07/04/2010

Comment obtenir une pizza ?

Pour les nouveaux lecteurs voici la vie au quotidien avec le gamin : « Boum, boum, boum ». « Occupé, papa ». « Sors de là, gamin, j’ai une urgence ». « Je fais ma crotte, papa ». « Gamin, tu n’es pas tout seul. Je parie que tu fais ta crotte avec ta game boy ». « Heuuu, oui, papa ». « Sors de là, gamin, l’urgence se précise ». « J’ai pas fini, papa ». « T’as pas fini ta crotte ou t’as pas fini ta partie, gamin ». « Papa, je vais avoir un et cinq zéro derrière en points ». « Gamin, pitié, je serre les fesses, tu peux pas savoir. Je sens que je vais lâcher le paquet ». « Va sur le balcon, papa ». « Gamin, t’es fou. La nuit, d’accord, mais pas en plein jour. Pense qu’un livreur de pizza pourrait passer ». « T’as commandé une pizza, papa ? ». « Heuuu, si je dis oui, tu sors tout de suite des toilettes ? ». « Oui, papa ». « Promis, juré, craché comme les scouts ? ». « Oui, papa ». « Gamin, changement de menu. Exceptionnellement, et vu la crise dans les boîtes, les raviolis seront remplacés par une pizza ».  « Papa, tu es un papa formidable ».

 

07:30 Écrit par Fanny dans petites annonces | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : pizza, crotte, urgence, game boy |  Facebook |

06/02/2010

Cherche à lui dire zut

" Goujat ". Vlan. " Papa, c'est quoi ce bruit de porte qui claque ? ". " C'était ma réponse à la voisine de palier, gamin ". " Qu'a-t-elle dit, papa ? ". " Elle m'a traité de goujat, gamin. Et je n'aime pas qu'on me traite de noms que je ne comprends pas ". " Papa, il a du certainement se passer quelque chose, voyons. Un goujat, c'est joli, ça vit dans l'eau, ça fait blup blup ". " Non, gamin, ça, c'est un goujon, un joli petit poisson que tu peux écailler, couper la tête et la nageoire, vider les entrailles, laver, éponger, rouler dans la farine et frire dans une poêle avec du beurre ou de l'huile sans oublier de les saler et poivrer ni de les retourner plusieurs fois ". " Papa, beurk, je préfère le vrai poisson, rectangulaire, sans tête ni nageoire,  blanc à l'intérieur et recouvert de chapelure dorée à l'extérieur. Mais, papa, mon papounet tout excité, que s'est-il passé entre la connasse d'en face et toi ". " Vois-tu, gamin, elle est venue nous offrir des pizzas à la cassonnade et au chocolat pour la Chandeleur ". " Tu as sûrement du la choquer, papa, pour qu'elle te traite de machin dégueulasse avec une tête et des nageoires ". " Non, gamin. Je lui ai simplement et calmement répondu que si elle croyait que le chemin le plus court pour conquérir le coeur d'un homme était l'estomac elle visait un peu trop haut ".

08/08/2009

Cherche à cuisiner proprement

" Papa ". " Oui, gamin ". " Tu as mis beaucoup de petites olives noires sur la pizza ". " Heuuu, gamin, ce ne sont pas des olives noires, ce sont des mouches ".

07:30 Écrit par Fanny dans petites annonces | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : papa, gamin, cuisine, pizza, olive |  Facebook |

15/03/2009

Cherche à le faire sortir

« Boum, boum, boum ». « Occupé, papa ». « Sors de là, gamin, j’ai une urgence ». « Je fais ma crotte, papa ». « Gamin, tu n’es pas tout seul. Je parie que tu fais ta crotte avec ta game boy ». « Heuuu, oui, papa ». « Sors de là, gamin, l’urgence se précise ». « J’ai pas fini, papa ». « T’as pas fini ta crotte ou t’as pas fini ta partie, gamin ». « Papa, je vais avoir un et cinq zéro derrière en points ». « Gamin, pitié, je serre les fesses, tu peux pas savoir. Je sens que je vais lâcher le paquet ». « Va sur le balcon, papa ». « Gamin, t’es fou. La nuit, d’accord, mais pas en plein jour. Pense qu’un livreur de pizza pourrait passer ». « T’as commandé une pizza, papa ? ». « Heuuu, si je dis oui, tu sors tout de suite des toilettes ? ». « Oui, papa ». « Promis, juré, craché comme les scouts ? ». « Oui, papa ». « Gamin, changement de menu. Exceptionnellement, et vu la crise dans les boîtes, les raviolis seront remplacés par une pizza ».  « Papa, tu es un papa formidable ».

05/09/2008

Cherche l'espagnol breton

Zut, ça démarre mal l’école pour le gamin. Pour moi aussi. « Papa, pour demain je dois avoir une photo d’un espagnol breton ». Réfléchissons peu mais réfléchissons bien. Qui dit espagnol dit paëlla et qui dit breton dit artichaut.  Voyons good gueule : paëlla à l’artichaut. « Faire revenir les crevettes dans l’huile d’olive puis les fruits de mer (bon, pour faire revenir des crevettes il faut savoir où elles sont parties, non ?). Quand elles sont bien dorées, ajouter le riz et le faire dorer (dorer où, sur la plage ?)  Ajouter de l’eau (combien, une baignoire ou un pipi de chat ?). Quand l’eau est à ébullition, ajouter les petits pois et les haricots verts, ajouter sel, poivre, safran, piment (Gamin, je deviens fou avec ton espagnol breton, il va falloir deux caddy). Laisser mijoter jusqu’à ce que le riz soit cuit et ait absorbé la quasi totalité de l’eau. (Merde, je n’ai  jamais absorbé d’eau, moi, sauf dans le pastis). Ce sont les crevettes et le riz revenus dans l'huile qui donnent bon goût. (M’en fiche, je cherche l’espagnol breton). Vous pouvez ajouter de l’artichaut que vous faites revenir juste avant les crevettes (C’est con ce truc. Non seulement les crevettes et l’artichaut sont partis mais il faut que les crevettes reviennent avant l’artichaut. Quelle connasse, cette institutrice). « T’as trouvé l’espagnol breton, papa ? ». « Heuuuu, oui, enfin, presque, gamin. Sais-tu que cette saloperie d’espagnol breton c’est une recette de cuisine ? ». « Mais non, hein, papa, c’est un chien. Les enfants dont le papa a internet doivent apporter une photo. J’ai dit à madame que tu avais internet pace que je suis fier de toi, papa ». « Un chien ? Avec des crevettes ? Du riz ? Des frites de mer ? Des zaricots verts ? ». « Mais non, papa. C’est un chien qui a une grande faculté à chasser les bécasses, le faisan, le perdreau et le lapin ». « Gamin, tu n’as pas pu choisir ? L’espagnol machin ou le hamster ? Parce que le hamster, je connais, j’ai des photos de Kiki et Pipette, des pistaches, de la roulette, de comment ils jouent à faire la mobylette à deux en montant l’un sur l’autre ». « Papa, tu sais bien que c’est interdit d’amener des photos porno à l’école. Continue à le faire au bureau si tu veux mais moi je ne peux pas ». « Comment. C’est que la nature, pas c’est que suel. On ne voit même pas la petite biloute de Kiki ». « Tant pis, papa. Je vais aller demander à la maman de Lucie ». « Heuuu, la maman de Lucie ! Je t’accompagne, gamin ».

12/05/2008

Tûûût 16 Cherche à éliminer les croûtes

« Allo. C’est pour six pizzas aux anchois, six pizzas aux quatre fromages, attention j’ai bien dit six pizzas aux quatre fromages et pas quatre pizzas aux six fromages, hein, douze jambon champignon, elles partent vite celles-là, et, heuuu, c’est à quoi les pizzas maison ? ». « Un peu de tout ». « Ah. C’est plus difficile à découper, alors. C’est qu’on sera nombreux et je dois découper des petits carrés. C’est pour faire des zakouskis à l’apéritif. Je dois découper des petits carrés de deux sur deux dans des pizzas. Des avec olive et des sans olive. Vous mettez des olives de quelle couleur sur vos pizzas ? ». « Des noires, monsieur ». « Ah oui, je vois, des olives comme des cafards sans patte. Est-ce qu’il y a beaucoup de croûtes ? ». « C’est quoi cette histoire de croûtes ? ». « Bonjour, chef. Vous allez bien, chef ? Et madame, toujours heureuse ? Un instant, monsieur, je m’occupe de vos croûtes dans un instant, mon chef m’interpelle. Et comment va votre belle-maman ? ». « C’est quoi cette histoire de croûtes ? ». « Rien, chef, un type qui croit que nous sommes l’infirmerie, ne vous inquiétez pas, chef, vous me connaissez, je vais régler ça en deux secondes ». Tûûût, tûûût, tûûût. 

09/05/2008

Cherche la fête des mères (8)

« Sais-tu pourquoi je suis venue ? ». « Heuuu, non, maman ». « La fête des mères ». « C’est qui ça, Hémère, maman, je le connais ? ». « Jésus, Marie, Joseph, Hémère. Hémère Dalor, c’est ça ? ». « Heuuu, pourquoi te fâches-tu ? Veux-tu un troisième café ? Je ne les compte pas, tu sais ». « Appelle moi un taxi ». « Heuuu, si tu veux j’appelle une pizza et on mange ensemble ». « Jamais. Tu ne rinces pas tes assiettes, elles puent le citron ». « Mais, maman, ça sent bon avec du poisson ». « Tu le cuis comment, le poisson ? ». « Heuuu, je ne mange jamais de poisson, maman, j’ai peur des arêtes ». « Je m’en doutais. Le poisson c’est plein de phosphore et c’est le phosphore qui rend intelligent ». « Ah bon. Pourquoi tu ne m’as pas donné du poisson à manger quand j’étais petit, maman ? ». « Tu en as eu, idiot, mais tu avais peur des arêtes ». « Ah, déjà. Tu vois, maman, yé né pas sanzé. Yé souis comme Roulio Essuie-glace ».

12/05/2007

Cherche un dictionnaire italien.

« Petit, petit, petit, houhou ». « Vous parlez à qui, voisin ? ». « On m’a dit qu’il fallait parler aux plantes ». « Vous savez, à vous voir, j’ai cru que vous étiez musulman s.c.f. ». « C’est quoi, çà, s.c.f. ? ». « Sans carpette fixe. Sans indiscrétion vous parliez à qui ? ». « A mes choux de Milan, pour qu’ils sortent de terre ». « Vous auriez du semer des choux de Bruxelles ». « Ah bon ! Pourquoi ? ». « Je ne sais pas si vos choux de Milan comprennent le français ». « Je vais essayer en italien : petito, petito, houhou, pronto pronto, milano, la vita é bella, adagio ma non troppo, parmesan, pizza, carpatcho, coucaratcha, moutchos grassiasse, olé, olééé, oléoléoléé, il est des nôôôtres, il est des nôôôtres, olééé, oléoléoléé ». « Dites, voisin, arrêtez, vous allez faire fuir les vers de terre »

31/03/2007

La cuisine de Biglodion (3)

Biglodion et la cuisine (3)

100.000 visites, 100.000 mercis. Pour fêter ça, je vous livre quelques paquets d’annonces déjà publiées et regroupées par thèmes : le gamin, maman, les rencontres, le supermarché, etc. C’est un peu mon « biesse tof » personnel. N’hésitez pas à me faire connaître le vôtre. Bon amusement. Amitiés.

 

Cherche conseils en surgelés, surtout les pizzas

Les pizzas étaient en promotion, trois pour le prix de deux, alors j’ai acheté six paquets de trois pizzas pour jouer au freesbee dans le jardin avec des copains. Mais c’est mou, ces trucs, quand ce n’est pas cuit. Chacun avait sa spécialité : Robert lançait trop vite et il restait avec un bout de pizza en main, Gérard, distrait, les prenait sur la tronche et accumulait les croutes autour du cou, on aurait dit une femme girafe avec un chignon de champignons et de lardons agglomérés à la sauce tomate, Bernard prenait un malin plaisir à les envoyer vers les vaches du champ voisin et moi je n’arrivais pas à les faire décoller. Résultat, on est allé manger à la friterie. Je ne désespère pas. La prochaine fois, je prendrai des surgelées mais avant, je veux savoir combien de temps elles restent dures.

 

Cherche à partager de la soupe au potiron

Des copains sont venus à l’improviste à une heure près, le temps de filer à la superette. Je leur ai fait du velouté, de la soupe potiron et ciboulette à manger avec du pain de campagne 800 grammes emballé coupé. Jambon et fromage facultatifs. C’est facile à faire la soupe au potiron : une paire de ciseaux, squich dans les boîtes de soupe en carton et hop, casserole, chauffer, ils disent de remuer alors j’ai balancé le popotin en chantant la lambada, réquisitionner les assiettes et les bols encore propres, servir. Ah, on peut ajouter du persil. Dans les oreilles ? Ah non, sur l’image de la boîte, le persil flotte sur le velouté. Je sais que ceux du quatrième en ont dans des pots sur leur terrasse. Pour ne pas les déranger, j’ai essayé d’attraper du persil avec la canne à pêche. Raté, le pot est dans la rue, tant pis, ce sera sans persil. Ca aura l’avantage d’être une soupe faite maison et pas une imitation d’image de boîte. Arriva le moment tant attendu : à taaaaaable. Les copains y étaient déjà parce l’appartement est petit et que je n’ai pas beaucoup de chaises. Dans un geste auguste et culinaire, j’ai posé la casserole fumante au milieu de la table. Ils se sont penchés presque religieusement vers la colonne de vapeur odorante. Hummmm, qu’ils disaient. Je ne pensais plus aux crêpes restées collées au plafond depuis janvier. Qui c’est qui est tombé dans la grande casserole. Ils étaient tous oranges, les amis. On aurait dit Halloween. Etant resté à l’écart, il n’y avait que moi qui rigolais. Les copains étaient très pressés car ils sont partis sans goûter mon velouté et même sans dire au revoir. Demain, j’offre un bol à qui veut et qui vient avec une bouteille de rouge. J’ai huit places, moins moi car il faut aussi que je mange, ça fait donc sept places disponibles. 19 heures. Cinquième étage.

 

Vie sexuelle des olives

Au supermarché j’ai vu une bouteille d’huile d’olive extra vierge. Je suis rentré comme une abeille, dard-dard, et que vis-je sur l’étiquette, mon huile d’olive n’est pas vierge. Elle a baisé, la salope. Maintenant elle est dans ma bouteille. Allez, hop, sors de là et vite. Incroyable, j’ai une bouteille avec une olive qui s’est fait sauter. Au secours. Vite, vérifions, le bocal de cornichons. Il n’y a rien d’écrit sur l’étiquette sauf « ne pas utiliser comme suppositoire ». Mais ils sont fous, les fabriquants. Imaginez qu’un gamin lise ça et il va s’en mettre plein les narines.

15/02/2007

Biglodion : un an d'annonces (3)

15 février 2006, le lendemain du 14, la grande aventure des blogs commence pour Biglodion.

Voici une des premières annonces :

 

Cherche un détecteur d’objets.

 

« Quand je dois jeter quelque chose à la poubelle de la cuisine, j'ai l'habitude d'appuyer du pied d'un geste viril et franc sur la pédale de la poubelle. Ma nouvelle compagne a l'habitude de se servir du couvercle de la poubelle pour y déposer des plats. Hier, une pizza. Je suis arrivé pour jeter quelque chose et, hop, la pizza collée au plafond. Nous n'avons pas su la récupérer. Donc, repas tartines, ça crée un froid. Avant-hier, c'étaient six oeufs, et hop, il faudra repeindre le plafond. C'est à cause d'eux et de la goulasch de lundi que la pizza était irrécupérable. Je cherche un détecteur d'objet qui bloquerait la pédale de la poubelle quand un objet est posé dessus. ».

09/02/2007

Cherche les horaires de vol pour Pise

Salon des vacances. « Bonjour, madame, je souhaite avoir les horaires de vol pour Pise ». « Monsieur, vous êtes au stand de la Slovénie, ici ». « Je sais, mais moi, j’ai un penchant pour Pise ». « Mais, monsieur, Pise n’est pas en Slovénie ». « Madame, je m’en fiche éperdument, je suis au salon des vacances, n’est-ce pas, alors, comme j’habite près du plan incliné de Ronquières, j’adore tout ce qui penche, comme la tour inclinée qu’ils ont construit à Pise ». « Allez au stand de l’Italie, monsieur ». « J’en viens mais je ne comprends pas l’italien. Ils m’ont dit pronto, pronto mais moi, je veux Pise, avec ses pizzas, ses pizzas au lit, ses pizzas aux quatre fromages ». « Monsieur, allez voir ailleurs ». « Madame, vous avez les horaires de vol pour Dubröchtweldjibèzetafèssekônass ».

16/05/2006

Cherche conseils en surgelés, surtout les pizzas

Les pizzas étaient en promotion, trois pour le prix de deux, alors j'ai acheté six paquets de trois pizzas pour jouer au freesbee dans le jardin avec des copains. Mais c'est mou, ces trucs, quand ce n'est pas cuit. Chacun avait sa spécialité : Robert lançait trop vite et il restait avec un bout de pizza en main, Gérard, distrait, les prenait sur la tronche et accumulait les croutes autour du cou, on aurait dit une femme girafe avec un chignon de champignons et de lardons agglomérés à la sauce tomate, Bernard prenait un malin plaisir à les envoyer vers les vaches du champ voisin et moi je n'arrivais pas à les faire décoller. Résultat, on est allé manger à la friterie. Je ne désespère pas. La prochaine fois, je prendrai des surgelées mais avant, je veux savoir combien de temps elles restent dures.

08:33 Écrit par Fanny | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : sport, pizza, copains, promotion |  Facebook |