06/06/2010

Les suites du retard d'hier

« Papa, Cédric sait que sa maman a du retard mais ne sait pas pourquoi et voudrait que tu m’expliques pour que je le lui dise ». « Gamin, une chose à la fois, procédons par étape ». « Oui, papa. Avec toi je me crois être au tour de France. Vas-y, papa, pédale dans ton encyclopédie qu’on avance un peu ». « Gamin, quand vas-tu la prochaine fois chez Cédric ? ». « Bientôt ». « Gamin, chez Cédric, es-tu obligé de rester dans sa chambre pour jouer ou peux-tu vaquer dans la maison ? ». « Je suppose que je vaque puisque je ne dois pas rester dans sa chambre ». « Bien. On avance. Joue à cache-cache avec Cédric ». « Chouette, j’adore. J’ai compris, papa. Je me cache. Cédric ne me trouve pas. Ses parents non plus. Quand ça devient panique à bord je dis que je dirai où je suis contre paiement d’une rançon et que la rançon c’est expliquer à Cédric le retard de sa maman ». « Non, gamin. Tu en profites pour tout explorer, sauf le frigo, et tu repères la manne à linge ». « Pourquoi, papa ? ». « Parce que c’est souvent au repassage que les femmes ont du retard ».

25/08/2008

Cherche à bien rentrer - 2

Bientôt le grand jour de la rentrée scolaire. Je dois faire bonne impression auprès des nouvelles institutrices. Surtout ne pas poser de questions existentielles le premier jour. Du style : « Comment cuisinez-vous le walterzouille ? » ou « Vous arrivez à combien de chemises à l’heure pour le repassage ». Je dois me montrer guilleret. Je répète : « Donne-moi la main, et prends la mienne, la cloche a sonné, ça signifie, la vie est à nous, que la joie vienne, mais oui mais oui, c’est école aujourd’hui ».

05/06/2008

Cherche à être absent

Je serai moins présent sur les blogs durant quelques jours. Le gamin m’a annoncé qu’il allait avoir des examens de repassage et que je devrai l’aider vu la défaillance pour cause de sénilité de ses grands-parents maternels. Je suis d’accord avec l’avis de sénilité des deux vieux schnocks mais pas avec le fait que ce soit le père du gamin qui doive se taper le repassage.  Le père du gamin, c’est moi. Et je n’ai jamais repassé de ma vie. Je me suis inscrit à des cours. Et j’ai acheté un fer. Enfin, deux. Parce que le premier, c’était un fer à souder, paraît-il. Tout le monde peut se tromper. Pour le cours j’aurais du acheter une chemise, avec un col et des manchettes. Zut, je prendrai un T-shirt. Une chemise avec un col et une cravate, j’en ai une mais je ne m’en sers qu’aux mariages, aux communions et aux enterrements. Elle n’est pas usée. Cinq mariages, deux communions et seize enterrements, c’est rien pour une chemise. Pour la cravate non plus. Elle peut encore servir. Un jour j’ai eu peur. Erreur du serveur et paf, tache de jus de viande quelque part entre le cubitus et le duodénum. Sur le ventre, quoi. Et sur une chemise blanche. On ne voit plus rien.  Merci Tipp-Ex, on ne voit plus rien. Bon, stop, la vie privée de ma chemise ne vous regarde pas. Suite à des cours de repassage j’aurai encore le temps de poster entre les deux tasses de café du matin mais, vu que le bus qui m’amène à l’heure à la gare passe à 7 h 10 et, qu’avant, je dois faire mes lacets et que le bus suivant, à 7 h 45, arrive à la gare après le départ de mon train, j’aurai juste le temps de lire vos blogs et vos commentaires mais pas d’y répondre. Et le soir je vais aux cours du soir. De repassage. Vous comprenez, il ne faut pas que je rate ni le bus du matin ni les cours du soir.