19/01/2009

Cherche à sortir

« Houhou, madame, houhou, monsieur ». … … … « Houhou, je vous entends, m’entendez-vous ? ». … … … « Houhou, houhou, bande d’ingrats, vous pourriez répondre, non ». … … … « Ici, Robinson Crusoé. Je suis sur le radeau de la méduse au milieu de la marée humaine. A l’aide ». … … … « Je vais compter jusque trois et, à trois, je lance un S.O.S. en jetant mes godasses par-dessus bord, compris ? Et ce sont des lourdes, hein, des chaussures d’hiver  ». … … … « Houhou, houhou, j’ai des bonbons. Des bonbons à la fraise. Qui veut un bonbon à la fraise ? ». « Maman, maman, j’ai entendu Père Noël qui donne des bonbons, ça venait de là ». « Viens, on sort d’ici, ma chérie ». « Restez, j’ai deux bonbons ». « N’insistez pas, monsieur, ça ne fait pas d’attirer des enfants dans une cabine d’essayage ». « Madame, il y a erreur, j’ai laissé tomber mon pantalon et quelqu’un l’a pris par en dessous de la cloison ». « Vous n’avez qu’à sortir en mettant celui que essayez ». « Pas possible, madame, j’ai flaché sur le décor du bermuda, des cocotiers, mais j’ai oublié de regarder la taille. C’est du garçonnet. Quand vous me verrez vous comprendrez ». « Mais je ne compte pas vous voir, monsieur. Que voulez-vous au juste ? ». « Les tissus d’ameublement sont à moins soixante-quinze pourcent, j’en voudrais six mètres cinquante pour me draper dedans ». « C’est bon pour une fois. Quelle couleur ? ». « Je m’en fiche, du moments qu’il n’est pas imprimé avec des cocotiers, ce n’est pas la saison ».

23/04/2008

Cherche le petxaran

Rafaël de http://carpe-diem-lbsp.skyblogs.be , hé oui, encore lui, me conseille d’engager des rameurs basques pour aller sur l’île de Robinson et d’utiliser le petxaran comme carburant. Pourquoi pas des basques, s’ils sont grands, pas des baskets ni des basketjes de Bruxelles (bonjour les suisses). Je ne sais pas comment Gérard a fait, mais il m’a branché sur « Oui, qui pédia », vélo, pardon, cyclopédie d’internet. Le patxaran, prononcer patcharane (ça commence bien !), est une liqueur du Pays basque fabriquée à partir de la macération de prunelles sauvages dans de l'alcool anisé, voilà qui est interessant. L’alcool anisé, je l’ai. C’est quoi des prunelles ? Sauvages, en plus ! Je vais devoir aller à la chasse ? Pool. Pan. Ouais, j’ai zigouillé une prunelle sauvage. Imbécile, c’est un lapin. Ah bon, ce n’est pas bon un lapin macéré dans de l’alcool anisé ? C’est une femelle qu’il faut ? Lapin aux pruneaux, lapine aux prunelles. Hé, vous la connaissez celle-là ? « Comment reconnais-tu les lapins des lapines ? ». « J’ai acheté des accessoires, j’ai des cloches à lapine ». « Ah bon. Et pour pisser, ça va ? ». Heuuu, si ça ne vous fait pas rire, je m’en fiche. Par contre pour mon voyage j’ai besoin de vous. Je cherche des prunelles, des sauvages et de la macération.

22/04/2008

Cherche une barque

Rafaël, de http://carpe-diem-lbsp.skyblogs.be , toujours bien documenté, me suggère dans son commentaire d’hier d’aller chez Robinson à 33°38’29’’S 78°50’28’’. Ce ne sont pas les mensurations du fils et du père Michel, c’est là que ça se passe : une île déserte avec une boîte aux lettres marquée Robinson. Pas de pub, SVP. C’est une adresse qui va faire couler beaucoup d’ancres. J’ai envie d’aller voir ça. J’ai déjà une frigobox que je dois encore remplir mais il me manque : une barque, six rames, six rameurs. Je prendrai aussi ma guitare après lui avoir remis des cordes car il y a bien trente ans que je n’en ai plus joué. Et quand je dis joué, c’était uniquement ping  ping  ping  ping  ping  ping  ping  ping  ping  ping  ping  ping  ping  ping  ping  ping  ping  ping  ping  ping  ping  ping, à un doigt. Mais si, vous connaissez, c’est la musique de Jeux Interdits. Quand je le dis, c’est plus facile à trouver, hein. Je sais que cette musique va vous hanter toute la journée, maintenant. Ah, une île ! Je cherche six rames, six rameurs et une barque à sept places.

21/04/2008

Cherche Robinson

« Papa, à l’école madame a dit que tu pouvais t’inscrire sur la liste Robinson pour ne plus avoir de publicité et garder des arbres sur la terre ». « Gamin, quand il n’y aura plus d’arbres dans les rues, il n’y aura plus de pigeon qui chient dans les arbres quand je passe en dessous ». « Papa, je sais bien que tu n’aimes pas madame depuis le jour où elle t’a dit Salaud, pas devant les enfants mais Rafaël, le papy de Luka, dis que s’inscrire sur la liste Robinson ça marche ». « Qui c’est celui-là ? ». « Papa, il y a eu une journée portes ouvertes à l’école et tu n’es pas venu. Il était là, lui ». « Gamin, je t’ai dit que je ne vais jamais à des journées portes ouvertes parce que j’ai horreur des courants d’air ». « C’était qui Robinson, papa ». « C’est l’idiot du village, gamin. Dans tout village il y a un idiot. Comme il est seul dans son village, c’est lui l’idiot du village ». « Pourquoi il est seul, papa ? ». « C’est un allergicomane à la publicité. Alors il colle des papiers ‘Pas de pub, svp’ sur sa boîte aux lettres, sur son front, dans son slip, partout. Il ne sait pas que maintenant il y a des sudokus gratuits dans les magazines toutes-boîtes. Non, mais, tu imagines une boîte aux lettres marquée Robinson Pas de pub, svp. Sur une île déserte ». « Papa, tu racontes des couilles. Si Robinson vit sur une île déserte, l’île n’est plus déserte puisqu’il y a Robinson ». « Heuuu ».