23/04/2009

Cherche deux personnes

Je suis actuellement en partance pour visiter le château d’Attre, demeure du gniègnième siècle, il paraît qu’il y en a dix-huit, un de plus que le nombre d’hectares du parc. C’est facile à trouver, c’est dans l’alignement Lens – Maffle – Ath, ça ne s’invente pas, c’est comme ça, comme Mettet – Loncin – Hannut. Mais je n’y vais pour ça. Après la visite du château qui a conservé ses meubles d’époque (bonjour les poussières) il y a le Kir et ses mises en bouche (comme si j’allais me les mettre ailleurs, non mais), il y a (C’est Ecrit Avec Des Majuscules, je ne sais pas pourquoi) La Terrine de Poisson printanière (ce qui veut dire que la terrine, elle, elle est du printemps mais le poisson on ne sait pas), Le Coquelet fermier à l’Estragon avec ses Pommes parisiennes (faut les chercher les pommiers à Paris, non ?), La Tarte campagnarde (à mon avis c’est la serveuse), Le Moka et ses Mignardises (J’aurais préféré un café et des biscuits comme chez moi). Les vins étant à volonté j’espère que les toilettes seront gratuites. Le problème c’est après : visite et dégustation (s ou pas s, c’est le suspens) à la Brasserie des Légendes, là où l’on brasse la bière des géants d’Ath. Je cherche deux personnes : une pour résoudre l’énigme de Rafaël et dire que c’est moi et l’autre pour me ramener au cinquième, ascenseur compris.

04/06/2008

Cherche le bourdon du printemps

« C’est le printemps, j’ai attrapé le bourdon. Et toi ? ». « Gérard, c’est sûrement grave si tu me téléphones. Tu es malade ? Tu as le bourdon ? Tu vas mourir ? ». «  Idiot, je te dis que c’est le printemps, la sève monte et j’ai le bourdon. Tu ne l’as pas, toi, le bourdon ? ». « Ah, j’ai compris, Gérard, tu as le bourdon.  Moi pas. C’est l’avantage d’habiter au cinquième étage. Pas de bourdon, pas d’abeille, rien que des mouches quand je laisse noircir une banane. Mais, pas de problème puisque j’ai acheté une caisse de vingt-quatre ». « Je te dis que j’ai le bourdon et tu me parles de ta banane ». « Gérard, tu permets que j’achève ma phrase. Tu es pire qu’une femme et sa mère réunies. Où en étais-je ? ». « Tu disais que tu avais acheté vingt-quatre bananes à mouche ». « Mais non,  Gérard, une boîte de vingt-quatre sproutch psipsîîît anti-mouche. Je peux me permettre de vider une bombe dès qu’une mouche passe. Une mouche passe et elle trépasse ». « Et ça te fait quoi ? ». « Je tousse, Gérard, à cause du sproutch psipsîîît ». « Tu sais que ça fait des trous dans la couche d’ozone, ces saloperies ». « Gérard, tes os jaunes, je m’en fiche. Je sens que ça doit faire des trous, et pas que dans les chaussettes. La preuve, je tousse ». « Oui mais toi, avec ce beau temps, tu n’as pas le bourdon ? ». « Gérard, ne quitte pas, j’arrive avec un sproutch psipsîîît et, tu vas voir, ton bourdon va tomber comme une mouche ».

22/03/2008

Cherche le printemps

Roucoule, roucoule, roucoule. « Gamin, écoute, c’est le printemps ». Roucoule, roucoule, roucoule. « Gamin, ah, c’est chouette ». Roucoule, roucoule, roucoule ». « Je devrais dire que c’est pigeon, hein, gamin. Ah, je me sens poète aujourd’hui ». Roucoule, roucoule, roucoule. « Je suis poète, pouèt pouèt, je suis poète, pouèt pouèt. Y a d’la joie, bonjour bonjour les six rondelles, y a d’la joie ». Roucoule, roucoule, roucoule. « T’es où, gamin ? ». « Sur le balcon, papa. C’est comique. Il y a madame Gonzalez, la portugaise du troisième qui aide son mari à rentrer leur nouvelle voiture en marche arrière dans leur garage. Elle n’arrête pas de crier roucoule, roucoule, roucoule ». « Heuuu ».

03/04/2007

Biglodion et la canicule de juillet 2006

La canicule de juillet 2006

100.000 visites, 100.000 mercis. Pour fêter ça, je vous livre quelques paquets d’annonces déjà publiées et regroupées par thèmes : le gamin, maman, les rencontres, le supermarché, etc. C’est un peu mon « biesse tof » personnel. N’hésitez pas à me faire connaître le vôtre. Bon amusement. Amitiés.

 

Vacances à la mère – 1

Et paf, les vacances sont finies. Maman est repartie. Elle a téléphoné au fils d’une de ses amies pour la reconduire en voiture. Je voulais la ramener dans le caddy que j’ai chipé au supermarché mais elle n’a pas voulu : « ah, non, tu vas pousser très vite et ma jupe va s’envoler, ah non ». Tant mieux car si, sur la route, le caddy est très maniable, dans l’herbe ou le gravier, il faut le tirer ! Tirer le caddy, mais aussi maman, ses deux valises, sa machine à coudre et le reste de salade qu’elle veut reprendre pour manger demain car elle dit que je vais la laisser moisir dans le frigo, que ce n’est pas bien parce que j’ai besoin de vitamines naturelles et pas en gellule et que ce n’est pas pour des prunes qu’elle a nettoyé le frigo. L’important : elle est partie. Je vais pouvoir me partager entre ma résidence secondaire, la cave, très fraîche en cette période de canicule, et l’appartement du cinquième pour prendre des douches quand je veux, na. Les détails de mes vacances à la mère suivront les jours prochains.

 

Vacances à la mère – 2

Maman est venue loger dans l’appartement durant ma semaine de vacances. « Puisque tu es seul, c’est le moment de faire ton nettoyage de printemps ». « Mais, maman, on est seulement en été ». « Ton nettoyage de printemps d’il y a deux ans, idiot ». « Mais, maman, c’est la canicule, je suis juste bon à hiberner ». « Vas hiberner dans ta cave, idiot ». Maman et moi avons fait vacances séparées : elle au cinquième et moi au moins un, dans la cave. Et comme ça, pas, ou très peu, de problème de générations. Je voyais maman plusieurs fois par jour : aux repas qu’elle préparait et aussi quand j’avais pipi, ce qui arrivait souvent puisque c’est dans la cave que j’entrepose les casiers de bière. Je n’avais jamais autant voyagé, en ascenseur. « Pipi, pipi, pipi ». « Tu m’as fais peur, idiot ». Et chaque fois, l’aller et le retour. Mais les trajets sont monotones. Alors, à l’aller je m’imaginais au départ dans la fusée spatiale : « Allo, la terre, attention, je vais pousser sur cinq ». Au retour je me prenais pour le commandant Cousteau : « Prêt pour la plongée en bathyscaphe. Fermeture de l’écoutille ». « Tais-toi, idiot ». « A tout à l’heure, maman ». « Chers téléspectateurs, que vois-je ? L’épave d’un sous-marin belge coulé lors de la journée Portes ouvertes. Et là ! Des casiers de bière. Je rends l’antenne ».

 

Vacances à la mère – 3

J’ai passé mes vacances à la cave, vu la canicule, pendant que maman avait envahi l’appartement au cinquième. Parfois, quand je remontais pour faire pipi, elle me donnait une mission : « Vas nous acheter une laitue ». « Heu, c’est quoi,ça ? ». « Demande à la marchande, idiot ». « Mais, maman, là où je vais, il n’y a plus de marchande, il y a des brouettes à quatre roues et il faut se servir soi-même ». « Tu as déjà vu une salade, idiot, et bien achètes une salade ». Hop, ascenseur, puis je partais, en tongs et en chemisette, un casier de bière vide à chaque main. « Bonjour, madame, fait chaud, hein ». Et je revenais, en tongs et en chemisette, avec un nouveau casier de bières à chaque main et le sac avec la salade entre les dents. « Honhour, hahaheu, hait haud, hein ». Hop, ascenseur, moins un pour les casiers, plus cinq pour la salade. « Maman, maman, regarde, avec mon fusil à bouchon j’ai abattu une salade en plein vol ». « Et le sac, idiot, tu l’as aussi abattu en plein vol ? ». « Heuuuu, qu’est-ce qu’on mange ce soir ? ». « Salade, lardons, patates rissolées ». « Mais c’est un trois étoiles de chez Lepneu, ici ». « Je te rappelle pour la niènième fois qu’on ne parle pas la bouche pleine ». Ca, c’était ma chance, maman ne me parlait pas pendant les repas.

 

Vacances à la mère – 4

Maman est venue en vacances dans l’appartement et moi je suis resté dans la cave, vu la canicule. Aujourd’hui, journée nostalgie. J’étais remonté au cinquième pour faire pipi. Elle : « Est-ce que tu vas parfois sur la tombe de ton idiot de père ? ». « Heuuu, oui, enfin, pas loin, à l’entrée du cimetière il y a une fosse pour les déchets verts, j’y porte les couennes de jambon et les croûtes de fromage en tranche ». « Jamais de fleurs sur sa tombe ? ». « Si, si, il y avait un jour une promotion pour des sachets de graines mixed border. j’ai déposé un sachet et je lui ai dit : démerdes-toi, moi j’y connais rien, choisis ce que tu aimes bien ». « Et alors ». « Ben, heu, j’ai reçu un coup de pied au cul pendant que je faisais salamalec comme les musulmans mais je n’ai pas vu de qui ». « T’es musulman, maintenant ». « Ben, heuuu, y avait pas de bénitier, alors je ne savais pas quoi faire ». « Tu es encore plus idiot que lui, idiot ». « Enfin, maman, papa c’est mon père ». « C’est bien ce que je dis. Une fois il m’a eu : par surprise et par une belle soirée d’été. Résultat : toi ». « Hé, hé, hé ». « Et sur ma tombe, tu mettras quoi ? ». « Des salades, maman, des salades, tu les prépares tellement bien ». Maman n’a plus rien dit. Ouf.

 

Pour ceux qui en redemande, la suite des « Vacances à la mère » est accessible via la colonne de droite Archive par jour aux dates suivantes : 27/07/2006, 29/07/2006, 31/07/2006, 01/08/2006, 02/08/2006 et 03/08/2006.

 

30/03/2006

Cherche une nettoyeuse de printemps

C'est peut-être une tare familiale : le nettoyage de printemps. Ma maman le fait encore ainsi que Tante Fifine et bonne-maman le faisait. C'est nécessaire : cinq mois de pluie, de neige, de feuilles mortes, de boue. En plus, ça devient intenable, j'ai du compost sur le carrelage. Il fait tellement sale que j'ai placé à la porte d'entrée, à l'intérieur, un paillasson brun avec, en noir, le texte "Essuyez vos pieds avant de sortir". Je ne sais pas par où commencer. Je cherche une nettoyeuse de printemps.

09:44 Écrit par Fanny | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : maman, printemps |  Facebook |