01/02/2009

Cherche un anti-mousse puissant

J’adore le cassoulet et les lentilles. Il paraît que c’est plein de fibres et que ça tricote dans l’estomac. « Laisse Thomas dans l’étalon » aurait dit Jésus lors de l’avant-dernière cène quand Thomas était parti, seul, la main sur sa braguette, pour aller pisser, de nuit, dans un pré voisin du restaurant et, croyant que c’était la chasse des toilettes, aurait tiré sur quelque chose de chevalin, lequel cheval, peu gay, n’aimant pas qu’on tire la sonnette d’alarme facétieusement, lui aurait rué dans les brancards. Ceci n’était qu’une parenthèse inutile mais, quand ça traverse l’esprit, il faut que ça ressorte  Bon, c’est sorti. Donc, disais-je, cassoulet et lentilles suivi d’un bain bien arrosé de bain-mousse, ça ne fait pas bon ménage. J’ai du m’enfuir et courir dans la rue couvert de mousse. Je cherche un frein à mousse de bain comme il y a, paraît-il, dans les trois en un des lave-vaisselle.

01/01/2009

Fermé pour cause de veille

Ne me demandez pas quand était la veille, je ne sais plus. Je me rappelle de tout : ma course effrénée vers les toilettes, le W.C. qui, se prenant pour un bouc, s’est relevé pour me donner un coup de boule, les étoiles, le froid du carrelage, le boum boum « Sors de là, connard, faut que je pisse », les secours : « Vous croyez que c’est un suicide, chef ». « Non, il n’y a pas de corde », l’exposition de mon corps, qui fut athlétique, traversant la salle sur un lit de camp sans baldaquin porté par deux extraterrestres en jaune fluo et moi, au milieu de la foule, agitant ma petite main et disant : Bonne année Rafaël, Mimi, Arbil, Tex, Chadou, Loo, Yves, Lécia, Nanny, Victoire, Nays, Titinechacha et beaucoup d’autres.

17/12/2008

Cherche à me soulager

Quand j’ai un besoin urgent je cherche une boîte aux lettres pour me soulager. D’habitude ça se passe bien. Sauf hier. On m’a pris la main dans le sac, si je puis dire. Je ne savais pas que le type était en train de relever son courrier. « Germaine, viens voir, quelqu’un nous a mis du boudin de Noël dans la boîte aux lettres. C’est coincé, vas pousser par dehors ». Ouille, ouille, ouille. Le type ignore sûrement l’existence des psychologues qui préconisent le lâcher prise. C’est Germaine qui m’a sauvé. Quand elle m’a vu elle a crié au secours. Le type a gueulé : « Et si j’allais pisser sur votre fenêtre, que diriez-vous ? ».  J’ai juste eu le temps de lui crier : « Essaye toujours, j’habite au cinquième ».

23/04/2008

Cherche le petxaran

Rafaël de http://carpe-diem-lbsp.skyblogs.be , hé oui, encore lui, me conseille d’engager des rameurs basques pour aller sur l’île de Robinson et d’utiliser le petxaran comme carburant. Pourquoi pas des basques, s’ils sont grands, pas des baskets ni des basketjes de Bruxelles (bonjour les suisses). Je ne sais pas comment Gérard a fait, mais il m’a branché sur « Oui, qui pédia », vélo, pardon, cyclopédie d’internet. Le patxaran, prononcer patcharane (ça commence bien !), est une liqueur du Pays basque fabriquée à partir de la macération de prunelles sauvages dans de l'alcool anisé, voilà qui est interessant. L’alcool anisé, je l’ai. C’est quoi des prunelles ? Sauvages, en plus ! Je vais devoir aller à la chasse ? Pool. Pan. Ouais, j’ai zigouillé une prunelle sauvage. Imbécile, c’est un lapin. Ah bon, ce n’est pas bon un lapin macéré dans de l’alcool anisé ? C’est une femelle qu’il faut ? Lapin aux pruneaux, lapine aux prunelles. Hé, vous la connaissez celle-là ? « Comment reconnais-tu les lapins des lapines ? ». « J’ai acheté des accessoires, j’ai des cloches à lapine ». « Ah bon. Et pour pisser, ça va ? ». Heuuu, si ça ne vous fait pas rire, je m’en fiche. Par contre pour mon voyage j’ai besoin de vous. Je cherche des prunelles, des sauvages et de la macération.