29/08/2010

Robert mastique

Quand je rends visite à mon collègue Robert à l’hosto pour une affaire de polype qui l’empêche de manger, je pense à Kiki. Kiki, c’est le hamster du gamin. Je n’ose pas le dire à Robert car il a déjà vu Kiki. Quand le gamin donne une pistache ou une noix d’acajou à Kiki, ça dure, ça dure. Il grignote, il grignote. Robert, c’est la même chose mais avec un centimètre cube de pain de mie. La vision de Kiki m’obsède. Hier soir, allant voir Robert, j’ai fait une boulette. Toc toc. Robert était en train de terminer le premier quart de sa tartine de midi. « Salut, Kiki ». « Monsieur, la section Alzheimer est au troisième étage ». « Heuuu. A demain ? ». « Oui, à demain ».

23/09/2009

Cherche mes pantoufles

« Bonjour, papa ». « Ah, di dju, le gamin. Comment vas-tu ? ». « Ben, ça va. Je ne savais pas que tu étais déjà rentré, papa ». « Je l’ai bien compris quand je t’ai vu entrer avec une brosse, une ramassette et un filet à papillons, gamin. Tu fais partie d’un groupe de chevaliers médiévaux, G de B, gamin de Bouillon ? Dis, c’est quoi ce puzzle en cuir dont les morceaux trainent par terre ? ». « Heureusement que j’ai eu l’intuition de prendre une ramassette, hein, papa ». « Dis, gamin, tu as du être triste pendant mes vacances à l’hôtel psychiatrique ». « Pourquoi, papa ? ». « Parce que, cette nuit, je me suis réveillé parce que je n’entendais pas le bruit de la roulette de Kiki et Pipette, tes hamsters. Je suppose qu’ils sont morts ». « Non, non, papa ». « Comment ça, non, non. Tes hamsters sont morts et tu n’es pas triste ! ». « Papa, je sais qu’on est mercredi et que ce n’est pas le jour des énigmes mais réfléchis un peu. Un puzzle en cuir, moi avec une brosse et une ramassette, la cage des hamsters vide et, j’ajoute comme indice que tu ne retrouveras pas tes pantoufles en cuir, hein, papa, à quoi penses-tu ? ». « Mes pantoufles en cuir, qui me vont comme un gant quand je rampe à quatre pattes pour trouver mon lit après m’être réhydraté avec mes petites bières, mes pantouf’ touf’ touf’, où sont mes pantouf’ touf’ touf’. Gamin, dis-moi que ce n’est pas vrai ». « Ben, si, papa ». « Et, par terre, les grains noirs comme on en trouve dans le pain complet, ce sont leurs crottes ? ». « Ben oui, papa. Tu comprends mieux le pourquoi de la brosse ? ». « Gamin, je ne regrette qu’une seule chose, c’est d’être revenu un jour trop tôt. Vas y, brosse, frotte, remets les lions en cage, mets mon linge dans la lessiveuse. J’ai dit la lessiveuse, pas le lave-vaisselle et donne des pistaches à Kiki et Pipette. Quand tu les auras capturés ».

22/09/2009

Bébé assume l'intérim - 10

Coucou, c'est Bébé, Bag-in-Box sans le box. Et sans le ring. Cassius Clay peut aller se rhabiller. Le ring aussi, avec ses kilomètres de file chaque matin. Les français appellent un ring un périf'. Un périf quoi ? Un périfcope ? Les parisiens vont au boulot en sous-marin ? Sous-marin, c'est dans l'eau. Et sous-narines, c'est la moustache. Si la moustache, la pistache aussi. Ariel trois en un. C'est ma dernière apparition. J'ai eu grand plaisir à faire votre connaissance. Vous allez retrouver Biglodion dès demain. Je me demande s'il a pris de la bouteille. A mon avis il doit y en avoir plein son coffre, en caisses de douze, en carton de six. J'espère que ce salaud n'a pas ramené d'autres Bag-in-Box car je piquerais une crise de jalousie.

022

24/12/2007

Cherche à passer un bon Noël

Entre le bœuf et l’âne gris, dort, dort, petit Kiki. Tu vois, Kiki, gentil petit hamster, je vais passer le réveillon de Noël avec toi et Pipette. Tu feras l’âne et Pipette, qui me semble bien grosse, fera le bœuf. Je ferai le petit jésus. En boudin. J’en ai du à l’ail, du au chou, du à la carotte, du aux pommes, du aux poireaux, du aux raisins, du au cognac. Je vais le sculpter pendant le journal télévisé. Dans du aux poireaux, c’est le plus blanc. A minuit vous pourrez le manger. Si ça marche, je ferai un roi mage, dans du noir aux raisins. Je ferai les narines avec deux raisins. A chaque coup de minuit je vous donnerai aussi une pistache mais pas plus de dix, pour éviter l’indigestion.

10/12/2007

Cherche où passer le réveillon

Nous voici en décembre, ça urge. Le réveillon approche. Je cherche un endroit de réveillon pour quatre personnes. Avec jeux à l’extérieur, toboggan, château gonflable, hamburgers et frites à volonté, boissons comprises, distributeur de pistaches, vaste parking, toilettes gratuites, animaux admis. Ce n’est pas pour moi, c’est pour le gamin. Nous viendrions nous deux plus Kiki et Pipette, le couple de hamsters. Important : c’est pour un réveillon de Noël entre 14 et 20 heures. Autre chose : il faut que le château gonflable résiste à des dents de hamster. Merci.

01/09/2007

Cherche les souvenirs

« Allo, papa ». « Ah, gamin, quelle surprise ». « Papy est sorti s’acheter des cigarillos, alors je te téléphone ». « C’est très gentil ». « C’est pour savoir ce que tu m’as ramené comme souvenir de vacances ». « Ah, c’est pour ça ». « Dépêche toi, papa, Papy va rentrer ». « Une djellaba, je t’ai ramené une djellaba ». « C’est quoi ? ». « C’est pour mettre sur toi quand tu iras chez un copain dont le papa fait un barbecue ». « C’est un bavoir pour pas faire de taches ? ». « « Très très grand, même qu’à l’hôtel tu peux être à poil en dessous, on ne voit rien ». « C’est comme une robe de mariée ? ». « Ecoute, gamin, c’est une surprise, tu verras. Et j’ai aussi une surprise pour Kiki et Pipette : des pistaches. Mais c’est dangereux ». « Pourquoi ? ». C’est tellement bon qu’on risque de tout bouffer avant de leur en donner ». « Papa, t’as rien ramené à manger ». « Si, si, j’avais oublié, alors en arrivant à l’aéroport, j’ai acheté une petite boîte de couscous ». « Pourquoi une petite boîte ». « Ne t’inquiète pas, le jour du couscous, j’irai acheter des frites ».

21/05/2007

Cherche l'extraterrestre

qsdfjklmoliju « Kiki, retourne dans ta cage ». opiuhgvndfrtuii « Gamin, viens chercher le hamster, il déconne sur l’ordinateur ». xgjn gdsgs jn,gvfhgf « Gamin, sors des chiottes, viens chercher Kiki ». ljkh papa est un con « Gamin, gamin, viens vite voir, c’est formidable, Kiki sait écrire, il nous envoie des messages ». qsdoip je veux des pistqaches « Kiki, enlève ton q ». « Il fait quoi, Kiki, papa ». « Gamin, file chez Delhéééze, achète des pistaches ». Ti dju ti, Kiki est un estraterrest’.

20/03/2007

Les ennuis de Biglodion (4)

Les ennuis de Biglodion (4)

100.000 visites, 100.000 mercis. Pour fêter ça, je vous livre quelques paquets d’annonces déjà publiées et regroupées par thèmes : le gamin, maman, les rencontres, le supermarché, etc. C’est un peu mon « biesse tof » personnel. N’hésitez pas à me faire connaître le vôtre. Bon amusement. Amitiés.

Cherche un bout de courroie

J’ai pété une courroie, celle qui servait de ceinture à mon bermuda. La rupture a eu lieu en pleine rue, alors que j’avais à chaque bras un sac rempli de douze boîtes de raviolis. A cause de la promotion. Plus j’avançais et plus le bermuda descendait, jusqu’à arriver sur mes tongs. J’essayais de rallier l’appartement, en prenant mon courage à deux mains, en plus des sacs. J’ai terminé les 300 derniers mètres en une heure vingt. Des gens serviables m’encourageaient : « Vous voulez que je vous la tienne ». « Non, non, j’ai un slip ». Mais je n’ai pas à vous raconter, je cherche une petite courroie. Pour mon bermuda. Merci.

Cherche 273 ballons

Le gamin est chez sa mère. Pour ne pas m’ennuyer je suis allé donner un coup de main samedi à la fête du quartier. Comme je n’ai pas de compétence particulière ils m’ont mis au stand des lots de la tombola rapide. « Par ici, m’sieurs, dames, les beaux lots, tchikitchikitchik », « Allez, hop, doublez vos chances, prenez deux billets, tchikitchikitchic ». « Venez gagner ce magnifique taille-haie électrique, tchikitchikitchic, il fonctionne, tchikitchikitchic ». « Mesdames, que diriez-vous d’avoir ce couteau électrique géant, tchikitchikitchic, idéal pour découper du bison, de l’éléphant, des rondelles de cou de girafe, tchikitchikitchic ». Je voulais absolument me défaire de cette saloperie de taille-haie qui prenait trop de place sur le stand et cachait les autres beaux lots : médailles de Lourdes, dés à coudre et autres paires de lacets. Alors je le faisais fonctionner et tournoyer, tchikitchikitchic, quand, distrait par la devanture d’une belle blonde, je n’ai pas vu le marchand de ballons qui était à côté, Ah ça, pour s’envoyer en l’air, ils se sont envoyés en l’air. D’un seul geste, athlétique et olympien, style cirque de Pékin à la tronçonneuse, j’ai tranché d’un coup involontaire et irréparable les 273 bouts de ficelle qui retenaient les ballons. J’ai voulu m’enfuir, profitant de ce que tout le monde regardait l’envol des ballons mais, pendant qu’ils s’envoyaient en l’air, j’ai pris mon pied. Mais je l’ai pris dans une allonge électrique qui alimentait le surgélateur du stand des crèmes glacées. On n’a vu le manque d’alimentation qu’en fin de journée, quand on n’a plus su distinguer fraise, pistache, vanille, chocolat. J’ai du acheter les 273 ballons et, le soir, les quinze litres de la défunte crème glacée. « Vous êtes notre meilleur client » a dit le responsable de la fête « Revenez demain, je vous donnerai une bon pour un tour en carrousel ». Je n’ai plus d’argent de poche pour mes vacances, juste de quoi m’offrir une sucette, ce que j’ai fait. Je cherche 273 ballons pour récupérer mon achat inutile.

Cherche ficelle de chasse

Samedi je suis allé aider à la fête du quartier. Je tenais le stand de la tombola express et, en brandissant le gros lot pour attirer les badauds, un taille-haie en fonctionnement, j’ai sectionné les ficelles qui retenaient 273 ballons. J’ai du les acheter, sans en avoir un seul. Compatissants, les responsables de la fête m’ont invité à m’occuper de la toilette des gamins, dimanche. En fait, la chaînette de la chasse murale était cassée et trop courte. J’étais là, comme la statue de la Liberté, la main en l’air sur le reste de chaînette. « Alors, gamin, t’as fini, pousse, non di djo, y en a qui attendent ». J’étais pressé, moi, parce que les responsables, compatissants, avaient installé un podomètre sur la chaînette - normalement, ça compte les pas quand on fait de la marche - et m’avaient promis un cent par coup de chasse. Alors, je tirais mon coup à tour de bras. J’ai triché, je disais prout prout et je tirais. Et hop, un cent. Prout prout, et hop, un cent. En une journée j’ai gagné 419 cents, soit 4 euros et une rawette, soit le prix de deux ballons. Mon banquier conseiller fiscaliste m’a dit que ce n’était pas rentable. Ah bon ! J’arrête, je cherche une ficelle pour mettre à la chasse.