20/03/2010

Cherche à épiler

« Papa, papa, tu es tout rouge ». « Oui, gamin, c’est le soleil du printemps ». « Tu as fait quoi, papa, pour être aussi rouge ? ». « Du jardinage, gamin ». « Du jardinage ! Sur la moquette ? ». « Sur le balcon, gamin ». « Ah. Tu as semé une pelouse sur le balcon, papa ? ». « Non, gamin, j’ai passé ma matinée à enlever les mauvaises herbes du bonzaï ». « Une matinée ! ». « Gamin, c’est du travail de précision, avec la pince à épiler ». « Wow, tu es devenu champion en épilation, alors, papa ». « Oui, gamin ». « Papa, j’ai une idée ». « Ah bon ! Pourquoi pas. Je t’écoute, gamin ». « Papa, quand on est expert dans une discipline, comme toi en pince à épiler, il faut garder la main ». « Oui, gamin. Mais je ne vais quand même pas semer des mauvaises herbes au pied du bonzaï pour avoir le plaisir de les épiler par après ». « Non, papa, je pensais à la moustache de la voisine de palier ». « Heuuu ».

 

12/12/2009

Cherche le naturel

« Papa, c’est quoi un minaret ? ». « Ah, gamin, c’est joli. C’est comme une tour, comme un clocher chez nous, mais incompatible avec notre paysage et notre culture européenne. Il n’y a pas de cloches dans un minaret mais c’est plus fin, plus élégant, plus adapté à d’autres contrées, loin de chez nous, là où il y a du soleil. Un clocher, c’est l’emblème de notre passé, même si les églises sont désertes, et un minaret, pour nous européens, c’est presque un symbole, celui des voyages en Tunisie, en Turquie, au Maroc, mais pas à Bruxelles, à Venise ou à Lourdes ». « Et en Suisse, papa ? ». « Gamin, je vois qu’à l’école on t’enseigne l’actualité. C’est bien. Les suisses ont voulu rester suisses, gamin, avec leurs chalets, leurs vaches et leurs cloches. Vois-tu, gamin, les minarets, c’est comme la grippe H1N1, ça risque d’être une pandémie. Sais-tu ce que c’est ? ». « Oui, papa, c’est quand tout le monde peut être victime et en mourir ». « Dis donc, gamin, tu es dans une bonne école ». « Et tu es contre les minarets, papa ? ». « Gamin, réfléchis un peu. Si les anciens égyptiens débarquaient comme les autres avec leurs minarets, nous aurions des pyramides partout. Un rond-point, hop, une pyramide. Plus de parking au supermarché car, dessus, hop, une pyramide. A Versailles, hop, une pyramide. Si on laisse faire les constructeurs de pyramides, nous, les belges, nous aurions l’air ridicules avec notre Lion de Waterloo ». « Papa, si j’ai bien compris, à chacun sa culture mais chacun chez soi, c’est ça ? ». « Gamin, tu es de la graine de génie. Et je n’oublie pas que la petite graine c’était moi ».

03/09/2009

Cherche l'énigme du jeudi

 Qui que quoi dont caisse ?

049 - Copie

J'ai retrouvé cette photo et je ne sais plus où elle a été prise ni par qui. Si c'est quelqu'un qui est resté trop longtemps au soleil sur le sable de la plage, il est méconnaissable. Pendant que j'essaie de résoudre l'énigme de Rafaël sur http://carpe-diem-lbsp.skynetblogs.be , pouvez-vous résoudre la mienne. D'avance merci.

07:30 Écrit par Fanny dans petites annonces | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : photo, rafael, soleil, plage, sable, enigme |  Facebook |

31/03/2009

Cherche un boudin à ressort

Cette année, pour ses Pâques, le gamin recevra un boomerang. C’est un jouet économique puisqu’il revient toujours. J’entends déjà le gamin : « Papa, viens voir ce que la cloche a passé (il sera surpris un jour de savoir que ce qu’il appelle la cloche, c’est moi. Il faudra que je parle préventivement de ce futur traumatisme filial à ma psy. J’attends qu’il fasse plus chaud, à cause de ses décolletés plongeants. Hé, c’est sans supplément, faut en profiter. En plus, quand je lui fais pouêt pouêt elle me donne des jours de congé pour cause de surmenage. Je ne sais pas imiter beaucoup de personnes, a part Johnny aqueux aqueux, mais j’imite bien le surmenage. En plus c’est avec les mains et pouêt pouêt se dit pouêt pouêt en ch’ti, en wallon ou en marseillais. Même en braille si on n’est pas muet. Je ferme la parenthèse). Le gamin va certainement ajouter : « Et ça sert à quoi ? Où met-on les piles ? On reçoit ça en achetant quoi ? C’est une réplique du chapeau de Napoléon passée au rouleau compresseur ? Je parie que le papa de Cédric sait s’en servir ». J’ai donc décidé de savoir m’en servir. Après dix lancers j’ai arrêté. J’avais parcouru un vingtième de marathon, grimpé dans cinq arbres pour récupérer l’engin, déchiré mon pantalon lors de la cinquième descente et pris mon pied trois fois dans une taupinière. La bouse de vache, ça glisse. Il y avait déjà des pissenlits. Ce n’est pas mauvais. Une fois relevé j’ai eu une idée : essayer verticalement. Il faut courir moins loin. Le principal est de ne pas éternuer à cause du soleil quand il retombe, ça fait mal, je le sais. Jamais à court d’idée je vais tester le boomerang verticalement mais vers le bas, chez moi, à partir du cinquième étage. Pour étudier son aérodynamisme. J’ai l’impression qu’il ne va pas remonter tout seul et je n’ai pas envie de me taper un abonnement all-in dans l’ascenseur. Je cherche quelqu’un qui disposerait d’un boudin à ressort et qui ne mangerait que le boudin. Je partage les frais, l’un prenant le boudin au prix de la viande et moi le ressort, au prix de la ferraille.

14/10/2008

Cherche un lit à bière

Le salon de l’alimentation de Bruxelles, c’est aussi le salon du confort. J’ai repéré le stand des lits à eau. Muni de mon entrée gratuite, j’y suis parvenu et j’attends la fermeture. Je veux tester. Pas deux minutes, une nuit. J’ai tout prévu : le pyjama, le crayon, la gomme, le carnet de sudoku et le canif. Le canif, c’est en cas d’urgence, comme on dirait la poire pour la soif, le sourire de la crémière ou le mec plus ultra. C’est moi, le mec plus ultra. Je pense à tout. Couché dans les foins avec le soleil pour témoin, je fume. Dans les foins, si ça crame, il suffit de courir. Mais au lit, hein, quand on sent que les roubignoles se ratatinent sous la chaleur, hein, un coup de canif dans le matelas à eau et hop, la fontaine de Trévy, les chutes de Montmorency, le manneken-pis un soir d’abondance. Pas besoin d’extincteur. Les roubignoles respirent. Je trouve ça con, un lit à eau. Je cherche un lit à bière. D’abbaye de préférence.

16/08/2007

Cherche la bonne Rolande

« Bonjour, Gérard, bonjour, madame ». « Elle ne s’appelle pas madame, appelle la n’importe comment mais pas madame, on est en vacances ». « Et quel est votre petit nom, madame ? ». « Rolande ». « J’ai connu une Rolande qui composait de la musique. Et toi, Gérard, ça ne te dit rien, Rolande qui fait de la musique ? ». « Non, en musique je ne connais que Roland de Lassus ». « Oui, c’est elle, c’est Rolande la suce. Et vous, madame ? ».

15/08/2007

Cherche le voleur de sable

« Bonjour, Gérard, bonjour madame ». « Elle ne s’appelle pas madame, elle s’appelle Jacynthe ». « Aaaah, bonjour, bulbe ». « Qu’est-ce t’as dit, qu’est-ce t’as dit ? ». « Rien, j’ai mangé trop de petits pains au chocolat, bulbe, je me sens lourd, pas bien dans mon pot ». « Excuse-le, Jacynthe, mon copain ne supporte pas bien le soleil. Hier, je lui présente Jennifer, championne d’équitation, et tu sais ce qu’il a osé lui dire ? ». « Bonjour ? ». « Non, il a dit ‘Je hennis, fer à cheval’ ». « C’est mieux que Jennifer à vélo, non, hein, Gérard ». « Dis, va voir si personne n’a volé le sable de la plage, tu veux bien ? ». « Pourquoi ? ». Parce que Jacynthe et moi allons promener et les sentiers sont étroits, il y a juste la place pour deux ».