17/06/2010

L'énigme des chiffres

« Gamin, houhou, viens ici, sors tes doigts de ton nez, termine ta boulette, expédie la par le balcon et viens t’asseoir ». « Où, papa, tous les tabourets sont occupés ». « Mets la vaisselle sale dans l’évier, gamin et viens t’asseoir ». « Papa, il y a des slips à toi qui flottent dans l’évier ». « Gamin, ne t’occupe pas de ma lingerie intime, je suis de sortie ce weekend et il faut que je sois près ». « Tu aurais pu les laver avec du savon à la lavande, hein, papa. Tu vas puer le citron. Tu les as mis tremper dans du truc à vaisselle ». « Gamin, je n’avais que le détergent pour la vaisselle sous la main, compris ». « Oui, papa. A propos, c’est quoi la connerie du jour ? ». « C’est une énigme, gamin. Quel est le chiffre commun à 2, 7, 0, 5, 8 et 9 ? ». « Facile, papa, il suffit de ». « Stooop, gamin, laisse les potes des blogs réfléchir jusqu’à demain ». « Oui, papa ». 

15/05/2010

Cherche la souris fantôme

« Papa ». « Oui, gamin ». « C’est bizarre, papa. Hier j’avais un trou à une de mes chaussettes. Pendant la nuit le trou a changé de côté ». « Je sais, gamin, ça fait partie des phénomènes naturels inexpliqués, catégorie vie quotidienne ». « Ce serait une souris fantôme, papa ? ». « Ah oui ! Comme celle qui vit dans le frigo et qui fait disparaître des tranches de jambon. C’est cela, oui, c’est cela ». « Tu crois que c’est la même, papa ? ». « Il y en a peut-être plusieurs, gamin. Une spécialisée dans le déplacement nocturne des trous de chaussette et une autre dans la disparition des tranches de jambon ». « Il y en a d’autres, papa ? ». « Ecoute, gamin. Pas plus tard que la semaine dernière j’arrive au bureau. Devine ce que je fais ». « Tu dis bonjour à tout le monde, papa ». « Gamin, la toute première chose que je fais, c’est pipi. C’est une réaction due à une combinaison. Les petits cafés du petit déjeuner et la durée du trajet pour aller au bureau. Devine ce qui m’arrive ». « J’sais pas, papa ». « J’arrive dans les toilettes homme, devant un urinoir. Debout. Fixe. Puis repos. Déposer mallette. Ouvrir braguette pantalon. Chercher l’engin. Surprise. Pas d’accès via le slip ! Obligé baisser pantalon. Fouilles. Une souris fantôme avait mis la braguette à l’arrière de mon slip. Je te fais grâce de la suite parce que trois collègues sont entrés dans les toilettes à ce moment là ».

17/02/2010

Cherche un endroit tranquille

« Oh, mon fils ! Mais tu es tombé sur la tête. Tu m’offres un voyage dans ta voiture ! Au prix de l’essence, je ne te reconnais plus ». « C’est une diesel, maman, et c’est la voiture de la société ». « Tu es devenu fonctionnaire, mon fils ? ». « Non, maman, t’inquiètes pas, ils n’y verront que du feu ». « Tu sais, je vais te donner quelques conseils. Tu dois faire de plus petites pelures quand tu fais des pommes de terre, tu gaspilles. Freine, c’est un virage. Et tes chaussures, hein, tes chaussures, cela fait combien de temps que tu ne les as plus cirées, hein, on ne sait pas si ce sont des brunes ou des noires. Attention, ralentis, il va peut-être passer au rouge. Tu devrais changer de slip plus souvent, et mettre de dentifrice sur ta brosse à dent, tu vas attirer des mouches. Tu as vu ce camion, fais-lui une queue de poisson. Mon amie Lucienne dit toujours qu’il faut être hygiénique. Pour les toilettes, plus de papier journal découpé, du papier hygiénique, en rouleau, je t’expliquerai comment t’en servir. Non, je n’irai pas sur le siège à l’arrière, il faut que je sois devant pour te guider. Où va-t-on ? Tu ne t’es pas rasé ce matin. Moi je connais des mamans dont le fils se rase avant de les conduire à la campagne. J’ai pris du salami pour le pique nique. Parce que c’est moi qui t’offre le repas de midi. Ici, ici, arrête-toi ici, ce paysage me laisse sans voix ». « Ouf ».

08/02/2010

Cherche des nouvelles des anciens de la banque

Chouette, j’ai rencontré trois anciens collègues partis en pension il y a belle burette, comme dit l’enfant de chœur. « Que deviens-tu ? » demandai-je au premier. « Je n’ai plus une minute à moi, je collectionne ». « Ah bon. « Que collectionnes-tu ? ». « Les points Plus chez Delhaize, les timbres pour acheter des slips à moitié prix chez Carrefour, les vignettes avec d’affreux personnages pour mes petits-enfants, les kilomètres à la station essence pour recevoir une tasse à mettre en dessous du senseo avec l’emblème de la compagnie, les ». « Arrête, arrête, je vois que tu ne t’ennuies pas ». Le deuxième prend la parole : « Moi, je n’arrête pas. J’ai acheté un petit lopin de terre avec le capital de mon assurance-pension et je cultive, je cultive. Parce que ma femme n’a plus de dents. Alors elle ne boit que de la soupe avec des biscottes. Au printemps je retourne la terre, je sème, je plante. L’été je soigne le jardin, je bine, j’arrose. L’automne je récolte, j’épluche, j’épépine, je découpe, je fais de petits paquets pour mettre congélateur ». « Heureusement il te reste l’hiver pour te reposer ». « Non, fieu, qui crois-tu qui fait les soupes ». Le troisième, le plus âgé, m’a intrigué. « Moi, je fais des recherches ». « A ton âge ! Tu es devenu chercheur ! Formidable, et dans quel domaine ? ». « Avant-hier j’ai cherché où j’avais mis mon dentier, hier j’ai passé ma journée à retrouver mes lunettes, aujourd’hui j’ai cherché ce qui me piquait le derrière et j’ai perdu mon chat et demain je vais chercher où sont mes clefs parce que ce soir je dois aller dormir chez ma fille ». Vivement la pension !

05/02/2010

Cherche le crabe

Ah, le crabe, un nain croyable suce-pince. Et le petit blogueur c'est un truand car c'est un nain posteur. Le petit bricoleur est pourtant un nain capable. Que dire d'un nain juste ? D'un petit déménageur, un nain portant ? Du petit qui fait des acrobaties bien que ce soit un nain stable ? (spécial Belgique) Le nouveau primate de Belgique, qui est aux cathos ce qu'est Ronaldo au Mac Do, est-il un nain Pie ? Le petit qui sait tout et qui distribue ses stickers à son effigie est-il un nain collable ? Le petit qui débarque chez chez vous à toute heure, est-ce un nain prévu ? Je vous énerve, hein. Vous voulez les solutions des devinettes d'hier, c'est ça, hein. Le gamin m'a dit "Ne donne pas les solutions tout de suite, papa, fais comme ma maîtresse dit à l'école : cherchez, bande de p'tits cons, ce n'est pas avec vous que j'aurai une pension ". Bon, assez de crabe, de suce-pince, voici, pour ceux qui n'auraient pas trouvé, les solutions des devinettes d'hier. Le nain, expresso, qui sort des toilettes, est le petit qu'a fait. Celui avec son MP3, le slip, est le petit qu'a le son. Le nain qui a acheté un étang, le mollusque, est le petit qu'a la mare. Quant au supplice, le seul au bar, c'est le petit qu'a le verre. CQFD.

04/02/2010

Cherche les devinettes

" Papa, papa ". " Oui, gamin ". " Sais-tu comment on appelle un nain qui sort des toilettes ? " ?, heuuu ". " Un expresso, papa ". " Excellent, gamin ". " A toi, gamin. Un nain avec un MP3 ". " Facile, papa, c'est un slip, parce que c'est le petit ". " Stooop, gamin, tu donneras la réponse demain. Mais je suis sûr que certains, dont un autre certain, Rafaël, de http://carpe-diem-lbsp.skynetblogs.be ,auront trouvé les réponses ". " Une autre devinette, papa. Pourquoi un nain qui a acheté un étang est un mollusque ? ". " Là, je cale, gamin. Vivement demain pour les solutions. A ton tour, une dernière. Je ne te fais pas le coup du petit qu'a le pain qui sort de la boulangerie. Comment appelle-t-on un nain qui boit seul dans un bar ? ". " Un supplice, papa ". " Bravo, gamin ". " Papa, demande aussi à tes copains blogueurs s'il en connaissent d'autres ". " Bonne idée, gamin ". 

27/08/2009

Cherche à attraper un lapin

 Un lapin, c'est bon. Surtout avec des pruneaux d'Agen. Un lapin de Garenne avec des pruneaux d'Agen. Et des oignons de Mulhouse. Et de la moutarde de Dijon. Et du sporting d'Anderlecht. Et du basilic de Koekelberg. Mais, comment attraper un lapin ? On m'a dit : lapin, ça linge. Je n'y connais rien en lingerie, je n'ai que des slips, taille M comme Mâle. Les S me serrent à la taille, je dois en mettre deux, un à chaque jambe, ce qui n'est pas économique pour les lessives. Avec les XXL, je pourrais faire un parachute. Donc j'ai des slips M. Mais où donc est le lapin dans cette histoire de slips ? Je ne me vois dire à une rencontre, blonde avec du monde au balcon : "Je vais te montrer ma queue de lapin". Une trompe d'éléphant, oui, mais pas une queue de lapin. Je n'ai pas de trompe d'éléphant. Ni une queue de lapin. Mais j'ai vu un lapin. Dans des bruyères chez un voisin. J'ai les oignons de Mulhouse, la moutarde de Dijon, du basilic de chez Carrefour et un autocollant du sporting d'Anderlecht sur le frigo. Aidez-moi à l'attraper. D'avance merci.

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06/07/2009

Cherche ds slips

Café bouillu, café foutu. Pour les slips c’est la même chose. Je crois que je les lave trop chaud. Soit c’est moi qui ai vachement maigri de la taille, ce qui m’étonnerait parce que mes bermudas de l’été dernier ne sont pas du même avis, soit l’élastique de mes slips a fondu à la lessive. On dirait des bonnets géants pour Mickey avec deux trous pour passer les oreilles. Mickey avec un slip sur la tête à la Disney parade ! Bonjour, Eminence. La tête de Blanche-Neige, elle qui met des préservatifs tricotés sur la tête de ses nains ! Trèfle de plaisanterie estivale, je cherche des slips qui ne s’agrandissent pas de la taille quand on les lave.

19/05/2009

Cherche à décrire ma siruation

« Papa, tu peux m’aider ? Pour l’école je dois écrire sur une grande difficulté qu’on peut rencontrer dans la vie ». « Heuuu, je ne sais pas, moi. Heuuu, arriver à pousser sur le bouton de l’ascenseur et puis sur le bouton de l’étage quand on a un sac de provisions dans chaque bras avec les verts de poireau qui dépassent et qui chatouillent le nez et qu’on ne sait pas si ce qui coule dans un sac sont des tomates écrasées ou des œufs cassés ? ». « Pas ça, papa. Madame a dit : une grande difficulté ». « Gamin, prends de quoi écrire, je tiens le sujet. Titre : Comment enfiler un pantalon quand on a un orteil bleu d’un côté et le bras dans le plâtre de l’autre ». « Papa, tu es sûr que c’est une grande difficulté ? ». « Une heure et demi pour y arriver, gamin, c’est une grande difficulté, je peux aller faire la démonstration devant ton institutrice. Ecris ». « Oui, papa ». « Petita : comprendre que vouloir le faire debout, c’est se casser la gueule une deuxième fois. Petibé : s’asseoir sur le bord du lit et enlever son pantalon de pyjama à une main. Peticé : se relever en prenant appui sur le pied qui ne fait pas mal, sinon, ouille, on retombe sur le lit, et ça parce qu’on a oublié de prendre son pantalon. Petidé : s’asseoir à nouveau mais pas sur le pantalon jeté sur le lit sinon on retourne une case en arrière. Petiheu :  glisser prudemment le pied endolori dans la bonne jambe du pantalon jusqu’à ce que le pied dépasse. Petiteffe : c’est là que ça se corse car un pantalon ce sont deux jambes et une partie commune, là où il y la braguette et la ceinture. Impossible de faire entrer l’autre jambe dans un pantalon remonté jusqu’au dessus. Donc redescendre, à une main, la jambe du pantalon sans qu’elle ne sorte de la jambe, la vraie, celle au pied à l’orteil bleu. Petigé : essayer de faire entrer l’autre jambe dans l’autre jambe du pantalon jusqu’à ce que le pied dépasse. Petihache : remonter le tout, à une main, une fois côté gauche, une fois côté droit, sinon ça coince ». « C’est long, papa ». « Attends, gamin, ce n’est pas fini. Jusqu’ici ça ne fait que trois quarts d’heure. Il faut recommencer toute la procédure parce que tu viens de t’apercevoir que tu as oublié de mettre ton slip ».

03/04/2009

Cherche à comprendre la faille

« Papa, prêtes-moi dix euros ». « Oui, gamin, pourquoi ? Tu veux acheter un pot de peinture pour repeindre le W.C. sur les murs duquel tu as écrit que tu étais un fils de con ? Tu veux me faire des toasts au foie gras pour mon anniversaire que tu as oublié ? Tu vas acheter un pétard que tu vas fiche dans le cul de ton grand-père maternel pendant sa sieste ?». « Papa, si tu avais su gérer ton argent, nous mangerions autre chose que des raviolis sauce tomate qui tachent mon bavoir et ta chemise. Ou ta chemisette quand t’es en congé, que t’es pas rasé et que tu déambules en chemisette et en slip avec les poils qui dépassent ». « Gamin, je t’interdis de raconter ma vie privée ». « Papa, c’est tellement privé ici qu’il n’y a même pas une femme pour nettoyer, lessiver, remplacer les ampoules électriques pétées, détartrer la cuvette du W.C., descendre les six sacs poubelles, cuire des carottes sans les brûler ». « Gamin, ma vie privée, c’est comme les toilettes quand je suis dedans et que je mets trois heures pour résoudre un mot-croisé de Rafaël, c’est privé, privé, privé ». « Papa, tu me prêtes dix euros ? « Oui, gamin ». « Papa, tu ne m’en donnes que cinq. Comme ça, tu m’en dois cinq. Et moi aussi. Et nous sommes quitte ». « Heuuu ».   

02/04/2009

Cherche à prévenir le gamin

« Allo, l’école ? ». « Oui, monsieur ». « Je suis le papa du gamin. Passez-le moi ». « Mais, monsieur, votre fils est en classe, je ne peux pas le déranger ». « C’est pour une urgence ». « Dites-moi tout et je l’aviserai lors de la récréation ». « C’est personnel, monsieur ». « Racontez-moi et j’estimerai si c’est urgent ». « Voila. Ce matin il a laissé tomber le tube de dentifrice. Ouvert. Il ne l’a pas ramassé avant d’aller à l’école. Devinez qui a marché dessus, hein. Moi. Et qui a glissé, hein. Moi. Et qui s’est encastré la tête dans l’armoire en dessous de l’évier et se l’est coincée dans le syphon, hein. Moi ». « Monsieur, on va vous envoyer du secours ». « Attendez, je n’ai pas fini. Dans les tentatives de dégagement la couture arrière de mon pantalon a cédé. Comme je n’avais plus de slip propre je me suis mis le maillot avec une grosse tête de lion imprimée sur le derrière et j’ai peur que le gamin soit effrayé en rentrant de l’école. Passez-le moi, on va rigoler. Soyez rassuré, après, je lui dirai poisson d’avril ». « Monsieur, c’est une honte. Vous m’avez dérangé pour une bêtise pareille ! En plus, le premier avril est passé, monsieur ». « Je sais. Mais, hier, je l’ai envoyé chercher du ressort à boudin à la boucherie ». Tûûût, tûûût, tûûût.

21/11/2008

Cherche à me faire tout petit

Dring. « Il n’y a plus d’abonné au numéro que vous avez demandé ». « Ouvre, fils d’imbécile, je suis ta mère ». Dring. « Il n’y a plus d’abonné au numéro que vous avez demandé ». « Si tu n’ouvres pas je dis à tout le monde que tu te promènes en slip dans ton appartement ». Dring. « Il n’y a plus d’abonné au numéro que vous avez demandé ». « Lucienne, j’ai engendré un monstre. Sais-tu qu’à la Toussaint il a été fleurir le caveau dans lequel je ne suis pas encore ». Dring, driiiiing. « Heuuu, il n’y a plus d’abonné au numéro que vous avez atchiii ». « Tu vois ce que ça fait, hein, de te promener en slip. Lucienne, je suis sûre qu’il est chez lui, j’ai entendu la roulette de ses souris ». « Il n’y a plus d’abonné au numéro que vous avez demandé ». « Lucienne, tu comprends ça, toi. Je n’ai même pas sonné et le répondeur se met en marche. Lucienne, dis quelque chose, vieille loque ». « J’ai pipi ». Dring, dring, driiing. « Il n’y a plus d’abonné au numéro que vous avez demandé ». « Lucienne, fais pipi dans le caniveau. Chante une tyrolienne, ce te sera plus facile, moi j’abandonne ». Ouf.  

10/10/2008

Cherche à éviter la confusion

Bruxelles, Salon de l’Alimentation. « Bonjour, madame, la danse du ventre, c’est vous ? ». « Je ne fais pas ce que vous espérez avec mes salamis artisanaux, monsieur. Ici, c’est du à l’ail ou du pas à l’ail. Vous dégustez une rondelle et vous achetez un salami. Vous dégustez deux rondelles et vous achetez deux salamis. Combien de rondelles, monsieur ? ». « Heuuu, j’en ai déjà mangé douze, surtout des à l’ail ». « Très bien. Douze rondelles, douze salamis. C’est pour manger sur place ou c’est pour emporter ? ». «Heuuu, j’ai oublié mon portefeuille. Je reviendrai demain, gardez-les au frais ». « Et bien, ça fera deux euros quarante pour les douze rondelles ». «  Je vous jure que je reviens demain avec mon portefeuille ». « Dans ce cas laissez-moi une garantie. Votre pantalon, par exemple ». « Vous croyez ? ». « Obligé, monsieur ». « Bon, je m’exécute. Mais prêtez-moi un saucisson, un pas à l’ail, c’est parce que je rentre en train, en slip, c’est pour faire bonne figure ».    

25/09/2008

Cherche à cacher ma honte

« Allo, c’est toi ? ». « Ben, oui, Gérard, c’est moi, ce n’est quand même pas Maurice le poisson rouge, voyons ». « Dis, je te téléphone parce que, bizarrement, je n’ai pas de nouvelle depuis plusieurs jours. Tu n’es pas malade, au moins ? ». « Je suis tout rouge, Gérard ».  « Je vois, une maladie d’enfant. C’est normal avec toi ». « Non, Gérard, je suis rouge de honte ». « Je vois, tu avais oublié de mettre ton slip et ton pantalon avant de prendre l’ascenseur. C’est normal avec toi ». « Mais non, Gérard. La honte, je te dis ». « Je vois, tu t’es endormi sur le caddy au supermarché et tout s’est renversé. C’est normal avec toi ». « Mais non, Gérard. J’ai été vu et j’ai honte ». « Alors, là, je ne vois pas. C’est normal avec toi ». « Gérard, je vais être soupçonné de faire du tourisme sexuel ». « Toi, du tourisme sexuel ! Alors, là, je ne vois plus rien du tout ». « On m’a vu et reconnu, Gérard, c’est ça le drame ». « Qui ça ? ». « La jeune institutrice du gamin ». « Ah ah, elle fait aussi du tourisme sexuel, cette petite madame. Dis-moi quand tu seras malade, j’irai rechercher ton gamin à l’école ». « Mais non, Gérard, elle, c’est normal. C’est moi qui me suis trompé. Au lieu de tourner à droite vers le rayon des pantalons, j’ai tourné à gauche et je me suis retrouvé dans le rayon des sous-vêtements féminins ».

01/09/2008

Cherche une gomme en urgence

« T’es prêt, gamin ? ». « T’as ma gomme, papa ? ». « Tout est prêt, gamin ». « T’as ma gomme, papa ? ». « Ecoute, gamin, nous venons de faire la tchèque liste et tout le monde a répondu présent, depuis la règle graduée flexible jusqu’aux tartines. Ne te trompe pas, celles plafonnées de pâte à tartiner au chocolat sont ta collation pour la récré du matin et celles au maroilles sont celles de midi. Si tu as des problèmes pour les reconnaître demande à madame. Le slip de rechange que j’ai mis dans ton cartable c’est au cas où, à n’utiliser qu’en cas d’urgence, pas pour faire le con comme lorsque je m’étais déguisé la tête en corsaire au mariage de la petite cousine Lucie ». « T’as ma gomme, papa ? ». « Si madame te demande ce que tu as fait pendant les vacances, n’oublie pas de dire que je t’ai appris à masser mon dos avec de la pommade pour coups de soleil. Elle comprendra que nous ne sommes pas restés en Belgique. Ne dis surtout pas que tu m’as massé dans la cave parce que j’avais peur que les habitants du cinquième des buildings d’en face ne regardent avec des lunettes d’approche ». « T’as ma gomme, papa ? ». « A propos de vacances, c’est inutile de dire que je t’ai offert un voyage d’un jour dans le Pas de Calais parce que j’avais reçu deux places en renouvelant le stock de boîtes de raviolis. Ah, quel souvenir. Quel succès quand j’ai fait pipi au même endroit que dans le film en chantant : ‘Je vais bien, tout va bien’. Gamin, c’est un souvenir rien que pour nous, hein, compris ». « T’as ma gomme, papa ? ». « N’oublie pas les questions que je t’ai demandé de poser à ta nouvelle madame, surtout savoir si elle a un petit ami ». « Pour jouer avec elle à la mer, papa ? ». « Pourquoi à la mer, gamin ? ». « Ben, papa, un petit tamis c’est pour jouer dans le sable ». « Grand sot. Le Tupperware vide dans ton cartable, c’est pour y mettre de la soupe. Celle que tu recevras à midi. Tu sais, tu es en pleine croissance, deux fois des légumes par jour ça te feras du bien ». « T’as ma gomme, papa ? ». « Si le couvercle est difficile à fermer, fais comme moi, monte sur la boîte ». « T’as ma gomme, papa ? ». « Mais, attention, vérifie que le couvercle soit bien posé dessus. Si tu mets le couvercle en dessous tu auras la même catastrophe que j’ai eue. Autre chose. Si tu as de nouvelles petites copines, essaye de savoir si le papa et la maman habitent ensemble. Et aussi s’il y a des frères et sœurs. Ne prends pas encore d’engagement quant à inviter ta nouvelle petite copine et sa maman à ton goûter d’anniversaire. Crois-moi, il y a des gens qui habitent au rez-de-chaussée et qui rêvent de prendre de l’altitude au cinquième étage. Ne dis surtout pas que nous avons un nouvel ascenseur parce que ça voudrait dire que nous habitons dans un vieil immeuble ». « T’as ma gomme, papa ? ». « Gamin, est-ce que tu m’écoutes ? ». « T’as ma gomme, papa ? ». « Oui, gamin, oui, j’ai ta gomme. Tu crois peut-être que j’efface mes erreurs de sudoku avec une ponceuse électrique. Tu imagines le bruit. Tiens, j’ai deux six dans ce carré là, bizarre. Bzzzzz. Et deux neuf là. Bzzzzz. Il y a de quoi trouer le papier ». « Papa, j’ai besoin de la gomme pour l’école ». « Et le sudoku, gamin, je le fais comment, hein ? ». « Papa ». « Ecoute, gamin, c’est parce que tu es mon gamin, hein. Prends la gomme ». « Merci, papa ». Je cherche d’urgence une gomme. Si possible habituée au sudoku.

30/04/2008

Cherche cinq pampers vierges

« Papa, papa, je n’ai plus de slip propre ». « Ce n’est pas grave, gamin, prends un des miens dans l’armoire ». « Papa, papa, ce ne sont pas des slips que tu as, ce sont des parachutes, ils sont trop grands. Je peux me mettre trois fois dedans ». « Fais des nœuds aux jambes et autour de la taille, gamin, pour qu’il tienne ». « Papa, on fait comment ? ». « Ecoute, gamin, Léonard de Vinci a inventé l’hélicoptère mais il n’a jamais volé dedans. C’est ça le génie. C’est comme moi. Je te donne la solution et toi tu l’appliques ». « Papa, papa, j’ai essayé avec les nœuds mais il reste de la place pour cinq pampers, sur l’arrière ». « T’inquiète, gamin, je mets une annonce ». Urgent, cherche cinq pampers non encore utilisés.

21/04/2008

Cherche Robinson

« Papa, à l’école madame a dit que tu pouvais t’inscrire sur la liste Robinson pour ne plus avoir de publicité et garder des arbres sur la terre ». « Gamin, quand il n’y aura plus d’arbres dans les rues, il n’y aura plus de pigeon qui chient dans les arbres quand je passe en dessous ». « Papa, je sais bien que tu n’aimes pas madame depuis le jour où elle t’a dit Salaud, pas devant les enfants mais Rafaël, le papy de Luka, dis que s’inscrire sur la liste Robinson ça marche ». « Qui c’est celui-là ? ». « Papa, il y a eu une journée portes ouvertes à l’école et tu n’es pas venu. Il était là, lui ». « Gamin, je t’ai dit que je ne vais jamais à des journées portes ouvertes parce que j’ai horreur des courants d’air ». « C’était qui Robinson, papa ». « C’est l’idiot du village, gamin. Dans tout village il y a un idiot. Comme il est seul dans son village, c’est lui l’idiot du village ». « Pourquoi il est seul, papa ? ». « C’est un allergicomane à la publicité. Alors il colle des papiers ‘Pas de pub, svp’ sur sa boîte aux lettres, sur son front, dans son slip, partout. Il ne sait pas que maintenant il y a des sudokus gratuits dans les magazines toutes-boîtes. Non, mais, tu imagines une boîte aux lettres marquée Robinson Pas de pub, svp. Sur une île déserte ». « Papa, tu racontes des couilles. Si Robinson vit sur une île déserte, l’île n’est plus déserte puisqu’il y a Robinson ». « Heuuu ».

09/04/2008

Le gamin répond à Rafaêl

« Allo, le supermarché ? ». « Oui, heuuu, madame ou mademoiselle ». « Non, non. Ici, c’est le gamin, le gamin de maman et papa ». « Que désirez-vous, jeune homme ? ». « Je vous téléphone parce que c’est coincé dans les toilettes ». « Tu es coincé dans les toilettes, bonhomme ? ». « Non, non, pas moi, c’est le caddy qui est coincé. Je devais faire pipi et je suis allé aux toilettes avec le caddy. J’ai su sortir mais lui il a pas voulu ». « Et, elle est où, ta maman ? ». « Chez son nouveau copain, un barbu qui pique ». « Tu es venu avec ton papa, alors ? ». « Oui, mais il est reparti quand il a vu que c’était la folle du micro qui était à l’accueil. C’est ce qu’il m’a dit ». « Personne ne peut venir t’aider ? ». « J’ai téléphoné à Gérard, c’est l’ami de papa, mais son répondeur dit qu’il est en vacances dans son jardin. Je cherchede l’aide pour ramener le caddy parce que, dedans, il y a le poisson et les moules de la voisine de palier, les raviolis et un slip pour mon papa et les pistaches pour Kiki ». « C’est qui, Kiki ? Pourquoi ne lui as-tu pas téléphoné ? ». « Kiki, pas Kikiki. Kiki et Pipette, ce sont mes hamsters. Papa ne veut pas qu’ils jouent avec le téléphone parce que ce sont des rongeurs. Un jour qu’ils s’étaient échappés parce que j’avais laissé la porte de la cage ouverte, et bien, au téléphone, il n’y avait plus personne au bout du fil ». « Ecoute, bonhomme, tout ça ne me regarde pas. D’où téléphones-tu ? ». « Du cinquième étage, chez moi. Mais je n’ai plus le temps d’aller au supermarché, je dois aller jouer chez Cédric et je ne peux pas rater l’ascenseur de 16 heures 23 ». Tûûût, tûûût, tûûût.

Pour plus de renseigements, voir : http://carpe-diem-lbsp.skyblogs.be et son post du premier avril "du tag au tag".

08/04/2008

Cherche à répondre à Rafaël (2)

Rafaël, sur http://carpe-diem-lbsp.skyblogs.be/post/5718949/du-tag-au-tag , m’a mis au défi. Voir son message et le règlement du tag sur son blog le premier avril. Voici ma réponse. Tu tûûût, pousse-toi dans l’ascenseur, Gérard, et relève ton pantalon, on voit ton slip. Ah, si maman me voyait ! Gérard, c’est promis, je t’aiderai dans ton jardin pendant les vacances si on arrive à bourrer le caddy du supermarché dans cette espèce de toilette qui fait yoyo. Elle est bonne, hein, Gérard, mon idée de poisson d’avril pour le gamin : mettre Kiki et Pipette, ses hamsters dans un caddy. Je suis un papa génial, hein. Gérard, l’ascenseur va être trop petit, on va être paequés comme des moules. Heuuu, je cherche une solution. J’ai trouvé : assieds-toi dans le caddy sans écraser les raviolis. Tu seras près des boutons et si, au cinquième, on tombe sur la voisine de palier, on redescend en catastrophe.

15/01/2008

Cherche à revoir maman

Hier je suis allé chez maman. « Bonjour, maman ». « Bonjour, monsieur ». « Ah zut, Alzheimer a encore frappé ». « S’il a frappé, c’est un imbécile. Il y a une sonnette, non ? ». « Oui madame, heuuu, oui maman ». « C’est toi, triple idiot ? ». « Ben, heuuu, oui maman ». « Avec un nez rouge et un bonnet d’âne, mi janvier ? ». « Oui, maman ». « Tu es déjà prêt pour Halloween ? ». « Heuuu, bonne année, maman. Regarde ce que je t’ai apporté. C’est pour mettre dans l’eau. C’est de l’anisette ». « Je ne peux pas à cause de mes médicaments ». « Je t’aiderai à finir la bouteille ». « Qu’as-tu pris comme résolutions cette année ? ». « Heuuu, varier mon alimentation, soigner mon cholestérol, heuuu, apporter mes piles usagées au supermarché, nettoyer la cave, heuuu, changer de slip tous les deux jours, heuuu ». « Et ton lustre, y as-tu pensé ? ». « Le lustre ? ». « Tu vois encore clair avec toutes les poussières qui s’accumulent ? ». « Heuuu ». « Et soigner tes plantes d’appartement ? ». « Ben, heuuu, je n’en ai plus, je crois qu’elles ne se plaisent pas chez moi ». « Tu te plairais, toi, en plein désert ? ». « Heuuu ». « A propos de désert, je vois que tu as terminé l’anisette ». « Heuuu ». « Dans dix minutes, Lucienne vient faire un monopoly ». « Ben, heuuu, je vais te laisser le temps de te faire une beauté ». « Un conseil mais tu n’en feras qu’à ta tête : enlève ton déguisement stupide pour sortir d’ici ». « Au revoir, maman, bon monopoly ».

10/09/2007

Cherche des slips extensibles

« Papa, mes slips sont devenus trop petits ». « Des fesses ou de devant, gamin ? ». « Des fesses, papa, pourquoi ? ». « Ouf, j’aime mieux ça, les fesses, je peux expliquer ». « Quoi, devant on grossit aussi ? ». « Heuuu, plus tard, gamin, plus tard ». « Papa, on grossit comment, devant ? ». « Gamin, tu grandis, tu fais du sport à l’école, tu muscles tes fesses, elles grossissent, c’est normal et tes slips, eux, ils ne grandissent pas ». « Grossir devant, papa, c’est pas normal ? ». « Heuuu, comment dire, si, si tu avais des fesses devant mais tu es normal, hein, tu as les fesses derrière ». Ouf, le gamin ne dit plus rien mais je cherche des slips extensibles, de l’arrière.

23/05/2007

Cherche un slip avec coffre

Driiing. « Bonjour, monsieur ». « Bonjour, maman ». « Aaah, c’est toi, idiot. Tu t’es trompé de sonnette ? ». « Mais non, maman, je suis venu te dire bonjour ». « Tu es malade ? ». « Je vais très bien, je rentre de vacances ». « Où es-tu allé ? ». « Je suis hâlé partout sauf au zizi parce que j’avais mis un mini slip ». « C’est quoi cette cochonnerie ? ». « Ben, un club de vacances, maman ». « Un cleuuub, un cleuuub, tu ne sais pas dire clup’ comme tout le monde ». « Un clup’ de vacances, si tu préfères ». « Et tu y as fait quoi ? ». « Bronzer, bronzer, bronzer ». « Je t’ai demandé ce que tu y as fait, idiot. Bronzer, tu le fais tous les jours, même en hiver, dans ton lit, fainéant ». « Ben, heuuu, il fallait courir avec une cuillère en bouche et un œuf dans la cuillère ». « Doux Jésus, mon fils est devenu fou. Tu as fait des rencontres ? ». « Ben, heuuu, j’ai du quitter le cleuuub, pardon, le clup’, plus tôt que prévu ». « Tu as voulu préparer un repas et tu les as empoisonné ? ». « Ben non, je sortais avec mon collier de perles ». « Quoi, tu mets des colliers de perles, maintenant, ne viens jamais me voir avec un collier de perles, tu as compris ». « Mais, maman, dans le clup’, on paye avec des perles. Donc je sortais avec mon collier de perles, mon porte-monnaie pour pouvoir acheter un nouveau collier de perles quand j’avais épuisé l’autre, mon téléphone portable, deux bouteilles de bière et la clef de ma case ». « Tu as passé tes vacances avec une valise ? ». « Non, hein, maman. Pour avoir les mains libres, j’avais tout mis dans mon slip ». « Et alors ? ». « Heuuu, ça pendait par terre ».

30/03/2007

Biglodion et les animaux (4)

Biglodion et les animaux (4)

100.000 visites, 100.000 mercis. Pour fêter ça, je vous livre quelques paquets d’annonces déjà publiées et regroupées par thèmes : le gamin, maman, les rencontres, le supermarché, etc. C’est un peu mon « biesse tof » personnel. N’hésitez pas à me faire connaître le vôtre. Bon amusement. Amitiés.

 

Cherche à envoyer une lettre anonyme

 « Papa, il fait quoi, le singe ? ». « Ben, heu, il mange une banane ». « Pas lui, papa, les deux, là ». « Chouette hein, gamin, on a du soleil ». « Papa, c’est comme ça que tu m’as fait avec maman ? ». « Viens, on va voir les girafes ». « Mais, papa, t’as dit qu’on venait au zoo pour m’instruire ». « Toi, tu viens pour t’instruire et moi, je viens pour me détendre, d’accord ». « D’accord, mais papa, les singes, ils sont un peu comme nous sauf qu’ils n’ont pas de poils là où on a un slip ». « Détends-toi, gamin ». « Papa, toi tu te détends et moi je m’instruis, c’est toi qui l’a dit ». « Allez, on va s’instruire chez les girafes. On va leur demander comment elles font quand elles voyagent en train et qu’il y a un tunnel ». « Papa, les singes, ils sont comiques, eux ». « Ah bon, tu trouves ». Celui-là, le moche, on dirait le nouveau copain de maman ». « Ah, où ça, où ça, lequel ? ». « Papa, on va voir les girafes ». « Attends gamin, je dois faire des photos de ce monstre ». « Tu vas faire quoi avec ces photos ridicules ? ». « Je vais les envoyer anonymement ». « A qui ? ». « Rien, gamin, encore trois photos et on file aux girafes ».

 

Cherche deux gros rouleaux en carton

« Papa,c’est quoi cette vache avec une grosse corne sur le nez ? ». « D »après le catalogue, c’est un rhinocéros ». « Il ne ressemble pas au monsieur chez qui on est allé ». Ah, mais lui c’est un autorhinocéros, un déboucheur nez, gorge, oreilles ». « Papa, avec sa corne, comment il fait pour regarder la télé, le rinossérosse ? ». « On va demander au gardien. Monsieur, pour la télévision ... ». « Qu’est-ce qu’il a dit ? ». « Il n’est pas du zoo, il est de Liège, il a dit oufti ». « Papa, il doit quand même loucher, c’est un oculisse qu’il doit aller voir ». « T’as raison, gamin. Tu sais quoi ? ». « Non ». « A la maison, on va se coller un gros rouleau en carton sur lez nez et on regardera les Simpson, d’accord ? ». « Papa, tu es génial ». « C’est normal, gamin, je suis ton papa ».

 

Cherche distractions

Le gamin est chez sa mère pour les vacances. C’est déprimant : quand j’ouvre une boîte de raviolis, j’en ai pour deux jours. Je m’amuse comme je peux. Hier, j’ai inversé Kiki, le hamster et Maurice, le poisson rouge. Dans le bocal, Kiki avait l’air d’une loutre. Mais Maurice n’a pas voulu aller dans la roulette du hamster. Il tapait sur le fond de la cage avec sa queue comme un catcheur qui fait semblant d’être étranglé par l’adversaire qui s’est assis sur sa tête. Ouf, ils sont encore vivants tous les deux. Mais pour combien de temps ? Si vous partez en vacances, je peux garder vos animaux. Sans garantie. Aujourd’hui je fais la fête, tout seul : je vais mettre du fromage râpé sur les raviolis. Si vous avez d’autres idées de distraction, envoyez-les.

29/03/2007

Recherches difficiles de Biglodion (1)

Recherches difficiles (1)

100.000 visites, 100.000 mercis. Pour fêter ça, je vous livre quelques paquets d’annonces déjà publiées et regroupées par thèmes : le gamin, maman, les rencontres, le supermarché, etc. C’est un peu mon « biesse tof » personnel. N’hésitez pas à me faire connaître le vôtre. Bon amusement. Amitiés.

 

Cherche piscine à sec

Je suis allé voir le gamin et j’ai pissé dans la glycine. Ah non, zut alors, je n’arrive pas à effacer, je n’ai plus la marche arrière. Bon, stop. Trois, deux, un, on repart à zéro. Je suis allé voir le gamin et j’ai glissé dans la piscine. Et, plouf. Mouillé. Jusqu’au fond du slip et des chaussettes. J’ai horreur de l’eau, sauf dans le pastis en été. Mais j’ai quand même envie d’apprendre à nager, ça peut être utile, par exemple quand on voit un porte feuille qui flotte. Je cherche une piscine sèche pour mes débuts.

 

Cherche quelque chose comme SOS Landru

Mon voisin ne sait pas que je sais qu’il sait que sa femme le trompe. Moi je le sais. Je sais même avec qui, au pluriel. Quand elle n’est pas là, il n’arrête pas de hurler «  et ils pissent comme je pleure sur les femmes infidèles que leurs gros bras invitent à revenir en plus cuit « . J’ai peur qu’il ne fiche le feu à la baraque en faisant son méchoui. Ce qu’il hurle me dit quelque chose, mais quoi. Je cherche le texte complet. Je cherche aussi une association du genre S0S Landru car si lui est poli et, c’est ça le drame possible, bon bricoleur, elle, c’est une dure à cuire.

 

Echange réveil

J’ai reçu un merveilleux petit réveil qui me réveille avec des chants d’oiseaux. Le problème c’est que, les jours ouvrables, je le mets sur 06 heures 15 et qu’il me réveille entre 09 heures 10 et 09 heures 45 selon les jours. Mon chef est de plus en plus fâché quand je lui explique les raisons gazouillantes de mon retard au bureau. Il dit qu’il est dubitatif, ou du bitatif, ou du bite à tif, je ne comprends pas ce qu’il veut dire. Ce réveil est un cadeau merdique, tous comptes faits. Je l’échange contre un autre avec, comme sonnerie, des grognements, barrissements, hennissements, explosions de mines, tir de mortier, scie circulaire en fonctionnement, voire même un enregistrement du coussin péteur du gamin.

20/03/2007

Les ennuis de Biglodion (4)

Les ennuis de Biglodion (4)

100.000 visites, 100.000 mercis. Pour fêter ça, je vous livre quelques paquets d’annonces déjà publiées et regroupées par thèmes : le gamin, maman, les rencontres, le supermarché, etc. C’est un peu mon « biesse tof » personnel. N’hésitez pas à me faire connaître le vôtre. Bon amusement. Amitiés.

Cherche un bout de courroie

J’ai pété une courroie, celle qui servait de ceinture à mon bermuda. La rupture a eu lieu en pleine rue, alors que j’avais à chaque bras un sac rempli de douze boîtes de raviolis. A cause de la promotion. Plus j’avançais et plus le bermuda descendait, jusqu’à arriver sur mes tongs. J’essayais de rallier l’appartement, en prenant mon courage à deux mains, en plus des sacs. J’ai terminé les 300 derniers mètres en une heure vingt. Des gens serviables m’encourageaient : « Vous voulez que je vous la tienne ». « Non, non, j’ai un slip ». Mais je n’ai pas à vous raconter, je cherche une petite courroie. Pour mon bermuda. Merci.

Cherche 273 ballons

Le gamin est chez sa mère. Pour ne pas m’ennuyer je suis allé donner un coup de main samedi à la fête du quartier. Comme je n’ai pas de compétence particulière ils m’ont mis au stand des lots de la tombola rapide. « Par ici, m’sieurs, dames, les beaux lots, tchikitchikitchik », « Allez, hop, doublez vos chances, prenez deux billets, tchikitchikitchic ». « Venez gagner ce magnifique taille-haie électrique, tchikitchikitchic, il fonctionne, tchikitchikitchic ». « Mesdames, que diriez-vous d’avoir ce couteau électrique géant, tchikitchikitchic, idéal pour découper du bison, de l’éléphant, des rondelles de cou de girafe, tchikitchikitchic ». Je voulais absolument me défaire de cette saloperie de taille-haie qui prenait trop de place sur le stand et cachait les autres beaux lots : médailles de Lourdes, dés à coudre et autres paires de lacets. Alors je le faisais fonctionner et tournoyer, tchikitchikitchic, quand, distrait par la devanture d’une belle blonde, je n’ai pas vu le marchand de ballons qui était à côté, Ah ça, pour s’envoyer en l’air, ils se sont envoyés en l’air. D’un seul geste, athlétique et olympien, style cirque de Pékin à la tronçonneuse, j’ai tranché d’un coup involontaire et irréparable les 273 bouts de ficelle qui retenaient les ballons. J’ai voulu m’enfuir, profitant de ce que tout le monde regardait l’envol des ballons mais, pendant qu’ils s’envoyaient en l’air, j’ai pris mon pied. Mais je l’ai pris dans une allonge électrique qui alimentait le surgélateur du stand des crèmes glacées. On n’a vu le manque d’alimentation qu’en fin de journée, quand on n’a plus su distinguer fraise, pistache, vanille, chocolat. J’ai du acheter les 273 ballons et, le soir, les quinze litres de la défunte crème glacée. « Vous êtes notre meilleur client » a dit le responsable de la fête « Revenez demain, je vous donnerai une bon pour un tour en carrousel ». Je n’ai plus d’argent de poche pour mes vacances, juste de quoi m’offrir une sucette, ce que j’ai fait. Je cherche 273 ballons pour récupérer mon achat inutile.

Cherche ficelle de chasse

Samedi je suis allé aider à la fête du quartier. Je tenais le stand de la tombola express et, en brandissant le gros lot pour attirer les badauds, un taille-haie en fonctionnement, j’ai sectionné les ficelles qui retenaient 273 ballons. J’ai du les acheter, sans en avoir un seul. Compatissants, les responsables de la fête m’ont invité à m’occuper de la toilette des gamins, dimanche. En fait, la chaînette de la chasse murale était cassée et trop courte. J’étais là, comme la statue de la Liberté, la main en l’air sur le reste de chaînette. « Alors, gamin, t’as fini, pousse, non di djo, y en a qui attendent ». J’étais pressé, moi, parce que les responsables, compatissants, avaient installé un podomètre sur la chaînette - normalement, ça compte les pas quand on fait de la marche - et m’avaient promis un cent par coup de chasse. Alors, je tirais mon coup à tour de bras. J’ai triché, je disais prout prout et je tirais. Et hop, un cent. Prout prout, et hop, un cent. En une journée j’ai gagné 419 cents, soit 4 euros et une rawette, soit le prix de deux ballons. Mon banquier conseiller fiscaliste m’a dit que ce n’était pas rentable. Ah bon ! J’arrête, je cherche une ficelle pour mettre à la chasse.

 

14/03/2007

Les ennuis de Biglodion (2)

Les ennuis de Biglodion (2)

100.000 visites, 100.000 mercis. Pour fêter ça, je vous livre quelques paquets d’annonces déjà publiées et regroupées par thèmes : le gamin, maman, les rencontres, le supermarché, etc. C’est un peu mon « biesse tof » personnel. N’hésitez pas à me faire connaître le vôtre. Bon amusement. Amitiés.

Cherche moyen de communication

Ce week end je suis allé à l’inauguration de la nouvelle piscine couverte et chauffée chez des amis. Génial, quoique un peu bruyant à cause du truc à bulles. Massé par les vagues générées par le truc à vagues, mon intestin m’a suggéré de me rendre aux toilettes, dans la maison. Soulagé, je me suis aperçu qu’il n’y avait plus de papier. Une heure trente minutes à crier « Pa pier, pa pier, pa pier » avec, pour seule lecture, un carrelage mural en imitation Delft montrant des pêcheurs de crevettes. J’ai paniqué. S’ils s’étaient tous noyés, je serais resté mort-vivant sans papier. Je cherche, pour offrir à mes amis, un moyen de communication entre les toilettes et leur piscine.

Cherche petit moine avec de petits trous

J’ai vu à la télé un gamin qui enfilait des tas de slips en sautant dedans. Si un gamin sait le faire, pourquoi pas moi, me dis-je. J’ai profité d’une absence de Biquette pour cause de manque de produit vaisselle et j’ai essayé. Pas de chance, au premier slip, mes deux jambes se sont retrouvées dans le même trou. J’ai une entorse mais j’ai aussi des excuses : 58 ans, pas d’entraînement et toute ma tête. Plus une bosse. En chutant, elle a plongé sur une armoire et, après avoir traversé la porte, a cassé un petit moine avec des trous au-dessus et qui nous servait de salière. Mais c’était aussi un souvenir puisque Biquette et moi l’avions acheté à Nismes, il y a 28 ans, lors de notre premier voyage. Elle est fâchée. Je cherche un moine à trous.

Cherche un truc pour les ongles de pied

Quand je me les coupe, mes ongles de pied sautent partout. En moyenne j’en retrouve deux sur dix. Ce n’est pas que j’y tiens beaucoup puisque je les coupe. Le problème n’est pas de les perdre mais de les retrouver, bien secs, bien durs, bien piquants, enfoncés dans la plante des pieds. Ca pîîîque. Je ne les vois pas, ces rognures ont la même couleur que la moquette. Je ne vais quand même pas devoir changer de couleur de moquette, non mais. Je cherche un truc pour empêcher les ongles de pied de sauter partout.

29/01/2007

Cherche la libéralisation du gaz

« Papa, je dois faire un devoir sur la libéralisation du gaz, tu peux m’aider ». « Aaah, ah, je vois, bien bien, t’as de quoi écrire ». « Ben oui ». « La libération des gaz. Tu soulignes. Paragraphe. Les féculents que nous mangeons, virgule ». « Comme ça, papa ». « Non, gamin, pas les fait cul lent, c’est en un mot, les féculents, les petits pois, les lentilles, bref, tout ce qui fait péter ». « Papa, péter, c’est avec un chapeau ? ». « Un chapeau ? Pourquoi un chapeau ? Quand tu libères un gaz, c’est dans ton slip, non ». « Papa, sur le e, c’est pêter ou péter ? ». « Quoi, tu as écrit ça, fils d’idiot ». « Bèèè, c’est toi qui dis que les petits pois, ça fait faire des proutes ». « Mais qu’est-ce que madame va dire à l’école ». « Elle va péter de rire ». « Gamin, ta gueule ». « Je dirai que tu m’as aidé, hein, papa ».

08/01/2007

Cherche à sortir de la robe

« Monsieur Bill Godion est demandé devant les cabines d’essayage ».    « Avis à notre clientèle, monsieur Bill Godion a oublié son veston et son pantalon dans la cabine d‘essayage ».    « Allo, allo, monsieur Bill Godion est prié de venir reprendre les objets suivants : un pantalon contenant trois mouchoirs, six préservatifs et un porte-monnaie ; un veston contenant un trousseau de clefs, un portefeuille, un petit album avec des photos de femmes nues et une lettre d’amour dans une enveloppe non collée ».    « Haaa, une mariée qui pique ». « Chuuut, madame, chuuut, j’ai du me cacher ici parce que j’ai les jambes nues. Je ne suis pas encore rasé. Je rêvais que j’étais sous la douche et je suis sorti de la cabine d’essayage pour aller chercher le dentifrice qui, chez moi, est dans le tiroir avec les fourchettes ». « Vous êtes tout nu dans la robe de mariée ? ». « Pas d’affolement, madame, j’ai un slip ».

14/12/2006

Cherche le bon mot

Je suis allé me faire inoculer le vaccin contre la grippe. C'était une nouvelle doctoresse, jeune et avec ce qu'il faut où il faut. "Veuillez dégager l'endroit où vous voulez que je vous pique". "Oui, oui, madame". Hop, ceinture, hop, pantalon, hop, slip. "Mais, monsieur, que faites-vous ?". "Ben, heuuu, inoculer, heuuu, non ?". "Monsieur, c'est dans le bras que ça se passe". "Ha, dans le bras, inoculer, inoculer dans le bras, ha, ah bon". Je cherche le bon mot. Comment dit-on inoculer quand ça se passe dans le bras.

28/11/2006

Cherche mousse anti-bruit

Je n'aurais pas du le faire mais je l'ai fait, c'est con, hein. J'ai acheté un trampoline d'occasion. Pour mettre dans l'appartement, au cinquième étage, c'est con, hein. Un appartement, c'est bas de plafond. Un trampoline, on ne peut pas le poser par terre, il faut mettre les pieds, pour pouvoir faire dzoiiing dzoiiing. Oui mais, il reste à peine vingt centimètres entre ma tête et le plafond, c'est con, hein. Donc, je me cogne. Je n'ai pas de casque, j'ai essayé de sauter avec une casserole mais ça résonne, j'entends des cuicui dans ma tête. Bing, aïe, cuicui, bing, aïe, cuicui, bing, aïe, cuicui. Alors, j'ai enfilé tous mes slips sur ma tête, pour faire amortisseur. J'ai l'air d'un derrière de bébé avec quatre pampers. Je m'en fiche, c'est pour le sport. Mon problème, c'est qu'au dessus du cinquième étage, il y a le sixième. Chez eux, ça fait boum, boum, boum. Je cherche de la mousse antibruit, à coller au plafond.