03/07/2010

Le pied de porc facile (5)

« Gamin, gamin, j’ai enfin trouvé une recette de pieds de porc facile ». « Chouette, papa, parce que, depuis que tu les as achetés, les pieds de porc comment à courir tout seul ». « Ecoute ça, gamin, c’est pour six personnes : six pieds de porc, 300 grammes de viande de porc hachée, du sel, un œuf, de la cannelle et de la muscade, une crépine et un peu de mie de pain ». « Et c’est quoi une crépine, papa ? ». « Je suppose que c’est un sac, gamin, parce qu’ils disent qu’après avoir désossé le pied de porc et l’avoir coupé en deux parties il faut lui faire une farce avec le porc haché assez zoné et refermer le pied avec la crépine ». « Papa, tu te sens capable de faire de la chirurgie esthétique ? ». « Gamin, qui n’essaye rien n’a rien ». « Mais, papa, la recette est pour six personnes ». « Gamin, je n’ai que deux pieds, donc je vais diviser par trois ». « Papa, tu as dit qu’il fallait un œuf. Comment vas-tu le couper en trois ? ». « Gamin, tu as raison. Changement de programme : raviolis. Vas chercher l’ouvre-boite ».

08/06/2010

Cherche la réponse

« Papa ». « Oui, gamin ». « Cédric m’a dit qu’il avait trouvé une capote dans la véranda de sa maison ». « Gamin, ce qui se passe chez Cédric ne me regarde pas ». « Papa, j’ai une question à te poser ». « Et merde. Gamin, je suis occupé dans un exercice de haute voltige. J’essaye d’ouvrir une boîte de raviolis récalcitrante sans me blesser Et ce n’est pas de la tarte. Heureusement pour la tarte d’ailleurs, sinon que des miettes ». « Papa, j’ai une question à te poser à propos de la capote trouvée dans la véranda de chez Cédric. Puis-je ? ». « Formulé comme ça, gamin, je ne peux dire que oui. Vas-y, je m’attend au pire ». « Papa, c’est quoi une véranda ? ». « Heuuu ».

25/05/2010

Cherche la fête des voisins

« Monsieur Gonzales ! ». « Ah, Biloudionne ! ». « Gonzales, en cette année 2010 la fête des voisins aura lieu ce vendredi 28 mai ». « Ah ! Bonne fête, Biloudionne, ma nous chommes pas voichins. Tou es dou chinquième et yé chouis du trouachième ». « Gonzales, ce n’est pas un étage qui va nous séparer, voyons. Vous aimez l’Italie ? ». « Ma, Biloudionne, you save què yè souis portougalèze ». « Je sais, Gonzales, mais je voulais vous inviter, vous et votre dame, pour déguster ma spécialité italienne : des raviolis. Et des bons, hein, fabriqués en Belgique. En Belgique du nord, mais, jusqu’à présent c’est encore la Belgique ». « Et yé fé quoua ? ». « Le reste, Gonzales : l’apéritif, les zakouskis, l’entrée, le dessert. Ok ? ». « Yé penche qué nous save oune réounionne avé des zôtres portougalèzes vendredi ». « Ah bon. A plus, Gonzales ». « A plouche, Biloudionne ».

10/02/2010

Cherche à retrouver mes couleurs

« Papa, as-tu payé le rappel de facture pour l’électricité ? ». « Gamin, tu sais bien que je ne reporte jamais à demain ce que j’aurais du faire hier ». «  Je sais, papa, tu le reportes à après-demain ». « C’est comme ça, gamin, c’est dans ma nature ». « Ou c’est l’abus de raviolis sauce tomate qui te monte au cerveau. Méfie-toi, papa, as-tu déjà lu la liste des ingrédients de la sauce ? Sais-tu pourquoi certaines tomates sont tellement invendables au marché qu’on en fait de la purée ? Sais-tu dans quel pays et avec quels pieds les tomates ont été transformées en purée ? Il y a peut-être des produits pour combattre l’odeur des pieds dans les additifs. Et la viande ! As-tu déjà pris le temps de laver un ravioli, de l’ouvrir, de jeter la pelure pâteuse et de ne manger que l’intérieur ? C’est peut-être inscrit bœuf mais sais-tu que, à part les semelles, tes chaussures sont aussi en bœuf ? ». « Gamin, arrête, je suis malade ». « On en reparlera après le dîner, papa, parce qu’à l’école on nous apprend, à nous les jeunes, à manger sain. Ne fais pas cette tête là, papa. J’ai faim. On mange quoi, ce midi ? ». « Des raviolis, gamin ».

30/01/2010

Cherche les carottes

« Gamin ». « Oui, papa ». « Gamin, où sont les carottes que je dois cuire pour le repas de midi ? ». « A l’école, papa ». « Quoi, des carottes à l’école. Elle se les met où ta maîtresse ? Elle se prend pour le tunnel sous la Manche ? ». « Papa, demain avec l’école on va visiter une ferme. Avec des veaux, vaches, cochons, couvées et des lapins. Madame a demandé d’apporter un peu de nourriture ». « Et tu trouves que quatre carottes c’est un peu de nourriture ! Gamin, c’étaient nos légumes pour deux jours ». « Papa, madame a dit que les agriculteurs vont de pis en pis et qu’il faut les aider ». « Avec les vaches peut-être, ils n’arrivent plus à faire leur beurre avec leur lait, mais avec des lapins ! Aller de pis en pis avec des lapins, non mais, on aura tout vu. Sais-tu que le pire mois pour les agriculteurs c'est le mois de février parce qu'ils n'ont que vingt-huit jours pour se plaindre. Tu dois rayer ces idées reçues d’une traite, gamin. Les agriculteurs, s’ils écossaient leurs petits pois, ils pourraient vendre des kilts et des plaids à carreaux ». « Papa, on mange quoi ce midi ? ». « Raviolis, gamin ». « Ah ». « Oui, et sans carotte dans la sauce ».

27/11/2009

L'énigme continue

L'énigme continue et je vous donne un indice : je ne suis pas le seul dont le nom soit gravé dans la pierre de son vivant face à une cathédrale millénaire. Je suis entouré de noms illustres. Même qu'il lustre mieux que les cireurs de chaussures à Istanbul. Ou que le mien, le lustre de la cuisine, auquel il manque trois ampoules vu que la vue d'un tabouret me donne déjà le vertige. " Papa, on ne voit pas ce qu'on mange ". " Tant mieux, gamin, avale tout rond. Fais quand même gaffe, gamin, si tu mange de la salade, ce n'est pas de la salade. Vu le vent tempétueux j'ai rentré le bonzaï et le l'ai mis sur la table. Tu ne manges que si c'est tiède et que ce sont des raviolis et que c'est à la tomate. Si tu trouves du persil, méfie-toi, ce n'est pas du persil ". Je reviens à l'énigme : Où suis-gravé, mais, en plus, qui sont ces messieurs Chemises et Cravates que je connais pas ? Nous pourrions constituer un groupe, Les Chemises, Cols et Cravates, les C.C.C. Comme les Cellules Combattant le Cholestérol avant l'arrivée du bifidus actif, des enzymes gloutons et du stérol végétal. Aidez-moi à retrouver ces énergumènes. D'avance merci.   

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26/11/2009

Cherche l'énigme

Incroyable, mon nom est déjà gravé. Vives-je ? Où suis-je ? Dans quel état j'erre ? L'étagère je n'en ai qu'une, mais sur quelle planche ? Je planche sur la question. Il ne faut pas que je me planche trop fort sinon je vais recevoir l'étagère sur le crâne. Non, voyons. Vous pensez étagère et vous pensez livres. Ben non, c'est l'étagère aux boîtes, essentiellement des boîtes de raviolis sauce tomate. La sauce tomate dans les raviolis, c'est comme le sourire dans la vie. Avez-vous déjà mangé des raviolis sans sauce tomate ? Moi, oui, un jour où, dans mon inexpérience de père célibataire, je les avais rincé à l'eau pour éliminer les conservateurs. C'est dégueulasse. Autant mâchonner du carton mou. La vie sans le sourire, franc, amical, spontané, sincère, sortant des tripes, c'est la même chose : du carton mou. C'est comme un jeudi sans l'énigme de Rafaël sur http://carpe-diem-lbsp.skynetblogs.be . A propos d'énigme, voici celle du jour : Où ai-je trouvé cette gravure ? 

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15/11/2009

Cherche à faire manger le gamin

" Mange, gamin ". "Papa, j'aime pas le vert ". " C'est du citron vert. Mange, gamin ". " Papa, j'aime pas le rouge ". " C'est un petit morceau de pastèque. Mange, gamin ". " Papa, j'aime pas le vert ". " Gamin, tu l'as déjà dit. C'est du citron vert. ". " Non, papa, pas le vert d'en-haut, le vert d'en bas ". " Ce sont des rondelles de kiwi. Mange, gamin ". " Papa, j'aime pas le noir à gauche ". " C'est un quart de grain de raisin. Tu vas bouffer, oui ou merde ". " Papa, j'aime pas la bébète qui me regarde avec ses deux grands yeux noirs ". " Je suis sûr que ça va t'amuser parce que, ça, gamin, tu peux le bouffer avec tes doigts, avec le jus qui dégouline, faire des bagues avec les anneaux de la carapace, mettre discrètement les yeux dans l'assiette de ton voisin, le gros qui engloutit tout ". " Papa, j'aime pas ce qu'il y a au milieu de l'assiette ". " Gamin, si tu dis encore une fois j'aime pas je t'envoie relècher toutes les assiettes quand elles repartent en cuisine ". " Papa ". " Gamin, fais gaffe ". " Papa, j'aime beaucoup les raviolis que tu prépares à la maison ". " Heuuu ".

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20/08/2009

Cherche l'énigme de l'expression

Aujourd'hui l'énigme du jour, en compétition avec la seule, la vraie, l'unique, celle de Rafaël, tous les jeudis, sur http://carpe-diem-lbsp.skynetblogs.be est : " Voici le portrait d'un jeune homme, célibataire avec un gamin, Kiki et Pipette les hamsters et leur roulette qui empêchent de dormir parce que ces cons font du body-training la nuit, Maurice le poisson rouge beaucoup plus silencieux, rasé de près, l'oeil persan comme les chats du même nom, qui arrive à lire à distance dans les pensées de celles et ceux qui regardent sa photo en ce moment et qui se dit que ce n'est pas beau tous les jours, champion du virage à gauche toute avec un caddy vide au supermarché, attendant inlassablement blonde à forte poitrine aimant vaisseler et repasser des chemises, belge ce qui est une grande qualité, wallon oufti biloute, cuisinier amateur débutant esayant désespérement d'atteindre le niveau amateur averti, éteint de vertige quand il faut remplacer une ampoule électrique quand il faut monter sur un tabouret, habitant au cinquième étage ce qui est un énorme avantage pour les blondes à la forte poitrine qui ont le sommeil léger parce qu'on n'entend pas les bruits de la route et que de la route on n'entend pas les cris du cinquième, ayant toutes ses facultés sauf celle de monter sur un tabouret, pouvant ouvrir une boîte de raviolis les yeux fermés sans se blesser si on lui donne l'ouvre-boîte et la boîte dans le bon sens, aimant les voyages surtout ceux d'une heure ou deux au parc communal. Et bien, ce jeune homme, représente une expression. Top chrono, vous avez vingt-quatre heures pour trouver et une semaine pour répondre si vous êtes blonde ... 

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13/08/2009

Cherche une monoplace

Bonjour. Je vis seul. Triste. Au cinquième étage avec une voisine de palier invivable. Je vis de raviolis en boîte quand j'arrive à ouvrir la boîte. Le gamin vient me voir quand je lui dis au téléphone que j'ai acheté des bonbons; Les chauffeurs de bus font grêve pour un oui pour un non, quels fainéants. L'ascenseur ne s'arrête plus au cinquième et je dois aller jusqu'au sixième et descendre un étage dans les escaliers avec le caddy du supermaché. A chaque marche je perds des marchandises : les oeufs, les tomates, le ketchup,et je roule dessus. C'est horrible. Il y en a plein les murs. J'ai tout nié quand la police scientifique est venue pour identifier les corps. Quels cons, ils cherchaient le rhésus du ketchup. Egalité avec les conducteurs de bus wallons. On devrait engager des polonais. Eux, ils travaillent. La porte de mon four à micro-ondes ne ferme plus. C'est pas bon des raviolis froids. Même avec du fromage râpé. Quand c'est râpé c'est comme quand le gamin attend son bus pour aller à l'école et que les cons font grêve. Vivement les polonais, ou les croates, ou les sénégalais pour être dignes de conduire nos bus. La dignité et le respect des autres, c'est important. Il y an a qui l'ignore, honte, ce sont des belges. J'espère que les conducteurs de bus belges ont de l'humour parce que je dois prendre le bus tous les jours pour aller à la gare prendre le train, puis le métro, puis la marche à pied. Quelle vie de con. Il me faut autant de temps pour aller au boulot et en revenir, quand il y des bus, que pour faire semblant de travailler au bureau. Marre, j'en ai marre, je m'achète une monoplace. J'en ai déchiné une sur internet. J'ai besoin de conseils. A votre avis, est-ce une bonne affaire .   

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23/07/2009

Cherche le trois pour deux

Acheter le trois pour le prix de deux c’est mon sport favori. Hop, trois boîtes de champignons à réchauffer au four à micro-ondes pour le prix de deux, hop, dans le caddy, trois boîtes de raviolis sauce tomate à réchauffer au four à micro-ondes pour le prix de deux, hop, dans le caddy. Malgré mes efforts je n’ai jamais trouvé de chaussettes à trois pour deux. Pourtant, je serais content d’avoir une troisième chaussette quand mon orteil gauche fait coucou à travers de la deuxième. Trois saucisses de campagne pour le prix de deux, hop, dans le caddy. Deux paquets. Six saucisses pour le prix de quatre. Nous sommes deux, le gamin et moi, et ça fait trois jours de saucisse de campagne raviolis sauce tomate pour le prix de deux. Je suis un fanatique des trois pour deux : j’ai trois paniers pour chien avec coussin dont je me servirai pour mettre les petits pains quand je recevrai des invitées, j’ai trois recharges d’agrafes et j’attends que les agrafeuses soient à trois pour deux, j’attends impatiemment que les sapins de noël soient à trois pour deux pour les stocker dans la cave. Hier, le gamin m’a empêché de faire une bêtise.  « Papa, que vas-tu faire avec trois bouettes sur le balcon au cinquième étage ? ». Il a raison mon gamin, je dois maîtriser mes impulsions.

01/06/2009

Cherche un menu à deux plats

« Papa, aujourd’hui c’est le jour de la tarte aux pommes. C’est chouette, non ? ». « Gamin, depuis quand crois-tu que c’est toi qui vas composer le menu ici ? Aujourd’hui on mange italien. En entrée, l’antipasti, c’est raviolis nature, et, en plat principal, raviolis à la sauce. Comme je n’ai que des boîtes de raviolis en sauce je vais en laver quelques uns pour préparer l’entrée. Gamin, j’espère que tu accepteras que nous n’ayons qu’une seule assiette pour tout le repas. Ils l’ont dit à la télévision : il faut économiser l’eau. C’est pour ça que, sur le balcon, j’aurais préféré planter un platane parce que c’est plein d’oiseaux, mais je me contente d’un bonzaï en pot. Pour les toilettes et pour la vaisselle c’est la même chose, il faut économiser l’eau et, pour la vaisselle, en plus, il faut économiser les gestes inutiles. C’est grâce aux économies que je peux t’offrir des vacances de deux fois un demi-jour à la plaine de jeux. Je résume : gamin, aujourd’hui journée italienne, deux plats, une assiette ». « Papa, tu peux supprimer l’entrée, je n’aurai pas fort faim car je dois garder une place dans mon estomac pour la tarte aux pommes. Papy et Mamy me l’ont dit ». « Pourquoi t’ont-ils dit ça, ces vieux schnocks, gamin ? ». « Parce que, papa, normalement, après les raviolis et avant ta sieste, il est prévu que tu me conduises chez eux ». « Gamin, tu veux faire la révolution ? Non seulement tu décides de mon repas mais tu veux gérer mon emploi du temps ! ». « Papa, si tu es sage maintenant, quand tu seras à l’hospice j’irai te porter des bonbons qui ne collent pas à ton dentier ». « Heuuu ».

23/05/2009

Cherche à libérer mon bras

« Aïe ». « Vous avez mal quand je pousse là ? ». « Aïe, non non, docteur, aïe ». « Vous êtes plutôt intellectuel ou plutôt manuel ? ». « Vous êtes bien curieux pour un orthodontiste, docteur ». « Orthopédiste ». « Ah bon, excusez-moi, docteur, je croyais que les orthopédistes c’était pour les pieds ». « Je m’occupe aussi des pieds, quand il faut choisir un plâtre de marche, par exemple ». « Ah non, hein, docteur, vous n’allez pas me mettre un plâtre de marche alors que vous venez de retirer celui de mon bras ». « Pour mon diagnostic j’ai besoin de savoir si vous êtes plutôt intellectuel ou manuel ». « Un peu les deux, docteur. Ma spécialité ce sont les raviolis. Tant que vous y êtes, dans les diagnostics, docteur, selon vous, ce sera Anderlecht ou le Standard qui sera champion ? Je dois parier avec un copain ». « Pratiquez-vous un sport ? ». « Je suis croyant pas pratiquant, docteur, dans tous les sports ». « Bon. Et du bricolage ? Des gestes violents ? ». « Heuuu. Ah oui, ça m’arrive ». « Je pense qu’il vaut mieux que vous portiez une orthèse maintenant le pouce et le poignet ». « Une hortèse, docteur, qu’est-ce donc ? C’est lourd à porter ? ». « Disons que c’est un plâtre amovible, en tissus élastique, contenant des plaques en acier, qui maintiendra votre poignet et votre pouce quand vous travaillerez manuellement ». « Amovible ! Heuuu, ça sa visse et ça se dévisse ? C’est une jambe de bois pour le bras ? ». « Vous verrez, c’est léger, ça s’attache avec du velcro ». « Ah bon, après le velpo le velcro. Docteur, et le vélo, c’est pour quand ? ». « Ah, vous faites du vélo ? ». « Du vélo d’appartement, docteur, pour avoir des cuisses fermes qui retarderont l’action des vers quand on m’enterrera. Un jour je l’ai descendu difficilement du cinquième par l’ascenseur pour circuler dans la rue mais il n’avançait pas. Des voisins m’ont dit que c’était normal parce qu’il n’a pas de roue. Vous comprenez ça, vous, docteur, un vélo qui n’avance pas ? ». « C’est comme vous ». « Ah bon ! »

30/04/2009

Cherche l'énigme

« Docteur, pour les séances de divan, faites-vous des abonnements à prix réduit ? ». « Non, pourquoi ? ». « Je crois que ça va être long avec moi, docteur. Je suis une énigme pour moi-même ». « Qu’est-ce qui vous turlupine aujourd’hui ». « Je n’aime pas ce mot, docteur. Je n’ai plus turlupiné depuis des années-lumière. Il n’y a plus de lumière, docteur. Quelqu’un a du couper le courant ». « Avez-vous des indices sur l’origine ». « Quelqu’un m’a dit que je faisais une obsession sur les raviolis ». « Ah bon ! Je ne vois pas le rapport ». « Vous voyez, docteur, vous ne voyez rien non plus. Pas de rapport, c’est ça qui me turlupine ». « Mais ! ». « Docteur, moi je peux le dire. Je paye pour le dire ». « Sans vouloir vous demander le prix d’une séance, expliquez-moi comment vous préparez les raviolis ». « En ouvrant une boîte, docteur ». « Bien, bien. Ensuite ? ». « Quand c’est chaud j’appelle le gamin pour qu’il vienne à table ». « Je veux dire : entre les deux que faites-vous ? ». « J’allume le gaz. Le gamin n’aime pas les raviolis froids ». « Bien. Racontez-moi. Que mettez-vous sur les raviolis, du gruyère, du parmesan, du persil de la ciboulette ? ». « C’est quoi ça, de la ciboulette, docteur ? ». « Ce sont de fines herbes qu’il faut couper en tout petits morceau ». « C’est trop dangereux la ciboulette, docteur ». « Mais non, c’est bourré de vitamines ». « Je veux dire que c’est dangereux pour moi si je dois la couper en petits morceaux, docteur. Je n’ai déjà pas facile pour ouvrir la boîte, j’en mets partout, d’ailleurs je ne mets plus les raviolis dans une casserole, ça fait trop de vaisselle, je chauffe la boîte ». « Mais il n’y a pas de manche à une boîte ! ». « Je sais ». « Et alors ? ». « J’attends que ça refroidisse. Une expérience m’a suffit. Pas con, hein, docteur ». « Ce sera tout pour aujourd’hui. Vous restez une énigme pour moi ». « A propos, docteur ». « Oui ». « Pour la prochaine fois mettez plus de coussins sur le divan ».

03/04/2009

Cherche à comprendre la faille

« Papa, prêtes-moi dix euros ». « Oui, gamin, pourquoi ? Tu veux acheter un pot de peinture pour repeindre le W.C. sur les murs duquel tu as écrit que tu étais un fils de con ? Tu veux me faire des toasts au foie gras pour mon anniversaire que tu as oublié ? Tu vas acheter un pétard que tu vas fiche dans le cul de ton grand-père maternel pendant sa sieste ?». « Papa, si tu avais su gérer ton argent, nous mangerions autre chose que des raviolis sauce tomate qui tachent mon bavoir et ta chemise. Ou ta chemisette quand t’es en congé, que t’es pas rasé et que tu déambules en chemisette et en slip avec les poils qui dépassent ». « Gamin, je t’interdis de raconter ma vie privée ». « Papa, c’est tellement privé ici qu’il n’y a même pas une femme pour nettoyer, lessiver, remplacer les ampoules électriques pétées, détartrer la cuvette du W.C., descendre les six sacs poubelles, cuire des carottes sans les brûler ». « Gamin, ma vie privée, c’est comme les toilettes quand je suis dedans et que je mets trois heures pour résoudre un mot-croisé de Rafaël, c’est privé, privé, privé ». « Papa, tu me prêtes dix euros ? « Oui, gamin ». « Papa, tu ne m’en donnes que cinq. Comme ça, tu m’en dois cinq. Et moi aussi. Et nous sommes quitte ». « Heuuu ».   

24/03/2009

Cherche mes blancs de poireau

J’ai l’habitude, quand j’achète des poireaux, de les mettre dans le sac avec le blanc au-dessus pour le garder bien frais. Je pense que le drame s’est passé quand j’ai pris l’ascenseur. La porte s’est refermée vite et scroutch, quand j’ai déballé mon sac je n’avais plus que les côtés verts. Les poireaux, c’est comme les femmes qui se font bronzer sur la plage, c’est le blanc qui est le meilleur. Je me demande d’ailleurs pourquoi on vend aussi le vert. C’est comme les couennes sur un jambon. Des couennes à 15,98 euros le kilo. Des couennes que je dois jeter du cinquième, le soir, alors que j’ai sommeil. Pour les couennes, pas de problème, il y a des chats dans le quartier. Mais pour les verts de poireaux, hein ? Pour ne pas encombrer mon sac poubelle je vais aller les planter dans le parc communal. Les passants vont croire que la commune a planté des glaïeuls. Reste mon problème : mes blancs de poireaux. Où sont-ils ? Aidez-moi à les retrouver. Le gamin a entamé une grève de la faim après 17 jours de raviolis sauce tomate. Il menace de se faire adopter par des pakistanais qui mangent avec leurs doigts. A mon avis c’est du chantage pour ne pas se servir des couverts. J’abrège : si vous avez trouvé des blancs de poireaux contactez-moi.

20/09/2008

Cherche aui a cafté

« Papa, quelqu’un m’a dit que si tu me donnes toujours des raviolis à manger quand je viens chez toi, la ligue des droits de l’homme va te retirer ton droit de visite ». « Gamin, c’est ta mamy qui a dit ça ? ». « Je ne peux rien dire, papa. J’ai promis ». « Heuuu, c’est papy, alors, hein, gamin, c’est lui, c’est ce vieux con d’ex beau-père ? Ecoute, gamin. On va parier. Je parie que c’est ton papy et, si tu dis oui, tu as gagné. D’accord ? ». « Non, papa. Je sais que si je gagne le premier prix sera une boîte de raviolis. Quelqu’un m’a dit t’avoir vu au supermarché avec un caddy rempli de six caisses de douze boîtes de raviolis ». « J’en suis sûr, c’est lui, c’est le monstre. Ce n’est pas la vieille. Impossible. Elle ne sort plus, elle ne baise plus, elle ne nettoie plus, elle a une femme d’ouvrage, une technicienne de surface. Pour nettoyer les petites surfaces, petites comme son cervelet. Parce que, dans les grandes surfaces, elle n’ose plus y aller. Elle a peur qu’en s’appuyant sur la poignée du caddy celui-ci ne fasse un looping et qu’elle se retrouve enfermée dedans. Je donnerais cinq minutes de ma vie pour la voir dans l’allée centrale du supermarché, le caddy sur elle. Je lui donnerais des cacahuètes en criant : m’sieurs, dames, venez, c’est pour animaux sans frontières. Mais elle ne sort plus. Dommage, oublions cet instant de plénitude. Donc c’est le vieux, hein, gamin ». « Je ne peux rien dire, papa ». « Gamin, ceci n’est pas une punition, ça s’appelle une bonne gestion de la rotation des stocks, ce midi ce sera raviolis ».

06/09/2008

Cherche une autre école

Déception. On m’avait dit qu’il y aurait de nouvelles institutrices à l’école du gamin. Faut s’entendre sur les mots, hein. Nouvelles tronches, d’accord. Mais question compteur kilométrique, on frise les cent mille kilomètres. Le type qui photographie ça et qui l’envoie sur son site porno fait faillite. Quand je vais rechercher le gamin à l’école, j’ai envie de dire : « Bonjour, mère supérieure », ou « Comment se porte le club des trois fois vingt » ou « La pension, c’est pour bientôt ». Déçu, déçu, déçu,  je suis déçu. Le gamin, lui, il est ravi : ‘Elle est très gentille, on dirait une mamy’. Fils de con. Une mamy ! Est-ce que j’ai une tronche à me mamyfier. Avec des bandelettes, comme les égyptiens. Non mais ! Je connais les égyptiens. Ils marchent de travers en faisant coucou avec les deux bras et ils ne te regardent même pas. Non mais, tu imagines une croisière sur le Nil avec des égyptiens qui courent sur les verges des rabbins, heuuu, sur les berges des ravins en faisant coucou avec les bras et en regardant droit devant eux. Non mais, tu imagines une caissière égyptienne au supermarché. Quoique. C’est presque ça. On dirait des nageuses qui font du crawl, les bras qui rament et la tête droit sur l’écran. Parfois, une parole : « Monsieur, vous avez pris le bon ? ». « Heuuu, pourquoi, ce que j’ai pris est périmé ? ». « Vous avez trois boîtes de raviolis et, avec le bon, c’est deux plus une troisième gratuite ». « Bon. Donnez-moi un bon ». « Ils sont dans le rayon, monsieur ». « Ah bon, mais c’est à trois kilomètres à cause des embouteillages devant les promotions. Ne bougez pas, gardez la pose, je reviens dans une demi-heure ». « Monsieur, monsieur, revenez, j’ai fait le total, il faut payer ». Tapetipetape, tapetipetape, demi double axel, courage, fuyons. « Bonjour, madame. La sortie sans achat, c’est bien ici ».

27/06/2008

Cherche à faire la fête

« Papa, tu en fais trop, tu sais, tu vas être fatigué ». « Mais non, gamin, c’est la fête ». « Tu sais, papa, c’est la première fois que je vois une bougie allumée plantée dans les raviolis ». « Facile, gamin, elle tient grâce au fromage rapé qui a fondu, c’est la fête, gamin ».  « Et les grandes bougies dans le pot du bonzaï, c’est beau. Elles éclairent le bonzaï de haut ». « C’est la fête, gamin ». « Je trouve que la bougie que tu as collé sur le couvercle du pot de mayonnaise avec du lard sans la couenne, c’est joli, papa, mais on ne saura plus manger le lard ». « J’en ai une tranche en réserve dans le frigo. C’est la fête, gamin ». « Tu en fais trop, papa, tu vas être fatigué ». « Mais non, gamin, c’est la fête ». « Papa, pourquoi tu marches à quatre pattes, le derrière tout nu, avec une bougie allumée dans le derrière ? ». « C’est la fête, gamin. C’est l’anniversaire du jour où ta maman m’a quitté ». « Ah, tu connais maman ? ». « Heuuu ».

10/06/2008

Cherche le destructeur d'archives

« Dis-moi, c’est toi ? ». « Dis-moi quoi, Gérard ? ». « Le destructeur d’archives, c’est toi ? Le chef demande qui c’est ». « Non, Gérard, ce n’est pas moi ». « Je parie que c’est toi. C’est ton style ». « Gérard, comment veux-tu que ce soit moi puisque je ne sais pas me servir du destructeur d’archives ». « Tu es un comique, toi. Tu me dis que ce n’est pas toi et tu ne sais même pas ce qui lui est arrivé, au destructeur d’archives ». « Je ne l’ai pas fait exprès, Gérard, donc, ce n’est pas moi ». « Si tu le l’a pas fait exprès, c’est que tu sais ce que tu as fait, non ? ». « Heuuu, oui et non, Gérard. Non, ce n’est pas moi parce que je ne savais pas que le chef le verrait ». Le chef l’a vu, donc explique-moi pourquoi c’est toi ». « Ne le dis pas au chef, Gérard. C’est à cause de mon ex-belle-mère. Elle a fait de la mousse de thon au gamin et il a voulu que je lui en fasse ». «  Dis-moi tout ». « Je jure de dire la vérité, Gérard, toute la vérité, rien que la vérité, je le jure, ratchâââ. Et merde ». « Pourquoi et merde ». « Gérard, en jurant j’ai craché comme les scouts. Et maintenant je ne sais plus lire ce que j’avais écrit sur le calendrier  mural, ça dégouline ». « Et ton thon ? ». « Lequel ? J’ai trois Tonton, Gérard ». « Ta mousse de thon ? ». « Ah, la mousse. Heuuu, je me suis trompé une première fois, j’ai confondu thon et saumon. J’ai confondu une seconde fois,  j’ai acheté du saumon fumé ». « Et alors ? ». « Gérard, je te le jure, c’est impossible d’écraser du saumon fumé à la fourchette pour faire de la mousse de thon. Gérard, il me faut une oreille bien nettoyée qui m’écoute. J’ai voulu faire de la mousse de thon pour le gamin en mettant du saumon fumé dans le destructeur d’archives ». « Et alors ? ». « Je lui ai fait des raviolis en boîte ».

31/05/2008

Cherche le bon programme

« Papa, je peux regarder ? Ce soir il y a Kramer contre Kramer à la télé ». « Gamin, non. Tu es déjà servi. Je t’ai fait du cramé contre cramé. Tu choisis : la soupe cramée ou les raviolis cramés. Après, dodo ».

06:45 Écrit par Fanny dans petites annonces | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : papa, kramer, raviolis, dodo |  Facebook |

08/04/2008

Cherche à répondre à Rafaël (2)

Rafaël, sur http://carpe-diem-lbsp.skyblogs.be/post/5718949/du-tag-au-tag , m’a mis au défi. Voir son message et le règlement du tag sur son blog le premier avril. Voici ma réponse. Tu tûûût, pousse-toi dans l’ascenseur, Gérard, et relève ton pantalon, on voit ton slip. Ah, si maman me voyait ! Gérard, c’est promis, je t’aiderai dans ton jardin pendant les vacances si on arrive à bourrer le caddy du supermarché dans cette espèce de toilette qui fait yoyo. Elle est bonne, hein, Gérard, mon idée de poisson d’avril pour le gamin : mettre Kiki et Pipette, ses hamsters dans un caddy. Je suis un papa génial, hein. Gérard, l’ascenseur va être trop petit, on va être paequés comme des moules. Heuuu, je cherche une solution. J’ai trouvé : assieds-toi dans le caddy sans écraser les raviolis. Tu seras près des boutons et si, au cinquième, on tombe sur la voisine de palier, on redescend en catastrophe.

15/03/2008

Cherche un grand maigre

J’ai profité de ce que la voisine de palier était partie en vacances se refaire de la cellulite pour jouer des percussions. Je m’explique, ma voisine de palier m’a dit qu’elle partait en France. Moi : C’est grand, la France. Vous allez où ? ». Elle : « Père Igor, foie gras ». Moi : « Et c’est où, cette auberge ? ». Elle : « Excusez-moi, je suis pressée ». Moi (tout bas) : « Si t’es pressée, t’avais qu’à prendre une taille au dessus ». Les percussions : c’est simple : un burin dans une main et un marteau dans l’autre. L’inverse pour les gauchers. Objectif : profiter de l’absence de ma voisine de palier pour me construire un passe-plat, entre la cuisine et ma chambre. Je veux bien continuer à manger dans la cuisine quand le gamin est là mais, quand il n’est pas là, je mange où j’ai faim, là où je peux m’allonger pour manger à la romaine et là où il y a un petit frigo avec des bières fraîches. Je ne veux plus aller à pied de la cuisine à la chambre. Il y a des plis dans la moquette. Deux fois sur trois je n’ai plus rien à manger, il faut changer les draps et je dois me faire un shampooing à cause de la sauce des raviolis. La solution : du producteur au consommateur, via le passe-plat. J’ai eu un problème de localisation. Une fois le trou fait, je n’ai plus reconnu ma chambre. Le passe-plat donnait dans l’appartement de la voisine de palier. Je cherche quelqu’un, si possible grand et surtout très maigre, pour passer dans le passe-plat avec un seau de plâtre et une truelle, deux ou trois sandwichs pour tenir le coup en attendant le retour de ma voisine et une cagoule. La cagoule, c’est pour sortir incognito de l’appartement de ma voisine quand elle rentrera de vacances. J’ai réfléchis à toutes les autres solutions : il n’y en a pas. Vu que j’habite au cinquième étage, ma voisine de palier y habite aussi, logique, non ?

23/02/2008

Cherche une femme

« Tu as l’air déprimé, papa ». « Non, gamin, je n’ai pas l’air déprimé. Je suis déprimé ». « C’est à cause de toutes ces lettres ? ». « Oui, gamin ». « Ce sont des factures ? ». « Non, gamin ». « C’est quoi, papa ? ». « Ce sont des réponses, gamin ». « Tu avais posé une question, papa ? ». « Non. Heuuu, comment t’expliquer. Vois-tu, gamin, il est bon dans la vie de manger autre chose que des raviolis en boîte ou de la chipolata, il est bon d’avoir quelqu’un qui te dise que c’est le jour de changer de slip, il est bon d’avoir des chaussettes propres qui sentent bon la lavande ». « Tu as demandé de la documentation sur les chaussettes à la lavande, papa ? ». « Mais non, gamin. Réfléchis. Si j’ai su le faire, tu peux le faire. Qui peut nettoyer une salade, hein ? Qui peut ne pas se tromper dans les 30, 60, 90 degrés des lessives pour ne pas avoir des vêtements de schtroumpf parce qu’ils sont cuits, hein ? Qui peut me faire, heuuu, bon, passons, qui peut ». « Papa, j’ai compris, tu cherches une femme de ménage ». « Gamin, tu dois encore grandir, ta réponse est à moitié bonne. J’ai mis une annonce disant que je cherchais une femme, pas de ménage, ça, ça viendra après, non, une femme tout court ». « Une femme tout court Une femme cul-de-jatte, papa ? ». « Gamin, on ne rigole pas avec ça. Une femme cul-de-jatte c’est impossible. Comment veux-tu que je pousse à la fois sa chaise et le caddy au supermarché, hein ? ». « Tu vas te remarier, papa ? ». « Je dois d’abord tester, du latin testicoularé. On verra après ». « Tu dois être heureux, papa, d’avoir eu des kilos de réponses ». « Ben, heuuu, non, gamin. Ce sont des hommes qui m’ont répondu ». « Ils écrivent quoi, papa ? ». « Ben, heuuu, ils écrivent tous : tu peux avoir la mienne ».

08/01/2008

Cherche à ne pas élever des canards

« Papa, tu devrais nous faire du foie gras de canard, c’est délicieux, j’en ai eu chez Papy et Mamy ». « Mais tu es sot, gamin. L’appartement est trop petit. Tu vas les mettre où, hein, les canards ? Et cultiver des graines pour les nourrir. Tu crois que ça pousse sur la moquette, les graines ? Si on a un champ de maïs dans l’appartement on ne se verra plus. Et récolter les grains de maïs, hein ? Tu imagines faire entrer une moissonneuse et un tracteur dans l’ascenseur, hein ? Et la Commission européenne, tu y penses, les quotas. Dès que tu parles à un fermier, il te répond quota, quota. Et la baignoire, gamin, hein ? C’est jaloux des canards, ils vont bouffer ton canard en mousse. Oh, tu m’écoutes ». « J’ai faim, papa. Fais des raviolis ». « Ils réchauffent, gamin ».

30/11/2007

Cherche à avoir un moine

« Kiki, Kiki, mon petit hamster, vas y, bois, c’est de la trappiste, de la bleue, la meilleure ». « Tu fais quoi, papa ? ». « Reste dans ta chambre, gamin, tu es puni, tu n’as pas terminé tes raviolis ». « Papa, je ne sais pas terminer les raviolis qui sont dans la cuisine si je dois rester dans ma chambre, logique, non ? ». « Ne joue pas à l’intellectuel avec moi, hein, gamin. Je n’ai pas le temps. J’initie Kiki à la vie monastique. Il a bouffé toutes les couennes du fromage d’abbaye comme un vrai moine, maintenant il doit boire ».

09/11/2007

Cherche Nawagouzouk

« Papa, j’ai un problème ». « Gamin, je suis ton père, je suis là. La mi-temps du match de foot est finie, descends de mon fauteuil. Je t’écoute dès que nous avons gagné ». « J’aime pas le foot, papa ». « Meeerde, je n’ai plus de bière. Gamin, prends l’ascenseur et la clef de la cave, tu m’en ramènes six, il y aura peut-être des prolongations ». « Papa, j’ai un problème ». « Un nègre, et maintenant un italien, il va marquer, non, si, il ose, meeerde. Gamin, à propos de saloperie, vas surveiller les raviolis ». « Papa, ils sont collés ». « Qui est collé, les italiens ? ». « Les raviolis, papa ». « Di dju, mais que font Zwglq et Nawagazouk, nos joueurs belges. La honte, gamin, nous allons être battus par des étrangers de pas de chez nous ». « Papa, j’ai mal au ventre, c’est la faim ». « Ce n’est pas la fin, gamin, décapsuleur, vite, oui, oui, oui, aaaaah, oooh, sur la latte ». « Papa ». « C’est gai, hein, gamin, de faire du sport ensemble, nous deux ».

08/11/2007

Cherche un gamin sans problème

« Papa, j’ai un problème ». « Gamin, je suis ton père, je suis là. Le match de foot vient de commencer à la télé. Dès qu’il est fini, je t’écouterai ». « J’aime pas le foot, papa ». « Attends, oui, oui, non, ah le con, meeerde, sur le poteau ». « Papa, j’ai un problème ». « Salaud, non, fils de pute, il s’est laissé tomber, y a pas penalty, y a pas, simulateur, gamin, y a penalty, viens voir ». « J’aime pas le foot, papa, c’est plein de gros mots ». « Un nègre, non, retourne bouffer tes bananes, t’as jamais vu un ballon, il ose, il a osé, il a marqué, non, gamin, viens voir, c’est un nègre, tu entends, un nègre qui a marqué contre nous ». « Papa, j’aime pas le foot, c’est plein de racistes ». « C’est la mi-temps, gamin, on est mené 1 à 0 ». « Papa, j’ai un problème ». « Oui, gamin, je suis ton père, je suis là. Une minute, faut que j’aille pisser. Surveille les raviolis, faut pas qu’ils collent. Aaah, le foot, c’est bon pour la vessie ».

21/10/2007

Cherche des convoyeurs

« Papa, à la radio ils ont dit ‘les convoyeurs attendent’, pourquoi ? ». « Bien fait pour eux s’ils sont pigeons ». « Mais, papa, ça veut dire quoi ‘les convoyeurs attendent’ ? ». « Ce sont des cons voyeurs qui se branlent dans leurs fauteuils en attendant le film porno sur leur télé à péage ». « Papa, c’est quoi un film porno ». « Heuuu, et merde ». « Tu t’es coupé en ouvrant la boîte de raviolis, papa ? ». « Non, non ». « Alors, dis, c’est quoi ? ». « Ben, heuuu, c’est une abréviation. Tu sais, on dit aller au ciné mais en fait c’est cinéma, et même cinématographe ». « Et porno, c’est pornographe, c’est ça ? ». « Heuuu, non, non, c’est du liégeois. Au lieu de dire ‘pour nous’ les liégeois disent ‘por nos aût’ ou ‘pornozôt’. C’est devenu ‘c’est un film por no’ ». « Papa, ma madame à l’école, elle est liégeoise, je vais lui demander si elle regarde souvent des films por no ». « Heuuu ».

24/09/2007

L'anniversaire de Gérard

Driiing. « Ah, c’est toi ». « Heuuu, oui, je pense. Je ne vois personne d’autre devant ta sonnette, donc c’est moi ». « Tu as besoin d’argent ? Tu sais, en ce moment je suis un peu coincé ». « Gérard, c’est ton anniversaire aujourd’hui, non ? ». « Oui, non, tu ne dois pas me parler de ça, j’ai les guibolles qui flageolent, j’attrape des couilles molles, j’ai des trous de mémoire ». « Ha, ha, comme dans tes chaussettes, hein, Gérard, je t’ai vu pendant les vacances ». « Fous le camp ». « Mais, Gérard, c’est ton ananas, c’est ton nanani, c’est un an de plus pour toi, ça se fête ». « Que veux-tu ? ». « Ben, heuuu, je me suis dit pauvre Gérard, lui qui a déjà une calvitie précoce, voilà qu’il attrape un an de plus ». « Ne retourne pas le couteau dans la plaie, hein ». « Je ne saurais pas le faire, Gérard, je ne sais déjà pas désosser un poulet ». « Que veux-tu, à la fin ? ». « Du vin et des légumes, Gérard, je t’offre les pâtes et la viande et nous mangeons ensemble ». « Ah, c’est quoi comme viande ? ». « Des raviolis ».