08/02/2010

Cherche des nouvelles des anciens de la banque

Chouette, j’ai rencontré trois anciens collègues partis en pension il y a belle burette, comme dit l’enfant de chœur. « Que deviens-tu ? » demandai-je au premier. « Je n’ai plus une minute à moi, je collectionne ». « Ah bon. « Que collectionnes-tu ? ». « Les points Plus chez Delhaize, les timbres pour acheter des slips à moitié prix chez Carrefour, les vignettes avec d’affreux personnages pour mes petits-enfants, les kilomètres à la station essence pour recevoir une tasse à mettre en dessous du senseo avec l’emblème de la compagnie, les ». « Arrête, arrête, je vois que tu ne t’ennuies pas ». Le deuxième prend la parole : « Moi, je n’arrête pas. J’ai acheté un petit lopin de terre avec le capital de mon assurance-pension et je cultive, je cultive. Parce que ma femme n’a plus de dents. Alors elle ne boit que de la soupe avec des biscottes. Au printemps je retourne la terre, je sème, je plante. L’été je soigne le jardin, je bine, j’arrose. L’automne je récolte, j’épluche, j’épépine, je découpe, je fais de petits paquets pour mettre congélateur ». « Heureusement il te reste l’hiver pour te reposer ». « Non, fieu, qui crois-tu qui fait les soupes ». Le troisième, le plus âgé, m’a intrigué. « Moi, je fais des recherches ». « A ton âge ! Tu es devenu chercheur ! Formidable, et dans quel domaine ? ». « Avant-hier j’ai cherché où j’avais mis mon dentier, hier j’ai passé ma journée à retrouver mes lunettes, aujourd’hui j’ai cherché ce qui me piquait le derrière et j’ai perdu mon chat et demain je vais chercher où sont mes clefs parce que ce soir je dois aller dormir chez ma fille ». Vivement la pension !

19/11/2009

L'énigme de la statue grecque

Incroyable : jeudi dernier, malgré sa célérité, sa promptitude, ses neurones hyperactifs ce n'est pas Rafaël, du célèbre blog  http://carpe-diem-lbsp.skynetblogs.be (à lire tous les jours mais surtout les jeudis, les jours des énigmes) qui a trouvé la solution mais Maurice, dit Chacha, aidé, je suppose, par sa charmante Titine, qui a trouvé la solution (voir les 12 et 13 novembre 2009 dans la colonne Archive, à droite en entrant). Chacha a créé un famaux blog : http://regimemaigrir.skynetblogs.be . Cadeau, Maurice :

051

Revenons à l'énigme du jour : voici une statue d'un dieu grec (admirez au passage les détails de la barbe). La question est double :

- Qui en est l'auteur ?

- Quel est le principal matériau utilisé ?

Post-it crom' : Si vous envoyez votre réponse par lettre en y mettant une enveloppe déjà timbrée, attachez le timbre avec un trombone s'il vous plait. Si vous le collez je dois allez chez la voisine de palier pour le décoller vu que je ne dispose pas d'un fer à vapeur. Merci.

049
 

25/05/2009

Cherche à louanger le Roi

« Papa, c’est vrai que les facteurs suivent des cours par correspondance ? C’est le papa de Cédric qui le dit ». « Et oui, gamin, ça ne fait pas un pli, cachet de la Poste faisant foi ». « Mais, ils sont timbrés, alors, les facteurs, papa ? ». « Il ya pire, gamin. Bébert, le bon Bébert, notre roi qu’on voit en portrait sur les timbres, on lui lèche le cul, on le retourne et paf, en plein dans la gueule, pour que le timbre colle. Moi je n’ose pas, par respect. C’est pourquoi j’attache le timbre avec un trombone. La machine à timbrer tape sur le trombone, n’atteint pas le timbre et hop, mon correspondant reçoit ma lettre, un trombone et un timbre tout neuf ». « Mais, papa, c’est de la fraude ». « Non, gamin. C’est le respect. Je l’appelle Bébert parce que, lorsqu’il a du succéder à Baudouin, son frère adoré de tous, le palais lui a dit : ‘Majesté, il va falloir remplacer tous les sièges du palais marqués du B de Baudouin et faire broder la A de Albert’ et Albert a répondu : ‘Pas de dépenses inutiles, je signerai Bébert’. On me l’a dit au bureau, donc c’est vrai ».  (voor de nederlanstalige, Albert heeft gezegd : k’zal Beertje tekenen). Alors j’invite tous les belges à attacher leurs timbres à l’effigie du Roi avec un trombone. Vous ferez ainsi un cadeau à la planète : moins de papier, moins de colle, moins de salive, et les trombones sont recyclables de timbre en timbre.

03/02/2008

Cherche à prendre la porte

« Allo, Gérard ». « Oui ». « Peux-tu venir m’aider, je dois descendre la porte du frigo ». « Tu as bu hier soir ? ». « Heuuu, oui, pourquoi ? ». « Alors répètes-moi lentement ce que tu viens de dire ». « Gérard, peux-tu m’aider à descendre la porte du frigo du cinquième étage. Si c’est non, c’est non, hein ». « Dis-moi d’abord pourquoi ». « J’avais acheté quarante timbres de Noël pour mes vœux. Tu sais, les timbres autocollants avec un sapin. Tu m’écoutes, Gérard ? ». « Continue, tu m’intéresses ». « J’ai oublié d’envoyer mes vœux ». « Effectivement je n’ai rien reçu de ta part. Nous ne sommes pas brouillés, si je comprends bien. C’est un oubli. Merci d’avoir téléphoné. Mieux vaut tard que jamais, comme on dit aux chemins de fer ». « Attends, Gérard, je n’ai pas fini. Le gamin a trouvé les timbres et les a collé sur la porte du frigo ». « Ah, ah, ah. C’est Noël tous les jours, alors, chez toi ». « Ben, heuuu, oui. Et je me dis qu’à Pâques ça fera mauvais genre ». « Tu vas faire quoi, alors ? ». « J’ai téléphoné à la firme du frigo. Ils veulent bien échanger la porte si je leur envoie la mienne ». « Et tu vas l’emballer dans quoi ? ». « Enfin, Gérard, grand sot. Si je l’emballe je vais devoir remettre d’autres timbres sur l’emballage. Il y a déjà assez de timbres dessus ».