21/03/2010

Cherche un déguisement

« Papa, tu es encore plus rouge qu’hier. On dirait une tomate farcie. Il ne manque plus que les crevettes grises ». « Je sais, gamin, c’est ma peau juvénile qui réagit au soleil. Je suis comme le homard, je suis cuit ». « Tu vas faire quoi, papa ? ». « J’hésite entre une crème de jour et une crème de nuit mais j’ai peur de tâcher l’oreiller ». « Mais, papa, ce soir il y a réunion de parents à l’école, tu ne peux quand même pas y aller en homard, j’aurais l’air d’un scampi ». « J’ai trouvé, gamin. Je vais aller chercher une étoile jaune dans la boîte de déco de noël et je dirai que je suis homard sheriff ».

17/09/2007

Cherche à nourrir mes amis

« Allo, le supermarché ? ». « Oui, monsieur, je vous écoute ». « Passez moi la poissonnerie ». « Un instant, monsieur ». « La poissonnerie, j’écoute ». « Bonjour, madame, ici Biglodion, client fidèle ». « Que puis-je pour vous, monsieur. ». « Passez moi la dame âgée qui est devant les scampis en promotion ». « Il n’y a pas de dame âgée ici, monsieur ». « Je m’en doutais. En fait, c’est maman. Je parie qu’elle a rencontré une copine et qu’elle papote ». « Monsieur, que puis-je pour vous ? ». « Quand elle arrive, dites lui de prendre 4 scampis en plus ». « Mais, monsieur ! ». « Si, si, c’est important, ce soir il y a Gérard et Nathalie et Albert et Josette qui viennent manger ».

09/06/2007

Cherche conseils en hamster

« Papa, viens voir les hamsters, Pipette a eu six petits, c’est un record, hein, papa ». « Mais non, mais non, gamin, Blanche Neige a eu sept nains ». « Papa, on dirait des scampis qui bougent ». « Gamin, avec six scampis on ne sait pas inviter beaucoup de gens, hein ». « Quoi, tu veux les manger ? ». « Mais non, gamin, c’était pour rire, hein ». « On fait quoi, papa ». « Heuuu ». « Je n’aurai jamais assez d’argent de poche pour nourrir les huit ». « Heuuu, demain j’irai voir l’assistante sociale pour faire augmenter les allocations familiales ».

04/12/2006

Cherche à me refaire des amis.

Hier, dimanche, je suis allé chez des connaissances. Pour la dernière fois. Pourtant, tout avait bien commencé : apéritif, trois scampis coupés en deux pour bien remplir la cassolette, roti à la sauce qui tache les chemises quand on éternue en tenant la cuillère. Puis vinrent les fromages. Beau plateau, grand choix, bien garni. Il y avait même des raisins. Mais des raisins, ça roule. Mon mauvais réflexe a été d'essayer d'empêcher les raisins de rouler alors que je soulevais le plateau. Je suis arrivé à garder les raisins dessus, mais pas les fromages. Le chien des connaissance, qui passait par là, a reçu le reblochon coulant sur le museau et le maroilles bien fait sur le derrière. Déjà qu'un chien mouillé, ça sent, mais un chien mouillé reblochon maroilles, je vous dit pas. Je ne me rappelais plus du nom du chien alors je criais : "Non, Tartiflette, pas dans les fauteuils". Trop tard, d'autant que son maître n'a pas pu le retenir vu que le coulommiers et le crêmeux avait transformé le sol en patinoire de Noël. "Robert, relèves-toi, t'as bu ou quoi, vas plutôt chercher des petites cuillères qu'on récupère un maximum". Aïe, aïe, aïe. Paf, vlan, la dame à Robert qui s'étale à son tour. Moi : "Eh, oh, si vous me laisser seul pendant que vous faites vos galipettes, je m'en vais". "C'est ça, bonsoir".