24/10/2009

Cherche à lui faire voir

" Allo, je suis bien au numéro des orphelins indignes ? ". " Maman, je t'ai reconnu. Quelle surprise, maman. Pourquoi me téléphone-tu ? ". " J'ai toujours ton enveloppe avec ton argent de poche pour la nouvelle année et, comme nous sommes presque fin octobre, je me demande ce que je vais en faire ". " Mais, maman, je t'ai dit que tu pouvais m'envoyer l'argent par la Poste ". " Pas de bisou, pas de sou, fils indigne. Il y a plus d'un an que tu es venu me voir ". " C'est pour ne pas te déranger, maman, je sais que tous les soirs tu joues au monopoly avec ton amie Lucienne ". " Cette vieille carcasse de Lucienne n'a rien à voir dans notre conversation. Dis plutôt que tu ne sais même plus si j'existe ". " Maman, ne dis pas de mal de Lucienne. Elle est sur facebook, Lucienne, avec son chat sur les genoux ". " J'espère que sur la photo on voit les poils de son chat qui volent partout, chez cette malpropre ". " Maman, je pourrais faire savoir tout ce que tu dis à Lucienne, via facebook ". "Fais-le, grand dadais, et ajoute que si je n'étais pas là pour les arroser, ses plantes ressembleraient à des salades cuites ". " Maman, j'ai l'impression que t'es disputée avec Lucienne ". " Ce n'est pas moi. C'est elle. Elle voulait qu'on joue à trois au monopoly, elle, moi et son chat. Et j'ai refusé ". " Et alors, maman ? ". "Je joue toute seule au monopoly, une fois pour moi, une fois pour le cactus de la cuisine. Je suis toute seule. Je n'ai plus de mari mais ça, un fainéant pareil, ça a été une délivrance ; je n'ai pas de fils digne du nom pour lui donner ses étrennes en octobre ; je n'ai pas de chat qui grimpe sur la table. J'ai un cactus. Si un jour j'écris un livres le titre sera Une vie pleine d'épines ". " Mais je pense à toi, maman, tous les jours. Depuis hier parce que j'ai acheté une décoration pour Halloween ". " Je vois ça d'ici, un énorme potiron court sur pattes pour me rappeler que je ne suis plus celle que j'étais? C'est ça, dis le, fils de fainéant ". "Heuuu, non, disons que, heuuu, non, maman, c'est un personnage haut en couleur ". " Tu m'intrigues, fils sans nom ". " Tu n'a qu'à sonner pour venir voir, maman, avec l'enveloppe. Je descendrai te montrer la chose sur le trottoir ".

044 (2)

23/10/2009

L'énigme d'hier

Voici la photo du potiron proposé dans l'énigme d'hier dans sa position normale, c'est-à-dire allongé comme un naturiste sur la plage, le cul dans le sable et la queue en l'air. Les observateurs avertis auront constaté, sur la photo d'hier, l'absence de spores sur le champignon proposé. Or, pour les spores, l'important est de participer comme a dit monsieur Jacques de Coubertin un jour ou il avait trop bu parce que, maintenant, les spores c'est le pognon, le pognon, le pognon. C'est pour ça que je ne suis pas riche, je ne fais pas de spores. Bien sûr je dois produire des spermatozoîdes, naturellement, comme ça, sans chercher à le faire, bêtement, complètement bio, prêts à faire la course mais pas de spores ni de sponsor. Or, il faut faire des spores pour garder la santé. Et garder la santé pour faire des spores. C'est vicieux, ça. C'est ce qu'on appelle un cercle vicieux. Et, quand on tombe dans un cercle vicieux, il vaut mieux se cacher dans un coin (si ça ne fait pas tilt chez vous ce n'est pas grave : 1. relisez et 2. si pas d'effet allez dormir. Je suis bon prince. Puisqu'il s'agit de l'énigme d'hier, je signale qu'il n'y a pas de coin dans un cercle. OK, ça va, les spores cérébrales fonctionnent ?). Je sais que l'immensité des lecteurs avait pigé (douze) mais bon, il y en a un qui peine. Et la force d'une chaîne est égale à la force du maillon le plus faible. Parce que, connard, c'est le maillon le plus faible qui craque le premier.Craque nom di dju, que je puisse continuer normalement avec les autres. Au revoir, Lucien, fais un gros dodo. Soyons sérieux : je n'arrive pas à départager les vainqueurs de l'énigme parce que personne n'a répondu à la question Combien de réponses exactes recevrons-nous avant le cachet de la poste faisant fois. Je sais, j'ai oublié de mentionner cette question. Mais, avez-vous vu, vous, sur les pots de yaourt, sur les soupes en boîte, sur le thon au naturel vendus par trois, un concours dont la dernière question n'est pas : combien de réponses recevrons-nous avant la date de péremption de la saloperie que vous venez d'acheter. Veuillez m'excuser pour cet oubli.

029 (5)

30/05/2009

Cherche une punition exemplaire

J'ai surpris le gamin en train de fumer un cigare de la main gauche. " C'est un tout petit, papa " disait-il de la main droite. Il a osé ajouter : " Tu devrais avoir peur, papa, je suis le potiron masqué et je vais cracher tous mes pépins ". "D'accord, gamin, mais fais-le par la fenêtre. A l'intérieur ça ne poussera pas sur la moquette ". " D'accord, papa, mais j'exige une rançon ". " Tu sais ce qu'est une rançon ! ". " Oui, papa, et je suis déterminé à combattre pour mes revendications ". " " De mieux en mieux. Quelle est la rançon ? ". " J'exige, ce midi, une vraie soupe faite avec des légumes du marché, des poireaux, des oignons, des épinards à la crême à la place d'une soupe en poudre dans un sachet. Une soupe rouge, avec des boulettes ". " Et oui, rouge, j'aurais du m'en douter ".

2007 octobre 094 - Copie

05/02/2009

Tûûût 31. Cherche la tarte

« Allo ». « Ah, ça fait plaisir de t’entendre. Tu sais, je viens de terminer un gros rhume ». « Allo, qui est à l’appareil ». « Tu peux pas savoir, j’ai une tête comme un potiron. C’est pour ça que je n’ai pas téléphoné plus tôt. Tu comprends, hein ». « Monsieur, je vous arrête tout de suite, je pense qu’il y a erreur ». « Mais, chose promise, hein, comme on dit. J’arrive vers 16 heures. Je viens manger la tarte ». « Germaine, on va avoir de la visite ». « Qui ça ? ». « Je ne sais pas. Il dit qu’il vient manger la tarte ». « Je suis d’accord si tu me dis qui vient ». « Mais je ne sais pas, Germaine ». « Dis, on n’est pas le relais des routiers ici. Dis-moi qui vient ». « Germaine, je me tue à te le dire. Tout ce que je sais c’est qu’il vient manger la tarte ». « Passe-moi le téléphone ». « Germaine, t’es folle. Ne parle pas à un inconnu ». « Passe-moi le téléphone, c’est un ordre ». Tûûût, tûûût, tûûût.  

Retrouvez les anciens "tûûût" en cliquant sur ce mot dans la liste des tags.

20/05/2008

Cherche une soupe verte à boulettes

« Houhou, Papa ». « Gamin, tu es rentré de l’école ? ». « Papa, il y a une catastrophe dans la rue ». « Une catastrophe ! Quoi ? Le boucher a fait faillite ? Monsieur Gonzalez essaye de parler français ? On a installé un casse-vitesse ? ». « Pire que ça, papa, le trottoir est devenu orange en dessous de chez nous. Comme si un charter bourré de limaces s’était écrasé ». « Meeerde ». « Quoi, papa ? ». « J’avais acheté un potiron, énorme. Quand j’ai dit au marchand que je vivais à un et demi, il m’a dit que nous aurons de la soupe tout l’hiver. Le potiron n’est plus sur le balcon. Gamin, un seau, deux cuillères, on va récupérer les rescapés ». « Mais, papa, tout le monde a marché dedans ». « Mais, c’est dégueu, ma soupe, ma future soupe, un hiver de soupe, j’ai travaillé toute ma vie pour avoir une soupe au potiron, et maintenant, que vais-je faire, et maintenant, que sera ma vie ». « Gilbert Bécaud, papa ». « Gamin, je me fiche de tes copains de l’école, compris ». « Papa ». « Quoi encore, gamin ». « La soupe verte, avec des boulettes, je veux bien en manger ».

02/11/2007

Cherche la recette

« Allo, maman ». « Ici, SOS débile. Je vous écoute ». « Non, hein, maman, houhou, c’est moi ». « Je le sais bien, triple idiot ». « Maman, c’est important, j’ai acheté un potiron pour faire de la soupe pour des amis. C’est pour fêter Halloween. Comment fait-on de la soupe au potiron ? ». « Stupide question, idiot. C’est comme la soupe de carottes ». « Heuuu, maman, comment fait-on la soupe de carottes ? ». Tûûût, tûûût, tûûût.

27/10/2007

Cherche un cornet de frites noir

Pour Halloween, c’est décidé, je serai une sorcière. J’aurai préféré être un potiron mais, vu que j’ai la grosse tête, il n’y en a pas à ma taille. J’ai le balai, tagapoum, tagapoum, confortable, je l’ai testé habillé en civil dans le parc, tagapoum, tagapoum. J’ai du arrêter mes essais, un(e) imbécile ayant appelé police-secours. J’ai un problème : le chapeau. J’ai un béret basque rapporté de vacances mais une sorcière avec un béret basque ça ne fait pas sérieux. Un pneu ? Non, je ne suis pas musulman. Je cherche un cornet de frites, géant, noir. PS. Sans les frites et sans mayonnaise.

26/10/2007

Cherche un à trous

« Et pour monsieur, ce sera ? ». « Comme ça, mais plus gros ». « Famille nombreuse ? ». « Non, un gamin ». « Voilà mon plus gros, ça vous va ? ». « Vous n’avez pas le même avec des trous ? ». « Des trous ? Pourquoi des trous ? ». « Ben, heuuu, deux pour les oreilles et deux pour les yeux ». « Mais monsieur, je ne vends pas de potiron troué, moi ». « Mais, madame, dans quoi vais-je mettre ma tête pour Halloween, hein ? Dans un pot de chambre ? ». « Et pourquoi pas, ça vous irait bien ». « Heuuu ».

25/10/2007

Cherche Halloween sans pluie

« Papa, c’est pour qui toutes ces boîtes de soupe au potiron ? ». « C’est pour nous, gamin, pour fêter Halloween ». « Avec de la soupe ! Je veux un masque de potiron, moi ». « Tu l’aura, gamin. Tu te rappelles quand Gérard est venu, le velouté aux asperges qu’on a du manger au couteau et à la fourchette parce que j’avais mis trop de maïzena ». « Tu lui a dit que c’était du flan, hein, papa ». « On va faire le même avec la soupe orange : quand elle sera tiède et encore un peu liquide, on s’en mettra partout. Nous aurons le plus beau masque ». « Mais, papa, les potirons n’ont pas d’oreille, nous oui ». « J’ai tout prévu, gamin : un bâtonnet à bout d’ouate dans chaque oreille, plusieurs couches de soupe et, quand elle est presque dure, on enlève le bâtonnet ». « Et si on rencontre Gérard à la fête ? ». « Gamin, personne ne nous reconnaîtra, voyons, sauf s’il pleut ».

31/10/2006

Cherche à trouer le potiron

"Allo, je suis bien chez la sorcière". "Je t'ai reconnu, idiot, tu n'as pas honte de traiter ta mère de sorcière". "Hè, hè, hè, c'est à cause de la moustache, hè, hè, hè". "Dis-moi bonjour poliment ou je raccroche". "Bonjour, maman, c'est Halloween aujourd'hui". "Allo, qui ?". "C'est la fête des citrouilles et des sorcières". "Idiot, demain, c'est la Toussaint, tu as pensé à une bruyère pour ton père ? J'en ai vu des petites à 2 euros". "Non, mais j'ai acheté un potiron et je n'arrive pas à le couper. J'ai déjà cassé trois couteaux". "Idiot, un potiron, mais tu vas avoir de la soupe pour tout l'hiver avec un potiron. As-tu pensé aux oignons ?". "Pour mettre où ?". "Pour tes trous, quels trous, idiot, pour la soupe". "La soupe, quelle soupe ?". "Ton potiron, idiot, ce n'est quand même pas pour mettre sur la tombe de ton père". "Heuuu, je veux faire une citrouille avec le potiron". "Tu ne vas quand même pas gaspiller de la nourriture, idiot.". "C'est pour mettre une bougie dedans et mettre sur l'appui de fenêtre, pour éclairer la rue". "Et tu crois que tu vas éclairer la rue depuis ta fenêtre du cinquième étage, idiot. Mets un poireau, ce sera la même chose. Et s'il tombe dans la rue, ça ne fera pas des blessés". "Heuuu, ah, heuuu, un poireau ?". "Fais comme tu veux, je dois partir chez Lucette, elle m'attend pour le café". Qui peut me dire comment trouer la peau à cette saloperie de potiron.

21/04/2006

Cherche à partager de la bonne soupe au potiron

Des copains sont venus à l'improviste à une heure près, le temps de filer à la superette. Je leur ai fait du velouté, de la soupe potiron et ciboulette à manger avec du pain de campagne 800 grammes emballé coupé. Jambon et fromage facultatifs. C'est facile à faire la soupe au potiron : une paire de ciseaux, squich dans les boîtes de soupe en carton et hop, casserole, chauffer, ils disent de remuer alors j'ai balancé le popotin en chantant la lambada, réquisitionner les assiettes et les bols encore propres, servir. Ah, on peut ajouter du persil. Dans les oreilles ? Ah non, sur l'image de la boîte, le persil flotte sur le velouté. Je sais que ceux du quatrième en ont dans des pots sur leur terrasse. Pour ne pas les déranger, j'ai essayé d'attraper du persil avec la canne à pêche. Raté, le pot est dans la rue, tant pis, ce sera sans persil. Ca aura l'avantage d'être une soupe faite maison et pas une imitation d'image de boîte. Arriva le moment tant attendu : à taaaaaable. Les copains y étaient déjà parce l'appartement est petit et que je n'ai pas beaucoup de chaises. Dans un geste auguste et culinaire, j'ai posé la casserole fumante au milieu de la table. Ils se sont penchés presque religieusement vers la colonne de vapeur odorante. Hummmm, qu'ils disaient. Je ne pensais plus aux crêpes restées collées au plafond depuis janvier. Qui c'est qui est tombé dans la grande casserole. Ils étaient tous oranges, les amis. On aurait dit Halloween. Etant resté à l'écart, il n'y avait que moi qui rigolais. Les copains étaient très pressés car ils sont partis sans goûter mon velouté et même sans dire au revoir. Demain, j'offre un bol à qui veut et qui vient avec une bouteille de rouge. J'ai huit places, moins moi car il faut aussi que je mange, ça fait donc sept places disponibles. 19 heures. Cinquième étage.

08:21 Écrit par Fanny | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : soupe, recette, jambon, potiron, halloween, amitie |  Facebook |