01/09/2010

Le plaisir de Robert

Robert, collègue et néanmoins ami, est hospitalisé pour une série d’examens vu sa grosse bouboule qui bloque sa tuyauterie. Je vais le voir tous les jours en faisant d’une pierre trois coups : je lui remonte son oreiller et son moral et je mange son repas du soir qu’il ne sait pas manger. « Robert, bonjour. Devine qui est là ». « C’est toi, idiot ». « Bravo, Robert, au moins tu as gardé la mémoire des noms ». « Robert ». « Oui ». « Robert, soyons sérieux ». « Oui ». « Robert, je viens te voir tous les soirs, j’arrive les mains vides et je repars le ventre plein. Dis-moi ce que tu souhaites ». « Je n’ose pas te le dire ». « Robert, voyons, pas de cachotterie entre nous. Je te vois en pyjama, hein, alors ? Dis-moi ce qui te ferais plaisir ». « Je n’ose pas ». « Robert, parle ou je débranche ta perfusion ». « Disons que, heu, ce qui me ferait plaisir c’est que tu viennes beaucoup moins souvent me voir ». « Ah ! Heuuu. Ah ! Ah bon. Tu préfèrerais que je vienne te voir tous les six mois ? ». « Dis, tu fais de l’humour ou tu penses que je serai encore ici dans six mois ? ». « Heuuu. A demain, Robert ».

28/12/2008

Cherche à être absent

Je serai absent durant quinze jours, soit du vingt-huit au quarante-trois. Mais le gamin vous donnera des nouvelles car, si je suis absentéiste, c'est pour lui faire plaisir. Pour ses fêtes il veut que je lui ramène à la maison quelqu'un qui sache faire à manger. Le gamin m'a fait une liste de recommandations : pas de pute, pas de travesti, pas avec de grands ongles de feignasse, pas d'institutrice, pas d'infirmière qui fait des piqûres. Quelle époque, doux jésus, jamais je n'aurais osé écrire ça à mon père. Bonjour, papa, ça va, là-haut.

21/12/2008

Cherche des laxatifs. Urgent, pour nos enfants (rappel)

Je ne peux pas dire le nom, Machin Instant, mais c’est génial. Si on est constipé, on en prend un et hop, pas le temps d’arriver sur le pot. J’en cherche des périmés. Pour ne pas polluer la planète en les jetant dans vos toilettes sans vous en être servi, confiez-les-moi.  C’est pour une bonne action. Voici ma méthode : je fais des boulettes de viande hachée en promotion et hop, un déconstipant instantané à l’intérieur. Cinquante boulettes plus tard je me rends sur la Grand-Place et, comme si j’étais le Père Noël des animaux, j’en donne une à chaque chien, Médor, Pupuce, Chouchou à sa mémère, que je rencontre. Moins de dix minutes plus tard la Grand-Place est transformée en patinoire géante. Quelle joie pour les enfants dont les parents, travailleurs sans emploi d’entreprises anciennement bien connues, ne peuvent plus leur offrir Plaisir d’Hiver. Amies, amis, rendez-vous utiles, venez sur la Grand-Place avec votre chien. Je serai samedi à Mouscron, dimanche à Tournai, lundi à Mons, mardi Place Saint Lambert à Liège. Après, ce sera en fonction des promotions sur la viande hachée parce que, moi aussi, j’ai des contraintes budgétaires. Amies, amis, diffusez ce message de l’amitié autour de vous. J’ai besoin de laxatifs instantanés, de viande hachée, de boudin aux raisins périmé pour offrir des patinoires gratuites à nos enfants. Merci.

11/10/2008

Cherche à passer la nuit

« Que faites-vous, monsieur, le Salon est fermé ». « Je sais ». « Vous devez sortir, monsieur ». « Je sais ». « Où habitez-vous ? ». « Je ne sais plus ». « Que s’est-t-il passé, monsieur ? ». « Voyez-vous, monsieur, il y a de bons flamands, des philosophes, qui disent : Wijn op bier, plezier ; bier op wijn, venijn. Je vous explique ». « Ce n’est pas nécessaire, j’ai tout compris ». « Monsieur, vous n’êtes pas seul sur terre. Je traduis pour les autres. Français, françaises, je vous ai compris. Mais pas vous. Du vin après de la bière, c’est du plaisir ; de la bière après du vin, c’est du venin ». « Et vous avez fait quoi, vous, monsieur ? ». « Les deux. Plus de la soupe et du salami. Je sens que ça tourne. Pourriez-vous diriger votre lampe de poche ailleurs que dans ma tronche. Merci ». « A qui puis-je téléphoner pour qu’on vienne vous chercher ». « A Kiki ». « A qui ? ». « A Kiki, quoi ». « C’est une dame, Kiki ? ». « Non, c’est le hamster du gamin. Je suis sûr qu’il ne viendra pas ». « Je comprends, il n’a pas son permis ». « Mais, pour la roulette il n’en faut pas ». « Soyons sérieux, monsieur. Vous ne pouvez pas rester ici et je dois continuer ma tournée ». « Ah, si c’est votre tournée, je vous suis. Pour moi c’est une brune d’abbaye ». « Voyons, monsieur, avez-vous vu dans quel état vous errez ». « Dans quelle étagère ! Non mais, je suis sur un matelas à eau, ça fait bizarre un matelas au salon de l’alimentation ». « C’est également le salon du confort, monsieur ». « Ah, du confort ! Alors laissez-moi dormir. Vous avez terminé votre tournée à quelle heure ?». « A l’ouverture du salon, monsieur ». « Très bien, très très bien. Venez me réveiller juste avant. Je sortirai pour vous faire plaisir. Et j’entrerai à nouveau salon que je m’en fiche, j’ai plein d’entrées gratuites ».

01/02/2007

http://histoires-de-victoire.skynetblogs.be/

« Beurk, beurk, beurk » . « Quoi, gamin ? ». « Ils sont dégueulasses, tes raviolis ». « Mets du fromage rapé, ça passera mieux ». « Il est tout vert, ton fromage rapé, papa ». « Ah non, pas partout, tu évites les points verts et tu manges le reste ». « Beurk, beurk, beurk ». « Gamin, encore une fois beurk et, mercredi prochain, tu seras privé du blog de  http://histoires-de-victoire.skynetblogs.be/ « Papa ». « Quoi encore, gamin ? ». « Ils sont délicieux tes raviolis ».