14/02/2010

Cherche la culotte de cheval (jour 2)

« Heuuu ». « Oui, monsieur ». « Heuuu, vous, vous êtes la, la réassortisseuse du rayon ? » ? « Oui, monsieur, la lingerie féminine c’est mon rayon ». « Ha. Je vais vous parlez tout bas parce que c’est très intime. Avez-vous une culotte de cheval ? ». « Goujat, voyeur, exhibitionniste, salaud. Oui, monsieur, j’ai une culotte de cheval, et même la peau d’orange, ça se voit, non, que j’ai un gros cul à cause du stockage d’eau et de graisse sous la peau de mes fesses. Pourquoi me posez-vous cette question dégueulasse ? ». « Heuuu, disons que je connais un gamin et je voudrais lui montrer une culotte de cheval ». « Pédophile, en plus. J’alerte la sécurité ». « Non, non, non, madame, je ne voulais pas rentrer dans votre corps, je veux dire dans votre corpulence. En fait, j’ai déjà vu des chienchiens ridicules avec une petite culotte de chien mais je n’y connais rien en chevaux ». « Dites, monsieur, on n’est pas à Vincennes, ici ». « Heuuu, qu’y a-t-il à Vincennes, madame ? ». « Un hippodrome ». « Ha ! Et, heuuu, c’est loin, Vincennes ? Parce que, voyez-vous, hier j’ai promis à quelqu’un de lui ramener une culotte de cheval ». « En tout cas, monsieur, vous n’aurez pas la mienne. Au revoir ». « Heuuu ».

25/12/2008

Cherche Noël

« Papa, houhou, papa, il est midi, jésus est né ». « Oufti ». « Papa, papa, père Noël a passé des capsules de bière dans mes chaussures, c’est normal ? ». « Oufti ». « Papa, papa, je sais que père Noël est passé, la porte du frigo est restée grande ouverte ». « Oufti ». « Papa, papa, le foie gras pour le nouvel-an a disparu ». « Oufti, quel salaud le père Noël ». « Papa, papa, monsieur Gonzales dit que t’as dégueulé plein son balcon ». « A cause du vent, gamin, à cause du vent ». « Papa, dis-moi, c’était quoi Noël, avant ? ». « Demande à ta mère, gamin, et laisse-moi dormir ».

02/06/2008

Tûûût 19 Cherche à tester les fonctionnaires

« Allo ». « A l’huile ». « Allo ? ». « Non, à l’huile ». « Allo, allo ». « A l’huile, à l’huile, hé hé hé ». « Allo, c’est quoi cette histoire ? ». « La purée est à l’eau et les frites sont à l’huile, sinon les frites sont à l’eau, bonnes à jeter ». « Désolé, monsieur, je raccroche ». « Non, surtout pas, c’est un test pour se rendre compte de ce que racontent les employés au téléphone. Jusqu’à présent, vous n’avez dit que allo ». « Allo, c’est un quoi ? ». « Un test. Ne parlez pas trop vite, je dois tout noter ». « Allo. Mais je ne veux pas faire de test, moi. Allo ». « Huit, ça y est, vous en êtes à huit ». « Allo. Huit quoi ? ». « Neuf ». « Allo, c’est quoi ce truc idiot ? ». « Dix, ça marche, le record est de douze ». « Allo, si vous ne me dites pas de quoi il s’agit, je raccroche. J’ai du travail, moi ». « Hé, hé, hé ». « Allo, c’est quoi ce ricanement ? ». « Treize. Bravo ». « Pourquoi ? ». « Mmmm ». « Allo ». « Mmmm ». « Allo, allo, je ne vous entends pas bien ». « Seize. C’est fou ce que vous avez comme travail, vous ». « Allo, excusez-moi, j’en ai assez et puis c’est l’heure de la pause café ». « Ok, Gérard, à tout de suite, devant la machine à café ». « Salaud ». Tûûût tûûût tûûût.

21/04/2008

Cherche Robinson

« Papa, à l’école madame a dit que tu pouvais t’inscrire sur la liste Robinson pour ne plus avoir de publicité et garder des arbres sur la terre ». « Gamin, quand il n’y aura plus d’arbres dans les rues, il n’y aura plus de pigeon qui chient dans les arbres quand je passe en dessous ». « Papa, je sais bien que tu n’aimes pas madame depuis le jour où elle t’a dit Salaud, pas devant les enfants mais Rafaël, le papy de Luka, dis que s’inscrire sur la liste Robinson ça marche ». « Qui c’est celui-là ? ». « Papa, il y a eu une journée portes ouvertes à l’école et tu n’es pas venu. Il était là, lui ». « Gamin, je t’ai dit que je ne vais jamais à des journées portes ouvertes parce que j’ai horreur des courants d’air ». « C’était qui Robinson, papa ». « C’est l’idiot du village, gamin. Dans tout village il y a un idiot. Comme il est seul dans son village, c’est lui l’idiot du village ». « Pourquoi il est seul, papa ? ». « C’est un allergicomane à la publicité. Alors il colle des papiers ‘Pas de pub, svp’ sur sa boîte aux lettres, sur son front, dans son slip, partout. Il ne sait pas que maintenant il y a des sudokus gratuits dans les magazines toutes-boîtes. Non, mais, tu imagines une boîte aux lettres marquée Robinson Pas de pub, svp. Sur une île déserte ». « Papa, tu racontes des couilles. Si Robinson vit sur une île déserte, l’île n’est plus déserte puisqu’il y a Robinson ». « Heuuu ».

20/10/2006

Cherche à payer l'essence (suite 1)

"Bonjour, madame, c'est la pompe quatre". "53 euros 69. Attention, Bancontact Mister Casch est en panne". "Ah, ah ah, ah ah ah, et je paie comment, hé, hé ?". "Uniquement en liquide, monsieur". "Ah, ah ah, ah ah ah, excuseeez-moi c'est nerveux. C'est parce que le seul liquide que j'ai c'est l'essence dans mon réservoir". "Monsieur, vous me devez 53 euros 69". "Ah, ah ah, ah ah ah, oh, hé hé, pour le 69 on peut s'arranger mais pour le 53, je ne connais pas. Demandez un dépanneur de Mister Flache". "C'est fait, monsieur". "Et bien, j'attend, hé hé". "Il sera là demain. Et arrètez d'imiter Daerden, ça m'énerve". "Haaa, hé, hé, hooo, je vais faire comme le gamin. Lui, il fait vacances à la neige, vacances à la ferme, vacances à la mer. J'ai vu que dans votre superette il y a de quoi prendre un copieux petit déjeuner. Je vais faire vacances à la station service. Avez-vous des chambres ?". "Des chambres, vous êtes fou !". "Hé, hooo, pas des des chambres à air, hé hé hé, des chambres pour dormir". "Monsieur, vous me devez 53 euros 69". "Mais vous êtes une têtue, vous, hé hé. Je plains monsieur". "Il n'y a pas de monsieur dans ma vie". "Ca ne m'étonne pas. Et bien, vous allez en avoir un, pour une nuit, dans votre garage. Dites-moi simplement où sont les toilettes et où je peux trouver un tire-bouchon".

 

(suite 1) "Dites, il est bon ce vin ?". "Monsieur, c'est du vin à 4 euros, je n'en bois jamais". "Moi oui, j'en prends quatre bouteilles, comme ça j'aurai du liquide, hé hé hééé". "Grosse bièsse". "Hé, mais vous faites de l'humour maintenant, la pompiste. Hé, hé hé, dites, une pompiste, ça fait des   ". "Salaud".  Paf. "Aïe". "Vous me devez 69 euros 69, cochon". "Hé hé hé, je vous jure que je ne l'ai pas fait exprès. Le vin, c'est pour ma soirée, en attendant le dépanneur de Mister Flache". "Monsieur, c'est impossible de dormir ici, payez-moi et partez". "Tuut tuut tuut, pas possible, je n'ai pas de liquide. A propos de liquide, où sont les toilettes ?".