04/09/2010

Les examens de Robert

« Salut, Robert ». « Salut ». « Tu as toujours ton bouchon ? ». « Ben oui puisque je suis ici pour des examens ». « Et elles sont difficiles les questions ? ». « Quelles questions ? ». « Les questions des examens ? ». « Idiot, ce sont des examens médicaux. Pendant les examens je dors ». « Veinard, Robert. Si j’avais eu de tels examens j’en serais sorti avec la plus haute distinction ». « On me fait une piqûre et je dors. Eux, ils me tripotent ». « Et tu te laisses faire ? ». « Je dors que je te dis ». « Et tu n’essayes pas d’ouvrir ne fut-ce qu’un œil  pour voir s’ils ne sont pas en train de déjà faire ton autopsie ? Fais gaffe, Robert, ton diplôme sera peut-être un permis d’inhumer. Vérifie bien que c’est à toi qu’on fait la piqûre pour dormir et pas à un autre, les erreurs médicales ça existe. J’ai connu un type à qui on devait enlever une couille et on lui a enlevé la bonne ». « M’en fiche. Moi, c’est UNE boule et c’est dans l’œsophage. Merci d’être venu et à plus ». « Heuuu ».

25/08/2010

Robert et les fleurs

Visite difficile à rendre à mon collègue Robert, hospitalisé depuis longtemps pour des examens qu’il n’arrive pas à réussir. « Robert, coucou, c’est moi, tirelirelire tirelirela, coucou, coucou, coucou, coucou, coucou, il est cinq heures, l’heure des visites ». « Ha, c’est encore toi ! ». « Oui, Robert, et aujourd’hui je viens en cachette ». « Ah ! Tu ne viens donc pas me bouffer mon repas du soir ? ». « Vois-tu, Robert, ton absence au bureau fait qu’on se pose des questions. Parce qu’on sait que tu aimes les fleurs ». « Ben, il a plu, ça devrait aller. Et puis qui vois-tu qui viendrait arroser mon jardin ? ». « Personne, Robert. Personne n’a parlé d’aller arroser ton jardin. On a parlé de tes préférences florales ». « Tu sais bien que j’aime toutes les fleurs ». « Robert, je t’ai dit que je venais en cachette, en espion en quelque sorte, de la part du bureau qui connait ma discrétion et m’a demandé de te parler avec toi de fleurs avec tact. Que préfères-tu ? ». « J’aime toutes les fleurs ». « Robert, la question est : es-tu plus gerbe ou couronne ? ». « A demain ». « Heuuu ».

25/06/2010

Vibre, oh, masseur

« Gamin, j’ai bien réfléchi à ta question d’hier ». « Papa, tu es mieux que notre miroir dans le hall. Parce que lui, pour qu’il réfléchisse, il faudrait peut-être le dépoussiérer ». « Gamin, sache que la fée du logis n’a pas son équivalent au masculin ». « Si, papa, le fait rien au logis ». « Hé, cow-boy, tu veux la trace de mes cinq Frankfort sur ton visage pâle ? Si tu continues tu l’auras ». « Non non, papa, indien vaut mieux que deux tu l’aura ». « Alors, gamin, pourquoi les femmes belges n’utilisent pas de vibromasseur ». « Vu que tu ne trouvais pas, je me suis permis de demander la réponse au papa de Cédric sans ton autorisation paternelle ». « Et alors, gamin, pourquoi ? ». « Il paraît que ça fait sauter les plombages ? « Heuuu ».

08/06/2010

Cherche la réponse

« Papa ». « Oui, gamin ». « Cédric m’a dit qu’il avait trouvé une capote dans la véranda de sa maison ». « Gamin, ce qui se passe chez Cédric ne me regarde pas ». « Papa, j’ai une question à te poser ». « Et merde. Gamin, je suis occupé dans un exercice de haute voltige. J’essaye d’ouvrir une boîte de raviolis récalcitrante sans me blesser Et ce n’est pas de la tarte. Heureusement pour la tarte d’ailleurs, sinon que des miettes ». « Papa, j’ai une question à te poser à propos de la capote trouvée dans la véranda de chez Cédric. Puis-je ? ». « Formulé comme ça, gamin, je ne peux dire que oui. Vas-y, je m’attend au pire ». « Papa, c’est quoi une véranda ? ». « Heuuu ».

07/06/2010

Mamy et les poivrons

« Papa, pourquoi tu n’aimes pas Mamy ? ». « Gamin, ta Mamy, c’est comme les poivrons pour moi : ce n’est pas moi qui n’aime pas les poivrons, ce sont les poivrons qui ne m’aiment pas, ils me causent des crampes d’estomac ». « Mamy aussi, papa ? ». « Maintenant que je ne la vois plus, les poivrons ne me causent plus de soucis puisque je n’en mange plus ». «  Et Mamy, papa, c’est quoi pour toi ? ». «  Pire qu’un terroriste, gamin ». « Pourquoi, papa ? ». « Parce qu’avec un terroriste on peut négocier, gamin ».

02/12/2009

Cherche mon bonzaï

Non, ne croyez pas que mon bonzaï  a atterri cinq étages plus bas à cause du grand vent d'automne, non. Non, je l'avais rentré. Comme on dit en Belgique : Je l'avais rentré à l'intérieur. Et à Bruxelles : Je l'avais rentré à l'intérieur pour qu'il ne soit plus dehors. Mais je pense que j'ai perdu mon bonzaï. C'est le gamin qui a donné l'alerte " Papa, regarde, le bonzaï. Il n'a plus de feuille. On dirait un porte-manteaux pour schtroumpfs ". " Gamin, regarde-moi dans les yeux.Paaarfait. Une seule question, une seule réponse. Gamin, tu n'as que deux possibiltés de réponse : Oui ou Non ". " Oui, J'ean-Pierre, c'est ma dernière réponse ". " Gamin, fini de faire l'imbécile, on n'est pas à la télé, ici ". " Papa, peux-tu me rapeller la question à propos du bonzaï sans feuille ? ". " Gamin, as-tu, oui ou non, laissé la porte de la cage de Kiki et Pipette, les hamsters, ouverte ? ". " Oui, papa ". " Je m'en doutais ".

27/10/2009

Cherche à atteindre le 3ième palier

« Vous arrivez au troisième palier. En ce moment, vous pouvez empocher 500 euros, faire appel à l’équipe, appeler un ami ou continuer ». « Je continue, c’est mon dernier mot ». « Vous êtes sûr ? ». « Si je te le dis, bouffi, c’est que j’en suis sûr ». « Vous êtes prêt pour le troisième palier ? ». « C’est plus haut, je sais, mais je dois y arriver ». « Voici la question. Petit A : Coincoin. Petit B : Meumeuh. Petit C : Proutproute. Petit D : Mioumiou. Voulez-vous que je vous rappelle la question ? ». « Non, non, la question ne me gêne pas. C’est la réponse qui me fait chier ».  « Je vous rappelle que vous êtes sur antenne ». «  Et moi je vous rappelle que j’ai déjà atteint le premier palier, que je suis arrivé péniblement au deuxième palier, que je suis en train de gravir les marches qui me mènent au troisième palier,  que la poignée du sac que je tiens à la main gauche est en train de lâcher et que si ce n’est pas la poignée qui lâche c’est moi qui vais la lâcher ».  « Biloudionne ! Tou parle tout chol, tou choliloque, tou rouchpète pach’que l’achencheur il est  en réparachionne ». « Gonzales, monsieur Gonzalez, vous êtes mon sauveur portugais. Aidez-moi ». « Yé tout entendou, Biloudionne, yé souis la même émichion à la télévichion ». « Monsieur Gonzales, je sais qu’avec vous je peux faire appel à un ami ». « Biloudionne, yé vous diche tout. La bonne ch’est la pétite Bé, meumeuh ». « Heuuu ».

18/05/2009

Cherche una aiguille à tricoter

Je remercie celles et ceux qui m’ont témoigné des signes d’infection suite à ma chute et au plafonnage de mon bras gauche. Je les rassure tout de suite, ça évolue bien. La preuve : ça chatouille en dessous du plafonnage. J’ai l’impression d’y avoir un nid de fourmis. Impossible de me gratter. Impossible d’y mettre de la poudre anti-fourmis. C’est, paraît-il, l’épreuve de la guérison. Normalement, quand on me chatouille, je rigole. Dans ce cas-ci, non. Bizarre. Encore une question que je devrai poser à mon psy. Plusieurs amis m’ont dit d’utiliser une aiguille à tricoter. J’ai répondu oui sans comprendre. Je n’ai jamais tricoté de ma vie. Un point à l’envers, un point à l’endroit, c’est tout ce que j’ai retenu de ma grand-mère quand elle disait ses prières avec deux baguettes de restaurant chinois pour me faire une écharpe. Je cherche une aiguille à tricoter, pas trop chère, et, surtout, le mode d’emploi pour faire partir les fourmis qui dansent la farandole sous mon plâtre.

16/05/2009

Cherche l'institutrice du gamin

« Papa, on a parlé de toi à l’école ». « Gamin, je la connais. Un ardoisier est venu parler de son métier, c’est ça ? ». « Pourquoi tu dis ça, papa ? ». « Parce qu’un ardoisier parle de toit. Je le sais depuis mon service militaire. Je me suis fait avoir par des copains de chambrée. Alors, pour bien me faire voir de l’adjudant-chef, je lui ai dit – On a parlé de vous, chef. – Ah bon. Qui ça. – L’ardoisier, chef ». « Et alors, papa ? ». « J’ai été de corvée épluchage des patates pendant une semaine. Mais pourquoi a-t-on parlé de moi à l’école, gamin ? ». « Tu as été cité en exemple, papa ». « Ah, enfin, mes qualités sont reconnues par ton institutrice ». « En exemple à ne pas suivre, papa ». « Comment ça, gamin ? ». « A la question ‘Que fais votre papa ?’ j’ai dis que tu avais fait un vol plané en trébuchant sur le tuyau de l’aspirateur ». « Et alors, gamin, je me suis relevé, non ! C’est de l’héroïsme ». « Madame a dit que tu étais un bel exemple de malpropre qui laisse traîner ses affaires et qui s’en mord les doigts ». « Gamin, c’est quand la prochaine réunion de parents ? ».