21/03/2010

Cherche un déguisement

« Papa, tu es encore plus rouge qu’hier. On dirait une tomate farcie. Il ne manque plus que les crevettes grises ». « Je sais, gamin, c’est ma peau juvénile qui réagit au soleil. Je suis comme le homard, je suis cuit ». « Tu vas faire quoi, papa ? ». « J’hésite entre une crème de jour et une crème de nuit mais j’ai peur de tâcher l’oreiller ». « Mais, papa, ce soir il y a réunion de parents à l’école, tu ne peux quand même pas y aller en homard, j’aurais l’air d’un scampi ». « J’ai trouvé, gamin. Je vais aller chercher une étoile jaune dans la boîte de déco de noël et je dirai que je suis homard sheriff ».

20/03/2010

Cherche à épiler

« Papa, papa, tu es tout rouge ». « Oui, gamin, c’est le soleil du printemps ». « Tu as fait quoi, papa, pour être aussi rouge ? ». « Du jardinage, gamin ». « Du jardinage ! Sur la moquette ? ». « Sur le balcon, gamin ». « Ah. Tu as semé une pelouse sur le balcon, papa ? ». « Non, gamin, j’ai passé ma matinée à enlever les mauvaises herbes du bonzaï ». « Une matinée ! ». « Gamin, c’est du travail de précision, avec la pince à épiler ». « Wow, tu es devenu champion en épilation, alors, papa ». « Oui, gamin ». « Papa, j’ai une idée ». « Ah bon ! Pourquoi pas. Je t’écoute, gamin ». « Papa, quand on est expert dans une discipline, comme toi en pince à épiler, il faut garder la main ». « Oui, gamin. Mais je ne vais quand même pas semer des mauvaises herbes au pied du bonzaï pour avoir le plaisir de les épiler par après ». « Non, papa, je pensais à la moustache de la voisine de palier ». « Heuuu ».

 

25/02/2010

Cherche à traverser la rivière

Voici l’énigme promise. Une barque, une rivière qui ne demande qu’à se faire traverser pour aller goûter le plaisir de prendre l’air sur une île, Kiki, Pipette et Maurice. Plus l’imbécile qui rame : moi. J’ai écrit rivière mais c’est pour faire plus joli. En fait c’est l’eau de l’étang communal qui a une île déserte à NNE de mon point de départ. NNE c’est nord-nord-est, c’est presque tout droit, en face, mais un peu plus à droite. Je dis ça pour ceux qui ont perdu la boussole. Maurice est un poisson. Je l’adore Maurice. Un rouge. Un ex-communiste, peut-être, mais, vu qu’il ne parle pas, je n’en sais rien. Je l’adore, Maurice. Quand je promène mon doigt dans son bocal, il suit mon doigt partout. Kiki et Pipette sont les deux hamsters du gamin, à une différence près : Kiki est un garçon et Pipette est une fille. Ne rigolez pas, je connais plusieurs personnes qui, alors que je leur disais, en mentant « Oh, le joli chien » m’ont répondu « Non, non, c’est une fille ». Kiki et Pipette, normalement, sont calmes. Mais, quand je déplace leur cage commune, c’est la panique, ils croient qu’il n’y aura qu’un seul survivant au cataclysme et ils commencent à s’entredévorer. Il est donc impossible de transporter Kiki et Pipette ensemble dans la même cage dans une barque. Vous avez déjà essayé de monter dans une barque, vous. Moi, à chaque fois, j’ai l’impression que je vais faire du looping latéral. Kiki et Pipette adorent le poisson. Je le sais bien : chaque fois que je cuisine des sardines pour le gamin j’ouvre la boîte et j’enlève la peau, les écailles et je les donne aux deux monstres. Ils dévorent. Il est donc impossible de mettre Maurice dans la cage avec un des hamsters pour faire la traversée. Le problème est posé : je dispose d’une barque, d’une cage pour Kiki et Pipette, d’un bocal pour Maurice et je dois les amener séparément comment amenez mes petits animaux sur l’île de l’étang communal pour y passer une après-midi au calme ? (indice : il y a plusieurs solutions possibles)

15/11/2009

Cherche à faire manger le gamin

" Mange, gamin ". "Papa, j'aime pas le vert ". " C'est du citron vert. Mange, gamin ". " Papa, j'aime pas le rouge ". " C'est un petit morceau de pastèque. Mange, gamin ". " Papa, j'aime pas le vert ". " Gamin, tu l'as déjà dit. C'est du citron vert. ". " Non, papa, pas le vert d'en-haut, le vert d'en bas ". " Ce sont des rondelles de kiwi. Mange, gamin ". " Papa, j'aime pas le noir à gauche ". " C'est un quart de grain de raisin. Tu vas bouffer, oui ou merde ". " Papa, j'aime pas la bébète qui me regarde avec ses deux grands yeux noirs ". " Je suis sûr que ça va t'amuser parce que, ça, gamin, tu peux le bouffer avec tes doigts, avec le jus qui dégouline, faire des bagues avec les anneaux de la carapace, mettre discrètement les yeux dans l'assiette de ton voisin, le gros qui engloutit tout ". " Papa, j'aime pas ce qu'il y a au milieu de l'assiette ". " Gamin, si tu dis encore une fois j'aime pas je t'envoie relècher toutes les assiettes quand elles repartent en cuisine ". " Papa ". " Gamin, fais gaffe ". " Papa, j'aime beaucoup les raviolis que tu prépares à la maison ". " Heuuu ".

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21/09/2009

Bébé assume l'intérim - 9

To - ré - ador, ton - cul - n'est pas - en or, to - ré - ador. Coucou, c'est Bébé, Bag-in-Box, la nouvelle co(que)luche de Biglodion qui m'a nommée son intérimaire pendant sa cure de repos. Lui, il se repose. Je ne peux pas dire où il est mais vu la photo sur la carte postale que je viens de recevoir, il doit être passé dans (au moins) une cave à vin en Bougogne. Vu son écriture il a du écrire son texte après plusieurs dégustations. Je suis toute rouge, il m'appelle sa ballereine. Je n'ose y croire. Ou alors c'est une faute due au jus de la treille. Pendant ce temps là je répète. Toréador en garde, toréador, toréador, et songe bien, oui, songe en combattant, qu'un oeil noir te regarde, et que l'amour t'attend. Quand je répète je préfère chanter Toréador, ton cul n'est pas en or. De toutes façons le public n'y voit que du feu. Quand j'étais à la chorale nous devions chanter Let it be des Beatles. Nous avons toutes chanté Les p'tites billes, les p'tites billes, les p'tites biii-ii-illes.

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30/05/2009

Cherche une punition exemplaire

J'ai surpris le gamin en train de fumer un cigare de la main gauche. " C'est un tout petit, papa " disait-il de la main droite. Il a osé ajouter : " Tu devrais avoir peur, papa, je suis le potiron masqué et je vais cracher tous mes pépins ". "D'accord, gamin, mais fais-le par la fenêtre. A l'intérieur ça ne poussera pas sur la moquette ". " D'accord, papa, mais j'exige une rançon ". " Tu sais ce qu'est une rançon ! ". " Oui, papa, et je suis déterminé à combattre pour mes revendications ". " " De mieux en mieux. Quelle est la rançon ? ". " J'exige, ce midi, une vraie soupe faite avec des légumes du marché, des poireaux, des oignons, des épinards à la crême à la place d'une soupe en poudre dans un sachet. Une soupe rouge, avec des boulettes ". " Et oui, rouge, j'aurais du m'en douter ".

2007 octobre 094 - Copie

12/10/2008

Cherche à éviter les mélanges

Je suis à nouveau au salon de l’alimentation de Bruxelles. Je ne sais plus si j’y suis venu hier. Il n’est même pas dix heures du matin et j’en ai déjà fait tout le tour. Et dire que le premier jour je trouvais le salon immense, comme un supermarché des dégustations. C’est vrai, j’ai déjà trouvé des dégustations gratuites, mais jamais à déguster assis, avec une fourchette et un couteau, une serviette en papier et un verre de rouge pour mettre le salami en situation réelle. Si on reconnaît un bon ami dans le besoin, on reconnaît un bon salami quand il est accompagné d’un verre de rouge ou d’une bonne trappiste. Il faut que ça se marie, tous les gastropodes les plus diplômés le diront. Essayez du salami ail, fines herbes, armagnac et fumé sous la cendre avec une limonade à l’orange ! Ici, la limonade gratuite est à côté du salami, le maïs tendre et croquant à dix mètres du chocolat artisanal, la crème légère tomate méditerranée à deux pas de la compote potagère pomme chou rouge qui, selon le dépliant publicitaire accompagnera à merveille une simple saucisse mais aussi vos préparations élaborées comme la biche, le chevreuil et le marcassin. Biche, oh ma biche, je connais mais j’ai du me faire expliquer les deux autres, d’autant plus que je croyais qu’une paire de marcassins c’étaient des godasses. J’ai décidé qu’aujourd’hui je ne mangeais pas. Par contre j’ai soif. J’ai repéré qu’il y avait plus de stands de bières que de stands de vins. C’est décidé : ce sera la bière.

22/08/2008

Cherche à sortir

Hello, ce sont les vacances d’été. J’ai pris mes quartiers d’hiver à la cave. Je la vide. Et je rêve. De la mer, de la plage, de la fête des paires, pouêt pouêt, excusez-moi, madame, je l’ai fait exprès, c’est pour faire rire le gamin et lui apprendre les bonnes manières. Et, à la plage dans ma cave, je deviens poète. Si, si. Vous ne me croyez pas. Hop, je me lance. Pas dans la mer, hein, je ne sais pas nager. Je me lance dans la poésie. Trois, quatre. « Oh, Oh » « Un Hun » « Au haut » « D’une dune ». Ce n’est peut-être pas le prix qu’on court mais c’est peut-être le prix con tout court. Ah, ces arts. Et ses césariennes. Ah, os quart et ses os quartilagineux. Ah, Gérard et ses gérarmenvuplupetitebites. L’avantage d’être à la plage dans sa tête alors qu’on est dans sa cave, c’est que dans la cave il n’y a pas de vent qui oblige à courir après le parasol, pas de pluie qui oblige à tout replier alors qu’on vient d’arriver, pas de sable sur la crème glacée ou entre les orteils.  Si un homme avec un homme c’est un homosexuel et qu’un homme avec une femme c’est un homofoyer, un homme seul dans sa cave c’est un homo sapiens. Et un homo, quand ça piense, ça piense. Je ne sais pas ce que ça veut dire, mais ça passe bien avec du rouge. Car, miracle, j’ai aussi retrouvé des bouteilles de rouge dans la cave. Alors je porte un toast. Expression stupide puisqu’il n’y a rien à bouffer dans ma cave. Je me vois déjà, levant le bras dans la salle du congrès socialiste, m’adressant à Diroupo : « Bonjour, heuuu, ne trouvez-vous pas, dans le cadre de la politique actuelle telle qu’elle est et afin de la faire avancer puisqu’elle est au bord du précipice, que le rouge, après du blanc, ça fait du rose. Le rose, la couleur des dessous. Des dessous de table. Bien plus que deux sous, d’ailleurs, sous la table. Et, coucou, sous la table, un troisième saoul, Daerden. Je ne veux pas Paul et Mickey, juste vous dire que, heuuu, ne me coupez pas quand j’ai la parole, hein, heuuu, que, quand, lorsque, hips, que si, à l’inverse de ce qui se passe dans votre famille politique, à savoir renvoyer l’ascenseur quand on vous ouvre la porte, hips, je vous offrirai l’ascenseur si vous me dites où se trouve la porte de la cave. Ne cherchez pas la sonnette pour jouer à la fée clochette, faites boum boum boum sur la porte, d’un geste viril, avec la main. Je vous ouvrirai. Nous ferons chine chine, un verre à la main, comme deux médaillés des jeux olympiques. Et nous chanterons : je te tiens, tu me tiens, par la barbichette, le premier de nous qui rira sera une, hips, stop, je reprends une rasade, ça donne soif de tenir le crachoir. Voilà, cher monsieur, une expression stupide car c’est celui qui est devant celui qui cause qui doit tenir le crachoir. Quand certains vont postillonner, d’autres vont à la poste hériter. Alors, hips, boum boum boum, ça vient ?   

21/06/2008

Cherche les amis des chiens

Amis des chiens, suivez mon conseil : « Vous cherchez un chien qui ne mord pas dans les coussins des fauteuils, qui ne fait pas ses crottes dans la cuisine, qui ne perd pas ses poils, adoptez-en un rouge, dans un bocal ».

29/04/2008

Cherche à me concentrer

« Fais gaffe, c’est rouge, freine ». « Ouf. Merci, Gérard ». « Tu es vachement distrait, toi, en ce moment, non ? ». « Heuuu ». « C’est vert ». « Heuuu ». « C’est vert, je te dis ». « Heuuu ». « C’est vert, quand je te dis c’est vert, c’est quoi ? ». « Heuuu, une grenouille ? ».

01/09/2006

Cherche des dégustations

J'adore le supermarché, surtout les samedis quand il y a des dégustations. "Monsieur, connaissez-vous le yaourt aux fraises ?". "Aah, aux fraises, c'est nouveau ? Mmmm, j'en reprends un, hein, pour bien goûter". ...  ... "Monsieur, un petit porto authentique de Nouvelle Guinée". "Je peux comparer le blanc et le rouge ?". "Oui, monsieur, alors ?". "Ben, heu, je trouve qu'il a un goût de fraise". ... ... "Ah, je sens que vous êtes connaisseur, prenez un bout de ce jambon italien". "Mmmm, miam, miam, miam". "Un bout j'ai dit, stop, lâchez le plateau". "Mmmm, miam, miam, miam". "Revenez, monsieur, je vous ai vu, vous êtes caché dans la lingerie féminine, monsieur, s'il vous plait, rendez-moi le plateau". "Voila, voila, heu, vous n'auriez pas un bout de tchiabata ? J'ai du jambon coincé dans mes caries". S'il y a des dégustations samedi dans votre supermarché, prévenez-moi.