24/02/2011

La souris

« Papa, j’en ai une. Devine ». « Heuuu. Tu as dit une, donc c’est féminin. Jusque là j’ai bon. Voyons, voyons. Tu as, tu as, une punition à l’école ? ». « Hé, hé, non non, papounet » « Si je te dis que tu as une petite amie, est-ce que tu rougis ? ». « Non, papa, je suis le digne fils de mon père, j’en ai des dizaines ». « Heuuu, pourquoi dis-tu ça, gamin ? ». « Ben, papa, tu m’as déjà raconté que, lorsque tu étais jeune, je veux dire moins vieux, tu partageais un cornet de frites avec Marie-Thérèse, tu te promenais avec Raymonde, tu te secouais sur le siège arrière d’une 2 chevaux qui faisait ressort mieux que le fauteuil de ton pépé, tu jouais à qui se touchera le popotin avec Olga, mais j’arrête parce que j’ai entendu du bruit et je pense que la connasse de voisine palier est derrière la porte et que cette salope va encore laisser des traces de sa cire d’oreille sur la garniture de la serrure. Papa, voyons, nous sommes jeudi et j’aimerais te poser la question du jour ». « Vas-y, gamin, je suis toutou oui ». « Papa. Quel est le biscuit préféré des souris ? ». « Heuuu. Gamin, tu m’aurais demandé l’appareil électroménager préféré des souris je t’aurais répondu l’ordinateur. Mais le biscuit ! ». « Je file à l’école, papa. A demain pour la réponse ».

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02/06/2010

Cherche l'énigme du préservatif

« Papa, tu te rappelles que tu n’as toujours pas compris pourquoi la manufacture de préservatifs en dentelle de Bruges a du fermer ses portes ? ». « Oui, gamin. Pour moi c’est une énigme intéressante. Explique-moi, gamin ». « Papa, tu sais, je n’ai même pas compris la question, alors ! ». « Et c’est pour me rappeler un échec énigmatique que tu dis ça ? ». « Papa, une autre. Sais-tu pourquoi on fabrique des préservatifs en peau de souris ? ». « Ecologie ? Déforestation ? Protection de la nature et des hévéas, fournisseurs de gants en caoutchouc pour la vaisselle ? Je ne sais pas, gamin ». « Moi non plus, papa. Mais, d’après le papa de Cédric, la peau de souris attire les chattes ». « Heuuu ».

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24/05/2010

Cherche à comprendre le progrès

(Ceci est la suite d’hier) « Alors, gamin, tu réponds au téléphone, oui ou non ? ». « Oui, papa. Mais ça fait tûûût tûûût tûûût, papa. Non seulement il n’y a pas de fil à ton téléphone mais, en plus, il n’y a personne au bout du fil qui n’existe pas. Tu y comprends quelque chose, papa ? ». « Pas vraiment, gamin. Ah, quelle époque ! Même les téléphones s’enfilent ! ». « Et les souris aussi, papa ». « Oui, mais ça je peux comprendre, gamin ». « Tu sais, papa, on n’arrête pas le progrès ». « A propos, gamin, tu ne devineras jamais ce que j’ai vu en démonstration récemment. J’ai vu un fer à repasser à vapeur en fonctionnement, tu sais, ceux avec de l’eau. J’ai regardé partout : il n’y avait aucun tuyau qui reliait le fer à un robinet ». « C’est parce qu’il y a un réservoir, papa ». «  Ah bon ! Tu es sûr ? Heuuu ».

28/03/2010

Cherche la discipline

« Gamin ». « Oui, papa ». « Je te l’ai déjà dit mille fois : jamais sur l’ordi quand je ne suis pas là ». « Oui, papa ». « En plus, je t’ai déjà pété et répété qu’on ne mange que dans la cuisine ». « Mais, papa ». « Il n’y a pas de mais papa, gamin. Les croûtes de fromage près de l’ordi, c’est pour la souris peut-être ? ».

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21/11/2009

Cherche le vlip

" Et bien, gamin, quand tu souris on voit l'entrée du tunnel sous la Manche. Tu as perdu une dent  ". " Oui, baba, vé berdu une dent. Effe que la fouris va basser ? ". " Gamin, tu sais bien que je ne veux pas de chat dans l'appartement. Pas de chat, pas de souris. Logique, non ? ". " Baba, vé oublié mon byvama vé baban. Ve dort en vlip ? " " Gamin, je ne connais pas cette danse, le vlip, alors, tu dors en chien de fusil, tu dors à points fermés ou tu dors comme un loir, je m'en fiche, tu dors ". " Bonne nuit, baba ". " Bonne nuit, gamin ". Je cherche ce qu'est un vlip. D'avance merci.

21/08/2009

Solution de l'énigme d'hier, 20 août 2009

L'expression à trouver hier était : " Tirer les vers du nez à quelqu'un ", c-à-d tirer de lui un secret en le questionnant adroitement. C'est le gamin qui a eu l'idée de l'énigme. Parce qu'il a un papa qui lui tire les vers du nez fréquemment, qu'il se fait avoir à chaque fois et qu'il en a plein le cul. En avoir plein le cul : voici une autre expression très poétique, qui pourrait servir à une énigme ultérieure. Mais il faut trouver une photo et je n'ai pas envie de servir de top-modèle dans cette situation. Revenons à la réalisation de l'énigme d'hier, gratuite à faire car elle ne vous coûtera pas un radis. Un radis, pour celles et ceux qui ne cuisinent jamais, c'est comme un poireau sauf que le poireau est blanc et vert, grand et tubulaire et que le radis est petit, rond, souvent tout rouge et parfois rouge et blanc et qu'à la place d'avoir une touffe de poils à sa base comme le poireau il n'a qu'une queue, comme une souris mais en plus fin. Avez-vous déjà remarqué que la plupart des chats qui mangent des souris délaissent la queue. Les hommes, c'est pareil avec les radis. Ou avec les zakouskis tomate cerise, morceau de feuille de roquette, mini boule ou tranche de mozarella, le tout enfilé sur un cure-dent. Quand on est bien élevé, même si on reste assis, on ne mange pas le cure-dent, ni la queue de la souris, ni celle du radis. N'hesitez pas à varier votre alimentation et achetez des radis. Je vous donne la recette pour la préparation : 1. les laver, 2. couper la partie verte (c'est là où il y avait les feuilles), 3. couper les queues et les réserver pour en trouver deux qui ne tombent pas du nez quand vous souriez, 4. prenez la photo. Attention à la distraction : si vous vous enfilez la queue par le côté le plus fin c'est parti pour une crise d'éternuements. Avec le surplus de queues de radis vous pourrez faire une décoration de table originale pour surprendre vos invités.  

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26/11/2008

Cherche le bon circuit

 « Allo, maman ? ». « Monsieur, je n’ai pas besoin de salon en cuir, ni de vin, ni de cadeaux gratuits spécialement sélectionnés pour moi ». « Maman, houhou, c’est moi ». « Je t’ai reconnu, andouille. Si tu me téléphones pour me donner l’heure, vas-y. Au troisième top il sera ? ». « Heuuu, les piles sont plates dans l’horloge de la cuisine ». « Je sais. C’est comme ça depuis trois ans ». « Mais, maman, sais-tu que l’horloge de cuisine en panne me donne l’heure exacte deux fois par jour. C’est quand même beaucoup plus souvent que lorsque les aiguilles tournaient ». « Ce n’est plus une palissade, ça, c’est le mur de Berlin. Mon dieu, mon fils décore sa cuisine avec une horloge en panne pour avoir l’heure exacte deux fois par jour. Où suis-je, dans quel état j’erre ». « Maman, j’ai quelque chose d’important à te dire ». « Tu vas te remarier ? Tu as trouvé une folle pour vivre avec toi et tes deux souris ? ». « Ce sont des hamsters, maman, je te l’ai déjà dit ». « Bon. C’est quoi ta chose importante ? Serais-tu parvenu à ouvrir une boîte de raviolis sans te blesser ? ». « Maman, dans le catalogue La Magie des Rêves, pour Saint Nicolas pour moi chez toi, page 71, il y a le circuit Formule Champion, deux voitures, 5 mètres de long, échelle 1/43, avec compte-tours mais j’hésite avec le Circuit Maxi Poursuite avec deux loopings mais il fait 136 x 220 centimètres ce qui m’obligerait de le mettre au seul endroit où c’est possible, c’est-à-dire sous mon lit mais, à cause des loopings, je devrais surélever mon lit avec des blocs en béton. Deux blocs par pied, ce qui fait huit blocs. Est-ce que c’est possible, vu ton âge, que tu me livres aussi les huit blocs de béton ? ». Tûûût, tûûût, tûûût.

21/11/2008

Cherche à me faire tout petit

Dring. « Il n’y a plus d’abonné au numéro que vous avez demandé ». « Ouvre, fils d’imbécile, je suis ta mère ». Dring. « Il n’y a plus d’abonné au numéro que vous avez demandé ». « Si tu n’ouvres pas je dis à tout le monde que tu te promènes en slip dans ton appartement ». Dring. « Il n’y a plus d’abonné au numéro que vous avez demandé ». « Lucienne, j’ai engendré un monstre. Sais-tu qu’à la Toussaint il a été fleurir le caveau dans lequel je ne suis pas encore ». Dring, driiiiing. « Heuuu, il n’y a plus d’abonné au numéro que vous avez atchiii ». « Tu vois ce que ça fait, hein, de te promener en slip. Lucienne, je suis sûre qu’il est chez lui, j’ai entendu la roulette de ses souris ». « Il n’y a plus d’abonné au numéro que vous avez demandé ». « Lucienne, tu comprends ça, toi. Je n’ai même pas sonné et le répondeur se met en marche. Lucienne, dis quelque chose, vieille loque ». « J’ai pipi ». Dring, dring, driiing. « Il n’y a plus d’abonné au numéro que vous avez demandé ». « Lucienne, fais pipi dans le caniveau. Chante une tyrolienne, ce te sera plus facile, moi j’abandonne ». Ouf.  

20/11/2008

Cherche un hébergement clandestin

« Allo, maman ? ». « Oui ». « Elle était bonne, tu sais, ta blague d’hier. Je l’ai racontée au bureau ». « Quelle blague d’hier ? ». « Tu m’as fait croire que tu venais demain ». « Je viens demain ». « Ah, ah, ah. C’est de toi que je tiens mon sens de l’humour, je le sens ». « Je viens demain et tu ne vas pas rigoler ». « Maman, si tu viens vraiment demain, épargne-toi des efforts inutiles. Attends-moi en bas de l’immeuble. Je connais un établissement où on reçoit un petit beurre quand on commande un café ». « J’apporterai un paquet de biscuits. Essaye d’avoir autre chose que du café en poudre car je viens avec Lucienne ». « Maman, houhou, ce n’est pas le salon de l’alimentation, chez moi. Et puis, depuis ma chute en essayant de remplacer une ampoule électrique, je n’ai plus que trois chaises ». « Vas mettre la cage de tes souris sur le palier et tu auras trois chaises ». « Ce sont des hamsters, maman, pas des souris ». « A demain ». Tûûût, tûûût, tûûût. Je cherche un hébergement clandestin pour demain, cave ou grenier, si possible avec télévision et salle de bain.

05/10/2008

Cherche des volontaires pour gagner 4 euros

Du 4 au 19 octobre : le salon de l’alimentation à Bruxelles. Quinze jours de repas gratuits (échantillons, bien sûr, les vrais repas sont payants) pour le prix d’un abonnement de quinze jours au train ! Je ne peux pas rater ça. J’ai même les entrées gratuites pour le salon ! Par internet. J’ai entré quinze fois mon e-mail et j’ai reçu quinze entrées gratuites. Plus quinze entrées à 4 euros au lieu de 8. Je les revends au prix coûtant. Le problème c’est que les entrées gratuites et les autres sont dans mon ordinateur. Ils disent de les imprimer. Mais je n’ai pas d’imprimante, moi, monsieur. Je cherche quinze personnes, intéressées par une entrée à 4 euros au lieu de 8, capables de transporter mon écran pendant que je me promènerai avec la colonne, le clavier et la souris dans mon sac à dos.  

12/07/2007

Cherche à dégager l'allée

« Waouw, il y a aussi du monde chez vous ! ». « C’est toujours comme ça quand ce sont les soldes, monsieur ». « Vous avez des chemises vertes ? ». « Les chemises sont dans la troisième allée, après les pantalons ». « Pas des à fleurs, hein, c’est pour mettre avec un pantalon beige ». « Troisième allée, monsieur ». « Heuuu, vous avez des vélos ? ». « Non ». « Une sirène de pompier ? Un micro ? ». « Surtout pas, ne touchez à rien ». « Mais je n’arriverai jamais aux chemises vertes avant la fermeture, il y a trop de monde. ‘ Allo, allo, les souris dans les chemises vertes ne sont pas dangereuses mais il vaut mieux ne pas y toucher, j’arrive ‘ ».

25/05/2007

Cherche un bonzaï

« Papa, tu dois planter un arbre ». « Mmmm ». « Papa ». « Mmmm. Gamin, tu vois bien je dors ». « Ben non, tu ne ronfles pas ». « Qu’y a-t-il, gamin ? ». « Tu dois planter un arbre, papa, madame l’a dit ». « C’est idiot, gamin, on n’a pas de chien et les hamsters font pipi dans leur litière ». « C’est pour sauver la planète ». « Hé, gamin, on n’habite pas sur toute la planète, on habite au cinquième étage. En plus, on a déjà un bonzaï ». « C’est pas un arbre, ça, papa ». « Comment ! Mais si. C’est un arbre du futur. Quand nous serons trop nombreux sur la planète, les hommes deviendront de plus en plus petits pour avoir assez d’espace. Les nains de jardin seront grands comme la statue de la liberté et on construira le métro dans les galeries de souris ». « T’es sûr, papa ? ». « Pas tout à fait. Mais je sais que si tout le monde plante un arbre, chaque année, il n’y aura plus de terrain de football, plus de prairie, plus de vache, et il y aura devant chaque maison des murs de bois à brûler qu’on ne pourra pas utiliser parce que la fumée ça pollue ». « Papa, plante un bonzaï ».

02/04/2007

Poissons d'avril de Biglodion (2)

Poisson d’avril (2)

100.000 visites, 100.000 mercis. Pour fêter ça, je vous livre quelques paquets d’annonces déjà publiées et regroupées par thèmes : le gamin, maman, les rencontres, le supermarché, etc. C’est un peu mon « biesse tof » personnel. N’hésitez pas à me faire connaître le vôtre. Bon amusement. Amitiés.

 

Cherche à comprendre ce qui s’est passé

J’ai téléphoné à ma mère : « Allo, maman, je t’invite ». Elle : « Oh, oh, c’est nouveau, ça ». Moi : « Poisson d’avril ». Elle : « J’arrive ». Moi : « Hé, ho, c’est un poisson d’avril, j’ai dit ». Elle a raccroché. Aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, elle va débarquer, elle va voir les souris et les crèpes collées au plafond. J’ai du gaffer. Je cherche à comprendre où est l’erreur.

 

Cherche le prix d’une vache sur pied

Hier après-midi, premier avril, grimés, avec deux copains nous nous sommes fait passer pour des représentants du ministère de l’agriculture et nous avons sonné à la porte d’un pote qui habite à la campagne : « Bonjour, Monsieur, il est revenu aux grandes oreilles du ministre que vous élevez des moutons avec beaucoup d’amour ». « Ben, heu, oui, pourquoi ? ». « Vous avez été primé et regardez, derrière nous, une vache, Marguerite, c’est le premier prix, elle est à vous ». « Germaine, Germaiiiiiine, viens voir, la famille s’aggrandit ». Je vous le donne en mille : il a fait rentrer la vache chez lui, le salaud. Il l’a baptisée au mousseux et nous on a juste eu droit à une limonade et encore il a fallut qu’on insiste du genre ah, les émotions ça donne soif. Nous n’avons jamais osé lui dire que la vache était un poisson d’avril. Une heure après nous étions en train d’expliquer la boulette au fermier qui nous avait loué la vache pour une demi-journée. Il nous réclame un prix gastronomique : autant de kilos de steack, gnagnagna, autant d’entrecôtes, gnagnagna, autant de carbonnades, gnagnagna, autant de kilomètres de saucisse pur boeuf, gnagnagna, autant de spirales de chipolata, gnagnagna, autant de faux-filet, petit-nerf, pelé, plate-cuisse, aiguillette, grosse-cuisse, jarret. Vous le saviez, vous, qu’il y a tout un supermarché dans ce quadrupède à quatre pattes sensé faire du lait ? Quand le fermier a encore ajouté une queue, une langue, une descente de lit en cuir naturel, j’ai vu rouge et je lui ai dit de ne pas oublier les magrets, le waterzooï et les cuisses de grenouille. Il voulait les ajouter à sa liste. Bref, nous nous sommes fait couillonner. Nous cherchons à connaître le prix d’une vache, une vraie, sur pied, pas une en pièces détachées dans des barquettes.

 

Cherche la revanche qui se mange comme un plat froid

Le premier avril, en revenant du bureau, je me suis retourné au moins vingt fois : rien derrière. Et pourtant, j’avais l’impression d’être suivi par un vieux vélo. Pas de vélo. Le bruit turlupinait dans ma tête et je fus distrait et me trompâtes de chemin. C’est en demi tournant que je vis que ces connards de débiles de collègues avaient attaché un vieux poêlon en aluminium à ma mallette. J’ai pris des couleurs, surtout du rouge, sur les joues. Je suis rentré à la maison la mallette à la main et le poêlon dans l’autre. Ce n’est qu’en rentrant que j’ai vu qu’ils avaient collé dans le dos une affichette « Just married » dans le dos de mon imperméable. Bandes de cons. Hé, c’est le trajet que je fais tous les jours, je suis connu. Je vais faire l’innocent au bureau, je ne dirai rien. Mais ma vengeance sera terrribble, avec trois r et deux b. Le pire, c’est que je dois attendre un an pour le prochain poisson d’avril. Je prépare mon coup, donnez-moi des idées.

25/11/2006

Chellhoy azhi oihhnb&ég

Fianczlfcnpakejncc erf zerfmee, miybkjb,auoyekabcl   "Papa, Kiki, le hamster n'est plus dans sa cage". Kftgibjhiao, béooihenn &édjjck   "Je sais, gamin, il est ici, sur le clavier de l'ordinateur, en train d'essayer de baiser la souris". "Il fait quoi ?". "Heuuu, il donne des baises à la souris". "Et tu le laisses faire". "Ecoute, gamin, il y a des gens qui roulent à vélo sur une toile avec des pneus enduits de peinture et puis ils vendent leurs oeuvres bien cher". "Et alors, Kiki n'a pas de vélo". "Ouais, gamin, mais Kiki écrit des poèmes avec ses papattes, on va les vendre au marché de Noël". "A des turcs ?". "Pourquoi des turcs ?" "Fianczlfcnpakejncc erf zerfmee, c'est du turc, non". "Non, non, gamin, c'est un poème"

14/06/2006

Cherche quatre fils d'un mètre cinquante

"Dis, gamin". "Oui,papa". "Le 21 mars j'avais acheté six souris blanches qui se sont échappées dans l'appartement. Suite à des incidents techniques nous en avons perdu deux. As-tu vu récemment les quatre autres ?". "Trois, papa". "Comment, trois ?". "On a perdu Eclair bleu". "Eclair bleu ?". "Ben, quand j'ai allumé ma lampe de bureau il y a eu un grand éclair bleu en dessous du bureau". "Et alors ?". "Ben, on a perdu Eclair bleu et ma lampe ne fonctionne plus. Eclair bleu mangeait le fil". "T'avais mis du fromage ?". "Non, j'avais laissé tomber un chewing gum à la fraise". "Tu manges ces saloperies, toi". "C'est maman qui me l'a donné". "Je m'en doutais. Gamin". "Oui, papa". "T'as encore du tchouwinne gomme à la fraise ?". "Oui,papa". "Prends-en un, ce sera ton dessert". "Et le fil, papa ?". "Quel fil ?". "Le fil de la lampe". "Je vais mettre une annonce. Trois souris, trois fils plus un quatrième pour après. Gamin". "Oui,papa". "Tu m'appeles quand tu vois un éclair".

06:40 Écrit par Fanny | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : gamin, souris, fromage, fraise |  Facebook |

14/04/2006

Cherche charnière de dessous d'évier

C'est la première fois que la porte en dessous de l'évier fait couic. Bonne nouvelle : plus que cinq souris sur les six qui gambadent dans l'appartement. Le gamin est à la mer et, quand il reviendra, je lui expliquerai que c'est un coup du sort. Avant, je voudrais faire le coup du ressort. Cinq fois. Je n'ai pas encore eu de recouic mais j'ai eu un pfffrit quand le grand chasseur que je suis a capturé par erreur dans la porte le flacon de savon à vaisselle. J'ai pété la charnière. Elle est comme moi, un peu spéciale, une espèce de gong. Je cherche une espèce de gong pour placer en dessous de l'évier.

07:54 Écrit par Fanny | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : animaux, souris, gamin, evier, plombier |  Facebook |

01/04/2006

Cherche à comprendre ce qui s'est passé

J'ai téléphoné à ma mère : "Allo, maman, je t'invite". Elle : "Oh, oh, c'est nouveau, ça". Moi : "Poisson d'avril". Elle : "J'arrive". Moi : "Hé, ho, c'est un poisson d'avril, j'ai dit". Elle a raccroché. Aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, elle va débarquer, elle va voir les souris et les crèpes collées au plafond. J'ai du gaffer. Je cherche à comprendre où est l'erreur.

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29/03/2006

Cherche deux lapins domestiqués

Le sapin sans aiguille que j'ai mis en vente n'a pas encore trouvé acquéreur. Pâques arrive. Je vais le déguiser en sapin de noël pascal et pendre des oeufs à la place des boules. Pour la crêche vivante, les souris blanches feront les moutons des bergers. Je cherche deux lapins, bien sages, un gris et un brun, pour faire l'âne et le boeuf.

12:43 Écrit par Fanny | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : noel, paques, creche, sapin, souris, mouton, lapin, boeuf |  Facebook |

25/03/2006

Cherche renseignements sur granulés aux petits beurres

Le gamin a appris à faire le volcan. Il se bourre la bouche de petits beurres et, je ne sais pas comment il fait, il propulse des milliers de miettes dans toute la cuisine. Je n'ose rien lui dire parce que, chez le coiffeur, j'ai lu dans un magazine féminin qu'il fallait laisser se développer l'imagination des enfants. J'ai été surpris car ils citaient l'exemple de petits garçons qui apprennent l'écriture en dessinant leur prénom en faisant pipi dans la neige. C'est fou comme les temps changent. Quand j'étais petit je l'ai fait une fois et j'ai reçu une baffe. C'est peut-être parce que je l'ai fait sur la place communale, devant le monument aux morts, à l'heure de sortie de l'école des filles. Comme il n'y a plus de neige, le gamin fait le volcan. Et il le fait bien. Un peu trop souvent pour mon budget petits beurres mais il le fait bien. Ensemble, le gamin et moi, nous avons une proposition à vous faire. Si vous venez nous chercher, si vous nous ramenez et si, entre les deux, vous nous invitez au repas de communion de votre fifille ou de votre gamin, le mien viendra avec moi vous faire le volcan. En fin de repas, histoire de réveiller les tontons et les tantines qui ont la digestion somnolente. Pour les miettes, et oui, il y en aura partout, pas de problème. Soit vous avez loué la salle et vous vous en fichez, soit le gueuleton a lieu chez vous. Dans ce cas, faites comme moi : j'ai acheté six souris blanches pour remplacer les hamsters du gamin, trop tôt disparus. Elles ne sont pas encore habituées à rentrer d'elle-même dans la cage à hamster. Le lendemain des éruptions volcaniques, il n'y a plus de trace. Toutes les miettes ont disparu et, miracle de la nature, elles ont été remplacées par des petits grains de riz noirs, facilement localisables à l'odeur. Comme la composition de ces granulés est : petits beurres 80 %, pop corn 12 %, raviolis 6 %, divers 2 %, sans colorant ni conservateur, je me pose la question de savoir si je peux les donner comme engrais à mon bonzaï.

21/03/2006

Cheche aiguilles à tricoter

C'est un drame. J'avais promis un nouvel hamster au gamin, vu qu'on en perd beaucoup. Le vendeur a dit "Je n'en ai plus. Vous les mangez ou quoi?". Pour le calmer, le gamin, pas le vendeur, j'ai acheté six souris blanches. Nous sommes rentrés tous les huit à la maison et nous avons mis les six dans la cage à hamster. Erreur. J'aurais dû y penser. Les souris sont plus petites que le hamster. Elles sortent de la cage entre les barreaux. J'ai appelé à l'aide à Guantanamo mais on m'a répondu en étranger. Je ne connais pas un filet d'américain. J'ai passé une demi-nuit blanche car, à 04 heures du matin, j'ai abandonné de les remetre à chaque fois dans la cage. J'achète six souris et j'en ai rattrapé huit cents dix-huit. C'était la pèche miraculeuse, la multiplication des croissants, la génération spontanée. J'ai l'air de rigoler mais en fait, mes nerfs craquent. Des souris blanches, avec une tête blanche, avec une queue blanche et avec des yeux rouges, la nuit, c'est effrayant, on dirait de petites voitures qui reculent. Je m'imaginais avec un képi et un sifflet en train de faire l'épouvantail à automobilistes place Meyser à l'heure de pointe. Au petit matin, je n'en ai plus vu qu'une. Elle faisait du nettoyage, elle mangeait un pop-corn qui avait dû rouler sous un meuble. Je me suis énervé. Quand le gamin m'a vu brandir la tapette à mouches, il a hurlé qu'il allait aller se plaindre chez le juge des enfants. C'est à ce moment que le génie s'est réveillé en moi. Je vais doubler les barreaux de la cage du hamster avec des aiguilles à tricoter. Mais je n'en ai pas, je ne sais pas tricoter et je garde mes chaussettes jusqu'à trois orteils qui dépassent. Plus, c'est inconfortable. Je cherche donc des aiguilles à tricoter, de 62 centimètres (c'est la longueur de la cage à Kiki) et de 38 centimètres (c'est la largeur).