21/05/2009

Cherche le dénouement

Je ne dors plus. On m’annonce que je dois être mûr pour enlever le plâtre. J’ai peur d’un massacre à la tronçonneuse. Je n’en ai pas mais j’ai déjà vu une tronçonneuse. Si j’éternue pendant le spectacle je serai transformé en rondelles, en carpaccio sans le parmesan, la roquette et le vinaigre balsamique. Mon Dieu, c’est ma dernière volonté : j’ai envie d’un carpaccio, un vrai. Un carpaccio en entrée. Après, un américain (steak tartare pour les français) frites mayonnaise. Trou normand à l’Eau de Villée et, ensuite, puisqu’il faut manger du poisson pour le phosphore, douze cuisses de grenouilles à l’ail. Attention : pas douze fois une cuisse mais douze fois deux cuisses. Pas des cuisses de grenouilles unijambistes. Une grenouille unijambiste ça tourne en rond, dzoing, dzoing, dzoing, comme moi quand j’essaye de me gratter avec mon plâtre à gauche quand ça chatouille au cou du côté droit. J’a dit au cou mais ailleurs c’est le même. Seigneur, j’ai honte de vous embêter avec mes petites histoires. C’est pourquoi je vous laisse le choix du dessert, avec une petite préférence pour une crème glacée à la vraie vanille surmontée d’un bon chocolat belge. Mon Dieu, le dénouement est proche. Donnez-moi la force de ne pas éternuer pendant la tronçonneuse.  

09/05/2008

Cherche la fête des mères (8)

« Sais-tu pourquoi je suis venue ? ». « Heuuu, non, maman ». « La fête des mères ». « C’est qui ça, Hémère, maman, je le connais ? ». « Jésus, Marie, Joseph, Hémère. Hémère Dalor, c’est ça ? ». « Heuuu, pourquoi te fâches-tu ? Veux-tu un troisième café ? Je ne les compte pas, tu sais ». « Appelle moi un taxi ». « Heuuu, si tu veux j’appelle une pizza et on mange ensemble ». « Jamais. Tu ne rinces pas tes assiettes, elles puent le citron ». « Mais, maman, ça sent bon avec du poisson ». « Tu le cuis comment, le poisson ? ». « Heuuu, je ne mange jamais de poisson, maman, j’ai peur des arêtes ». « Je m’en doutais. Le poisson c’est plein de phosphore et c’est le phosphore qui rend intelligent ». « Ah bon. Pourquoi tu ne m’as pas donné du poisson à manger quand j’étais petit, maman ? ». « Tu en as eu, idiot, mais tu avais peur des arêtes ». « Ah, déjà. Tu vois, maman, yé né pas sanzé. Yé souis comme Roulio Essuie-glace ».

07/04/2007

Biglodion cherche (2)

Biglodion cherche (2)

100.000 visites, 100.000 mercis. Pour fêter ça, je vous livre quelques paquets d’annonces déjà publiées et regroupées par thèmes : le gamin, maman, les rencontres, le supermarché, etc. C’est un peu mon « biesse tof » personnel. N’hésitez pas à me faire connaître le vôtre. Bon amusement. Amitiés.

Cherche cohabitante

J’ai cru faire une bonne affaire au marché en achetant douze slips pour le prix de huit. Erreur. Ils sont beaucoup trop larges à l’usage. Ils tombent. Je marche comme un canard homosexuel, un petit coup de derrière à droite, un petit coup de derrière à gauche. Je n’ai plus qu’à faire coin coin pour paraître naturel. Ou alors, je fais le phoque : honk, honk, honk et je bats des mains. Au parc communal, d’accord, mais au supermarché, en poussant un caddy, honk, honk, honk, ça pas être possibeul. Quand je remonte mes slips trop larges sur mes épaules pour avoir les mains libres pour tenir le caddy, je suis trop serré du, de la, des, disons, des bijoux de famille. Je dois faire des pointes. Avec les pieds. Comme une danseuse. Nouréev au supermarché. Tapetipetap ploum ploum, tapetipetap ploum ploum, les balais du vingtième siècle. J’ai essayé, j’ai eu la sécurité du supermarché sur le dos. Rien que sur le dos, heureusement. Je ne vais quand même pas utiliser mes slips pour faire du parapente, non. Je cherche cohabitante de slip pour danser la lambada.

Cherche un plan de Liège

« Coralie, tu nous quitte à 81 ans ». Coralie, Coralie, c’est quoi ce truc, je suis venu représenter le service à l’enterrement de Gérard. « Coralie, tu as choisi de rester jeune fille pour élever tes vaches ». Ha , ha, ha, Gérard, élever des vaches, qu’il est con ce curé, Gérard jeune fille, je vais pisser de rire, ha, ha, ha. « Coralie, tu n’es pas seule, un paroissien est là, je lui cède la parole ». Qui ? Moi ? « Heu, Gérard, tu es là, Gérard ? Dans la caisse ». « Mon fils, la douleur vous égare, il s’agit de Coralie ». « Mon père, c’est vrai, je le confesse, je suis égaré, je cherche Gérard, il est mort à Liège, j’ai la couronne offerte par service dans le coffre de ma voiture, où est Gérard ».  Merde, je me suis trompé d’église. Qui peut m’envoyer d’urgence un plan de Liège.

Cherche maman

« Profitez-en, aujourd’hui le cabillaud est à 19,90 euros ». « Pardon, madame, j’ai perdu ma maman ». « Ho, pauvre monsieur, elle avait quel âge ». « Non, non, je l’ai perdue dans le supermarché ». « Ah, vous vous appellez comment, je vais faire un appel ». « Biglodion ». « Avis à notre aimable clientèle, monsieur Bildoguion attend sa maman à l’accueil ». « Non, non ». « Comment, non non ? ». « Vous devez dire ‘le petit Biglodion’ sinon elle ne viendra jamais ». « Avis à notre aimable clientèle, monsieur Petit Bill Godion attend sa maman à l’accueil ». « Passez-moi le micro ». « Non ». « Si ». « Je vais avoir des ennuis avec le directeur ». « Hé, ho, j’ai perdu maman du côté des surgelés, elle a la manie de prendre les paquets de tout en bas parce qu’ils sont plus froids. Elle est peut-être coincée dans la banquise, passez-moi le micro ». « Heu, mais la promo du cabillaud ». « Je m’en charge ». « Mais ». « Y a pas de mais, allez aux surgelés, appelez spéléo-secours ». « Et le cabillaud ». « Allo, un, deux, ça marche ce truc, un deux, vous m’entendez, le cabillaud, m’sieurs, dames, c’est plein de phosphore, dépéchez-vous, maman arrive et va tout rafler, maman, si tu m’entends, ne prends pas de cabillaud, ils le liquident parce qu’il n’est plus frais, maman, reviens, ça suffit, c’est pas des jeux à faire à 80 ans, ah oui, j’oubliais, le cabillaud, m’sieurs dames, caca bibi yoyo, ca bi yo, ca bi yo, hou houuu, maman, reviens, je veux rentrer maison, j’ai pipi, je m’excuse de t’avoir traité de vieille dentelle, cabillaud, m’sieurs dames, si vous retrouvez maman, je vous offre une crevette, di dju, maman, si tu ne sors pas de ta cachette je t’envoie au home, na ». Plus jamais, plus jamais je n’amènerai maman au supermarché.

 

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26/09/2006

100.000 blogs Skynet (3)

Dimanche 24.09, fête des 100.000 blogs Skynet. J'y suis allé avec maman, 80 ans. Elle : "Tu as vu qui ?". "Martine et Liliane de mdt". "Ah, des nobles ?". "Sais pas, mdt, c'est le nom du blog". "Ah". "Et aussi au-fil-des-jours et mes-deux-chiens". "Pourquoi dis-tu au tiret fil tiret des tirets jours ?". "Je te montrerai sur l'ordinateur, maman. Norway est là aussi". "Ah, il est là". "Quoi, tu le connais". "Tes petits neveux m'ont fait lire Buddy Norway". "Je crois que tu confonds avec Buddy Longway". "Dis tout de suite que j'ai Al Zaïmeur. Et là, le seul qui a l'air mexicain, c'est qui ?". "C'est l'ami Chaparal". "Là, derrière nous, ne te retournes pas, le beau noir et la dame souriante ?". "C'est billy-gene". "Manges le poisson que je t'ai apporté". "Quoi ! Tout ça !". "Manges ton poisson, je te dis, c'est plein de phosphore, ça te rendra peut-être intelligent". "Là, cest superlolo". "Tu vois, quand j'avais son âge, j'étais comme elle, splendide. Allez, manges ton poisson". "Tu m'en as mis pour un régiment". "Oh, c'est qui le monsieur bien mis avec sa chemise rose". "C'est libra". "Il me semble que j'ai déjà vu sa dame à Rocourt quand je suis allée chez ta tante Fernande". "Chadou, de humour051". "Manges ton phosphore". "Oui, maman, ah, la pêche au thon". "Où est-elle celle-là ?". "Qui". "pèchoton". "Dans l'assiette. Maman, la-vie-est-belle". "Merci Skaï nette. Manges ton poisson". "la-vie-est-belle, maman, c'est lui, là". "Maintenant, tu arrètes, veux tiret tu tiret bien tiret manger tiret le tiret poisson tiret plein tiret de tiret phosphore".

31/08/2006

Cherche maman

"Profitez-en, aujourd'hui le cabillaud est à 19,90 euros". "Pardon, madame, j'ai perdu ma maman". "Ho, pauvre monsieur, elle avait quel âge". "Non, non, je l'ai perdue dans le supermarché". "Ah, vous vous appellez comment, je vais faire un appel". "Biglodion". "Avis à notre aimable clientèle, monsieur Bildoguion attend sa maman à l'accueil". "Non, non". "Comment, non non ?". "Vous devez dire 'le petit Biglodion' sinon elle ne viendra jamais". "Avis à notre aimable clientèle, monsieur Petit Bill Godion attend sa maman à l'accueil". "Passez-moi le micro". "Non". "Si". "Je vais avoir des ennuis avec le directeur". "Hé, ho, j'ai perdu maman du côté des surgelés, elle a la manie de prendre les paquets de tout en bas parce qu'ils sont plus froids. Elle est peut-être coincée dans la banquise, passez-moi le micro". "Heu, mais la promo du cabillaud". "Je m'en charge". "Mais". "Y a pas de mais, allez aux surgelés, appelez spéléo-secours". "Et le cabillaud". "Allo, un, deux, ça marche ce truc, un deux, vous m'entendez, le cabillaud, m'sieurs, dames, c'est plein de phosphore, dépéchez-vous, maman arrive et va tout rafler, maman, si tu m'entends, ne prends pas de cabillaud, ils le liquident parce qu'il n'est plus frais, maman, reviens, ça suffit, c'est pas des jeux à faire à 80 ans, ah oui, j'oubliais, le cabillaud, m'sieurs dames, caca bibi yoyo, ca bi yo, ca bi yo, hou houuu, maman, reviens, je veux rentrer maison, j'ai pipi, je m'excuse de t'avoir traité de vieille dentelle, cabillaud, m'sieurs dames, si vous retrouvez maman, je vous offre une crevette, di dju, maman, si tu ne sors pas de ta cachette je t'envoie au home, na". Plus jamais, plus jamais je n'amènerai maman au supermarché.