02/08/2010

Le gastéropode de Robert

J’ai conduit Robert, un ami victime d’une querelle intestine quoique stomacale, chez un gastéropode. Il sait conduire mais je l’ai conduit parce qu’il ne sait conduire qu’à l’aller parce que, au retour, endormi par Agnès Tésie, que je suppose être l’assistante du gastéropode, il aurait conduit à tombeau ouvert. Ce serait bête de mourir après avoir payé la consultation. Je lui ai servi de taxi au retour également. Je n’ai jamais autant paniqué de ma vie : j’ai cru que ma voiture rendait l’âme, qu’elle allait exploser. Un bruit de moteur horrible.  C’était Robert qui ronflait. A l’arrivée, impossible de le sortir de l’auto. J’ai du me farcir toute la septième symphonie sur France Musique dans l’auto avant qu’il ne me demande si on était arrivé à la plage. Résultat : Robert doit se faire hospitaliser.

11/05/2008

Cherche la fête des mères (10)

« Dépêche toi pour me répondre, mon taxi revient dans dix minutes, dis-moi pourquoi je suis venue ». « Mais, heuuu, maman, tu me stresses pire que les résultats de l’euromillion. D’ailleurs, ça joue sur mon organisme. Je sens que je dois aller faire une grosse proute et peut-être plus. Je reviens dans neuf minutes ». « Il n’en est pas question. Dis-moi pourquoi je suis venue ». « Mais, maman, je vais salir le fauteuil ». « Au point où il en est, ce n’est pas grave ». « Ah ! ». « Oui, ah. Dis moi pourquoi je suis venue, idiot ». « Heuuu ». « Parce que c’est la fête des mères, idiot ». « Ah bon ». « Qui est ta mère, idiot ? ». « Heuuu, ma mère. Ben, c’est toi, hein, maman, enfin. Pourquoi ? Tu ne le savais pas ? ». « Et que dit-on à sa mère quand c’est la fête des mères ? ». « Heuuu. Ah,oui. Bonne fête, maman ». « Toi, tu as de la chance que ce soit l’heure de mon taxi ». « Oh, déjà. Mais, que le temps passe vite, hein ».

04/06/2007

Cherche mes étrennes en mai

« Maman, quelle surprise ! Et ça a été pour prendre l’ascenseur ? ». « Idiot, tu sais que je suis championne du presse-bouton ». « Et comment t’es arrivée jusqu’à l’ascenseur ? ». « En caddy, un voisin m’a poussé. Ce n’est pas toi qui l’aurait fait, n’est-ce pas ». « Heuuu, si, mais déguisé en Père Noël qui dépose du brol dans les cheminées ». « Du brol, c’est comme ça que tu appelles ta mère, fils indigne ». « Heuuu, t’es venue pourquoi ? ». « Te souhaiter la bonne année, fils indigne, puisque tu n’es pas venu ». « Heuuu, aaaah, ah bon, pas venu ? Mais je t’ai envoyé une carte, petite maman chérie ». « Salaud, fils de salaud, t’es pire que ton père, appelle un taxi, je repars ». « « Et mes étrennes, maman ? ».