03/09/2010

Les vers de Robert

Toc toc toc. « Entre, couillon, je sais que c’est ton heure puisque c’est l’heure du repas du soir ». « Bonjour, Robert, hou hou ». « Tu dragues ou pas ? Parle-moi normalement ». « Salut, Bob ». « Le plateau du repas du soir est là. Laisse-moi la soupe de carotte et le flan caramel. Le poulet sauce madère ne m’inspire pas. Surtout avec du riz ». « Je m’occupe du poulet mais tu devrais manger le riz, Robert, ça va solidifier ta chiasse ». « Alors, tu as trouvé l’énigme d’hier ? ». « Presque, Robert, c’est-à-dire non. C’est quoi la solution de ton poème en vers ? ». « Hier il n’y avait pas plus de poème que dans une motte de margarine allégée ou dans une soupe de carotte. Hier j’étais l’hameçon ». « Ah, l’hameçon ! A la ligne ? Tilt, j’y suis. Bravo, Robert ». « Mange le poulet quand il est encore tiède, la sauce commence à coaguler ». « Heuuu ».

02/09/2010

L'énigme de Robert

« Bonjour Robert ». « ‘lut ». « Robert, article distinc’ment. Sais-tu quel jour nous sommes ? ». « Le jour de la soupe de carotte ». « Robert, nous sommes jeudi et le jeudi, c’est, c’est, c’est ? ». « C’est tous les jours le jour de la soupe de carotte ». « Robert, voyons. Le jeudi c’est le jour de l’énigme ». « M’en fous ». « Robert, Bébert, Bertounet, j’ai besoin de toi parce que je n’ai pas d’idée pour l’énigme ». « Simple. Demande qui suis-je. Je suis souvent dans les vers et on me trouve à chaque ligne ». « Les vers ! Tu fais dans la poésie maintenant ». « Cherche ». « Heuuu ».

 

Robert est apparu dans les blogs le 31.07.10. Vous trouverez ses aventures dans la colonne " Notes récentes ", à droite. Pour une autre énigme, voir le blog de Rafaël : http://carpe-diem-lbsp.skynetblogs.be

20/08/2010

Cherche à rassurer Robert

« Salut Robert, ton séjour en milieu hospitalier se passe bien ? ». « Excellent ». « Robert, on t’a bourré de neuropsychoantidépresseurs ou quoi ? C’est la première fois que je te vois et que tu as le moral qui a quitté le zéro ». « Je dis ça pour que tu ne me poses pas de questions à la con ». « Heuuu. Ah bon. A propos, Robert, la soupe ce midi, elle était bonne ? ». « A la carotte. Je te l’ai déjà dit, ici c’est tous les jours la soupe au légume de saison. C’est moins cher ». « Robert, tu es un veinard. Pense à ceux qui sont hospitalisés à la saison des betteraves rouges. C’est dégueu la soupe à la betterave rouge ». « Et au bureau, comment ça se passe ? ». « Très bien, Robert. Personne ne s’est aperçu que tu n’es pas là. Le chef pense à supprimer ton poste de travail mais, jure-le moi, ne dis rien, c’est un secret, je ne peux pas te le dire. A propos, tu as reçu d’autres visites de collègues ? ». « Personne ».  « Un coup de fil ? ». « Rien ». « Une carte de condoléances ? ». « Aucune ». « Tu vois, Robert, la vie est belle. Il n’y a que moi qui viens te voir ». « Je sais. Je sais aussi que c’est pour manger mon repas du soir ». « Heuuu ».

14/08/2010

Robert Royco

« Salut, Royco ». « Ou tu (vous) es (êtes)  trompé de chambre coyote (monsieur) ou vous êtes un délégué médical qui croit avoir affaire au chef de service pour lui présenter la dernière innovation en matière de fil à couper le beurre ». « Robert, c’est moi, voyons. Carpe et dis hem. Je sais que tu ne peux ingurgiter que du liquide alors je t’appelle Royco parce que Royco minute soupe ». « Crouton ». « Quoi, Robert. Pourquoi crouton ? ». « Parce qu’il il a des morceaux de carton dans les soupes en sachet ». « Robert, tu n’as qu’à sucer la poudre et jeter les petits cubes comme nous faisions quand nous étions jeunes avec les noyaux de cerises. Tu te rappelles ? ». « Ah, di dju, oui je me rappelle. Nous visions la fenêtre de la vieille Eugénie. A chaque fois elle sortait et disait : Qui c’est ? ». « Vise ton voisin de chambre avec les croutons, Robert, il va croire que ce sont des moustiques et tu vas te marrer quand  il appellera les infirmières ».  

09/08/2010

Les repas de Robert

Je rends visite tous les jours à Robert Bouchez, hospitalisé pour sa tuyauterie. J’y vais pour Robert. Enfin, c’est ce que je lui dis. Car j’y vais à l’heure du repas du soir. « Salut, Robert. Alors, comment vas-tu ? ». « Bof, toujours le même ». « Ah non, hein, Robert. Moi, je trouve que tu as encore maigri ». « C’est ça qui est grave, à cause des soupes ». « Mais non, Robert. Je peux te le dire aujourd’hui. Les filles, au bureau, disent toutes : Robert, qu’il est gentil mais quel boudin. Maigre comme tu es on ne pourra plus te traiter de gros plein de soupe, hein, Robert. Souris, Robert. Tu dois bouger. Fais de la gymnastique faciale ». « Mais regarde ce qu’on me met sous le nez : du bœuf mironton haché, de la poularde hachée, du steak haché haché ». « Robert, tu es un ami, pour ne plus que tu voies ça je vais le manger. Et aussi le flan caramel ». « Ah non, pas le flan caramel, il n’y a que ça que j’arrive à avaler ». « Heuuu ».

08/08/2010

Régime liquide pour Robert

« Alors, Robert, tu es bien nourri ici ? ». « De la soupe, mon vieux, de la soupe ». « Mais c’est chouette, ça, c’est varié ». « Vas voir le menu de la semaine, chaque jour c’est écrit soupe de saison ». « Et alors, Robert ? ». « Alors, c’est la saison des carottes. Lundi, soupe de carotte, mardi, soupe de carotte, mercredi, soupe de carotte, jeudi, soupe de carotte, vendredi, soupe de carotte. C’est carotte depuis le début ». « Mais, c’est normal, Robert, c’est la même saison. Hé, je lis que samedi et dimanche c’est soupe de chicon aux croûtons ». « Oui, mais pas de croûtons pour moi, je ne peux avaler que du liquide ». « Heuuu ».

19/06/2010

Cherche les bonnes études pour le gamin

" Tu fais quoi, gamin ? ".'" J'étudie, papa ". " C'est bien, gamin. pour que tu aies des vitamines je vais ouvrir une boîte de soupe. A quoi la veux-tu, la soupe, gamin ? ". " Aux champignons, papa ". " Y a plus, gamin ". " Pas grave, papa. J'aime bien celle à la tomate quand tu me donnes toutes les boulettes ". " Y a plus, gamin ". " Alors la soupe blanche avec des asperges, du choux-fleur et des oignons ". " Y a plus, gamin ". " Papa, dis-moi ce qu'il reste, ça ira plus vite ". " Du chicken soup en sachet, gamin. Si tu veux j'ajouterai des lettres en pâte ". " D'accord, papa ". " Dis, gamin, tu étudies quoi ? ". " EDM, papa ". " C'est quoi ce truc, gamin ". " Etude du milieu, papa ". " Quoi, étude du milieu ! Mais c'est chaque année que tu étudies le milieu. Et la gauche, hein, et la droite, hein, ça existe, non. Et le nord, et le sud, hein ". " Papa, calme-toi. Dans une tartellette aux fraises c'est le milieu qui est le meilleur, non ". " Heuuu ".

08/02/2010

Cherche des nouvelles des anciens de la banque

Chouette, j’ai rencontré trois anciens collègues partis en pension il y a belle burette, comme dit l’enfant de chœur. « Que deviens-tu ? » demandai-je au premier. « Je n’ai plus une minute à moi, je collectionne ». « Ah bon. « Que collectionnes-tu ? ». « Les points Plus chez Delhaize, les timbres pour acheter des slips à moitié prix chez Carrefour, les vignettes avec d’affreux personnages pour mes petits-enfants, les kilomètres à la station essence pour recevoir une tasse à mettre en dessous du senseo avec l’emblème de la compagnie, les ». « Arrête, arrête, je vois que tu ne t’ennuies pas ». Le deuxième prend la parole : « Moi, je n’arrête pas. J’ai acheté un petit lopin de terre avec le capital de mon assurance-pension et je cultive, je cultive. Parce que ma femme n’a plus de dents. Alors elle ne boit que de la soupe avec des biscottes. Au printemps je retourne la terre, je sème, je plante. L’été je soigne le jardin, je bine, j’arrose. L’automne je récolte, j’épluche, j’épépine, je découpe, je fais de petits paquets pour mettre congélateur ». « Heureusement il te reste l’hiver pour te reposer ». « Non, fieu, qui crois-tu qui fait les soupes ». Le troisième, le plus âgé, m’a intrigué. « Moi, je fais des recherches ». « A ton âge ! Tu es devenu chercheur ! Formidable, et dans quel domaine ? ». « Avant-hier j’ai cherché où j’avais mis mon dentier, hier j’ai passé ma journée à retrouver mes lunettes, aujourd’hui j’ai cherché ce qui me piquait le derrière et j’ai perdu mon chat et demain je vais chercher où sont mes clefs parce que ce soir je dois aller dormir chez ma fille ». Vivement la pension !

30/05/2009

Cherche une punition exemplaire

J'ai surpris le gamin en train de fumer un cigare de la main gauche. " C'est un tout petit, papa " disait-il de la main droite. Il a osé ajouter : " Tu devrais avoir peur, papa, je suis le potiron masqué et je vais cracher tous mes pépins ". "D'accord, gamin, mais fais-le par la fenêtre. A l'intérieur ça ne poussera pas sur la moquette ". " D'accord, papa, mais j'exige une rançon ". " Tu sais ce qu'est une rançon ! ". " Oui, papa, et je suis déterminé à combattre pour mes revendications ". " " De mieux en mieux. Quelle est la rançon ? ". " J'exige, ce midi, une vraie soupe faite avec des légumes du marché, des poireaux, des oignons, des épinards à la crême à la place d'une soupe en poudre dans un sachet. Une soupe rouge, avec des boulettes ". " Et oui, rouge, j'aurais du m'en douter ".

2007 octobre 094 - Copie

13/10/2008

Cherche à coller une moustache

Ma moustache s’est décollée. On m’a reconnu. J’étais au salon de l’alimentation de Bruxelles, incognito, parce que j’y suis connu, devant le grand bol transparent plein de soupe verte, la petite louche de trois millilitres et un manche de trente centimètres et les dés à coudre en plastique pour déguster, penché au dessus du bol pour m’extasier du fumet exaltant mes narines olfactives quand, soudain, une dame hurle : Il y a un rat dans la soupe. C’était, ploutch, ma moustache, élément vestimentaire indispensable pour encore recevoir un dé à coudre. La meneuse de revue, je veux l’hôtesse du stand mais elle était habillée tellement mini que je ne vois pas les rapports avec les carottes, les poireaux et les courgettes, m’a reconnu, nu, sans ma moustache. Elle : C’est lui. Moi, qui n’avais pas encore compris le drame dramatique, j’ai regardé derrière moi, erreur, j’ai reçu les cinq litres de soupe verte sur le crâne. J’ai su m’enfuir. Je criais : coucou, je suis le géant vert, coucou, je suis le géant vert. Finalement j’ai trouvé une toilette propre dans laquelle j’ai pu rincer ma tête. Dommage, autant de vitamines gaspillées.

20/09/2006

Cherche à être absent (4)

Mes vacances d'un jour en car de luxe avec démonstration et repas gratuit. 15 heures, enfin le restaurant. Un type reste dans le car. Je m'inquiète : "Vous êtes allergique aux boulettes sauce tomate?". "Non, je suis sous certificat médical, sorties interdites". Ah, à table. Et merde, j'avais une chaise avec 3 pieds et 9/10. Le mal de mer assuré. Heureusement la dame d'à côté avais mis sa sacoche par terre. Hop, chaise à 4 pieds. L'assiette arrive. "Mais, vous avez mis la boulette dans la soupe". "Ce n'est pas la soupe, monsieur, c'est la sauce tomate. Désirez-vous des frites ?". "Et comment". "4 euros". "Avec de la sauce ?". "Andalouse". "1 euro. Du vin ?". "Bien sûr, c'est quoi comme vin ?". "Du rouge du patron". "Allez hop, ce sont mes vacances, mettez-en une bouteille". "19 euros". Dégustons. D'accord, ça me changeait de mes raviolis quotidiens mais question gastronomie, c'était nul, sauf les frites. On ne peut pas tout avoir avec un repas gratuit à 24 euros. Demain, j'écrit au guide Dupneu pour qu'on enlève une étoile à ce hangard déguisé en salle pour banquets.

21/04/2006

Cherche à partager de la bonne soupe au potiron

Des copains sont venus à l'improviste à une heure près, le temps de filer à la superette. Je leur ai fait du velouté, de la soupe potiron et ciboulette à manger avec du pain de campagne 800 grammes emballé coupé. Jambon et fromage facultatifs. C'est facile à faire la soupe au potiron : une paire de ciseaux, squich dans les boîtes de soupe en carton et hop, casserole, chauffer, ils disent de remuer alors j'ai balancé le popotin en chantant la lambada, réquisitionner les assiettes et les bols encore propres, servir. Ah, on peut ajouter du persil. Dans les oreilles ? Ah non, sur l'image de la boîte, le persil flotte sur le velouté. Je sais que ceux du quatrième en ont dans des pots sur leur terrasse. Pour ne pas les déranger, j'ai essayé d'attraper du persil avec la canne à pêche. Raté, le pot est dans la rue, tant pis, ce sera sans persil. Ca aura l'avantage d'être une soupe faite maison et pas une imitation d'image de boîte. Arriva le moment tant attendu : à taaaaaable. Les copains y étaient déjà parce l'appartement est petit et que je n'ai pas beaucoup de chaises. Dans un geste auguste et culinaire, j'ai posé la casserole fumante au milieu de la table. Ils se sont penchés presque religieusement vers la colonne de vapeur odorante. Hummmm, qu'ils disaient. Je ne pensais plus aux crêpes restées collées au plafond depuis janvier. Qui c'est qui est tombé dans la grande casserole. Ils étaient tous oranges, les amis. On aurait dit Halloween. Etant resté à l'écart, il n'y avait que moi qui rigolais. Les copains étaient très pressés car ils sont partis sans goûter mon velouté et même sans dire au revoir. Demain, j'offre un bol à qui veut et qui vient avec une bouteille de rouge. J'ai huit places, moins moi car il faut aussi que je mange, ça fait donc sept places disponibles. 19 heures. Cinquième étage.

08:21 Écrit par Fanny | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : soupe, recette, jambon, potiron, halloween, amitie |  Facebook |