Je me suis retrouvé à la maison, encadré par des policiers. Je n’ai pas reçu mon hamburger. Je cherche un autre drive-in.

Arrêt des annonces

Le gamin a réussi ses examens. Pas d’annonce ce jour. Comme je lui avais promis en cas de réussite, nous sommes allé dans des drive-in de fast-food où l’on commande ses hamburgers par caméra. « Boudin ». « Nous n’avons pas de boudin, monsieur ». « Si, si, vous avez un boudin, la grosse à la caisse de droite ». « Mais, c’est ma fiancée ». Vroum, vroum, on démarre et on file à un autre fast-food, moi caché sous le tableau de bord et le gamin au volant : « Est-ce que mon papa est là ? ». « Venez voir, jeune homme ». « Peux pas, je conduis ». « Il est comment, ton papa ? ». « Avec une grande rousse qui a de gros lolos ». « Il y a bien une rousse mais elle est seule ». « Allez vite voir dans les toilettes, papa est peut-être coincé ». Vroum, vroum, on redémarre. « Je vouvou, heu, je vou, je vou, je voudrais un ham, ham, ham, je vouvou, je voudrais qu’on, qu’on, qu’on a, je voudrais qu’on a, a, a, arrête de klakla, de klakla, de klaxonner derrière ». Vroum, vroum, on démarre. Quelle belle soirée. On a fait quatorze fast-foods.

Arrêt des annonces (suite)

(vu la demande, ceci est la suite d’une annonce précédente) Le gamin a réussi ses examens. Comme je lui avais promis en cas de réussite, nous sommes allé dans des drive-in de fast-food où l’on commande ses hamburgers par caméra. - - - « Allo ». « Oui, monsieur, quelle est votre commande ? ». « Allo ». « Oui, oui, j’écoute ». « Allo, y a quelqu’un ? ». « Que désirez-vous, monsieur ? ». « Allo, a-llo, a-llo, a-llo, gamin, vas dire aux autres voitures que c’est fermé ». « Mais non, monsieur, c’est ouvert. Monsieur, je vous offre les frites si vous avancez votre véhicule. Que désirez-vous ? ». « Rien que des frites, trois kilos, plus les sauces ». « Bien, monsieur ». Vroum, vroum, un autre fast-food. - - - « Bonjour, monsieur, où sont les toilettes ? ». « Il faut rentrer, les toilettes sont au fond à droite ». « Je peux y aller en voiture ? ». « Non, monsieur, pourquoi ? ». « Ben, heu, j’ai déjà commencé, vous pouvez m’apporter un rouleau ? ». Vroum, vroum, un autre fast-food. - - - « Bonswâââr ». « Bonsoir, monsieur, je vous écoute ». « Alleï on m’a dit une fois qu’il y avait des soirées sado-maso chez vous. C’est à quelle heure ? ». « Mais, monsieur, il n’y a pas ça chez nous ». « Non alors, une fois, et bouffer vos trucs, c’est pas maso ? ». Vroum, vroum, un autre fast-food. - - - (le gamin est au volant, je suis caché) « Bonjour ». « Bonjour, bonhomme, mais tu n’as pas l’âge pour conduire ». « M’en fous, c’est pour une urgence. Il faut 120 saloperies au boeuf, 120 saloperies au poisson et 120 saloperies au poulet ». « Allez, déguerpis, c’est une blague ». « Ouiiiiiiiin, c’est pas une blague, c’est le mariage de ma soeur, le traiteur s’est retourné avec sa camionnette. Il faut qu’on mange ». « Ah, oui, oui, oui, combien tu as dit de hamburgers ? ». « Fallait prendre des notes. Papa a dit : si t’as affaire à un débile, vas chercher 250 cervelas et 250 portions sauce andalouse à la friterie de la gare ». Vroum, vroum, autre fast-food. - - - « Bonjour, Gilbert ». « Bonjour, monsieur, je ne suis pas Gilbert, je suis le gérant adjoint ». « T’es devenu gérant à deux joints, Gilbert ». « Monsieur, passez votre commande ». « Gilbeeeeeert, hou hou ». « Je ne vous connais pas, monsieur ». « Hé, ho, Gilbert, la vapeur de la graisse à frites t’a bouché les neurones, hein ». « Monsieur, je ne vous connais pas, quelle est votre commande ? ». « Gérard ! Mais oui, tu es Gérard. A l’école, rappeles-toi, on t’appelait Gérard Menvuhaussicon ». Vroum, vroum, autre fast-food. - - - (le gamin au volant et à la caméra) « Est-ce que papa a fini ? ». « Heu, pourquoi ? ». « Parce qu’après c’est mon tour ». « C’est ton tour de quoi ? ». « Mon tour d’aller aux chiottes parce que papa a laissé cramer les raviolis et qu’il a bouché les toilettes en les jettant ». Vroum, vroum, maison. « Papa, on le refera, hein ».

08/04/2007

Les blagues de Biglodion

Les blagues de Biglodion

100.000 visites, 100.000 mercis. Pour fêter ça, je vous livre quelques paquets d’annonces déjà publiées et regroupées par thèmes : le gamin, maman, les rencontres, le supermarché, etc. C’est un peu mon « biesse tof » personnel. N’hésitez pas à me faire connaître le vôtre. Bon amusement. Amitiés.

 

Cherche à vous distraire au restaurant

Dans tous les restaurants il y a des cuillères. L’important est d’avoir en poche un sachet de petits pois secs. Un petit pois dans la cuillère, hop, un coup sur la queue de la cuillère et .... Suspens. Soit il y a ploutch, soit il n’y a pas ploutch. S’il y a ploutch, c’est dans le potage, à une autre table. S’il n’y a pas ploutch, on recommence. Et ploutch, dans le potage. Le plus comique, ce sont les garçons de salle qui se demandent pourquoi des clients regardent le plafond. Alors, ils regardent le plafond. Alors, les autres clients regardent le plafond. Puis, le chef arrive et regarde le plafond. Puis, le patron vient et regarde le plafond. Normalement, dans un restaurant, on regarde dans son assiette. Si vous allez ce week end au restaurant et que les garçons et les clients regardent le plafond, c’est que je suis près de vous. Mais, pour garder l’anonymat, je regarderai le plafond aussi. Hé, hé, hé., plafond

 

Cherche collaborateurs pour le restaurant

Je suis allé au restaurant. J’ai catapulté des petits pois secs avec une cuillère. Ca commençait à marcher : deux ploutch dans des potages à des tables voisines et de premiers regards vers le plafond, histoire de faire devenir fous les garçons de salle. « Puis-je vous être utile ? ». ‘Heu, ... , bêê, c’est que ... , heu, bonjour ». Je n’avais pas vu un garçon derrière moi. « Excusez-moi, je crois que je commence Parkingsonne, j’ai des gestes inconsidérés ». « Suivez-moi, Monsieur ». « On va à la pharmacie ? ». « Non, aux cuisines ». « Vous en avez plusieurs ? ». Plusieurs quoi, Monsieur ? ». « Chez moi je dis : je vais à la cuisine, hein ». « Le chef veut vous parler ». « Votre chef de service ? ». « Le chef-coq ». « Ha, on pourra voir sa poule et ses poussins ? ». « Ne rigolez pas, Monsieur. Chef, voici l’andouille qui expédie des petits pois en l’air ». Waouw, impressionnante, la crête blanche du coq. Lui, petit, rondouillard, heureusement pour qu’il puisse passer aux portes, hé, hé. J’ai eu peur, un instant j’ai cru que j’étais en audience chez le pape. « Monsieur, c’est avec des gens comme vous que je vais perdre mon étoile ». « Vous êtes shériff ? ». (une voix, dans les cuisines) : « Deux moules, à la vingt-trois ». « Ha, ha, ha, vous donnez des surnoms aux clients habituels ». « Monsieur, prenez la porte ». « J’en ai déjà assez chez moi ». « Monsieur, je ne veux plus vous voir ». « Mais, hé, ho, hein, j’ai à peine touché au potage. Auriez-vous un Tupperware ? ». « J’ai dit : dehors ». « Et les huitres pochées à la fondue d’endives, et la bavette à l’échalotte ? ». « J’ai dit : dehors ». « Vous ne m’avez pas reconnu parce que j’ai maigri mais je suis le bonhomme michelin et je m’occupe d’un guide des restaurants ». Je me suis retrouvé à la rue, sans la porte qu’il avait proposé de prendre. Pour oublier tout cela je cherche cinquante volontaires pour faire une bataille de petits pois dans le même restaurant le week end prochain.

 

Cherche poste d’entraîneur féminin

Je me suis enfoui de l’infirmerie en tenant mon pantalon et la seringue dans la cuisse pendant que l’infirmière avait le dos tourné. J’ai rempli la seringue d’eau et je visite les abribus. Je repère les mémères à chienchien. J’ai la seringue remplie dans le pantalon avec l’aiguille qui dépasse. Invisible. Que vois-je ? Une mèmère et son chienchien qui attend le bus. Pfroouuut, j’envoie un jet d’eau sur la jambe de la mémère. Réflexe de la mémère : coup de pied au cul du chienchien. Je l’ai déjà fait vingt-trois fois. Oufti, quels shoots ! J’ai vu des chienchiens se retrouver sur la façade d’en face. Et pas n’importe quoi, des chienchiens avec des permanentes, des noeunoeuds roses, des petits slips écossais. Je repère les meilleures footeballeuses. Je cherche un emploi d’entraîneur dans un club de footeballe féminin d’âge mûr.

07/04/2007

Biglodion cherche (2)

Biglodion cherche (2)

100.000 visites, 100.000 mercis. Pour fêter ça, je vous livre quelques paquets d’annonces déjà publiées et regroupées par thèmes : le gamin, maman, les rencontres, le supermarché, etc. C’est un peu mon « biesse tof » personnel. N’hésitez pas à me faire connaître le vôtre. Bon amusement. Amitiés.

Cherche cohabitante

J’ai cru faire une bonne affaire au marché en achetant douze slips pour le prix de huit. Erreur. Ils sont beaucoup trop larges à l’usage. Ils tombent. Je marche comme un canard homosexuel, un petit coup de derrière à droite, un petit coup de derrière à gauche. Je n’ai plus qu’à faire coin coin pour paraître naturel. Ou alors, je fais le phoque : honk, honk, honk et je bats des mains. Au parc communal, d’accord, mais au supermarché, en poussant un caddy, honk, honk, honk, ça pas être possibeul. Quand je remonte mes slips trop larges sur mes épaules pour avoir les mains libres pour tenir le caddy, je suis trop serré du, de la, des, disons, des bijoux de famille. Je dois faire des pointes. Avec les pieds. Comme une danseuse. Nouréev au supermarché. Tapetipetap ploum ploum, tapetipetap ploum ploum, les balais du vingtième siècle. J’ai essayé, j’ai eu la sécurité du supermarché sur le dos. Rien que sur le dos, heureusement. Je ne vais quand même pas utiliser mes slips pour faire du parapente, non. Je cherche cohabitante de slip pour danser la lambada.

Cherche un plan de Liège

« Coralie, tu nous quitte à 81 ans ». Coralie, Coralie, c’est quoi ce truc, je suis venu représenter le service à l’enterrement de Gérard. « Coralie, tu as choisi de rester jeune fille pour élever tes vaches ». Ha , ha, ha, Gérard, élever des vaches, qu’il est con ce curé, Gérard jeune fille, je vais pisser de rire, ha, ha, ha. « Coralie, tu n’es pas seule, un paroissien est là, je lui cède la parole ». Qui ? Moi ? « Heu, Gérard, tu es là, Gérard ? Dans la caisse ». « Mon fils, la douleur vous égare, il s’agit de Coralie ». « Mon père, c’est vrai, je le confesse, je suis égaré, je cherche Gérard, il est mort à Liège, j’ai la couronne offerte par service dans le coffre de ma voiture, où est Gérard ».  Merde, je me suis trompé d’église. Qui peut m’envoyer d’urgence un plan de Liège.

Cherche maman

« Profitez-en, aujourd’hui le cabillaud est à 19,90 euros ». « Pardon, madame, j’ai perdu ma maman ». « Ho, pauvre monsieur, elle avait quel âge ». « Non, non, je l’ai perdue dans le supermarché ». « Ah, vous vous appellez comment, je vais faire un appel ». « Biglodion ». « Avis à notre aimable clientèle, monsieur Bildoguion attend sa maman à l’accueil ». « Non, non ». « Comment, non non ? ». « Vous devez dire ‘le petit Biglodion’ sinon elle ne viendra jamais ». « Avis à notre aimable clientèle, monsieur Petit Bill Godion attend sa maman à l’accueil ». « Passez-moi le micro ». « Non ». « Si ». « Je vais avoir des ennuis avec le directeur ». « Hé, ho, j’ai perdu maman du côté des surgelés, elle a la manie de prendre les paquets de tout en bas parce qu’ils sont plus froids. Elle est peut-être coincée dans la banquise, passez-moi le micro ». « Heu, mais la promo du cabillaud ». « Je m’en charge ». « Mais ». « Y a pas de mais, allez aux surgelés, appelez spéléo-secours ». « Et le cabillaud ». « Allo, un, deux, ça marche ce truc, un deux, vous m’entendez, le cabillaud, m’sieurs, dames, c’est plein de phosphore, dépéchez-vous, maman arrive et va tout rafler, maman, si tu m’entends, ne prends pas de cabillaud, ils le liquident parce qu’il n’est plus frais, maman, reviens, ça suffit, c’est pas des jeux à faire à 80 ans, ah oui, j’oubliais, le cabillaud, m’sieurs dames, caca bibi yoyo, ca bi yo, ca bi yo, hou houuu, maman, reviens, je veux rentrer maison, j’ai pipi, je m’excuse de t’avoir traité de vieille dentelle, cabillaud, m’sieurs dames, si vous retrouvez maman, je vous offre une crevette, di dju, maman, si tu ne sors pas de ta cachette je t’envoie au home, na ». Plus jamais, plus jamais je n’amènerai maman au supermarché.

 

<!--DEBUT WEBOSCOPE FREE - Weborama -->
<script type="text/javascript">
WEBO_ZONE=1;
WEBO_PAGE=1;
webogold_ok=0;</script>
<script type="text/javascript" src="http://script.weborama.fr/gold.js"></script>
<script type="text/javascript">
if(webogold_ok==1){webogold_zpi(WEBO_ZONE,WEBO_PAGE,296588);}</script>
<NOSCRIPT><A HREF="http://www.weboscope.com">Weboscope</A> mesure d'audience, statistiques, ROI<BR>
<A HREF="http://www.weborama.fr">Classement des meilleurs sites</A> et positionnement </NOSCRIPT>
<!--FIN WEBOSCOPE FREE - Weborama -->

06/04/2007

Biglodion cherche (1)

Biglodion cherche (1)

100.000 visites, 100.000 mercis. Pour fêter ça, je vous livre quelques paquets d’annonces déjà publiées et regroupées par thèmes : le gamin, maman, les rencontres, le supermarché, etc. C’est un peu mon « biesse tof » personnel. N’hésitez pas à me faire connaître le vôtre. Bon amusement. Amitiés.

Cherche une dame avec une soucoupe pour s’occuper des toilettes

J’ai acheté par correspondance 64 rouleaux de papier toilette « Triple épaisseur, le confort du postérieur ». Ils ont livré 64 paquets de 24 rouleaux. Tant pis. Il vaut mieux trop que trop peu dans ce domaine. Mais, dans l’appartement, on dirait qu’il y a les barricades. Pour les écouler plus rapidement j’ai mis sur la porte de l’immeuble une pancarte : « Toilettes au cinquième. Triple épaisseur. PAF 0,30 cents. Essuyez vos pieds avant d’entrer ». Ca marche, hier j’ai eu six personnes dont une qui n’est pas arrivée à temps. Ceci démontre l’utilité de pallier au manque de toilettes publiques en Belgique. Je me suis installé une chaise près des toilettes et j’ai amené la table de nuit sur laquelle j’ai mis une soucoupe avec « Ne m’oubliez pas. PAF. PAF. PAF ». La quatrième personne est venue pendant que je cuisais les raviolis pour le gamin. Carbonisés. On dirait des bouts de pneu. Je cherche une dame qui pourrait rester sur la chaise. Tricot autorisé.

Cherche quelqu’un pour le retour

Exceptionnel pour un samedi : une annonce pour du covoiturage à peu de frais. Ce jour, je pars chargé, vers 11 heures 45, de l’église jusqu’au cimetière. Je reviens à vide. Coffre très long, possibilité de s’allonger durant le trajet. Légère odeur de fleur pas désagréable. Une seule condition : ne pas parler. Je ne suis pas habitué à ce qu’on parle derrière moi. Si vous parlez, je vais paniquer et nous risquons d’aller au fossé.

Cherche un pince-nez à filtre

J’ai attrapé une crise d’éternuement. Atchaaaaa. C’était à l’école du gamin. Atchaaaaa. Atchaaaaa. J’étais sur scène derrière le papa de Justin. Lui, il faisait la tête et les pattes de devant du cheval et moi, plié en deux, je faisais le corps et les pattes de derrière. Atchaaaaa. Atchaaaaa. Il était à l’air libre, lui. Atchaaaaa. Moi, sous une couverture qui devait déjà exister au temps des cavernes. Atchaaaaa. Il y avait plus de poussières que de tissus. Atchaaaaa. Atchaaaaa. Les enfants étaient, paraît-il, sidérés. Atchaaaaa. Ils avaient appris à l’école qu’un cheval fait Hîîîîîîî. Je ne savais faire que atchaaaaa. Le papa de François, qui devait faire le cow boy, était plié en quatre de rire. Il n’arrivait pas à dire son texte. « Je suis la terreur de loulou, ha, ha, ha, je suis, hi, hi, hi, la terreur de l’Ouest ». Moi : « Atchaaaaa ». Le week end prochain on refait ça à l’école des filles. Ce serait idiot de ne pas profiter du prêt de la couverture, a dit le directeur commun aux deux écoles. Je cherche d’urgence un pince-nez efficace.

05/04/2007

La voisine de palier de Biglodion

La voisine de palier

100.000 visites, 100.000 mercis. Pour fêter ça, je vous livre quelques paquets d’annonces déjà publiées et regroupées par thèmes : le gamin, maman, les rencontres, le supermarché, etc. C’est un peu mon « biesse tof » personnel. N’hésitez pas à me faire connaître le vôtre. Bon amusement. Amitiés.

 

Cherche témoins chez la fleuriste

Hier c’était le 08 mars. Pour la journée mondiale de la femme, et pour me réconcilier avec elle, je suis allé offrir un bouquet de grosses fleurs à ma voisine de palier. Quand elle a ouvert et qu’elle a crié « C’est quoi, ces poireaux » j’ai compris que les fleurs étaient restées dans l’ascenseur, de l’autre côté de la porte. L’autre porte, celle de ma voisine de palier, a claqué. Je recherche les personnes qui m’ont vu acheter des fleurs entières. C’est pour un témoignage.

 

Cherche comment entretenir ma queue

Ma voisine de palier dit que j’ai une belle queue. Longue et bien souple. Et douce au toucher. Pourtant je l’ai eue pour trois euros, au marché. Chaque fois que ma voisine de palier tripote ma queue, elle perd des poils. Ca doit être une vieille queue. Ou celle d’un vieux renard. Une queue de renard chauve, ça va faire ridicule. Autant pendre au mur un bout de chipolata. Je cherche des moyens, anti-pelliculaires ou longueurs et pointes, pour garder les poils.

 

Cherche rencontre, si pas sérieux s’abstenir

J’avais mis une annonce dans « Rencontres, si pas sérieux, s’abstenir ». J’ai eu une seule rencontre, un seul contact, un seul rendez-vous, dans un café. Et là : paf. Manque de chance, coup du sort, erreur de l’horoscope : c’était ma voisine de palier. On a fait semblant de rien : « Il fait beau ». « Oui, oui, et peut-être que demain aussi, n’est-il pas? ». « Oh, oh, et pour après-demain, avez-vous des nouvelles? ». Nous avions l’air idiots tous les deux, avec, en main, un pain campagnard 800 grammes emballé coupé. C’était le signe de ralliement imaginé par l’agence de rencontres. En entrant dans le café prévu pour la rencontre, en agitant mon pain campagnard à bout de bras, je n’ai pas reconnu tout de suite ma voisine de palier, tellement sa poitrine avait grossi. A mon avis, elle triche. On s’est quitté bêtement en se disant : « Heu, ben, bon, c’est que, heu, faut que j’y aille, je dois faire des courses ». « Heu, bon, ben, moi aussi, je dois passer à la boulangerie ». Je cherche une rencontre, mais si pas sérieuse, s’abstenir.

04/04/2007

Recherches difficiles de Biglodion (2)

Recherches difficiles (2)

100.000 visites, 100.000 mercis. Pour fêter ça, je vous livre quelques paquets d’annonces déjà publiées et regroupées par thèmes : le gamin, maman, les rencontres, le supermarché, etc. C’est un peu mon « biesse tof » personnel. N’hésitez pas à me faire connaître le vôtre. Bon amusement. Amitiés.

 

Cherche un remplaçant cinq à dix minutes

J’ai trouvé un petit boulot pas trop fatiguant, sauf pour les bras. Je fais épouvantail au milieu du champ d’un fermier. Je peux bouger. Je dois même bouger, m’a-t-il dit, et faire clap-clap avec les mains et wouahwouah, coincoin, panpan, tacatacatac, vas-t’en sale bèbète avec la bouche. Mon problème c’est que j’ai souvent pipi et que le petit bois le plus proche est à trois minutes. Quand je reviens, le champ est un véritable fast food plein d’oiseaux. Si ça continue le fermier va me virer. Je cherche un remplaçant intérimaire, fort dans les bras, pour quelques fois quelques minutes.

 

Cherche à éliminer de méchantes odeurs

Ca y est, le gamin est revenu. Sa mère me l’a expédié en camionnette taxi. Avec son linge sale, ses devoirs de vacances pas faits et vingt-trois sacs de coquillages. Il veut les trier chez moi. « Parce qu’il y en a encore des vivants et que chez toi, papa, il n’y a pas de chien ». Quoi, des vivants ! Des moules, oui, surtout avec des frites, mais pas des petits crabes qui grimpent partout. La baignoire est remplie. Et l’évier. Et le lavabo. Et les toilettes. Plus mes trois casseroles. J’ai du mettre du sel, pour « respecter leur culture » qu’il disait. Faut pas le lui dire mais j’ai aussi mis du poivre et des cubes de bouillon de poule, on ne sait jamais, c’est peut-être mangeable. Le gamin veut faire un World Sea Live Machin pour ses copains. Au cinquième étage ! Pourquoi pas des requins, tant qu’il y est. Mais ça pue, ce truc, il doit y avoir des morts. Si j’avais su, j’aurais pris un bain avant qu’il ne rentre. Je cherche un déodorant surpuissant spécial mer du nord.

 

Cherche un réparateur multifonctions

Le gamin est revenu de la mer avec 23 sacs de coquillages et de crabes vivants. Je les ai parqués où j’ai pu : baignoire, évier, casseroles. J’ai cauchemardé toute la nuit, je voyais des crabes partout. Et lui, le gamin, c’est nouveau, il parlait en dormant « Pipi, pipi ». Et qui a fait pipi au lit. Non, non, pas lui. J’ai rêvé d’avoir été secouru de la noyade par un hélicoptère. Au matin, j’ai pris ma décision : « Gamin, voici une liste de courses, vas faire vroum vroum avec le caddy au supermarché ». Ouf, enfin seul. J’ai pris mon courage à deux mains et un marteau dans l’autre et j’ai éliminé les crabes. L’évier est méconnaissable, il y a six trous dans la baignoire, les casseroles sont bombées et ont transformé la plaque vitrocéramique en puzzle géant. Je cherche un spécialiste casserole, évier, baignoire et puzzle.

 

03/04/2007

Biglodion et la canicule de juillet 2006

La canicule de juillet 2006

100.000 visites, 100.000 mercis. Pour fêter ça, je vous livre quelques paquets d’annonces déjà publiées et regroupées par thèmes : le gamin, maman, les rencontres, le supermarché, etc. C’est un peu mon « biesse tof » personnel. N’hésitez pas à me faire connaître le vôtre. Bon amusement. Amitiés.

 

Vacances à la mère – 1

Et paf, les vacances sont finies. Maman est repartie. Elle a téléphoné au fils d’une de ses amies pour la reconduire en voiture. Je voulais la ramener dans le caddy que j’ai chipé au supermarché mais elle n’a pas voulu : « ah, non, tu vas pousser très vite et ma jupe va s’envoler, ah non ». Tant mieux car si, sur la route, le caddy est très maniable, dans l’herbe ou le gravier, il faut le tirer ! Tirer le caddy, mais aussi maman, ses deux valises, sa machine à coudre et le reste de salade qu’elle veut reprendre pour manger demain car elle dit que je vais la laisser moisir dans le frigo, que ce n’est pas bien parce que j’ai besoin de vitamines naturelles et pas en gellule et que ce n’est pas pour des prunes qu’elle a nettoyé le frigo. L’important : elle est partie. Je vais pouvoir me partager entre ma résidence secondaire, la cave, très fraîche en cette période de canicule, et l’appartement du cinquième pour prendre des douches quand je veux, na. Les détails de mes vacances à la mère suivront les jours prochains.

 

Vacances à la mère – 2

Maman est venue loger dans l’appartement durant ma semaine de vacances. « Puisque tu es seul, c’est le moment de faire ton nettoyage de printemps ». « Mais, maman, on est seulement en été ». « Ton nettoyage de printemps d’il y a deux ans, idiot ». « Mais, maman, c’est la canicule, je suis juste bon à hiberner ». « Vas hiberner dans ta cave, idiot ». Maman et moi avons fait vacances séparées : elle au cinquième et moi au moins un, dans la cave. Et comme ça, pas, ou très peu, de problème de générations. Je voyais maman plusieurs fois par jour : aux repas qu’elle préparait et aussi quand j’avais pipi, ce qui arrivait souvent puisque c’est dans la cave que j’entrepose les casiers de bière. Je n’avais jamais autant voyagé, en ascenseur. « Pipi, pipi, pipi ». « Tu m’as fais peur, idiot ». Et chaque fois, l’aller et le retour. Mais les trajets sont monotones. Alors, à l’aller je m’imaginais au départ dans la fusée spatiale : « Allo, la terre, attention, je vais pousser sur cinq ». Au retour je me prenais pour le commandant Cousteau : « Prêt pour la plongée en bathyscaphe. Fermeture de l’écoutille ». « Tais-toi, idiot ». « A tout à l’heure, maman ». « Chers téléspectateurs, que vois-je ? L’épave d’un sous-marin belge coulé lors de la journée Portes ouvertes. Et là ! Des casiers de bière. Je rends l’antenne ».

 

Vacances à la mère – 3

J’ai passé mes vacances à la cave, vu la canicule, pendant que maman avait envahi l’appartement au cinquième. Parfois, quand je remontais pour faire pipi, elle me donnait une mission : « Vas nous acheter une laitue ». « Heu, c’est quoi,ça ? ». « Demande à la marchande, idiot ». « Mais, maman, là où je vais, il n’y a plus de marchande, il y a des brouettes à quatre roues et il faut se servir soi-même ». « Tu as déjà vu une salade, idiot, et bien achètes une salade ». Hop, ascenseur, puis je partais, en tongs et en chemisette, un casier de bière vide à chaque main. « Bonjour, madame, fait chaud, hein ». Et je revenais, en tongs et en chemisette, avec un nouveau casier de bières à chaque main et le sac avec la salade entre les dents. « Honhour, hahaheu, hait haud, hein ». Hop, ascenseur, moins un pour les casiers, plus cinq pour la salade. « Maman, maman, regarde, avec mon fusil à bouchon j’ai abattu une salade en plein vol ». « Et le sac, idiot, tu l’as aussi abattu en plein vol ? ». « Heuuuu, qu’est-ce qu’on mange ce soir ? ». « Salade, lardons, patates rissolées ». « Mais c’est un trois étoiles de chez Lepneu, ici ». « Je te rappelle pour la niènième fois qu’on ne parle pas la bouche pleine ». Ca, c’était ma chance, maman ne me parlait pas pendant les repas.

 

Vacances à la mère – 4

Maman est venue en vacances dans l’appartement et moi je suis resté dans la cave, vu la canicule. Aujourd’hui, journée nostalgie. J’étais remonté au cinquième pour faire pipi. Elle : « Est-ce que tu vas parfois sur la tombe de ton idiot de père ? ». « Heuuu, oui, enfin, pas loin, à l’entrée du cimetière il y a une fosse pour les déchets verts, j’y porte les couennes de jambon et les croûtes de fromage en tranche ». « Jamais de fleurs sur sa tombe ? ». « Si, si, il y avait un jour une promotion pour des sachets de graines mixed border. j’ai déposé un sachet et je lui ai dit : démerdes-toi, moi j’y connais rien, choisis ce que tu aimes bien ». « Et alors ». « Ben, heu, j’ai reçu un coup de pied au cul pendant que je faisais salamalec comme les musulmans mais je n’ai pas vu de qui ». « T’es musulman, maintenant ». « Ben, heuuu, y avait pas de bénitier, alors je ne savais pas quoi faire ». « Tu es encore plus idiot que lui, idiot ». « Enfin, maman, papa c’est mon père ». « C’est bien ce que je dis. Une fois il m’a eu : par surprise et par une belle soirée d’été. Résultat : toi ». « Hé, hé, hé ». « Et sur ma tombe, tu mettras quoi ? ». « Des salades, maman, des salades, tu les prépares tellement bien ». Maman n’a plus rien dit. Ouf.

 

Pour ceux qui en redemande, la suite des « Vacances à la mère » est accessible via la colonne de droite Archive par jour aux dates suivantes : 27/07/2006, 29/07/2006, 31/07/2006, 01/08/2006, 02/08/2006 et 03/08/2006.

 

02/04/2007

Poissons d'avril de Biglodion (2)

Poisson d’avril (2)

100.000 visites, 100.000 mercis. Pour fêter ça, je vous livre quelques paquets d’annonces déjà publiées et regroupées par thèmes : le gamin, maman, les rencontres, le supermarché, etc. C’est un peu mon « biesse tof » personnel. N’hésitez pas à me faire connaître le vôtre. Bon amusement. Amitiés.

 

Cherche à comprendre ce qui s’est passé

J’ai téléphoné à ma mère : « Allo, maman, je t’invite ». Elle : « Oh, oh, c’est nouveau, ça ». Moi : « Poisson d’avril ». Elle : « J’arrive ». Moi : « Hé, ho, c’est un poisson d’avril, j’ai dit ». Elle a raccroché. Aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, elle va débarquer, elle va voir les souris et les crèpes collées au plafond. J’ai du gaffer. Je cherche à comprendre où est l’erreur.

 

Cherche le prix d’une vache sur pied

Hier après-midi, premier avril, grimés, avec deux copains nous nous sommes fait passer pour des représentants du ministère de l’agriculture et nous avons sonné à la porte d’un pote qui habite à la campagne : « Bonjour, Monsieur, il est revenu aux grandes oreilles du ministre que vous élevez des moutons avec beaucoup d’amour ». « Ben, heu, oui, pourquoi ? ». « Vous avez été primé et regardez, derrière nous, une vache, Marguerite, c’est le premier prix, elle est à vous ». « Germaine, Germaiiiiiine, viens voir, la famille s’aggrandit ». Je vous le donne en mille : il a fait rentrer la vache chez lui, le salaud. Il l’a baptisée au mousseux et nous on a juste eu droit à une limonade et encore il a fallut qu’on insiste du genre ah, les émotions ça donne soif. Nous n’avons jamais osé lui dire que la vache était un poisson d’avril. Une heure après nous étions en train d’expliquer la boulette au fermier qui nous avait loué la vache pour une demi-journée. Il nous réclame un prix gastronomique : autant de kilos de steack, gnagnagna, autant d’entrecôtes, gnagnagna, autant de carbonnades, gnagnagna, autant de kilomètres de saucisse pur boeuf, gnagnagna, autant de spirales de chipolata, gnagnagna, autant de faux-filet, petit-nerf, pelé, plate-cuisse, aiguillette, grosse-cuisse, jarret. Vous le saviez, vous, qu’il y a tout un supermarché dans ce quadrupède à quatre pattes sensé faire du lait ? Quand le fermier a encore ajouté une queue, une langue, une descente de lit en cuir naturel, j’ai vu rouge et je lui ai dit de ne pas oublier les magrets, le waterzooï et les cuisses de grenouille. Il voulait les ajouter à sa liste. Bref, nous nous sommes fait couillonner. Nous cherchons à connaître le prix d’une vache, une vraie, sur pied, pas une en pièces détachées dans des barquettes.

 

Cherche la revanche qui se mange comme un plat froid

Le premier avril, en revenant du bureau, je me suis retourné au moins vingt fois : rien derrière. Et pourtant, j’avais l’impression d’être suivi par un vieux vélo. Pas de vélo. Le bruit turlupinait dans ma tête et je fus distrait et me trompâtes de chemin. C’est en demi tournant que je vis que ces connards de débiles de collègues avaient attaché un vieux poêlon en aluminium à ma mallette. J’ai pris des couleurs, surtout du rouge, sur les joues. Je suis rentré à la maison la mallette à la main et le poêlon dans l’autre. Ce n’est qu’en rentrant que j’ai vu qu’ils avaient collé dans le dos une affichette « Just married » dans le dos de mon imperméable. Bandes de cons. Hé, c’est le trajet que je fais tous les jours, je suis connu. Je vais faire l’innocent au bureau, je ne dirai rien. Mais ma vengeance sera terrribble, avec trois r et deux b. Le pire, c’est que je dois attendre un an pour le prochain poisson d’avril. Je prépare mon coup, donnez-moi des idées.

01/04/2007

Poissons d'avril de Biglodion (1)

Poissons d’avril (1)

100.000 visites, 100.000 mercis. Pour fêter ça, je vous livre quelques paquets d’annonces déjà publiées et regroupées par thèmes : le gamin, maman, les rencontres, le supermarché, etc. C’est un peu mon « biesse tof » personnel. N’hésitez pas à me faire connaître le vôtre. Bon amusement. Amitiés.

 

Cherche clous rouillés pour pêche miraculeuse

Ne jetez pas vos clous rouillés. Pliez les en deux, au milieu. Puis vous enfilez un poisson que vous aurez découpé dans du carton. Longueur du poisson : 10 à 15 cm. Venez nombreux et avec beaucoup de poissons, demain, sur le parking du supermarché. Nous collerons des poissons avec un demi clou qui dépasse sur tous les pneus de toutes les voitures. Dès que quelqu’un sortira du magasin, nous jouerons les malheureux : « Regardez, Monsieur, Dame, on a troué mes pneus. Comment je vais rentrer, moi ». 10 % des gens vont s’enfuir en faisant sembler d’avoir oublié quelque chose dans le magasin. 90 % vont rigoler et partiront vers leur voiture. Ils verront qu’il y a aussi des clous dans les pneus de la voiture suivante. De la suivante aussi. Et de la suivante aussi. C’est garanti : ils vont se mettre à courir derrière leur caddy jusqu’à leur voiture. L’important est de repérer les caddy qui débordent car beaucoup de marchandises va passer par dessus bord. Ce sera la pèche miraculeuse. A demain, premier avril, avec vos clous à poisson, sur le parking, à 9 heures.

 

Cherche un musée des horreurs

La mère du gamin s’est remise avec un type, disons, heu, restons objectif, horrible. Les oreilles décollées, les dents jaune foncé là où il reste des dents, des valises en dessous des yeux, une démarche de canard qui va pondre un oeuf. Je vais en prendre des photos et je cherche un musée des horreurs pour les exposer. Gamin, gamin, reviens, c’est une blague, un poisson d’avril, reviens je te dis, on va faire des frites.

 

Cherche à dompter ma peur

Deux types ont sonné ce premier avril. Ils sont habillés en père noël. Ce qui m’inquiète, c’est qu’ils ont tous les deux un cartable noir. Est-ce que les témoins de jéhovah font des poissons d’avril ? J’ai la trouille de ma vie. Si le gamin avait été là, je l’aurais envoyé en éclaireur. J’ai fermé la porte de la chambre à clef. J’ai même replié le clip-clap avec moi dedans. Aidez-moi, j’ai peur.

31/03/2007

La cuisine de Biglodion (3)

Biglodion et la cuisine (3)

100.000 visites, 100.000 mercis. Pour fêter ça, je vous livre quelques paquets d’annonces déjà publiées et regroupées par thèmes : le gamin, maman, les rencontres, le supermarché, etc. C’est un peu mon « biesse tof » personnel. N’hésitez pas à me faire connaître le vôtre. Bon amusement. Amitiés.

 

Cherche conseils en surgelés, surtout les pizzas

Les pizzas étaient en promotion, trois pour le prix de deux, alors j’ai acheté six paquets de trois pizzas pour jouer au freesbee dans le jardin avec des copains. Mais c’est mou, ces trucs, quand ce n’est pas cuit. Chacun avait sa spécialité : Robert lançait trop vite et il restait avec un bout de pizza en main, Gérard, distrait, les prenait sur la tronche et accumulait les croutes autour du cou, on aurait dit une femme girafe avec un chignon de champignons et de lardons agglomérés à la sauce tomate, Bernard prenait un malin plaisir à les envoyer vers les vaches du champ voisin et moi je n’arrivais pas à les faire décoller. Résultat, on est allé manger à la friterie. Je ne désespère pas. La prochaine fois, je prendrai des surgelées mais avant, je veux savoir combien de temps elles restent dures.

 

Cherche à partager de la soupe au potiron

Des copains sont venus à l’improviste à une heure près, le temps de filer à la superette. Je leur ai fait du velouté, de la soupe potiron et ciboulette à manger avec du pain de campagne 800 grammes emballé coupé. Jambon et fromage facultatifs. C’est facile à faire la soupe au potiron : une paire de ciseaux, squich dans les boîtes de soupe en carton et hop, casserole, chauffer, ils disent de remuer alors j’ai balancé le popotin en chantant la lambada, réquisitionner les assiettes et les bols encore propres, servir. Ah, on peut ajouter du persil. Dans les oreilles ? Ah non, sur l’image de la boîte, le persil flotte sur le velouté. Je sais que ceux du quatrième en ont dans des pots sur leur terrasse. Pour ne pas les déranger, j’ai essayé d’attraper du persil avec la canne à pêche. Raté, le pot est dans la rue, tant pis, ce sera sans persil. Ca aura l’avantage d’être une soupe faite maison et pas une imitation d’image de boîte. Arriva le moment tant attendu : à taaaaaable. Les copains y étaient déjà parce l’appartement est petit et que je n’ai pas beaucoup de chaises. Dans un geste auguste et culinaire, j’ai posé la casserole fumante au milieu de la table. Ils se sont penchés presque religieusement vers la colonne de vapeur odorante. Hummmm, qu’ils disaient. Je ne pensais plus aux crêpes restées collées au plafond depuis janvier. Qui c’est qui est tombé dans la grande casserole. Ils étaient tous oranges, les amis. On aurait dit Halloween. Etant resté à l’écart, il n’y avait que moi qui rigolais. Les copains étaient très pressés car ils sont partis sans goûter mon velouté et même sans dire au revoir. Demain, j’offre un bol à qui veut et qui vient avec une bouteille de rouge. J’ai huit places, moins moi car il faut aussi que je mange, ça fait donc sept places disponibles. 19 heures. Cinquième étage.

 

Vie sexuelle des olives

Au supermarché j’ai vu une bouteille d’huile d’olive extra vierge. Je suis rentré comme une abeille, dard-dard, et que vis-je sur l’étiquette, mon huile d’olive n’est pas vierge. Elle a baisé, la salope. Maintenant elle est dans ma bouteille. Allez, hop, sors de là et vite. Incroyable, j’ai une bouteille avec une olive qui s’est fait sauter. Au secours. Vite, vérifions, le bocal de cornichons. Il n’y a rien d’écrit sur l’étiquette sauf « ne pas utiliser comme suppositoire ». Mais ils sont fous, les fabriquants. Imaginez qu’un gamin lise ça et il va s’en mettre plein les narines.

30/03/2007

Biglodion et les animaux (4)

Biglodion et les animaux (4)

100.000 visites, 100.000 mercis. Pour fêter ça, je vous livre quelques paquets d’annonces déjà publiées et regroupées par thèmes : le gamin, maman, les rencontres, le supermarché, etc. C’est un peu mon « biesse tof » personnel. N’hésitez pas à me faire connaître le vôtre. Bon amusement. Amitiés.

 

Cherche à envoyer une lettre anonyme

 « Papa, il fait quoi, le singe ? ». « Ben, heu, il mange une banane ». « Pas lui, papa, les deux, là ». « Chouette hein, gamin, on a du soleil ». « Papa, c’est comme ça que tu m’as fait avec maman ? ». « Viens, on va voir les girafes ». « Mais, papa, t’as dit qu’on venait au zoo pour m’instruire ». « Toi, tu viens pour t’instruire et moi, je viens pour me détendre, d’accord ». « D’accord, mais papa, les singes, ils sont un peu comme nous sauf qu’ils n’ont pas de poils là où on a un slip ». « Détends-toi, gamin ». « Papa, toi tu te détends et moi je m’instruis, c’est toi qui l’a dit ». « Allez, on va s’instruire chez les girafes. On va leur demander comment elles font quand elles voyagent en train et qu’il y a un tunnel ». « Papa, les singes, ils sont comiques, eux ». « Ah bon, tu trouves ». Celui-là, le moche, on dirait le nouveau copain de maman ». « Ah, où ça, où ça, lequel ? ». « Papa, on va voir les girafes ». « Attends gamin, je dois faire des photos de ce monstre ». « Tu vas faire quoi avec ces photos ridicules ? ». « Je vais les envoyer anonymement ». « A qui ? ». « Rien, gamin, encore trois photos et on file aux girafes ».

 

Cherche deux gros rouleaux en carton

« Papa,c’est quoi cette vache avec une grosse corne sur le nez ? ». « D »après le catalogue, c’est un rhinocéros ». « Il ne ressemble pas au monsieur chez qui on est allé ». Ah, mais lui c’est un autorhinocéros, un déboucheur nez, gorge, oreilles ». « Papa, avec sa corne, comment il fait pour regarder la télé, le rinossérosse ? ». « On va demander au gardien. Monsieur, pour la télévision ... ». « Qu’est-ce qu’il a dit ? ». « Il n’est pas du zoo, il est de Liège, il a dit oufti ». « Papa, il doit quand même loucher, c’est un oculisse qu’il doit aller voir ». « T’as raison, gamin. Tu sais quoi ? ». « Non ». « A la maison, on va se coller un gros rouleau en carton sur lez nez et on regardera les Simpson, d’accord ? ». « Papa, tu es génial ». « C’est normal, gamin, je suis ton papa ».

 

Cherche distractions

Le gamin est chez sa mère pour les vacances. C’est déprimant : quand j’ouvre une boîte de raviolis, j’en ai pour deux jours. Je m’amuse comme je peux. Hier, j’ai inversé Kiki, le hamster et Maurice, le poisson rouge. Dans le bocal, Kiki avait l’air d’une loutre. Mais Maurice n’a pas voulu aller dans la roulette du hamster. Il tapait sur le fond de la cage avec sa queue comme un catcheur qui fait semblant d’être étranglé par l’adversaire qui s’est assis sur sa tête. Ouf, ils sont encore vivants tous les deux. Mais pour combien de temps ? Si vous partez en vacances, je peux garder vos animaux. Sans garantie. Aujourd’hui je fais la fête, tout seul : je vais mettre du fromage râpé sur les raviolis. Si vous avez d’autres idées de distraction, envoyez-les.

29/03/2007

Recherches difficiles de Biglodion (1)

Recherches difficiles (1)

100.000 visites, 100.000 mercis. Pour fêter ça, je vous livre quelques paquets d’annonces déjà publiées et regroupées par thèmes : le gamin, maman, les rencontres, le supermarché, etc. C’est un peu mon « biesse tof » personnel. N’hésitez pas à me faire connaître le vôtre. Bon amusement. Amitiés.

 

Cherche piscine à sec

Je suis allé voir le gamin et j’ai pissé dans la glycine. Ah non, zut alors, je n’arrive pas à effacer, je n’ai plus la marche arrière. Bon, stop. Trois, deux, un, on repart à zéro. Je suis allé voir le gamin et j’ai glissé dans la piscine. Et, plouf. Mouillé. Jusqu’au fond du slip et des chaussettes. J’ai horreur de l’eau, sauf dans le pastis en été. Mais j’ai quand même envie d’apprendre à nager, ça peut être utile, par exemple quand on voit un porte feuille qui flotte. Je cherche une piscine sèche pour mes débuts.

 

Cherche quelque chose comme SOS Landru

Mon voisin ne sait pas que je sais qu’il sait que sa femme le trompe. Moi je le sais. Je sais même avec qui, au pluriel. Quand elle n’est pas là, il n’arrête pas de hurler «  et ils pissent comme je pleure sur les femmes infidèles que leurs gros bras invitent à revenir en plus cuit « . J’ai peur qu’il ne fiche le feu à la baraque en faisant son méchoui. Ce qu’il hurle me dit quelque chose, mais quoi. Je cherche le texte complet. Je cherche aussi une association du genre S0S Landru car si lui est poli et, c’est ça le drame possible, bon bricoleur, elle, c’est une dure à cuire.

 

Echange réveil

J’ai reçu un merveilleux petit réveil qui me réveille avec des chants d’oiseaux. Le problème c’est que, les jours ouvrables, je le mets sur 06 heures 15 et qu’il me réveille entre 09 heures 10 et 09 heures 45 selon les jours. Mon chef est de plus en plus fâché quand je lui explique les raisons gazouillantes de mon retard au bureau. Il dit qu’il est dubitatif, ou du bitatif, ou du bite à tif, je ne comprends pas ce qu’il veut dire. Ce réveil est un cadeau merdique, tous comptes faits. Je l’échange contre un autre avec, comme sonnerie, des grognements, barrissements, hennissements, explosions de mines, tir de mortier, scie circulaire en fonctionnement, voire même un enregistrement du coussin péteur du gamin.

28/03/2007

Biglodion et la cuisine (2)

Biglodion et la cuisine (2)

100.000 visites, 100.000 mercis. Pour fêter ça, je vous livre quelques paquets d’annonces déjà publiées et regroupées par thèmes : le gamin, maman, les rencontres, le supermarché, etc. C’est un peu mon « biesse tof » personnel. N’hésitez pas à me faire connaître le vôtre. Bon amusement. Amitiés.

 

Cherche un guide de dégustation des hamburgers

C’est renversant. Je viens d’apprendre que, dans les hamburgers, on mange tout, y compris la carapace. Je croyais que c’était comme pour des moules, on ouvre et on mange l’intérieur. Mais non. Je viens de le voir au restaurant, ils bouffent tous la carapace. Mais, c’est ce qu’il y a de moins bon. Pourquoi pas la boîte, alors ? Et la caissière, tant qu’on y est. Et le clown. Je pense que j’ai dû être ridicule en léchant la sauce tartare qui restait sur les carapaces. Je cherche un guide de la dégustation des hamburgers.

 

Cherche à déballer des crevettes

J’ai acheté des crevettes super moins chères. J’ai l’impression qu’elles sont emballées individuellement car ça croque sous la dent et on a plein de petits bouts de plastique en bouche. J’ai bien regardé sur les crevettes mais il n’y a pas de petite languette rouge comme sur les triangles de fromage fondu. Et pas de mode d’emploi sur la barquette. Elles sont trop bien emballées, c’est sûrement pour la fraîcheur mais ce n’est pas pratique. Y a-t-il un truc, ou un outil comme pour les huîtres, pour les déballer ?

 

Cherche une bonne farce

Pour l’anniversaire du gamin, j’ai déjà prévu la surprise. J’ai acheté une dinde. Nous allons aller dans le bois, faire un grand feu et la cuire à l’ancienne. Le boucher me l’a garanti : « Monsieur, elle est vidée, vous n’avez plus qu’à mettre la farce. Je ris déjà, ha ha, mais j’ai oublié de demander au boucher ce que je peux mettre comme farce : des pétards, des confettis, un nain de jardin, un coussin péteur ? Je ne voudrais pas abîmer la viande, c’est pas donné ces bestioles. Comment faites-vous pour des farces à la dinde ?

27/03/2007

Biglodion et les animaux (3)

Biglodion et les animaux (3)

100.000 visites, 100.000 mercis. Pour fêter ça, je vous livre quelques paquets d’annonces déjà publiées et regroupées par thèmes : le gamin, maman, les rencontres, le supermarché, etc. C’est un peu mon « biesse tof » personnel. N’hésitez pas à me faire connaître le vôtre. Bon amusement. Amitiés.

 

Cherche personnes dormant la fenêtre ouverte

Pendant que le gamin est à la mer avec sa mère, pour lui faire une surprise (au gamin, pas à sa mère), avec l’aide d’un copain, de son garage, de son établi, de sa scie sauteuse, de ses clous, de ses planches de palette et de quelques bières, j’ai réussi à construire quatre nichoirs. Hop, un clou, et de un, dans la cuisine. Hop, un clou, et de deux, dans la salle de bain. Hop, un clou, dans le coin au-dessus de la commode, vous voyez. Le quatrième hop je l’ai cloué dans l’ascenseur, histoire d’égayer l’immeuble avec quelques petits oiseaux. La vie en immeuble pourrait être chouette si on pouvait choisir les autres locataires. Moi, je n’ai pas pu. Parfois je rêve que je suis dans mon appartement au cinquième, seul, sur un île déserte, et que le propriétaire s’est noyé en venant à la nage me réclamer le loyer. Pour les nichoirs, c’est la catastrophe. Les collègues m’ont dit que je devrai dormir la fenêtre ouverte. Ca, jamais. C’est déjà tout juste pour me réchauffer avec les cinq nounours dans le lit. Je cherche des personnes qui dorment la fenêtre ouverte et qui acceptent qu’un gamin aille voir éclore les petits oiseaux chez eux.

 

Cherche une grenouille habituée aux échelles

La prof de science du gamin a raconté l’histoire du baromètre à grenouille. Le gamin a récupéré un bocal vide de café soluble, a démonté l’échelle de son camion de pompiers et a trouvé une grenouille je ne sais où. « Mais, gamin, pourquoi tu n’as pas mis le couvercle sur le bocal ? ». « Papa, ça doit respirer une grenouille. ». « Ah oui ? Mais elle est où, maintenant ? Il n’y a plus que l’échelle de pompiers dans le bocal. ». « Là, en dessous du bonzaï. ». « Vite, gamin, elle ne doit pas faire pipi, les bonzaïs, il ne faut pas trop les arroser, c’était écrit sur la notice. ». « Trop tard. ». « Quoi, trop tard, elle a pissé ? ». « Je ne sais pas, je ne la vois plus. ». « T’aurais pu choisir une grenouille orange ou rose fluo, non ! ». « Papa, j’ai peur. ». « Moi aussi gamin, j’ai peur. Quand j’avais ton âge, on m’a appris l’histoire de la grenouille qui voulait se faire grosse comme un boeuf. L’appartement sera trop petit. ». « J’ai peur qu’elle ne saute du balcon. C’est haut, cinq étages. ». « Pas de problème, gamin, si nous étions construits comme des grenouilles, il n’y aurait pas d’ascenseur à la tour du Midi et on rentrerait par les fenêtres. ». « Ah bon, t’es sûr ? ». « Je suppose, gamin, je n’ai jamais essayé. Je ne sais même pas si on sait ouvrir les fenêtres de la tour du Midi. ». « Papa, qu’est-ce qu’on fait ? ». « T’inquiètes pas, gamin, je vais mettre une petite annonce. ».

 

Cherche des vraies pâquerettes en plastique

Meueueueueueuh. Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah. Je cueillais des pâquerettes pour la fête des mères et paf, meuuh, en plein dans les oreilles, pris par derrière. J’ai cru un instant m’être égaré sur des rails et avoir le transsibérien dans le dos. Mon dieu, mais que c’est gros une vache, quand on est accroupi. Beaucoup plus gros que sur les bouteilles de lait. Ne pas bouger, surtout ne pas bouger, j’ai vu ça dans une émission télé sur les fauves, soit courir, mais avant il voir dans le guide du petit louveteau si ça court vite ou pas, soit ne pas bouger. Pas le temps d’aller chercher ce bouquin. Saloperie de pâquerettes. Elle vient de les bouffer. Aïe, c’est pas une langue, ça, c’est une rape à fromage. Aïe, ça doit lui plaire, peut-être l’odeur de la mousse à raser au menthol. Aïe. Si mes souvenirs sont bons, la vache est herbivore. Ca y est, j’ai des crampes dans les genoux. Aïe. Je suis lavé pour deux semaines. « Biquette, gentille Biquette, allez, hop, rentrer maison, faire lolo ». Je m’en suis sorti en rampant. Mais que c’est long, une vache. A la sortie, j’étais tout décoiffé. A cause de la queue qui jouait essuie-glace. Tant pis pour les fleurs naturelles, maman en aura en plastique.

 

26/03/2007

Biglodion s'excuse

Biglodion s’excuse

100.000 visites, 100.000 mercis. Pour fêter ça, je vous livre quelques paquets d’annonces déjà publiées et regroupées par thèmes : le gamin, maman, les rencontres, le supermarché, etc. C’est un peu mon « biesse tof » personnel. N’hésitez pas à me faire connaître le vôtre. Bon amusement. Amitiés.

 

Cherche la personne qui m’a téléphoné

J’adresse mes excuses les plus plates à la personne qui a voulu me joindre par téléphone. Le gamin (ça ne peut être que lui) avait collé une boulette gluante sous le cornet du téléphone et je n’ai pu m’empêcher de crier « Meeeeeerde » en décrochant. Je ne sais qui vous êtes, homme, femme, mon taxateur aux impôts, la professeur de musique du gamin, ma timide voisine de palier, Guillaume Tell, la compote ou la mère de la mère du gamin mais je vous adresse mes excuses. Le gamin sera privé de tchouwing gomme pendant une semaine.

 

Cherche quelqu’un aux Finances

Il fait moche dehors et je fais du rangement. Je viens de tomber sur la copie de ma déclaration fiscale. Maintenant je me souviens, pour faire plaisir au gamin, à la rubrique « personnes à charge » j’ai ajouté « Kiki », « lien de parenté » : « hamster ». Ne riez pas, ça ne me fait pas rire, ce que j’ai en main est la photocopie de ce que j’ai envoyé. Si vous connaissez quelqu’un aux Finances ou un directeur des impôts, un chien policier, même un indic ou un nonce apostolique qui pourrait appuyer ma lettre d’explication et d’excuse, faites-le moi savoir.

 

Cherche quelqu’un pour m’aider à Liège

Bonjour. J’ai un problème. J’ai été désigné comme volontaire par le chef pour aller en train à Liège porter au funérarium la couronne du service pour Amélie Boulet, collègue décédée récemment. Au retour, dans le train, je me suis rappellé que je n’avais pas vu de cercueil dans la salle. Et merde, j’ai du me tromper de chambre mortuaire. Deux fois 150 kilomètres en train pour rien, c’est stupide. Je cherche quelqu’un de serviable à Liège pour aller, délicatement et sans se faire remarquer, changer la couronne de place. Elle est facile à trouver : la carte est signée « Les amis d’HAL ».

 

25/03/2007

La cuisine de Biglodion (1)

La cuisine de Biglodion (1)

100.000 visites, 100.000 mercis. Pour fêter ça, je vous livre quelques paquets d’annonces déjà publiées et regroupées par thèmes : le gamin, maman, les rencontres, le supermarché, etc. C’est un peu mon « biesse tof » personnel. N’hésitez pas à me faire connaître le vôtre. Bon amusement. Amitiés.

 

Cherche piège à homard

J’ai gagné à la loterie, wouais, c’est la première fois. Imaginez ma joie. Cent euros. Et hop, je fais la fête. Je me suis acheté deux homards vivants que j’ai mis dans la baignoire en attendant. Pour qu’ils se sentent plus à l’aise, j’ai coupé les liens en élastique des pattes. Il fallait pas. Ils sont en train de griffer la baignoire. Je ne peux pas les ébouillanter car c’est une baignoire en acrylique et elle va fondre. J’ai pensé au marteau pour les assommer mais je ne suis déjà pas bricoleur quand je dois enfoncer un clou, alors, avec des homards, qui bougent, et qui me regardent méchamment en plus, hein. Je cherche un piège à homard. Urgent, morts ou vifs, ils doivent déguerpir, c’est demain le jour du bain.

 

Cherche à vendre huit tambours

Je vais faire de la cuisine chinoise pour des amis. J’hésite entre les plats 135, 217 et 289 de chez le Pékinois. J’ai déjà acheté les dix-huit baguettes mais j’ai dû prendre également les neufs ridicules petits tambours. Je vais en garder un comme souvenir. Faire offre pour huit petits tambours, très jolis, mais attention, sans baguettes.

 

Cherche couvercle d’urgence

J’ai perdu le couvercle en plastique du moulin à café électrique. Quand j’en mouds, j’en perds beaucoup, en fait, presque tout. Ca me fait faire de l’exercice quand je les ramassent mais il y a des grains qui partent tellement vite du moulin qu’ils s’incrustent dans les murs. Au fil des jours, on dirait que deux bandes rivales se sont mitraillées à la sulfateuse. Ca fait ambiance quand des copains passent mais j’ai peur de l’ambiance quand le propriétaire passera. Je vais reboucher les trous mais, avant, je cherche un couvercle pour moulin à café.

24/03/2007

Biglodion et les animaux (2)

Biglodion et les animaux (2)

100.000 visites, 100.000 mercis. Pour fêter ça, je vous livre quelques paquets d’annonces déjà publiées et regroupées par thèmes : le gamin, maman, les rencontres, le supermarché, etc. C’est un peu mon « biesse tof » personnel. N’hésitez pas à me faire connaître le vôtre. Bon amusement. Amitiés.

 

Cherche à reprendre des kilos

Bonne nouvelle, diraient des magazines féminins : j’ai perdu cinq kilos. Mais non. En sortant du métro bondé j’avais en main une laisse avec, à l’autre bout, un stupide chienchien à sa dadame. Je n’avais plus le sac du supermarché avec la chipolata, les boîtes de raviolis et les deux bouteilles de rouge. Six kilos et demi d’alimentation vitale contre un sac à puces d’un kilo et demi. Je suis médusé. Comme le radeau. Si les témoins de jéhovah m’expliquent ce qui s’est passé, c’est promis, j’achète un petit cartable noir. Je cherche la stupide mèmère à son chienchien qui a mon sac. Attention, si les bouteilles sont vides, je torture le sac à puces.

 

Cherche deux lapins domestiques

Le sapin sans aiguille que j’ai mis en vente n’a pas encore trouvé acquéreur. Pâques arrive. Je vais le déguiser en sapin de noël pascal et pendre des oeufs à la place des boules. Pour la crèche vivante, les souris blanches feront les moutons des bergers. Je cherche deux lapins, bien sages, un gris et un brun, pour faire l’âne et le boeuf.

 

Cherche spécialiste en grands chiens

Pour occuper ma pension, je suis allé chercher un chien au refuge. J’ai choisi le plus grand possible pour pouvoir lui parler debout, d’homme à homme. Il est très grand, avec de grandes pattes. Et de grandes oreilles. Trop grandes, peut-être. J’ai eu des doutes sur la race quand il m’a répondu Hi Han. Normalement, il aurait du me dire Wouf, non ? Je cherche des explications et aussi un mode d’emploi car je n’arrive pas à lui faire faire le beau.

 

23/03/2007

Biglodion et les animaux (1)

Biglodion et les animaux (1)

100.000 visites, 100.000 mercis. Pour fêter ça, je vous livre quelques paquets d’annonces déjà publiées et regroupées par thèmes : le gamin, maman, les rencontres, le supermarché, etc. C’est un peu mon « biesse tof » personnel. N’hésitez pas à me faire connaître le vôtre. Bon amusement. Amitiés.

Cherche un dresseur de puces

Je n’aime pas les gros animaux, genre chevaux, girafes ou hippopotames, j’en ai peur. Par contre, j’adore les petits, les coccinelles, les abeilles, les mouches, les araignées. Je me sens supérieur. S’ils m’embêtent, paf, ou sproutch, ou splatch et c’est fini, j’ai gagné. Pas possible avec un boeuf, voire un mouton ou un chien berger allemand ou pâtre grec avec une gueule de métèque. Bonne nouvelle : il y a des puces à l’école du gamin. Si, je les vois sauter dans ses cheveux. Oufti, double axel. Switzerland ten points. Le gamin ne veut pas garder son mini jardin zoologique mais moi oui. Je cherche un dresseur de puces et des conseils pour les élever dans l’appartement.

Cherche quelqu’un pour tenir le dauphin

 

J’ai eu un problème avec le fil à plomb de l’abri de jardin. J’ai résolu le problème tout seul : à la caisse du supermarché j’ai acheté une ficelle avec un gros ballon en forme de dauphin au bout. C’est comme un fil à plomb mais dans l’autre sens, du bas vers le haut. C’est génial. Le problème, c’est qu’il fait prise au vent. Le gamin est trop petit pour tenir le dauphin et, si c’est moi qui tient le dauphin, je n’ai plus de mains pour bricoler. Qui pourrait venir tenir le dauphin du fil à plomb deux ou trois heures, ou quatre si ce n’est pas abuser, chaque samedi.

 

Cherche hébergement pour un mouton

 

Je viens de terminer la pose d’un solide grillage tout autour du jardin. J’ai oublié de prévoir une porte et je suis enfermé. A l’intérieur. Ce n’est pas grave, la maison est ouverte et j’ai donc accès aux toilettes et au frigo pour faire une omelette aux lardons ce midi, le temps de trouver une solution. Mais ma femme, le gamin et le mouton sont enfermés à l’extérieur. Une voisine a recueilli le gamin et l’amènera à l’école demain, un monsieur a emporté ma femme. Il reste le mouton. Il s’appelle Albert parce, quand on l’appelle, il répond Albêêêêêêrt. Je lui cherche un hébergement pour un jour ou deux. Je cherche aussi quelqu’un qui pourrait m’apporter des tenailles.

 

21/03/2007

Biglodion et le sport (2)

Biglodion et le sport (2)

100.000 visites, 100.000 mercis. Pour fêter ça, je vous livre quelques paquets d’annonces déjà publiées et regroupées par thèmes : le gamin, maman, les rencontres, le supermarché, etc. C’est un peu mon « biesse tof » personnel. N’hésitez pas à me faire connaître le vôtre. Bon amusement. Amitiés.

Cherche un parachute pour vélo

J’ai participé à un concours. Avec un peu de chance je vais gagner un saut en tandem. Je n’ai jamais fait de tandem, je n’ai qu’un vélo d’appartement sans roue. Mais je n’ai pas de parachute. Cinq étages, ça devrait suffire pour qu’il s’ouvre. J’ai repéré des panneaux « Rue barrée. Fête locale ». Je vais les emprunter. On ne sait jamais, je ne tiens pas à atterrir dans la benne d’un camion qui passe. Je me demande si le compteur kilométrique va fonctionner verticalement. Quand j’ai acheté ce vélo, j’ai pris l’option sonnette. Dans l’appartement c’est ridicule mais maintenant ça va servir. Je cherche un parachute pour vélo d’appartement avec passager cycliste.

Cherche poste d’entraîneur féminin

Je me suis enfoui de l’infirmerie en tenant mon pantalon et la seringue dans la cuisse pendant que l’infirmière avait le dos tourné. J’ai rempli la seringue d’eau et je visite les abribus. Je repère les mémères à chienchien. J’ai la seringue remplie dans le pantalon avec l’aiguille qui dépasse. Invisible. Que vois-je ? Une mèmère et son chienchien qui attend le bus. Pfroouuut, j’envoie un jet d’eau sur la jambe de la mémère. Réflexe de la mémère : coup de pied au cul du chienchien. Je l’ai déjà fait vingt-trois fois. Oufti, quels shoots ! J’ai vu des chienchiens se retrouver sur la façade d’en face. Et pas n’importe quoi, des chienchiens avec des permanentes, des noeunoeuds roses, des petits slips écossais. Je repère les meilleures footeballeuses. Je cherche un emploi d’entraîneur dans un club de footeballe féminin d’âge mûr.

Cherche un autre sport

Je fais du yoga prénatal. Expirez, poussez, position du lotus. Je m’y suis inscrit par erreur. Expirez, poussez. Non mais, à cinquante huit ans, c’est ridicule. Expirez, poussez. Je pète, oui, mais rien de plus. Expirez, poussez. Je croyais que c’était un club de sport. Je suis le seul homme au milieu du bouquet de lotus. Et je n’arrive pas à le faire, même pas en bouton. C’est idiot, j’ai payé pour quinze séances. Mais que je deviens con et distrait avec l’âge. Expirez, poussez. Je n’ai pas encore eu de contraction mais j’ai mal aux fesses, le tapis de tatamimi n’est pas assez épais. J’échange mon abonnement contre des entrées au golf, miniature si possible.

           

20/03/2007

Les ennuis de Biglodion (4)

Les ennuis de Biglodion (4)

100.000 visites, 100.000 mercis. Pour fêter ça, je vous livre quelques paquets d’annonces déjà publiées et regroupées par thèmes : le gamin, maman, les rencontres, le supermarché, etc. C’est un peu mon « biesse tof » personnel. N’hésitez pas à me faire connaître le vôtre. Bon amusement. Amitiés.

Cherche un bout de courroie

J’ai pété une courroie, celle qui servait de ceinture à mon bermuda. La rupture a eu lieu en pleine rue, alors que j’avais à chaque bras un sac rempli de douze boîtes de raviolis. A cause de la promotion. Plus j’avançais et plus le bermuda descendait, jusqu’à arriver sur mes tongs. J’essayais de rallier l’appartement, en prenant mon courage à deux mains, en plus des sacs. J’ai terminé les 300 derniers mètres en une heure vingt. Des gens serviables m’encourageaient : « Vous voulez que je vous la tienne ». « Non, non, j’ai un slip ». Mais je n’ai pas à vous raconter, je cherche une petite courroie. Pour mon bermuda. Merci.

Cherche 273 ballons

Le gamin est chez sa mère. Pour ne pas m’ennuyer je suis allé donner un coup de main samedi à la fête du quartier. Comme je n’ai pas de compétence particulière ils m’ont mis au stand des lots de la tombola rapide. « Par ici, m’sieurs, dames, les beaux lots, tchikitchikitchik », « Allez, hop, doublez vos chances, prenez deux billets, tchikitchikitchic ». « Venez gagner ce magnifique taille-haie électrique, tchikitchikitchic, il fonctionne, tchikitchikitchic ». « Mesdames, que diriez-vous d’avoir ce couteau électrique géant, tchikitchikitchic, idéal pour découper du bison, de l’éléphant, des rondelles de cou de girafe, tchikitchikitchic ». Je voulais absolument me défaire de cette saloperie de taille-haie qui prenait trop de place sur le stand et cachait les autres beaux lots : médailles de Lourdes, dés à coudre et autres paires de lacets. Alors je le faisais fonctionner et tournoyer, tchikitchikitchic, quand, distrait par la devanture d’une belle blonde, je n’ai pas vu le marchand de ballons qui était à côté, Ah ça, pour s’envoyer en l’air, ils se sont envoyés en l’air. D’un seul geste, athlétique et olympien, style cirque de Pékin à la tronçonneuse, j’ai tranché d’un coup involontaire et irréparable les 273 bouts de ficelle qui retenaient les ballons. J’ai voulu m’enfuir, profitant de ce que tout le monde regardait l’envol des ballons mais, pendant qu’ils s’envoyaient en l’air, j’ai pris mon pied. Mais je l’ai pris dans une allonge électrique qui alimentait le surgélateur du stand des crèmes glacées. On n’a vu le manque d’alimentation qu’en fin de journée, quand on n’a plus su distinguer fraise, pistache, vanille, chocolat. J’ai du acheter les 273 ballons et, le soir, les quinze litres de la défunte crème glacée. « Vous êtes notre meilleur client » a dit le responsable de la fête « Revenez demain, je vous donnerai une bon pour un tour en carrousel ». Je n’ai plus d’argent de poche pour mes vacances, juste de quoi m’offrir une sucette, ce que j’ai fait. Je cherche 273 ballons pour récupérer mon achat inutile.

Cherche ficelle de chasse

Samedi je suis allé aider à la fête du quartier. Je tenais le stand de la tombola express et, en brandissant le gros lot pour attirer les badauds, un taille-haie en fonctionnement, j’ai sectionné les ficelles qui retenaient 273 ballons. J’ai du les acheter, sans en avoir un seul. Compatissants, les responsables de la fête m’ont invité à m’occuper de la toilette des gamins, dimanche. En fait, la chaînette de la chasse murale était cassée et trop courte. J’étais là, comme la statue de la Liberté, la main en l’air sur le reste de chaînette. « Alors, gamin, t’as fini, pousse, non di djo, y en a qui attendent ». J’étais pressé, moi, parce que les responsables, compatissants, avaient installé un podomètre sur la chaînette - normalement, ça compte les pas quand on fait de la marche - et m’avaient promis un cent par coup de chasse. Alors, je tirais mon coup à tour de bras. J’ai triché, je disais prout prout et je tirais. Et hop, un cent. Prout prout, et hop, un cent. En une journée j’ai gagné 419 cents, soit 4 euros et une rawette, soit le prix de deux ballons. Mon banquier conseiller fiscaliste m’a dit que ce n’était pas rentable. Ah bon ! J’arrête, je cherche une ficelle pour mettre à la chasse.

 

19/03/2007

Biglodion et le jardinage (1)

Biglodion et le jardinage (1)

100.000 visites, 100.000 mercis. Pour fêter ça, je vous livre quelques paquets d’annonces déjà publiées et regroupées par thèmes : le gamin, maman, les rencontres, le supermarché, etc. C’est un peu mon « biesse tof » personnel. N’hésitez pas à me faire connaître le vôtre. Bon amusement. Amitiés.

Je cherche cours de conduite.

Je suis récemment devenu le fier et heureux propriétaire d’une brouette galvanisée. Ma première brouette. Elle n’a qu’une roue. Je me suis renseigné auprès des collègues, il paraît que c’est normal pour une brouette. Mais, au jardin, quand je l’utilise, soit je tombe, soit elle se renverse. Je cherche des cours de conduite de brouette à une roue par correspondance. Ou alors, des petites roues, à mettre sur les côtés, comme sur le petit vélo du gamin, je crois qu’au début, ça va m’aider. 

Cherche haies à tondre

Youpiiiiiiiie, j’ai gagné le deuxième prix à la tombola de la fête de l’école du gamin. Le premier prix, c’était une croisière avec animateurs, nanas, bar à volonté, piscine à bord et à tribord, les draps de lit changés tous les jours et le reste. Les troisième et quatrième prix, c’était une portion de frites « Chez Lucienne ». J’ai eu de la chance car je n’aime pas les frites de « Chez Lucienne », un gars mal rasé, âgé, poilu, sans hygiène. J’ai gagné le deuxième prix, un taille-haies électrique. Pour moi qui habite au cinquième étage d’un building, c’est un don du ciel et un don du ciel, ça se partage. Je tonds votre haie gratuitement si vous amenez votre haie car le fil électrique est un peu court.

Cherche explications sur les tuteurs

L’été dernier, en rentrant de vacances, j’ai constaté que mes plantes n’avaient pas poussé et avaient même disparu. Par contre, les tuteurs, oui. Ils avaient des feuilles et même de petites branches. Je les ai gardé et j’ai mis des tuteurs aux tuteurs. Je viens de constater que les nouveaux tuteurs bourgeonnent. Je vais bientôt devoir mettre des tuteurs aux tuteurs des tuteurs. Mais, si ça continue, dans dix ans, il n’y aura plus que des tuteurs au jardin. Je me demande qu’en faire. Les vendre, ce ne serait pas honnête, ça va déclencher une invasion de tuteurs, une épidémie de tuteurs. Je cherche des explications, surtout comment m’en débarrasser puisque je vais bientôt devoir en mettre de nouveaux.

 

17/03/2007

Les ennuis de Biglodion (3)

Les ennuis de Biglodion (3)

100.000 visites, 100.000 mercis. Pour fêter ça, je vous livre quelques paquets d’annonces déjà publiées et regroupées par thèmes : le gamin, maman, les rencontres, le supermarché, etc. C’est un peu mon « biesse tof » personnel. N’hésitez pas à me faire connaître le vôtre. Bon amusement. Amitiés.

Cherche nouvelle idée de cadeau surprise

Pour le cadeau de Pâques de mon amie, j’ai acheté un petit truc vibrant à piles et qui fait bzzziit. C’est pour se le mettre dans le cou et décontracter la nuque. Je l’ai caché dans le coffre à la banque. Il paraît que c’est lui qui s’est mis en marche tout seul hier à 3 heures du matin. Dans le coffre, ça a vibré, ça a résonné, ça a déclenché l’alarme. Police, sirènes, chiens policiers, brigade anti-gang, chiens sniffeurs. On aurait dit une journée portes ouvertes de la police sur la Grand-Place. C’était le gros attroupement. Quand j’imagine que ce petit bidule a fait se réveiller entre quatre et cinq cents personnes et la tête qu’ils auront demain au travail, je me dis quelle perte pour l’économie nationale. Sauf pour un. Le marchand de glace a ressorti sa camionnette et il a fait de bonnes affaires. Pour moi c’est foutu, j’ai du expliquer. Mon amie sait tout. Je cherche une autre idée de cadeau surprise, mais un bidule silencieux, c’est important.

Cherche cabines avec tentures jusqu’en bas

Quatorze heures, un pantalon en vitrine m’est tombé dan l’oeil. « Bonjour, Madame, c’est pour le pantalon en vitrine ». « Lequel, Monsieur,il y en a au moins quarante ». « Celui que j’aime bien ». « Venez me montrer dehors ». « Là, là, là, c’est lui ». « Du calme, du calme, rentrons, je vais en chercher un. Quelle taille ? ». « Un mètre quatre-vingt quatre ». « Votre tour de taille ? ». « J’sais pô. Je vais téléphoner à maman ». « Pas nécessaire, je vais la mesurer ». « Hé, relevez-vous vite, on nous regarde ». « Cinquante ». « Ah, c’est dix de plus qu’Ali baba, hé, hé, hé ». « Calmez-vous, Monsieur, vous avez déjà renversé trois présentoirs et cinq mannequins. Je file à la réserve ». « Mon pantalon est décousu, si ça continue on verra l’trou d’mon pantalon qu’est ». « Monsieur, allez m’attendre dans la cabine d’essayage, s’il vous plait, et ne bougez plus ». « Hé, c’est comme pour une radiographie du thorax, hé, hé, hé ». Trente secondes plus tard. « Voilà, mais vous êtes tout rouge ». « Ben oui, c’est dur, pas bouger, pas respirer ». « Vous ne manquez pas d’air, vous. Allez, essayez-moi ça ». Hop, chaussure droite, hop, chaussure gauche, hop, pantalon. « Maman, maman, regardes, là, en dessous de la tenture, il y a un monsieur avec des gros trous à ses chaussettes ». « Pchiiiit ». « Mais, maman, les trous dans les chaussettes ». Paf. « Ouiiiin ». J’ai essayé de faire le flamand rose, sur une jambe. Inutile, j’avais des trous des deux côtés. J’entendais bien que ça défilait devant la cabine. « Hihihi ». « Hahaha ». « Hohoho ». Dix-huit heures et une rawette, soit quatre heures plus tard : « Vous pouvez sortir, les clients sont partis ». « Le temps de remettre mon pantalon et j’arrive. Dites, vous auriez pu mettre de la lecture dans la cabine, non ». « Alors, il vous va comment ? ». « Comme un gant. Je le prends ». « Faudra revenir demain, la caisse est déjà fermée ».

Cherche un paravent

Le W.C. est bouché, j’attend le plombier. Son répondeur téléphonique m’a dit « Je suis parti pour quinze jours, laissez votre message ». Je lui ai laissé un message : « Bonjour, je suis bouché, depuis quand êtes-vous parti ? ». Pas de réponse. J’ai installé un pot de chambre sur le palier mais ce n’est pas pratique. Chaque fois que quelqu’un débarque de l’ascenseur, je dois crier « Occupéééééé ». J’en ai plein le cul. C’est à cause de mon médecin : je dois manger des fruits. J’ai fait une orgie de fruits. C’est fou ce que ça balaye l’estomac. J’ai déjà fait six noyaux de cerise. Je le sais, ça fait « ping » sur le pot. J’en ai mangé plus ou moins cinquante. J’attend la suite, sur le palier. Je cherche un paravent. D’occasion si possible.

 

16/03/2007

Biglodion et le sport (1)

Biglodion et le sport (1)

100.000 visites, 100.000 mercis. Pour fêter ça, je vous livre quelques paquets d’annonces déjà publiées et regroupées par thèmes : le gamin, maman, les rencontres, le supermarché, etc. C’est un peu mon « biesse tof » personnel. N’hésitez pas à me faire connaître le vôtre. Bon amusement. Amitiés.

Cherche vieilles cannes

Je m’initie à la pêche au lancer. Difficile. Je n’ai pas encore le réflexe de retenir la canne. Samedi, en trois heures, j’ai perdu quatorze cannes du club où je viens de m’inscrire. Quand je vois les têtes des autres, je crois que je vais me faire virer. Ils ont même rappelé le président. Bonne nouvelle, j’ai quand même assommé trois poissons. Si vous avez un stock de vielles cannes à jeter, c’est le cas de le dire, contactez-moi.

Cherche à échanger un tabouret

Pour ma condition physique je dois faire du sport. J’ai acheté un vélo d’entraînement par correspondance, en kit. J’ai eu beau fouiller, fouiller et même retourner la grande boîte, je n’ai pas trouvé de roues. Un vélo sans roue, ce n’est pas un vélo, c’est un tabouret. Encombrant. J’échange un tabouret à pédales avec guidon et compteur kilométrique contre vélo d’occasion avec roues.

Cherche un toboggan avec ascenseur

« Papa, j’ai peur », hurlait le gamin sur la plate-forme du toboggan du parc. « Moi aussi, gamin, j’ai peur. ». « Papa, je veux descendre, viens me chercher. ». « Mais c’est ce que je fais ». « Mais non, tu es encore tout en bas ». « C’est parce que je rampe sur la partie plate, mais j’avance, j’avance ». « Papa, viens par l’échelle. ». « Jamais, gamin, jamais, tu sais bien que je n’arrive déjà pas à monter sur un tabouret, alors, une échelle de 3 mètres, hein ». « Papa, j’ai pipi ». « Retourne toi, didjo, arrose l’échelle. ». « Papa, il y a plein d’enfants sur l’échelle. ». « Dis leur que la météo a changé d’avis, qu’il va pleuvoir ». « Papa, t’arrives ? ». « Patience, gamin, j’ai déjà parcouru presque cinq mètres en longueur et plus ou moins cinquante centimètres en hauteur. ». « C’est mon papa, heu, c’est mon papa, heu. ». « A qui tu parles ? ». « Il y a plein de gens qui te regardent. ». « Chasses les. ». « Papa, écartes tes jambes. Nous on faisait ça avec les skis pour freiner à l’école de neige. ». « Gamin, essayes de repérer celui qui a dit qu’il allait chercher du savon de Marseille, c’est pas du cirque, ici. ». « Papa, tu es plus haut que tout à l’heure. ». « J’espère bien. Dis, gamin, surveilles bien celui qui me pousse du cul, il y a mon portefeuille dans ma poche revolver. ». « Papa, papa. ». « Quoi encore ? ». « Il y a la voisine de palier dans le parc. Elle te fait signe bonjour. ». Je me suis retourné et j’ai fait un petit signe d’une main. L’autre main a lâché prise. Dzoouuuuuum. Paf. Le nez dans le sable, crashé en bout de piste. Les gens ont applaudi. Mais que je n’aime pas ça. J’avais envie de creuser pour me cacher sous terre. « Papa, où vas-tu ? ». « Je vais chercher les pompiers avec leur grande échelle. ». Ca n’a pas été nécessaire. Un grand a poussé le gamin qui a atterri sur ma tronche. Le grand aussi. Maintenant le gamin aime le toboggan. Moi pas.

 

15/03/2007

Kiki le hamster (2)

Kiki le hamster (2)

100.000 visites, 100.000 mercis. Pour fêter ça, je vous livre quelques paquets d’annonces déjà publiées et regroupées par thèmes : le gamin, maman, les rencontres, le supermarché, etc. C’est un peu mon « biesse tof » personnel. N’hésitez pas à me faire connaître le vôtre. Bon amusement. Amitiés.

Cherche une toute petite laisse

J’ai frôlé la catastrophe. Je jouais avec Kiki, le hamster du gamin. Il rentrait par une manche de ma chemise et ressortait par l’autre après m’avoir fait des guiluiguilis dans le dos. Ah, que c’est bon. Allez, hop, Kiki, encore un tour. Ce sont ses moustaches qui vont guiliguili. Une femme à moustache, je dis non, mais un hamster, c’est bon. A un certain moment, ne le voyant pas ressortir par la manche, je me suis assis dans le fauteuil. J’ai entendu « Kîîîîî, kîîîîî, kîîîîî ». J’ai eu un bon réflexe, je me suis levé en me disant : « Ca y est, la sonnerie du parlophone déconne ». Et bien non, c’était Kiki qui changeait d’itinéraire. Ah, le petit futé, va, le Kiki à papa. Allez, hop, dans la cage. Occupes-toi de tes noisettes, pas des miennes. Pour les prochaines sorties de Kiki, je cherche une petite laisse.

Cherche une vitre anti-graines

Je ne sais pas si c’est une bonne nouvelle : le gamin a un nouveau Kiki, un hamster. Je le trouve ridicule avec son petit bavoir et le chapeau qui tient avec un élastique. Le gamin dit qu’il l’a reçu comme ça. Quand il se remplit les bajoues de graines, on dirait une grenouille gonflée, mais brune et avec des moustaches. Quand je le regarde et qu’il me regarde, à cinq centimètres, séparés par quelques barreaux, j’ai peur. J’ai peur qu’il fasse pfruuuuuuut et qu’il m’envoie tout dans la figure. A la télé, dans les manifestations, on voit des types en bleu avec un gros concombre noir en main et une sorte de vitre bombée devant la figure. J’en cherche une. Pas le concombre, la vitre.

Cherche des déguisements par dizaine

Le hamster, c’est génial. Hop, on le met dans une poche, on va se promener dans le magasin pour animaux, on le dépose dans le grand bac avec le mélange de graines en vrac, il se sert lui-même, il en met plein ses bajoues, hop, retour dans la poche, « Au revoir, Madame », « Au revoir, Monsieur », hop, on sort et on rentre à l’appartement. Kiki passe sa journée à ranger ses graines dans de petits abreuvoirs à oiseaux que j’ai accroché à l’intérieur de sa cage. Dommage que Kiki soit si petit, sinon il m’aiderait à ranger la cave au sous-sol. Ce matin, en sortant du magasin, la dame a dit « Au revoir, Monsieur, au revoir, Kiki, à demain ». J’ai l’impression qu’elle se doute de quelque chose. J’ai déjà essayé d’aller au magasin sans Kiki mais j’ai difficile à dire au revoir quand j’ai mes bajoues pleines de graines. Si je dois tousser, ça va être la catastrophe. Je change de tactique : je vais me déguiser. Je cherche des dizaines de déguisements, chacun avec au moins une grande poche, pour Kiki.

 

14/03/2007

Les ennuis de Biglodion (2)

Les ennuis de Biglodion (2)

100.000 visites, 100.000 mercis. Pour fêter ça, je vous livre quelques paquets d’annonces déjà publiées et regroupées par thèmes : le gamin, maman, les rencontres, le supermarché, etc. C’est un peu mon « biesse tof » personnel. N’hésitez pas à me faire connaître le vôtre. Bon amusement. Amitiés.

Cherche moyen de communication

Ce week end je suis allé à l’inauguration de la nouvelle piscine couverte et chauffée chez des amis. Génial, quoique un peu bruyant à cause du truc à bulles. Massé par les vagues générées par le truc à vagues, mon intestin m’a suggéré de me rendre aux toilettes, dans la maison. Soulagé, je me suis aperçu qu’il n’y avait plus de papier. Une heure trente minutes à crier « Pa pier, pa pier, pa pier » avec, pour seule lecture, un carrelage mural en imitation Delft montrant des pêcheurs de crevettes. J’ai paniqué. S’ils s’étaient tous noyés, je serais resté mort-vivant sans papier. Je cherche, pour offrir à mes amis, un moyen de communication entre les toilettes et leur piscine.

Cherche petit moine avec de petits trous

J’ai vu à la télé un gamin qui enfilait des tas de slips en sautant dedans. Si un gamin sait le faire, pourquoi pas moi, me dis-je. J’ai profité d’une absence de Biquette pour cause de manque de produit vaisselle et j’ai essayé. Pas de chance, au premier slip, mes deux jambes se sont retrouvées dans le même trou. J’ai une entorse mais j’ai aussi des excuses : 58 ans, pas d’entraînement et toute ma tête. Plus une bosse. En chutant, elle a plongé sur une armoire et, après avoir traversé la porte, a cassé un petit moine avec des trous au-dessus et qui nous servait de salière. Mais c’était aussi un souvenir puisque Biquette et moi l’avions acheté à Nismes, il y a 28 ans, lors de notre premier voyage. Elle est fâchée. Je cherche un moine à trous.

Cherche un truc pour les ongles de pied

Quand je me les coupe, mes ongles de pied sautent partout. En moyenne j’en retrouve deux sur dix. Ce n’est pas que j’y tiens beaucoup puisque je les coupe. Le problème n’est pas de les perdre mais de les retrouver, bien secs, bien durs, bien piquants, enfoncés dans la plante des pieds. Ca pîîîque. Je ne les vois pas, ces rognures ont la même couleur que la moquette. Je ne vais quand même pas devoir changer de couleur de moquette, non mais. Je cherche un truc pour empêcher les ongles de pied de sauter partout.

13/03/2007

Biglodion, bricoleur averti

Biglodion, le bricoleur averti

100.000 visites, 100.000 mercis. Pour fêter ça, je vous livre quelques paquets d’annonces déjà publiées et regroupées par thèmes : le gamin, maman, les rencontres, le supermarché, etc. C’est un peu mon « biesse tof » personnel. N’hésitez pas à me faire connaître le vôtre. Bon amusement. Amitiés.

Cherche tout petit ascenseur

Dans ma commune, on doit maintenant utiliser des sacs poubelle de couleur suivant que c’est des boîtes, des journaux publicitaires ou du tout-à-l’égout. Dans l’appartement, je ne peux plus me servir du vide poubelle. Les autres locataires non plus. Logique, non. Je voudrais me servir du vide poubelle pour sortir le chien, surtout quand il pleut. Je cherche un petit ascenseur que je bricolerais dans le vide poubelle. Sans ascenseur, c’est trop haut, pour le chien. Et je ne suis pas sûr qu’il saurait remonter tout seul. Je cherche un petit ascenseur, format vide poubelle d’appartement.

Cherche vieux frigo avec petit défaut

J’ai bricolé et adapté à la porte des toilettes le système électrique d’un frigo qui n’allait plus. C’est pratique : J’ouvre la porte des toilettes et hop, les toilettes s’éclairent. C’est pas con, hein. J’ai toutefois un problème, surtout quand je reçois des invités : si on ferme la porte quand on est à l’intérieur, plus de lumière ; il faut garder la porte ouverte. Je cherche un vieux frigo mais dont le système électrique fonctionne encore mais qui aurait le défaut de rester allumé à l’intérieur quand on ferme la porte.

Cherche à échanger des bûches

J’ai préparé des tas de bûches pour l’hiver. J’ai vraisemblablement dû scier à un moment ou un autre le morceau de bois qui me servait d’étalon et je me retrouve avec des bûches de 40 centimètres, puis de 34, puis de 26, puis de 19 centimètres. J’ai compris quand j’ai eu des bûches de 13 centimètres. J’ai eu la puce à l’oreille, je les trouvais petites. Or j’ai un feu ouvert pour bûches de 40 centimètres. Je propose l’échange de mes bûches de 34, 26, 19 et 13 centimètres contre des bûches de 40.

 

12/03/2007

Le gamin de Biglodion (2)

Le gamin de Biglodion (2)

100.000 visites, 100.000 mercis. Pour fêter ça, je vous livre quelques paquets d’annonces déjà publiées et regroupées par thèmes : le gamin, maman, les rencontres, le supermarché, etc. C’est un peu mon « biesse tof » personnel. N’hésitez pas à me faire connaître le vôtre. Bon amusement. Amitiés.

 

Cherche une punition exemplaire

Pendant ma sieste le gamin m’a badigeonné le visage avec du cirage noir liquide. Je dormais et je n’ai rien senti. Quand le gamin est parti voir un DVD chez un copain, j’en ai profité pour faire du lèche-vitrine. La trouille de ma vie. L’horreur. La panique. Dans le reflet des vitrines, je voyais chaque fois le même noir qui me fixait dans les yeux. A chaque vitrine, le même noir, avec ses yeux d’ahuri, d’hébété, de couillon qui panique de plus en plus. C’est mon petit bout rose qui m’a sauvé. Le gamin n’avait pas eu le temps de terminer la peinture de l’oreille gauche. J’ai enfin compris. Je cherche une punition exemplaire pour le gamin.

 

Cherche à envoyer une lettre anonyme

« Papa, il fait quoi, le singe ? ». « Ben, heu, il mange une banane ». « Pas lui, papa, les deux, là ». « Chouette hein, gamin, on a du soleil ». « Papa, c’est comme ça que tu m’as fait avec maman ? ». « Viens, on va voir les girafes ». « Mais, papa, t’as dit qu’on venait au zoo pour m’instruire ». « Toi, tu viens pour t’instruire et moi, je viens pour me détendre, d’accord ». « D’accord, mais papa, les singes, ils sont un peu comme nous sauf qu’ils n’ont pas de poils là où on a un slip ». « Détends-toi, gamin ». « Papa, toi tu te détends et moi je m’instruis, c’est toi qui l’a dit ». « Allez, on va s’instruire chez les girafes. On va leur demander comment elles font quand elles voyagent en train et qu’il y a un tunnel ». « Papa, les singes, ils sont comiques, eux ». « Ah bon, tu trouves ». Celui-là, le moche, on dirait le nouveau copain de maman ». « Ah, où ça, où ça, lequel ? ». « Papa, on va voir les girafes ». « Attends gamin, je dois faire des photos de ce monstre ». « Tu vas faire quoi avec ces photos ridicules ? ». « Je vais les envoyer anonymement ». « A qui ? ». « Rien, gamin, encore trois photos et on file aux girafes ».

 

Cherche appartement avec deux W.C.

« Occupéééé ». « Mais, papa, c’est urgent ». « Prends ce que tu trouves, gamin ». « Papa, papa, j’ai trouvé que la passoire ». Nooooon, pas la passoire, il y a des trous ». « Papa, il est où le papier collant ? ». « T’as cassé quelque chose ? ». « C’est pour boucher les trous de la passoire ». « Fais pas ça ». « Papa, c’est urgent ». « Gamin, je termine de lire l’article et je sors ». « Papa, c’est pas un cabinet de lecture, c’est un cabinet de toilette ». « Gamin, arrêtes immédiatement, tu parles comme ta mère, c’est insupportable. Tu vas me faire sortir de mes gonds ». « Sors d’où tu veux, papa, mais sors des toilettes ». « Gamin, vide le bocal du poisson rouge dans une casserole ». « Impossible, papa ». « Et pourquoi ? ». « Y a plus une seule casserole propre ». « Alors, application du plan catastrophe. Vas tambouriner à la porte de la voisine de palier et expliques la situation ». ... « Papa ». « T’as déjà fini ? ». « Elle a dit : occupééé ». « Ca va, ça va, je sors ». Je cherche un appartement au cinquième avec W.C. de secours.

11/03/2007

Biglodion au supermarché (1)

Biglodion au supermarché (1)

100.000 visites, 100.000 mercis. Pour fêter ça, je vous livre quelques paquets d’annonces déjà publiées et regroupées par thèmes : le gamin, maman, les rencontres, le supermarché, etc. C’est un peu mon « biesse tof » personnel. N’hésitez pas à me faire connaître le vôtre. Bon amusement. Amitiés.

Cherche les veinards de la caisse deux

Chers clients, nous mettons la caisse deux à votre disposition. Moi, quatrième à la caisse douze, je débraye, j’enclenche la marche arrière, hop, la marche avant, demi-tour, vroum vroum le caddy et je me retrouve cinquième à la caisse deux. Pourquoi ce sont TOUJOURS les mêmes qui, hop, arrivent juste au moment où on ouvre la caisse deux. Sixième sens ? De mèche avec la chef caissière ? Gros clients ? Je demande aux veinards de la caisse deux de se faire connaître et de me refiler le truc.

Cherche à vous aider au supermarché

Distrait de naissance, j’oublie de prendre les sacs payants recyclables qui sont dans le coffre de ma voiture quand je vais au supermarché. Pour me consoler, je me dis que c’est normal puisque je ne sors jamais de l’auto par le coffre. Je ne peux quand même pas les coller sur le pare-brise, non. Donc, j’en achète de nouveaux. J’en ai déjà deux cent dix-sept, dans le coffre, presque tous comme neufs. Si vous êtes une famille très très nombreuse, je vous les prête pour faire vos courses.

Cherche quelqu’un pour amener ma maman

Vous étiez splendide, au supermarché, à la caisse douze. J’étais à la caisse huit, coincé entre le gros cul d’une mèmère à chachats et son caddy plein de barquettes et une nerveuse qui me rentrait dans les fesses avec le sien. - - - J’ai vu un micro sur une tablette près de la caisse : Allo, ici caisse huit. Caisse douze, vous m’entendez ? - - - La chef caissière s’est amenée (1) : Monsieur, veuillez lâcher le micro, il est réservé à la chef caissière pour les enfants perdus et les promotions. - - - Moi, dans le micro (1) : Allo, allo, je suis perdu à la caisse huit, j’appelle la caisse douze. Le cabillaud est en promotion et aussi les sardi ... Argllll, vous m’étranglez. - - - La chef caissière (2) : Chers clients, il n’y a pas de promotion sur le cabillaud aujourd’hui. Nous mettons la caisse cinq à votre disposition, le temps de déboucher la caisse huit. - - - Moi, dans le micro (2) : Hop, j’ai attrapé le micro. Chères clientes, incroyable, je suis au rayon chaussures, il n’y a que des pieds gauches. Chères clientes, ... , il faut que je me cache. Allo, la caisse douze ? - - - La dame de l’accueil, dans son micro (1) : Appel 22, appel 22, quelqu’un l’a vu derrière les frigos avec les petits yaourts. Chers clients, nous vous souhaitons une bonne journée et vous rappelons qu’aujourd’hui les oeufs de Pâques en chocolat sont à cinquante pourcent. - - - Moi, dans le micro (3) : Non, non, je ne suis pas dans les yaourts. Hé, hé, hé. - - - La dame de l’accueil, dans son micro (2) : Appel 24. Tous les bouchers, fouillez les viandes. Chers clients, les oeufs de Pâques en chocolat sont exceptionnellement à moins soixante pourcent, profitez-en. - - - Moi, dans le micro (4) : Et la chipolata, elle est à combien ? Hé, hé, hé. - - - La dame de l’accueil, dans son micro (3) : Ta gueule. Chers clients, tout va bien. Nous vous remercions pour votre visite et, s’il vous plait, veuillez mettre vos articles sur le tapis roulant, nous n’avons pas d’autre caissière disponible. Nous vous rappelons la promotion sur le cabill, ..., pardon, sur les oeufs de Pâques en chocolat. - - - Moi, dans le micro (5) : Coucou ! Hé, hé, hé. - - La dame de l’accueil, dans son micro (4) : Appel à toutes les unités. La lingerie. Fouillez la lingerie. Chers clients, nous vous remercions pour votre visite. Allez, hop, dehors. Vite, ça bouchonne. Chers clients, au plaisir de vous revoir. - - - Moi, dans le micro (6) : Chères clientes, nous allons procéder à une coupure générale de l’électricité. Veuillez remettre tous vos articles dans les rayons et sortir en rang par deux. Hé, hé, hé. Allez, hop, une, deux, une, deux. - - - La dame de l’accueil, dans son micro (5) : Chers clients, nous vous remercions pour avoir applaudi l’humour du directeur de votre supermarché. Mais ce n’est pas de l’humour et ce n’est pas le directeur. Chers clients, pour tout achat de dix euros ou plus, vous recevez deux oeufs de Pâques en chocolat si vous mettez moins de deux minutes pour passer à la caisse. - - - Moi, au gsm : Allo, maman, viens me chercher, je suis dans le bureau du directeur du supermarché. J’ai fait une rencontre mais ça a raté. Viens vite, ils ont planqué le caddy et les surgelés commencent à fondre.

 

09/03/2007

Les ennuis de Biglodion (1)

Les ennuis de Biglodion (1)

100.000 visites, 100.000 mercis. Pour fêter ça, je vous livre quelques paquets d’annonces déjà publiées et regroupées par thèmes : le gamin, maman, les rencontres, le supermarché, etc. C’est un peu mon « biesse tof » personnel. N’hésitez pas à me faire connaître le vôtre. Bon amusement. Amitiés.

Cherche nettoyant pour mouches cuites

Je n’ai pas encore osé avouer au chef que c’est moi qui ai écrasé une énorme mouche sur la vitre de la photocopieuse. C’est la panique à la vue de l’horrible bestiole qui m’a fait fermer brusquement le couvercle et sproutch, une énorme mouche toute plate qui, maintenant se photocopie juste à l’emplacement du logo de la firme. Il y a déjà deux collègues (féminines) qui sont tombées dans les pommes en voyant leurs photocopies. Le drame : vu la chaleur de la photocopieuse, le monstre a cuit et est comme incrusté dans la vitre. C’est affreux. Je compte rester plus tard un jour ou l’autre pour nettoyer quand il n’y aura plus que moi au bureau. Mais avant je cherche une marque de super nettoyant pour mouches cuites.

Cherche spécialiste en clap

J’ai un fauteuil clip clap qui fait clip (ouvert) mais qui ne fait plus clap (fermé). Il prend énormément de place dans mon petit appartement dans sa position clip (ouvert) et je dois manger debout ou assis sur l’évier. J’ai regardé en dessous du clip clap mais j’ai peur de tous les ressorts. Si j’arrive à lui faire faire clap, je pourrai manger assis mais s’il se coince en position clip, je devrai dormir debout, ou recroquevillé dans l’évier. Il n’est plus sous garantie Je suis à la recherche d’un spécialiste en clip clap, mais surtout en clap.

Cherche collègue qui boîte. Discrétion assurée.

Profitant des soldes de janvier, j’ai fait l’acquisition d’une paire de chaussures, noires avec des lacets, à moins quarante pourcent. Le client devant moi à la caisse a acheté les mêmes. Quand il a sorti son portefeuille j’ai reconnu le badge de mon entreprise. Aujourd’hui je remarque que j’ai acheté deux pieds droits. Chers collègues, comment retrouver ce collègue ? Si vous avez un collègue qui a du mal à marcher avec des chaussures noires à lacets ou qui raconte s’être fait rouler pendant les soldes chez un marchand de chaussures, envoyez-moi ses coordonnées. Discrétion assurée.

17/02/2007

Biglodion : un an d'annonces (13)

Un an de petites annonces, ça se fête. Voici une des premières annonces, pour vous :

 

Déplacement inexpliqué de trous.

 

« Ce matin, j'enfile mes chaussettes et, paf, un gros trou au pied droit. Or, hier, j'en suis certain, j'avais un gros trou au pied gauche. J'ai peur. Bon sang, comment, la nuit, un trou a-t-il pu passé d'une chaussette à l'autre ? Je vais devoir dormir avec les chaussettes. Non, s'il vous plait, pas les chaussettes. J'ai déjà trop chaud avec l'écharpe et le passe-montagne. En plus, je suis chaud des pieds, ben oui, comme d'autres sont chauds d'ailleurs. Mais ce déplacement de trou pendant mon sommeil me fait peur. Je cherche un ouvrage sur les phénomènes paranormaux, plus spécialement sur les déplacements nocturnes de trous. »