11/06/2010

L'énigme des salades

« Alors, papa, tu as bien dormi ? ». « Non, gamin, j’ai rêvé que je repiquais des salades, que j’arrosais des salades, que je coupais des salades, que je nettoyais des salades, que je lavais des salades, tout ça pour des laitues ». « Papa, il n’y a pas que les laitues dans la vie, il y a aussi les scaroles. Et huit, ça fait Lewis Carroll ». « Les huit scaroles ? C’est un écrivain célèbre, les huit scaroles ? ». « Ben oui, papa ». « Ah bon ». « Il est né le 27 janvier 1832 dans le Cheshire ». « Dans le tchètcheure ! Pauvre gars, dans le tchètcheure, pas de bol ». « Tu sais au moins où c’est, papa ? ». « Non, gamin. C’est quelque part ? ». « Papa, Lao Tseu a dit : ‘Si tu ne sais pas, ne déconne pas’ ». « Heuuu ».

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10/06/2010

L'énigme facile, enfin, pas pour moi

« Papa, je connais une énigme facile ». « Dis-moi, gamin ». « Mon premier est une salade, mon deuxième est une salade, mon troisième est une salade, mon quatrième est une salade, mon cinquième est une salade, mon sixième est une salade, mon septième est une salade, mon huitième est une salade et mon tout est un écrivain célèbre ». « Alexandre Dumas ? ». « Non, papa ». « Victor Hugo ? ». « Non, papa ». « Loudeviquevonne Beethoven ? ». « Papa, cherche au lieu de dire des conneries ». « Oui, gamin. Le problème c’est que, quand je cherche, je ne trouve pas ».

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27/11/2009

L'énigme continue

L'énigme continue et je vous donne un indice : je ne suis pas le seul dont le nom soit gravé dans la pierre de son vivant face à une cathédrale millénaire. Je suis entouré de noms illustres. Même qu'il lustre mieux que les cireurs de chaussures à Istanbul. Ou que le mien, le lustre de la cuisine, auquel il manque trois ampoules vu que la vue d'un tabouret me donne déjà le vertige. " Papa, on ne voit pas ce qu'on mange ". " Tant mieux, gamin, avale tout rond. Fais quand même gaffe, gamin, si tu mange de la salade, ce n'est pas de la salade. Vu le vent tempétueux j'ai rentré le bonzaï et le l'ai mis sur la table. Tu ne manges que si c'est tiède et que ce sont des raviolis et que c'est à la tomate. Si tu trouves du persil, méfie-toi, ce n'est pas du persil ". Je reviens à l'énigme : Où suis-gravé, mais, en plus, qui sont ces messieurs Chemises et Cravates que je connais pas ? Nous pourrions constituer un groupe, Les Chemises, Cols et Cravates, les C.C.C. Comme les Cellules Combattant le Cholestérol avant l'arrivée du bifidus actif, des enzymes gloutons et du stérol végétal. Aidez-moi à retrouver ces énergumènes. D'avance merci.   

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24/10/2009

Cherche à lui faire voir

" Allo, je suis bien au numéro des orphelins indignes ? ". " Maman, je t'ai reconnu. Quelle surprise, maman. Pourquoi me téléphone-tu ? ". " J'ai toujours ton enveloppe avec ton argent de poche pour la nouvelle année et, comme nous sommes presque fin octobre, je me demande ce que je vais en faire ". " Mais, maman, je t'ai dit que tu pouvais m'envoyer l'argent par la Poste ". " Pas de bisou, pas de sou, fils indigne. Il y a plus d'un an que tu es venu me voir ". " C'est pour ne pas te déranger, maman, je sais que tous les soirs tu joues au monopoly avec ton amie Lucienne ". " Cette vieille carcasse de Lucienne n'a rien à voir dans notre conversation. Dis plutôt que tu ne sais même plus si j'existe ". " Maman, ne dis pas de mal de Lucienne. Elle est sur facebook, Lucienne, avec son chat sur les genoux ". " J'espère que sur la photo on voit les poils de son chat qui volent partout, chez cette malpropre ". " Maman, je pourrais faire savoir tout ce que tu dis à Lucienne, via facebook ". "Fais-le, grand dadais, et ajoute que si je n'étais pas là pour les arroser, ses plantes ressembleraient à des salades cuites ". " Maman, j'ai l'impression que t'es disputée avec Lucienne ". " Ce n'est pas moi. C'est elle. Elle voulait qu'on joue à trois au monopoly, elle, moi et son chat. Et j'ai refusé ". " Et alors, maman ? ". "Je joue toute seule au monopoly, une fois pour moi, une fois pour le cactus de la cuisine. Je suis toute seule. Je n'ai plus de mari mais ça, un fainéant pareil, ça a été une délivrance ; je n'ai pas de fils digne du nom pour lui donner ses étrennes en octobre ; je n'ai pas de chat qui grimpe sur la table. J'ai un cactus. Si un jour j'écris un livres le titre sera Une vie pleine d'épines ". " Mais je pense à toi, maman, tous les jours. Depuis hier parce que j'ai acheté une décoration pour Halloween ". " Je vois ça d'ici, un énorme potiron court sur pattes pour me rappeler que je ne suis plus celle que j'étais? C'est ça, dis le, fils de fainéant ". "Heuuu, non, disons que, heuuu, non, maman, c'est un personnage haut en couleur ". " Tu m'intrigues, fils sans nom ". " Tu n'a qu'à sonner pour venir voir, maman, avec l'enveloppe. Je descendrai te montrer la chose sur le trottoir ".

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12/08/2009

Cherche à placer des animaux

« Gamin, c’est quoi ces limaces ? ». « Ce ne sont pas des limaces, papa, ce sont des escargots. Je les ai trouvés en jouant dans le parc avec Cédric ». « Gamin, tu es sûr que les escargots se promènent avec leurs caravanes, comme les hollandais sur nos routes ? ». « Pourquoi, papa ? Tu n’as jamais vu un escargot ? ». « Si, gamin, des escargots au beurre à l’ail, dans mon assiette. Mais ils ne bougeaient pas ». « S’ils s’échappent de la boîte tu auras facile de courir après, hein, papa ». « Gamin, une chose est certaine : je t’interdis de les mettre dans la cage de Kiki et Pipette, tes hamsters. Si les escargots grimpent dans la roulette ils vont faire chuter la moyenne horaire ». « J’en fais quoi, papa, des escargots ? ». « J’ai une idée, gamin. La folle d’en face, la voisine de palier, l’amie des animaux, est sortie avec ses chiwoufwoufs pour aller au marché. Vas coller les escargots sur sa porte. Et pour qu’ils n’aillent pas ailleurs, prends des punaises dans le bureau. Je vais te donner deux ou trois feuilles de salade que tu punaiseras sur la porte ». « Papa, tu es génial ». « Je le sais, gamin ».

30/09/2008

Cherche des melons

Pour la première fois de ma vie je suis allé au marché. « Par ici, les belles tomates, madame, des salades cueillies cette nuit, et ici la troisième caissette gratuite de prunes si vous tâtez les melons ». « Pouêt, pouêt ». « Mais vous êtes fou, monsieur ».  « Madame, c’est lui qui l’a dit, hein. Si je veux la troisième caissette gratuite je dois tâter des melons et je ne vois ici que vous de valable. Les autres, ce sont des mandarines, des noyaux d’avocat, des gants de toilette. Vous, c’est du melon ». « Mais vous m’excitez, monsieur ». « Heuuu, ça veut dire quoi, ça, madame ? ». « Etes-vous libre après votre achat ? Moi oui ». « Moi, ça dépend. Si je gagne la troisième caissette gratuite, cette après-midi je construis un labyrinthe en bois pour Kiki, le hamster du gamin ».

04/04/2008

Cherche à attendre

« Dis, papa, tes salades plein le balcon, c’est joli mais je n’ai pas encore vu le moindre escargot dessus. Est-ce que tu en as mis, pour ton élevage ? ». « J’en ai cherché au supermarché mais ils sont tous à l’ail et ils n’ont plus l’air très vivants ». « Tu fais quoi avec les salades, alors, papa ». « J’attends, gamin. Vois-tu, que font les pêcheurs pour obtenir des asticots ? Ils laissent traîner un bout de viande et les vers poussent comme par enchantement. Rappelle-toi, gamin, chaque fois que j’achète des bananes et que j’oublie de les manger, hop, il y a plein de mouches dans l’appartement. C’est un cadeau de la nature, c’est de la génération spontanée. Et, gamin, dans la vie il faut être spontané ». « Comme les papas et les maman qui font un bébé, papa ? ». « Heuuu, je ne vois pas le rapport, gamin ». « Pour la génération spontanée, papa ». « Heuuu, oui. Et aussi pour savoir attendre. Neuf mois ! ». « Tu vas attendre neuf mois avec toutes ces salades sur le balcon, papa ? ». « Quand il faut il faut, gamin ».

03/04/2008

Cherche à me recycler

« Gamin, je change de boulot ». « On t’a mis à la porte, papa ? ». « Non, gamin, mais j’ai envie de faire autre chose. Tu sais, que des photocopies à faire, ça me déprime parce que ça me fait penser à un charcutier qui débite des tranches de jambon à longueur de journée. La différence, gamin, c’est que lui voit la vue en rose et moi, en noir et blanc ». « C’est pour ça qu’il y a des salades plein le balcon, papa ? ». « Oui, gamin. Sur le balcon, elles restent au frais ». « Tu vas vendre des salades aux dés de gésier de canard, aux pignons de pin, aux raisins de Corinthe, avec des copeaux de parmesan et un jet de vinaigre balsamique, papa ? ». « Je n’ai rien compris, gamin ». « Mais c’est bon, tu sais, papa ». « J’ai l’impression que tu me racontes des salades, gamin ». « C’est pour donner une note printanière et champêtre au balcon, papa ? ». « De l’élevage, gamin ». « Papa, si c’est pour activer Kiki et Pipette, tu dois savoir que les hamsters ne doivent pas trop manger de crudités ». « Gamin, tu me connais, je suis un calme, je suis incapable de courir après des bestioles qui filent plus vite que moi ». « Tu vas élever quoi, papa, sur le balcon ? ». « Des escargots, gamin ».

03/05/2007

Cherche des recettes à base de pissenlit.

J’habite au cinquième étage et, pour faire du sport, j’ai loué un petit lopin de terre à une demi-heure à pied de l’appartement. Pour ne pas faire des trajets inutiles avec ma brouette vide, j’ai demandé au chef de pouvoir partir une heure plus tôt. J’arrive au terrain avec la brouette et mes gants verts et, bon, je fais quoi maintenant ? Le terrain est déjà tout vert. Avec des fleurs jaunes. « Bonjour, voisin, on a la vocation des légumes ? ». « Bonjour, monsieur, heuuu, je suis jardinier débutant. C’est quoi, ça ? ». « Des fleurs de pissenlit ». « Et ça se mange ? ». « Quelques pétales, pour décorer la salade ». « Vous croyez qu’il y a des carottes ici ? ». « Non ». « Des poireaux ? ». « Non ». « Des potirons ? ». « Non ». « Des bananes ? ». « Non ». « Mais c’est quoi, tout ça ? ». « Des mauvaises herbes, il faut retourner la terre ». « C’est dur, ça ? ». « Il faut louer un motoculteur ». Je suis retourné chez moi avec la brouette. Fier, car ma brouette n’était pas vide, hé, hé, hé. J’ai plein de belles fleurs de pissenlit, de quoi décorer un millier de salades.

03/04/2007

Biglodion et la canicule de juillet 2006

La canicule de juillet 2006

100.000 visites, 100.000 mercis. Pour fêter ça, je vous livre quelques paquets d’annonces déjà publiées et regroupées par thèmes : le gamin, maman, les rencontres, le supermarché, etc. C’est un peu mon « biesse tof » personnel. N’hésitez pas à me faire connaître le vôtre. Bon amusement. Amitiés.

 

Vacances à la mère – 1

Et paf, les vacances sont finies. Maman est repartie. Elle a téléphoné au fils d’une de ses amies pour la reconduire en voiture. Je voulais la ramener dans le caddy que j’ai chipé au supermarché mais elle n’a pas voulu : « ah, non, tu vas pousser très vite et ma jupe va s’envoler, ah non ». Tant mieux car si, sur la route, le caddy est très maniable, dans l’herbe ou le gravier, il faut le tirer ! Tirer le caddy, mais aussi maman, ses deux valises, sa machine à coudre et le reste de salade qu’elle veut reprendre pour manger demain car elle dit que je vais la laisser moisir dans le frigo, que ce n’est pas bien parce que j’ai besoin de vitamines naturelles et pas en gellule et que ce n’est pas pour des prunes qu’elle a nettoyé le frigo. L’important : elle est partie. Je vais pouvoir me partager entre ma résidence secondaire, la cave, très fraîche en cette période de canicule, et l’appartement du cinquième pour prendre des douches quand je veux, na. Les détails de mes vacances à la mère suivront les jours prochains.

 

Vacances à la mère – 2

Maman est venue loger dans l’appartement durant ma semaine de vacances. « Puisque tu es seul, c’est le moment de faire ton nettoyage de printemps ». « Mais, maman, on est seulement en été ». « Ton nettoyage de printemps d’il y a deux ans, idiot ». « Mais, maman, c’est la canicule, je suis juste bon à hiberner ». « Vas hiberner dans ta cave, idiot ». Maman et moi avons fait vacances séparées : elle au cinquième et moi au moins un, dans la cave. Et comme ça, pas, ou très peu, de problème de générations. Je voyais maman plusieurs fois par jour : aux repas qu’elle préparait et aussi quand j’avais pipi, ce qui arrivait souvent puisque c’est dans la cave que j’entrepose les casiers de bière. Je n’avais jamais autant voyagé, en ascenseur. « Pipi, pipi, pipi ». « Tu m’as fais peur, idiot ». Et chaque fois, l’aller et le retour. Mais les trajets sont monotones. Alors, à l’aller je m’imaginais au départ dans la fusée spatiale : « Allo, la terre, attention, je vais pousser sur cinq ». Au retour je me prenais pour le commandant Cousteau : « Prêt pour la plongée en bathyscaphe. Fermeture de l’écoutille ». « Tais-toi, idiot ». « A tout à l’heure, maman ». « Chers téléspectateurs, que vois-je ? L’épave d’un sous-marin belge coulé lors de la journée Portes ouvertes. Et là ! Des casiers de bière. Je rends l’antenne ».

 

Vacances à la mère – 3

J’ai passé mes vacances à la cave, vu la canicule, pendant que maman avait envahi l’appartement au cinquième. Parfois, quand je remontais pour faire pipi, elle me donnait une mission : « Vas nous acheter une laitue ». « Heu, c’est quoi,ça ? ». « Demande à la marchande, idiot ». « Mais, maman, là où je vais, il n’y a plus de marchande, il y a des brouettes à quatre roues et il faut se servir soi-même ». « Tu as déjà vu une salade, idiot, et bien achètes une salade ». Hop, ascenseur, puis je partais, en tongs et en chemisette, un casier de bière vide à chaque main. « Bonjour, madame, fait chaud, hein ». Et je revenais, en tongs et en chemisette, avec un nouveau casier de bières à chaque main et le sac avec la salade entre les dents. « Honhour, hahaheu, hait haud, hein ». Hop, ascenseur, moins un pour les casiers, plus cinq pour la salade. « Maman, maman, regarde, avec mon fusil à bouchon j’ai abattu une salade en plein vol ». « Et le sac, idiot, tu l’as aussi abattu en plein vol ? ». « Heuuuu, qu’est-ce qu’on mange ce soir ? ». « Salade, lardons, patates rissolées ». « Mais c’est un trois étoiles de chez Lepneu, ici ». « Je te rappelle pour la niènième fois qu’on ne parle pas la bouche pleine ». Ca, c’était ma chance, maman ne me parlait pas pendant les repas.

 

Vacances à la mère – 4

Maman est venue en vacances dans l’appartement et moi je suis resté dans la cave, vu la canicule. Aujourd’hui, journée nostalgie. J’étais remonté au cinquième pour faire pipi. Elle : « Est-ce que tu vas parfois sur la tombe de ton idiot de père ? ». « Heuuu, oui, enfin, pas loin, à l’entrée du cimetière il y a une fosse pour les déchets verts, j’y porte les couennes de jambon et les croûtes de fromage en tranche ». « Jamais de fleurs sur sa tombe ? ». « Si, si, il y avait un jour une promotion pour des sachets de graines mixed border. j’ai déposé un sachet et je lui ai dit : démerdes-toi, moi j’y connais rien, choisis ce que tu aimes bien ». « Et alors ». « Ben, heu, j’ai reçu un coup de pied au cul pendant que je faisais salamalec comme les musulmans mais je n’ai pas vu de qui ». « T’es musulman, maintenant ». « Ben, heuuu, y avait pas de bénitier, alors je ne savais pas quoi faire ». « Tu es encore plus idiot que lui, idiot ». « Enfin, maman, papa c’est mon père ». « C’est bien ce que je dis. Une fois il m’a eu : par surprise et par une belle soirée d’été. Résultat : toi ». « Hé, hé, hé ». « Et sur ma tombe, tu mettras quoi ? ». « Des salades, maman, des salades, tu les prépares tellement bien ». Maman n’a plus rien dit. Ouf.

 

Pour ceux qui en redemande, la suite des « Vacances à la mère » est accessible via la colonne de droite Archive par jour aux dates suivantes : 27/07/2006, 29/07/2006, 31/07/2006, 01/08/2006, 02/08/2006 et 03/08/2006.

 

06/03/2007

Cherche http://carpe-diem-lbsp.skynetblogs.be/

« Papa, tu fais quoi ? ». « Bèèè, heuuu, j’ai suivi les conseils de Rafaël de http://carpe-diem-lbsp.skynetblogs.be/ : pour essorer la salade, j’ai foré des trous dans la boîte de raviolis et j’ai joué à l’hélicoptère sur le balcon en faisant tournoyer la salade dans la boîte ». « Et alors, papa ? ». « Y a plus de salade ». « T’as tout mangé ? ». « Non, la ficelle a lâché. Heuuu, en fait, j’ai eu une crampe dans le bras et hop, j’ai lâché la ficelle en faisant l’hélicoptère. La salade est partie faire un tour de ville sur le toit du bus 23 ». « Et on fait quoi, alors, papa ? ». « On mange des raviolis sans salade, gamin ».

05/01/2007

Cherche à faire une salade

Driiing. « Quoi, maman, toi ici, qu’est-ce qui t’a pris ? ». « J’a pris l’ascenseur, idiot ». « Mais, heuuu, aaah, heuuu, quelle surprise. Pourquoi ? ». « Si tu ne vas pas à la mère, la mère ira t-à toi ». « à la gare d’Heer, maman, c’est si tu ne vas pas à la gare d’Heer, Heer-Agimont, près de la frontière française ». « Qui te parle de gare, idiot, tu sais bien qu’à mon âge je ne prends plus le train ». « Alors tu prends l’ascenseur, hein ». « Idiot. Tu sais quel jour nous sommes ? ». « Vendredi ». « Nous sommes le cinq janvier ». « Oui. Oui, maman, nous sommes le cinq janvier, toute la journée ». « Alors il est normal que je m’inquiète, ça fait cinq jours que tu as uriné dans la camionnette de la police au lieu de souffler dans l’alcootest ». « C’était un malentendu ». « Non, idiot, tu n’es pas un malentendant, tu es un mal comprenant, un idiot, quoi ». « Ben, heuuu, je vais préparer le repas de midi. J’ai justement une boîte de raviolis en promotion trop grande pour moi tout seul ». « Il n’est pas question que j’avale tes saloperies en boîte. Je mangerai ici quand tu auras appris à accommoder une salade ». Je cherche un mode d’emploi pour salade, facile si possible.

26/07/2006

Vacances à la mère - 4 -

Maman est venue en vacances dans l'appartement et moi je suis resté dans la cave, vu la canicule. Aujourd'hui, journée nostalgie. J'étais remonté au cinquième pour faire pipi. Elle : "Est-ce que tu vas parfois sur la tombe de ton idiot de père ?". "Heuuu, oui, enfin, pas loin, à l'entrée du cimetière il y a une fosse pour les déchets verts, j'y porte les couennes de jambon et les croutes de fromage en tranche". "Jamais de fleurs sur sa tombe ?". "Si, si, il y avait un jour une promotion pour des sachets de graines mixed border. j'ai déposé un sachet et je lui ai dit : démerdes-toi, moi j'y connaîs rien, choisis ce que tu aimes bien". "Et alors". "Ben, heu, j'ai reçu un coup de pied au cul pendant que je faisais salamalec comme les musulmans mais je n'ai pas vu de qui". "T'es musulman, maintenant". "Ben, heuuu, y avait pas de bénitier, alors je ne savais pas quoi faire". "Tu es encore plus idiot que lui, idiot". "Enfin, maman, papa c'est mon père". "C'est bien ce que je dis. Une fois il m'a eu : par surprise et par une belle soirée d'été. Résultat : toi". "Hé, hé, hé". "Et sur ma tombe, tu mettras quoi ?". "Des salades, maman, des salades, tu les prépares tellement bien". Maman n'a plus rien dit. Ouf.

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25/07/2006

Vacances à la mère - 3 -

J'ai passé mes vacances à la cave, vu la canicule, pendant que maman avait envahi l'appartement au cinquième. Parfois, quand je remontais pour faire pipi, elle me donnait une mission : "Vas nous acheter une laitue". "Heu, c'est quoi,ça ?". "Demande à la marchande, idiot". "Mais, maman, là où je vais, il n'y a plus de marchande, il y a des brouettes à quatre roues et il faut se servir soi-même". "Tu as déjà vu une salade, idiot, et bien achètes une salade". Hop, ascenseur, puis je partais, en tongs et en chemisette, un casier de bière vide à chaque main. "Bonjour, madame, fait chaud, hein". Et je revenais, en tongs et en chemisette, avec un nouveau casier de bières à chaque main et le sac avec la salade entre les dents. "Honhour, hahaheu, hait haud, hein". Hop, ascenseur, moins un pour les casiers, plus cinq pour la salade. "Maman, maman, regarde, avec mon fusil à bouchon j'ai abattu une salade en plein vol". "Et le sac, idiot, tu l'as aussi abattu en plein vol ?". "Heuuuu, qu'est-ce qu'on mange ce soir ?". "Salade, lardons, patates rissolées". "Mais c'est un trois étoiles de chez Lepneu, ici". "Je te rappelle pour la niènième fois qu'on ne parle pas la bouche pleine". Ca, c'était ma chance, maman ne me parlait pas pendant les repas.

19:05 Écrit par Fanny | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : vacances, salade, maman, ascenseur, biere, canicule |  Facebook |