18/08/2010

Le KIRIGOL de Robert

« Robert, excuse-moi, je te dirai bonjour après, mais c’est quoi ces cachets que je ne connais pas ? ». « C’est du KIRIGOL ». « C’est du fromage en cachet ? ». « Non ». « Ah bon. Et c’est bon ? ». « Non ». « C’est à avaler, je suppose, ce n’est par le, heuuu ». « Non ». « Et ça te fais de l’effet ? ». « Non ». « Tu en as déjà pris ? ». « Non ». « Bon, Robert, j’ai l’impression que j’ai raté mon entrée. Je sors, je ferme la porte, je compte jusqu’à dix les yeux fermés et je fais toc toc toc à la porte. Tu dis : qui c’est ? Je te jure que je ne répondrai pas que c’est le plombier vu tes problèmes de tuyauterie. Tu ne serais pas content, hein, Robert ? ». « Non ». « A tout à l’heure ». Un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept, huit, neuf, dix. Toc toc toc. « Qui c’est ? ». « C’est moi. Bonjour, Robert, je suis content de te voir. Quoi de neuf ? ». « Je dois prendre du KIRIGOL parce que je déprime et que je dois rigoler ». « Tu en a déjà pris ? ». « Deux, entre le trois et le six. Effet immédiat ». « Ah bon ! ». « Tu imagines si on m’avait prescrit du KIPISPARTOU ou du CHIDUODUMA ». « Robert, demain demande un KIRIGOL supplémentaire. J’ai envie d’essayer. J’en ai besoin. A demain, Robert ».

14/06/2009

Cherche à me montrer

 Je me suis décidé à poster une photo de moi. C'est mon psy qui me l'a conseillé parce que je suis trop timide. A la caisse du supermarché je dis merci quand une poufiasse me dit : " Permettez, je n'ai que douze articles ". Aux toilettes d'un restaurant, quand je fais toc toc à la porte et que personne ne répond, j'ai peur d'ouvrir et de tomber sur un sourd en pleine action. Quand une piétonne s'engage sur un passage pour piétons avec une poussette remplie d'un bébé, je freine. Quand je fais pipi dans la rue du balcon du cinquième étage je mets ma main devant ma figure pour ne pas qu'on me reconnaisse. J'ai tout dit à mon psy qui m'a expliqué que j'avais une mauvaise image de moi et que je devais me montrer en y allant piano, voire pianissimo, c-à-d doucement. Mon psy m'a expliqué le mot. Un instant j'ai cru qu'il voulait que j'installe un piano aqueux dans la cuisine. J'ai tout de suite pensé au four à micro-ondes dont j'aurais du me défaire pour avoir assez de place pour le piano. Je pensais à la chanson : ' Il jouait du piano debout " en me disant que, chez moi, ce serait ; " Il mange debout sur le piano " puisque les chaises étaient en séjour pénitentiaire dans la baignoire à cause du piano aqueux. Alors je me montre, pianissimo. Je suis à gauche sur l'écran. Le petit bout blanc qui dépasse, c'est moi. Ne vous méprenez pas, mesdames, ce n'est pas ce que pensez. C'est mon petit doigt qui demande : " As-tu pris la photo ? Puis-je sortir de ta tente ? ".

Chypre 452

08/10/2008

Cherche le plan des toilettes

Zut, j’ai perdu le plan du Salon de l’Alimentation de Bruxelles sur lequel les double vé cé étaient indiqués. « Madame, madame ». « Voila, monsieur, un bol de bouillon de poule. C’est du naturel, même les colorants ». « Madame, madame ». « Vous en aurez un deuxième quand vous aurez bu le premier, monsieur ». « Madame, madame, je sens que ça vient ». « Montez sur le podium, monsieur. Mesdames, messieurs, voyez le bonheur de ce connaisseur en bouillon de poule. Parlez dans le micro, monsieur ».  « Toc, toc, toc, une, deux, ça marche, on m’entend. Où sont les toilettes, je répète, appel à toutes les unités, où sont les toilettes, ça urge ? ».     

18/12/2007

Cherche à raconter une blague

« Mais non, Gérard, tu sais bien que je ne sais pas ». « Mais si, raconte nous une histoire. Tiens, bois un coup et ça ira ». « Et bien, c’est une histoire avec un gitan. Vous savez ce qu’ils ont, hein, les gitans ? ». « Une guitare ». « Non. Enfin, heuuu, oui, Gérard, mais là, ils ont quoi ? ». « Des oreilles ». « Bien, Gérard. Et en dessous des oreilles ? ». « Bois un coup et vas plus vite ». « Bon. Je disais donc que les gitans portent des boucles d’oreille qui ne sont pas toujours en or. Vous le retenez, hein, c’est important pour la suite ». « Bois un coup ». « C’est une dame qui va chez son docteur ». « Hé, ho, c’est une autre histoire ? ». « Mais non, Gérard. Avant j’ai planté le décor ». « Tu sais, du moment que tu ne te plantes pas ». « Heuuu, où en étais-je ? ». « Bois un coup ». « Ah oui, c’est la dame qui dit au docteur qu’elle a des points noirs au dessus des cuisses. Le médecin lui demande où. Elle répond ». « Au dessus des cuisses, tu l’as déjà dit. Bois un coup ». « Bon. Résumons. D’un côté nous avons un gitan qui porte des boucles d’oreilles qui ne sont pas en or, donc, si c’est du toc, ça laisse des points noirs. J’insiste parce que c’est important. Gérard, remplis mon verre, s’il te plait. De l’autre côté nous avons une dame qui se plaint à son médecin d’avoir des points noirs au dessus des cuisses. Vous ne devinerez jamais ce que lui dit son docteur ». « Madame, vous avez un amant et c’est un gitan ». « Gérard, si tu connaissais la blague, tu aurais du le dire plus tôt ».