03/07/2010

Le pied de porc facile (5)

« Gamin, gamin, j’ai enfin trouvé une recette de pieds de porc facile ». « Chouette, papa, parce que, depuis que tu les as achetés, les pieds de porc comment à courir tout seul ». « Ecoute ça, gamin, c’est pour six personnes : six pieds de porc, 300 grammes de viande de porc hachée, du sel, un œuf, de la cannelle et de la muscade, une crépine et un peu de mie de pain ». « Et c’est quoi une crépine, papa ? ». « Je suppose que c’est un sac, gamin, parce qu’ils disent qu’après avoir désossé le pied de porc et l’avoir coupé en deux parties il faut lui faire une farce avec le porc haché assez zoné et refermer le pied avec la crépine ». « Papa, tu te sens capable de faire de la chirurgie esthétique ? ». « Gamin, qui n’essaye rien n’a rien ». « Mais, papa, la recette est pour six personnes ». « Gamin, je n’ai que deux pieds, donc je vais diviser par trois ». « Papa, tu as dit qu’il fallait un œuf. Comment vas-tu le couper en trois ? ». « Gamin, tu as raison. Changement de programme : raviolis. Vas chercher l’ouvre-boite ».

30/06/2010

Le pied, ce n'est pas le pied (4)

« Papa, tu fais les pieds de porc ? ». « Gamin, écoute ça : il faut braiser et désosser les pieds de porc ». « C’est quoi, braiser, papa ? ». « C’est là que je coince, gamin. Je suppose qu’il n’y a pas une erreur d’impression mais je n’ai jamais braisé personne ». « Et désosser, c’est enlever les os, papa ? ». « Je suppose, gamin. Pourtant, quand j’achète du jambon à l’os il n’y a pas d’os dedans. Et le jambon c’est juste ce qu’il y a au dessus du pied de porc, que je sache ». « Parce que le jambon c’est du cochon, papa ? ». « Ben oui, gamin, c’est ce qu’il y a entre les pieds et les côtelettes. C’est pour ça que le jambon est cher : c’est parce que le cochon a des milliers de côtelettes mais il n’a que quatre pattes dont deux avec du jambon ». « Pourquoi, papa ? ». « Les cochons, c’est comme les grenouilles, gamin. Dans les grenouilles on ne mange que les pattes de derrière, celles qui servent à sauter. Celles de devant c’est pour lire le journal, se brosser les dents ou faire des pieds de nez ». « Et des pieds de nez, ça se mange, papa ? ». « Je n’en ai jamais vu au rayon des surgelés, gamin. ». « Papa, j’ai appris à l’école qu’on pouvait faire du vin en plantant des pieds de vigne. Si tu plantais les pieds de porc dans des pots que tu mettrais sur le balcon, on aura peut-être du jambon pour pas cher ». « Bonne idée, gamin. Vas fouiller dans la poubelle de la voisine de palier. Elle se fait souvent des moules mais elle ne mange pas la barquette. On va y planter les pieds de porc. Gamin, si tu trouves des pieds de vigne, ramènes-les, on fera du vin ». « Oui, papa ». (la suite vendredi)

29/06/2010

Le pied de porc (3)

« Papa, parle-moi du pied de porc ». « Gamin, c’est notre chance, pendant que tu étais à l’école je suis allé en acheter deux pour demain et deux côtelettes de porc pour aujourd’hui. Regarde ». « Berk, berk, berk, les pieds de porc ». « Ne t’en fais pas, gamin, les pieds de porc doivent mijoter, ce sera pour demain. Aujourd’hui c’est côtelette de porc et purée en poudre ». « C’est quoi, mijoter, papa ? ». « Je ne sais pas encore, gamin, je dois me renseigner sur l’ordinateur ». « Montre-moi les côtelettes, papa, que je comprenne ce qu’est un porc ». « Regarde, gamin, voici une côtelette. Voici l’autre. Si je les mets l’une à côté de l’autre dans ce sens ça ne marche pas mais, dans l’autre sens, tu vois bien que la tronçonneuse a débité la même bébête. Imagine des milliers et des milliers de côtelettes qui se suivent et tu as un porc. Mais, gamin, un porc n’est pas un ver de terre. Il a des pattes, deux devant et deux derrière. Et, au bout des pattes, qu’est-ce qu’il y a, gamin ? ». « Des pieds, papa ». « Oui, gamin, mais des pieds de quoi ? ». « Des pieds de côtelettes, papa ». « Fils de con, ce sont des pieds de porc ». « Et ça se mange ? ». « Demain, tu en auras à midi ». « Papa, tu aurais du acheter des pieds de mille-pattes, tu en aurais eu plus ». « Heuuu ».   

26/03/2008

Cherche une vengeance de cochon

« Allo, le supermarché ? ». « Bonjour, monsieur ». « Passez-moi la boucherie ». … « La boucherie, j’écoute ». « Oui, monsieur ». « Bonjour, madame, je vous écoute ». « Hé, hé, c’encore moi, gros malin, j’avais déguisé ma voix de peur de tomber sur le chef boucher ». « Monsieur dedede, de Lapointure de Pied de Porc, dites-moi tout, je ne suis pas psychiatre mais je rigole. C’est pour quoi ? ». « C’est pour des pieds de porc, deux ». « Vous savez, le porc en a quatre, ah, ah, ah ». « C’est pour Gérard, c’est un chien ». « Vous avez un chien qui s‘appelle Gérard, ah, ah, ah ». « Non, hein. Gérard, c’est mon ami. Mais il m’a fait un tour de cochon ». « Aaah, un tour de cochon, ah, ah, ah. Un tour à pied, hein, à pied de porc, aaah, je m’écroule ». « Il a bourré du papier dans mes chaussures pendant que je les avais retirées pour tirer sur mes chaussettes à cause de mes orteils qui sortaient par les trous. Après il a dit que je marchais comme une demoiselle ». « Et maintenant vous voulez marcher comme un cochon, c’est ça ? ». « C’est quoi ces éclats de rire ? ». « J’ai mis le haut-parleur du téléphone dans la boucherie ». Tûûût, tûûût, tûûût.