13/08/2010

Robert va peut-être guérir

« Salut, Robert, comment vas-tu ? ». « Je vais deux fois par jour ». « Ah bon ! Tu vas bien deux fois par jour ! Et le reste du temps comment vas-tu ? ». « Hé, tu ne voudrais quand même pas que je reste toute la journée sur le pot, non ? ». « Robert, quand je te demande comment vas-tu c’est pour savoir comment tu vas ». « J’y vais à pied, imbécile. Je ne vais quand même pas y aller à cheval ou à mobylette ».  « Robert, je ne te reconnais pas. Depuis que tu es à l’hosto tu ne dis que des conneries ». « Je le fais exprès ». « Et ça te sert à quoi ? ». « Tous les autres de l’étage sont moribonds. Alors les infirmières se disent pute pour savoir qui aura l’honneur de venir faire mes soins ». « Heuuu ».

20/10/2009

Cherche à garder la télé

« Pousse, papa, pousse ». « Arrête, gamin, tu parles comme une sage-femme ». « Mais pousse, papa, pousse plus fort ». «  Gamin, merde à la fin. Si je pousse plus fort je vais contracter mes muscles plus fort et je vais en avoir plein le pantalon ». « Papa, tu es chiant avec tes explications à la con. Pousse, nom di dju ». « Je ne fais que ça, gamin, j’attrape des crampes. J’ai l’air d’une statue de Rodin ». « Le penseur, papa ? ». « Non, gamin. Le penseur de Rodin est la représentation d’un constipé qui se demande quand ça va faire plouf dans le pot. C’est du grand art. Il faut être un génie pour avoir pensé à ça. Si Rodin avait connu Adamo, il aurait intitulé sa statue ‘Viens, viens, ma brune’ ». « Papa, pousse au lieu de déconner ». « Gamin, je ne pousse plus. En fait, je suis coincé. J’ai une crampe. Je suis momifié. Je vais mourir dans une position tellement stupide qu’il ne faudra pas un cercueil pour m’enterrer mais un abri de jardin ». « Papa, je vais te ramener à la vie. Ecoute le pschiiiii de la bouteille  de Rochefort 8° que je décapsule. Papa, j’ai besoin de toi, si tu veux, je fais des cubes avec le bloc de gouda produit blanc, je saupoudre de sel de céleri et je pique des cure-dents dans les cubes ». « Gamin, pas de fromage, c’est mauvais pour mon cholestérol. Vite, la Rochefort 8° ». « Tu es décoincé, papa ? ». « Gamin, une deuxième ». Pschiiiii. « Aaah. Je revis. Merci gamin ». « Papa, on fait quoi avec le meuble en-dessous duquel Kiki mon hamster est en train de bouffer le câble de la télé ? ». « Gamin, j’ai une idée. Demain, j’essaye à nouveau de déplacer le meuble mais, avant, j’enlèverai tous les tiroirs et leurs tonnes de factures, de cartes routières et de dépliants touristiques, de recettes de cuisine que je n’utilise jamais, et je crois que j’y arriverai ». « Papa, tu es génial ».

07/09/2009

Cherche la méduse

« Papa ». « Oui, gamin ». « Papa, il y a une méduse dans la cuvette des toilettes ». « Bonne blague, gamin, ha, ha ». « Papa, je te jure, il y a une méduse qui flotte dans la cuvette des toilettes. Viens voir ». « Dis, gamin. Je m’intéresse quand même un peu à l’actualité. Je sais bien que le niveau de l’eau de la mer monte mais de là à retrouver une méduse ici au cinquième étage, tu pousses le bouchon un peu loin, hein, gamin ». « Papa, viens voir tout de suite ou je tire la chasse et tu n’auras rien vu ». « Gamin, tu connais ma curiosité naturelle pour les sciences. Ne tires sur rien du tout. J’arrive ». « C’est là, papa, dans le pot ». « Ah, mais c’est la maman de Cédric ». « Quoi, papa, elle s’est noyée en faisant pipi ? ». « Mais non, hein, gamin. Tu as bien vu qu’elle prenait l’ascenseur avec Cédric quand elle est venue le rechercher ». « Papa, pourquoi dis-tu alors que la méduse c’est la maman de Cédric ? ». « Avant de nous quitter la maman de Cédric a demandé d’aller aux toilettes. Parce que j’avais débouché une grande bouteille de cidre en son honneur et que le cidre a eu sur elle un effet diurétique ». « Tu veux dire qu’elle devait pisser ici pour ne pas devoir le faire sur la route, papa ? ». « Oui, gamin. Et la méduse est en fait le papier toilettes qu’elle a utilisé pour s’essuyer ». « Mais, papa, je n’utilise pas de papier quand je vais faire pipi ». « Gamin, le bon dieu a créé l’homme et la femme différents ». « Je sais, papa. Tu m’as déjà dit que c’était pour pouvoir faire velcro ». « Oui, gamin. Et aussi pour pouvoir devenir menuisier et construire des meubles parce que tu sais ce que sont un tenon et une mortaise ». « C’est quoi un tenon et une mortaise, papa ? ». « En menuiserie, le tenon c’est la biloute et la mortaise c’est là où on enfonce le tenon ». « Tenons-nous aux branches, hein, papa ». « Gamin, si tu me fais rire quand j’explique sérieusement la sexualité des meubles, je ne saurai plus où j’en suis ». « Tu en étais au cidre qui fait faire pipi et à la méduse qui est en papier, papa ». « Ah, j’y suis. Et quand j’y suis, hein, gamin ? ». « Tu y restes, papa, je sais ». « Donc, quand tu as fini de faire pipi, tu te secoues le zizi, n’importe comment si tu es dans la nature et calmement si tu es dans un W.C. ». « Papa, j’ai compris. Comme les filles n’ont pas de zizi mais une mortaise, elles doivent se secouer en sautillant dans la nature et s’essuyer avec du papier quand elles sont sur le pot ». « Gamin, je suis fier de toi. Tu as compris ». « Papa, tu m’as parlé du bon dieu ». « Oui, gamin ». « A l’école j’ai appris qu’il avait d’abord créé l’homme et puis la femme ». « Oui, gamin ». « Il a donc créé le papier toilettes le même jour qu’il a créé la femme ». « Heuuu ».

Cherche la méduse

« Papa ». « Oui, gamin ». « Papa, il y a une méduse dans la cuvette des toilettes ». « Bonne blague, gamin, ha, ha ». « Papa, je te jure, il y a une méduse qui flotte dans la cuvette des toilettes. Viens voir ». « Dis, gamin. Je m’intéresse quand même un peu à l’actualité. Je sais bien que le niveau de l’eau de la mer monte mais de là à retrouver une méduse ici au cinquième étage, tu pousses le bouchon un peu loin, hein, gamin ». « Papa, viens voir tout de suite ou je tire la chasse et tu n’auras rien vu ». « Gamin, tu connais ma curiosité naturelle pour les sciences. Ne tires sur rien du tout. J’arrive ». « C’est là, papa, dans le pot ». « Ah, mais c’est la maman de Cédric ». « Quoi, papa, elle s’est noyée en faisant pipi ? ». « Mais non, hein, gamin. Tu as bien vu qu’elle prenait l’ascenseur avec Cédric quand elle est venue le rechercher ». « Papa, pourquoi dis-tu alors que la méduse c’est la maman de Cédric ? ». « Avant de nous quitter la maman de Cédric a demandé d’aller aux toilettes. Parce que j’avais débouché une grande bouteille de cidre en son honneur et que le cidre a eu sur elle un effet diurétique ». « Tu veux dire qu’elle devait pisser ici pour ne pas devoir le faire sur la route, papa ? ». « Oui, gamin. Et la méduse est en fait le papier toilettes qu’elle a utilisé pour s’essuyer ». « Mais, papa, je n’utilise pas de papier quand je vais faire pipi ». « Gamin, le bon dieu a créé l’homme et la femme différents ». « Je sais, papa. Tu m’as déjà dit que c’était pour pouvoir faire velcro ». « Oui, gamin. Et aussi pour pouvoir devenir menuisier et construire des meubles parce que tu sais ce que sont un tenon et une mortaise ». « C’est quoi un tenon et une mortaise, papa ? ». « En menuiserie, le tenon c’est la biloute et la mortaise c’est là où on enfonce le tenon ». « Tenons-nous aux branches, hein, papa ». « Gamin, si tu me fais rire quand j’explique sérieusement la sexualité des meubles, je ne saurai plus où j’en suis ». « Tu en étais au cidre qui fait faire pipi et à la méduse qui est en papier, papa ». « Ah, j’y suis. Et quand j’y suis, hein, gamin ? ». « Tu y restes, papa, je sais ». « Donc, quand tu as fini de faire pipi, tu te secoues le zizi, n’importe comment si tu es dans la nature et calmement si tu es dans un W.C. ». « Papa, j’ai compris. Comme les filles n’ont pas de zizi mais une mortaise, elles doivent se secouer en sautillant dans la nature et s’essuyer avec du papier quand elles sont sur le pot ». « Gamin, je suis fier de toi. Tu as compris ». « Papa, tu m’as parlé du bon dieu ». « Oui, gamin ». « A l’école j’ai appris qu’il avait d’abord créé l’homme et puis la femme ». « Oui, gamin ». « Il a donc créé le papier toilettes le même jour qu’il a créé la femme ». « Heuuu ».

Cherche la méduse

« Papa ». « Oui, gamin ». « Papa, il y a une méduse dans la cuvette des toilettes ». « Bonne blague, gamin, ha, ha ». « Papa, je te jure, il y a une méduse qui flotte dans la cuvette des toilettes. Viens voir ». « Dis, gamin. Je m’intéresse quand même un peu à l’actualité. Je sais bien que le niveau de l’eau de la mer monte mais de là à retrouver une méduse ici au cinquième étage, tu pousses le bouchon un peu loin, hein, gamin ». « Papa, viens voir tout de suite ou je tire la chasse et tu n’auras rien vu ». « Gamin, tu connais ma curiosité naturelle pour les sciences. Ne tires sur rien du tout. J’arrive ». « C’est là, papa, dans le pot ». « Ah, mais c’est la maman de Cédric ». « Quoi, papa, elle s’est noyée en faisant pipi ? ». « Mais non, hein, gamin. Tu as bien vu qu’elle prenait l’ascenseur avec Cédric quand elle est venue le rechercher ». « Papa, pourquoi dis-tu alors que la méduse c’est la maman de Cédric ? ». « Avant de nous quitter la maman de Cédric a demandé d’aller aux toilettes. Parce que j’avais débouché une grande bouteille de cidre en son honneur et que le cidre a eu sur elle un effet diurétique ». « Tu veux dire qu’elle devait pisser ici pour ne pas devoir le faire sur la route, papa ? ». « Oui, gamin. Et la méduse est en fait le papier toilettes qu’elle a utilisé pour s’essuyer ». « Mais, papa, je n’utilise pas de papier quand je vais faire pipi ». « Gamin, le bon dieu a créé l’homme et la femme différents ». « Je sais, papa. Tu m’as déjà dit que c’était pour pouvoir faire velcro ». « Oui, gamin. Et aussi pour pouvoir devenir menuisier et construire des meubles parce que tu sais ce que sont un tenon et une mortaise ». « C’est quoi un tenon et une mortaise, papa ? ». « En menuiserie, le tenon c’est la biloute et la mortaise c’est là où on enfonce le tenon ». « Tenons-nous aux branches, hein, papa ». « Gamin, si tu me fais rire quand j’explique sérieusement la sexualité des meubles, je ne saurai plus où j’en suis ». « Tu en étais au cidre qui fait faire pipi et à la méduse qui est en papier, papa ». « Ah, j’y suis. Et quand j’y suis, hein, gamin ? ». « Tu y restes, papa, je sais ». « Donc, quand tu as fini de faire pipi, tu te secoues le zizi, n’importe comment si tu es dans la nature et calmement si tu es dans un W.C. ». « Papa, j’ai compris. Comme les filles n’ont pas de zizi mais une mortaise, elles doivent se secouer en sautillant dans la nature et s’essuyer avec du papier quand elles sont sur le pot ». « Gamin, je suis fier de toi. Tu as compris ». « Papa, tu m’as parlé du bon dieu ». « Oui, gamin ». « A l’école j’ai appris qu’il avait d’abord créé l’homme et puis la femme ». « Oui, gamin ». « Il a donc créé le papier toilettes le même jour qu’il a créé la femme ». « Heuuu ».

31/08/2009

Cherche encore le lapin

Les 26 et 27 août j'ai fait connaissance avec un jeune lapin. Par malheur et par réaction tardive de l'excès de lentilles ingurgitées au repas de la veille au soir (mais c'est tellement bon avec un gigot d'agneau), un pet m'échappa. Je veux rester modeste mais je pense qu'on l'aurait entendu même durant l'explosion d'un pétard de feu d'artifice. Pis qu'un crissement de pneus de camion. D'ailleurs des traces de freinage étaient visibles, j'ai du changer de slip. Plus de petit lapin. Je le comprends, moi-même j'ai eu peur. Ah, si j'avais pu l'enregistrer, ce pet personnel et historique, je l'aurais diffusé sur mon répondeur téléphonique. J'ai chanté une chanson de Chantal Goya pour qu'il revienne mais ce fut peine perdue. Je l'ai cherché les 28, 29 et 30 août. J'ai même fouillé une meule de foin et je me suis fait piquer huit fois par sept aiguilles. Car j'en ai trouvé sept mails il y en a une qui m'a échappé en voulant la ramasser. C''est fou ce que les choses m'échappent en ce moment, je suis un véritable pot d'échappement. Il faut absolument que j'apprenne à imiter le bruit de la carotte. Un, pour attrpper des lapins. Deux, pour converser avec l'âne de Saint Nicolas. J'ai quand même eu l'occasion de rencontrer les parents du petit lapin (ou les grands-parents car ils me semblent vieux et il paraît que les lapins se reproduisent vite). Je vous en livre une photo.

071

01/06/2009

Cherche un menu à deux plats

« Papa, aujourd’hui c’est le jour de la tarte aux pommes. C’est chouette, non ? ». « Gamin, depuis quand crois-tu que c’est toi qui vas composer le menu ici ? Aujourd’hui on mange italien. En entrée, l’antipasti, c’est raviolis nature, et, en plat principal, raviolis à la sauce. Comme je n’ai que des boîtes de raviolis en sauce je vais en laver quelques uns pour préparer l’entrée. Gamin, j’espère que tu accepteras que nous n’ayons qu’une seule assiette pour tout le repas. Ils l’ont dit à la télévision : il faut économiser l’eau. C’est pour ça que, sur le balcon, j’aurais préféré planter un platane parce que c’est plein d’oiseaux, mais je me contente d’un bonzaï en pot. Pour les toilettes et pour la vaisselle c’est la même chose, il faut économiser l’eau et, pour la vaisselle, en plus, il faut économiser les gestes inutiles. C’est grâce aux économies que je peux t’offrir des vacances de deux fois un demi-jour à la plaine de jeux. Je résume : gamin, aujourd’hui journée italienne, deux plats, une assiette ». « Papa, tu peux supprimer l’entrée, je n’aurai pas fort faim car je dois garder une place dans mon estomac pour la tarte aux pommes. Papy et Mamy me l’ont dit ». « Pourquoi t’ont-ils dit ça, ces vieux schnocks, gamin ? ». « Parce que, papa, normalement, après les raviolis et avant ta sieste, il est prévu que tu me conduises chez eux ». « Gamin, tu veux faire la révolution ? Non seulement tu décides de mon repas mais tu veux gérer mon emploi du temps ! ». « Papa, si tu es sage maintenant, quand tu seras à l’hospice j’irai te porter des bonbons qui ne collent pas à ton dentier ». « Heuuu ».

24/05/2009

Cherche la fête des pères

« Papa, c’est bientôt la fête des pères. Tu veux quoi comme cadeau ? Madame, à l’école, demande des idées ». « Un pot de yaourt vide avec des confettis collés dessus, Grâce à ton institutrice j’ai commencé une collection de pots de yaourt. Quand tu auras quarante ans je m’achèterai une planche que je fixerai au mur pour exposer tous tes chefs-d’œuvre. Le musée du pot de yaourt à travers le temps. A York il y a le musée du jambon. A Agen c’est le musée du pruneau. A Garenne celui du lapin. A Compote celui du boudin. Ici, ce sera le musée du pot de yaourt ». « Papa, tu m’achèteras une casquette marquée Guide ». « Gamin, j’espère qu’à quarante ans tu feras autre chose que d’attendre des autocars de japonais  venus photographier un mètre cinquante de pots de yaourt, ça va coincer dans l’ascenseur pour les faire monter au cinquième étage ». « Je t’offre quoi, alors, papa ? ». « Du persil, du vrai, du vivant. Je n’en ai jamais vu mais ce n’est pas cher. Il parait que c’est bon pour la santé, pour avoir une biloute qui se lève devant les dames, que c’est plein de fer comme les chemins qui supportent les trains ». « Papa, je fais quoi avec le pot de yaourt que madame m’a confié pour ta fête ? ». « Heuuu ».

Lhistoire du plâtre est terminée. Retrouvez-la dans le colonne de droite à partie du 14 mai 2009. Bonne lecture.

12/03/2009

Cherche à éviter le vendredi 13

Demain c’est vendredi 13. Savez-vous que le vendredi 13 est le seul jour où il ne faut pas passer en-dessous d’une échelle quand, au-dessus de l’échelle, il y a un peintre, complètement saoul, qui se prend pour un batteur de groupe rock et qui entonne la Traviata en tapant du pinceau sur le pot de peinture. « To – ré – ador, ton - cul – n’est pas en or ». C’est ce que disent ceux qui ne croient pas au vendredi 13. Moi, j’y crois au vendredi 13 et aux 13 à table. C’est scientifiquement prouvé : quand on est treize à table il y en a toujours un qui meurt avant les autres.

07:30 Écrit par Fanny dans petites annonces | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : cul, or, 13, vendredi 13, peinture, pot, traviata |  Facebook |

27/10/2008

Cherche à vendre des chrysanthèmes

Splendides, ils sont splendides ces chrysanthèmes. La Toussaint approche et j’ai acheté le petit pot à 2,49 euros pour maman. Horreur, maman n’est pas morte. Je n’y pensais plus. Vends chrysanthèmes, jamais servis, état neuf, petit pot offert, prix coûtant, du producteur au consommateur, biodégradable sauf le pot qui peut servir de fez lors d’une fête arabe et pratique : vous pouvez laisser l’autocollant avec le prix si c’est pour offrir à un mort.

15/10/2008

Cherche mes besoins journaliers

« Chaque bouteille vous apporte cinquante pourcent de vos besoins journaliers ». Incroyable, mais j’ai lu ça, écrit en grand, au salon de l’alimentation de Bruxelles. Je fais le calcul : si ce petit truc représente la moitié de mes besoins journaliers, deux et c’est la totale. Je dis non. Trop petit, mon ami, vous ne me connaissez pas bien. Quand je fais, je fais. Ils vendent les mini bouteilles par six, c’est de la folie. Six fois cinquante pour cent, ça fait trois fois cent pourcent de mes besoins journaliers, non. Pas possible, je manque de pot. Deux c’est trop peu et six, c’est Byzance, c’est Carcassonne, c’est le Puy de Dôme. Pourquoi Carcassonne ? Bonne question. Quand Carcassonne, je vais ouvrir. Mais si je suis sur le pot, à cause de mes trois cent pourcent de besoins journaliers, qui va aller ouvrir ?

10/08/2008

Cherche à vendre un pot

Hello, ce sont les vacances d’été. J’ai pris mes quartiers d’hiver à la cave. Je la vide. J’ai retrouvé un pot en terre cuite. Je comprends que je ne m’en sois jamais servi : c’est gravé dessus Poubelle de Table. Jamais une table ne saura rentrer dedans. Cet objet est ridicule. Ce ne peut être qu’un cadeau de mon ex-belle-mère. Faire offre. Pas pour la vieille, hein, pour le pot.

27/06/2008

Cherche à faire la fête

« Papa, tu en fais trop, tu sais, tu vas être fatigué ». « Mais non, gamin, c’est la fête ». « Tu sais, papa, c’est la première fois que je vois une bougie allumée plantée dans les raviolis ». « Facile, gamin, elle tient grâce au fromage rapé qui a fondu, c’est la fête, gamin ».  « Et les grandes bougies dans le pot du bonzaï, c’est beau. Elles éclairent le bonzaï de haut ». « C’est la fête, gamin ». « Je trouve que la bougie que tu as collé sur le couvercle du pot de mayonnaise avec du lard sans la couenne, c’est joli, papa, mais on ne saura plus manger le lard ». « J’en ai une tranche en réserve dans le frigo. C’est la fête, gamin ». « Tu en fais trop, papa, tu vas être fatigué ». « Mais non, gamin, c’est la fête ». « Papa, pourquoi tu marches à quatre pattes, le derrière tout nu, avec une bougie allumée dans le derrière ? ». « C’est la fête, gamin. C’est l’anniversaire du jour où ta maman m’a quitté ». « Ah, tu connais maman ? ». « Heuuu ».

20/05/2007

Cherche la fuite

« Papa ». « Oui, gamin ». « Pourquoi tu fais pipi à côté du pot ? ». « Quoi, à côté du pot ! Où ça, à côté du pot ? ». « Papa, c’est tout mouillé par terre ». « Gamin, t’inquiète pas, la chasse coule, c’est le watergate ».

07:15 Écrit par Fanny dans petites annonces | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : pipi, pot, a cote du pot, watergate |  Facebook |

29/04/2007

Cherche à faire du béton.

« Papa, c’est pas marrant, quand je viens chez toi tu es toujours sur le pot ». « Gamin, laisse moi faire ». « Papa, tu viens jouer avec moi ? ». « Attends, gamin, j’ai pris des dragées parce que j’étais constipé ». « Et alors, papa ? ». « Elles font de l’effet ». « Et alors, papa ? ». « Heuuu, gamin, je n’ai pas envie de repeindre les murs, alors je reste sur le pot ». « Papa, c’est chiant ». « A qui le dis tu ! ». « Papa, reviens, tu vas avoir le cul en compote ». « Je l’ai déjà, gamin ». Je cherche comment faire du béton.

14/02/2007

Cherche Valentin

« Papa, c’est la Saint Valentin aujourd’hui. Tu fais quoi, ce soir, comme fête ? ». « Je vais jouer au solitaire, sur l’ordinateur ». « Je peux jouer avec toi ? ». « Gamin, voyons, solitaire, ça veut dire seul, comme le ver solitaire quand tu es seul avec lui sur le pot en attendant qu’il décampe ». « Papa ». « Quoi, gamin ? ». « Maman sort avec son nouveau copain ce soir et Papy et Mamy se sont acheté du champagne pour chanter toute la nuit ». « Bordel de m… de bordel de m… , si les vieux s’envoient en l’air maintenant, où va-t-on ? ». « Ils vont partir en avion ? ». « Qui ? ». « Papy et Mamy ». « Mais non, gamin, à leur âge, s’envoyer en l’air, c’est se tromper avec le bouton de l’ascenseur et en descendre un étage trop haut ». « Papa ». « Quoi, gamin ». « Ce soir de Saint Valentin ? ». « Quoi, gamin ». « Je peux être solitaire avec toi ce soir ? ». « Oui, hein, mais dis toi bien que tu as de la chance. C’est uniquement parce que tu es mon gamin ».

09/08/2006

Cherche pelouse à greffer

Pour aider un collègue je suis allé retourner son jardin qui jouxte le parc communal. A 11 heures 23, le drame : "Gérard, Gérard, comment on fait pour arrêter ton motoculteur". "Peux pas venir, suis sur le pot, chiasse, chiasse". "Gérard, à l'aide". "Peux pas venir, j'ai des crampes, t'as qu'à aller dans le parc". Je suis allé épuiser l'essence du motoculteur de Gérard dans le parc. Les traces d'OVNI, c'est moi. J'en suis tout retourné. La pelouse du parc aussi. Je cherche d'urgence une pelouse d'occasion, 45 cm de large, longueur 2 km 600. Je cherche aussi une troupe de danseurs africains qui viendront damer la greffe de pelouse avec leurs pieds.