19/06/2010

Cherche les bonnes études pour le gamin

" Tu fais quoi, gamin ? ".'" J'étudie, papa ". " C'est bien, gamin. pour que tu aies des vitamines je vais ouvrir une boîte de soupe. A quoi la veux-tu, la soupe, gamin ? ". " Aux champignons, papa ". " Y a plus, gamin ". " Pas grave, papa. J'aime bien celle à la tomate quand tu me donnes toutes les boulettes ". " Y a plus, gamin ". " Alors la soupe blanche avec des asperges, du choux-fleur et des oignons ". " Y a plus, gamin ". " Papa, dis-moi ce qu'il reste, ça ira plus vite ". " Du chicken soup en sachet, gamin. Si tu veux j'ajouterai des lettres en pâte ". " D'accord, papa ". " Dis, gamin, tu étudies quoi ? ". " EDM, papa ". " C'est quoi ce truc, gamin ". " Etude du milieu, papa ". " Quoi, étude du milieu ! Mais c'est chaque année que tu étudies le milieu. Et la gauche, hein, et la droite, hein, ça existe, non. Et le nord, et le sud, hein ". " Papa, calme-toi. Dans une tartellette aux fraises c'est le milieu qui est le meilleur, non ". " Heuuu ".

21/03/2010

Cherche un déguisement

« Papa, tu es encore plus rouge qu’hier. On dirait une tomate farcie. Il ne manque plus que les crevettes grises ». « Je sais, gamin, c’est ma peau juvénile qui réagit au soleil. Je suis comme le homard, je suis cuit ». « Tu vas faire quoi, papa ? ». « J’hésite entre une crème de jour et une crème de nuit mais j’ai peur de tâcher l’oreiller ». « Mais, papa, ce soir il y a réunion de parents à l’école, tu ne peux quand même pas y aller en homard, j’aurais l’air d’un scampi ». « J’ai trouvé, gamin. Je vais aller chercher une étoile jaune dans la boîte de déco de noël et je dirai que je suis homard sheriff ».

12/03/2010

La solution du vendredi

9 divisé par 3 = 3. J’ai fait trois ensembles de trois tomates. Avec la grosse, la pulpeuse dans un des ensembles mais je ne vous dis pas lequel. J’ai fait une première pesée avec trois tomates de chaque côté. Deux solutions : soit un plateau est plus lourd parce que la pulpeuse est dedans, soit les plateaux sont à la même hauteur et la pulpeuse se trouve dans l’ensemble de trois tomates non pesées. Je sais donc dans quel ensemble de trois tomates se trouve la belle, la luisante, la pulpeuse. Je prends cet ensemble, je jette par le balcon du cinquième les six tomates qui ne m’intéressent plus et, hop, en une pesée, je trouve la pulpeuse qui, de plus en plus, me fait penser à la caissière du supermarché. Comment ? Je baise, pardon, je pèse deux tomates parmi les trois qui me restent. Soit les plateaux sont au même niveau et la pulpeuse caissière est celle qui est allongée sur la table. Soit un plateau descend plus que l’autre et c’est elle, la belle, la luisante, la pulpeuse caissière du supermarché. Mais pourquoi donc m’a-t-elle chanté : « Mange des tomates, mon amour. Mange des tomates, nuit et jour ». Je veux en avoir le cœur net, je retourne acheter des tomates au supermarché.  A demain pour les déboires du tuyau d’arrosage.

07:30 Écrit par Fanny dans petites annonces | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : enigme, tomate, caissiere, balcon |  Facebook |

11/03/2010

Pause pour l'énigme du jeudi

Promis, je vous raconterai la suite de la mésaventure commencée le 02 mars 2010 (sauf les 04 et 05). Place à l’énigme du jeudi. Ayant une balance à plateaux très précise, j’ai acheté deux fois neuf tomates au supermarché. La première fois je les ai retrouvées dans le caddy, écrasées sous le casier de bière. La seconde fois fut la bonne. Normal, je n’allais pas vider le casier en un jour. La caissière, la même, s’est mise à chanter : « Mange, des tomates, mon amour. Mange, des tomates, nuit et jour ». Je pense qu’elle m’avait reconnu. Arrivé atome, expression que je ne comprends pas mais ça fait bien de la citer, j’ai voulu déterminer quelle tomate était plus lourde ; Dès visou, je l’avais vue, la grosse, la pulpeuse. Mis j’ai voulu vérifier. J’y suis arrivé en seulement deux pesées. Si, si. Comment ai-je fait ?

10/02/2010

Cherche à retrouver mes couleurs

« Papa, as-tu payé le rappel de facture pour l’électricité ? ». « Gamin, tu sais bien que je ne reporte jamais à demain ce que j’aurais du faire hier ». «  Je sais, papa, tu le reportes à après-demain ». « C’est comme ça, gamin, c’est dans ma nature ». « Ou c’est l’abus de raviolis sauce tomate qui te monte au cerveau. Méfie-toi, papa, as-tu déjà lu la liste des ingrédients de la sauce ? Sais-tu pourquoi certaines tomates sont tellement invendables au marché qu’on en fait de la purée ? Sais-tu dans quel pays et avec quels pieds les tomates ont été transformées en purée ? Il y a peut-être des produits pour combattre l’odeur des pieds dans les additifs. Et la viande ! As-tu déjà pris le temps de laver un ravioli, de l’ouvrir, de jeter la pelure pâteuse et de ne manger que l’intérieur ? C’est peut-être inscrit bœuf mais sais-tu que, à part les semelles, tes chaussures sont aussi en bœuf ? ». « Gamin, arrête, je suis malade ». « On en reparlera après le dîner, papa, parce qu’à l’école on nous apprend, à nous les jeunes, à manger sain. Ne fais pas cette tête là, papa. J’ai faim. On mange quoi, ce midi ? ». « Des raviolis, gamin ».

27/11/2009

L'énigme continue

L'énigme continue et je vous donne un indice : je ne suis pas le seul dont le nom soit gravé dans la pierre de son vivant face à une cathédrale millénaire. Je suis entouré de noms illustres. Même qu'il lustre mieux que les cireurs de chaussures à Istanbul. Ou que le mien, le lustre de la cuisine, auquel il manque trois ampoules vu que la vue d'un tabouret me donne déjà le vertige. " Papa, on ne voit pas ce qu'on mange ". " Tant mieux, gamin, avale tout rond. Fais quand même gaffe, gamin, si tu mange de la salade, ce n'est pas de la salade. Vu le vent tempétueux j'ai rentré le bonzaï et le l'ai mis sur la table. Tu ne manges que si c'est tiède et que ce sont des raviolis et que c'est à la tomate. Si tu trouves du persil, méfie-toi, ce n'est pas du persil ". Je reviens à l'énigme : Où suis-gravé, mais, en plus, qui sont ces messieurs Chemises et Cravates que je connais pas ? Nous pourrions constituer un groupe, Les Chemises, Cols et Cravates, les C.C.C. Comme les Cellules Combattant le Cholestérol avant l'arrivée du bifidus actif, des enzymes gloutons et du stérol végétal. Aidez-moi à retrouver ces énergumènes. D'avance merci.   

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26/11/2009

Cherche l'énigme

Incroyable, mon nom est déjà gravé. Vives-je ? Où suis-je ? Dans quel état j'erre ? L'étagère je n'en ai qu'une, mais sur quelle planche ? Je planche sur la question. Il ne faut pas que je me planche trop fort sinon je vais recevoir l'étagère sur le crâne. Non, voyons. Vous pensez étagère et vous pensez livres. Ben non, c'est l'étagère aux boîtes, essentiellement des boîtes de raviolis sauce tomate. La sauce tomate dans les raviolis, c'est comme le sourire dans la vie. Avez-vous déjà mangé des raviolis sans sauce tomate ? Moi, oui, un jour où, dans mon inexpérience de père célibataire, je les avais rincé à l'eau pour éliminer les conservateurs. C'est dégueulasse. Autant mâchonner du carton mou. La vie sans le sourire, franc, amical, spontané, sincère, sortant des tripes, c'est la même chose : du carton mou. C'est comme un jeudi sans l'énigme de Rafaël sur http://carpe-diem-lbsp.skynetblogs.be . A propos d'énigme, voici celle du jour : Où ai-je trouvé cette gravure ? 

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18/11/2009

Cherche les crevettes

" Papa, tu manges quoi ? ". " Des croquettes aux crevettes grises sur coulis de tomate et sa garniture, gamin ". " C'est bon, papa ? ". " Heuuu, oui, gamin. Mais il manque le vélo ". " Le vélo ? Pour faire quoi, papa ? ". " Gamin, vas en cuisine demander un vélo ". " " Et je dis quoi, papa ? ". " Tu dis que ton papa a besoin d'un vélo, gamin. C'est simple, non ? ". " " Et si on me demande pourquoi, papa, je dis quoi ? ". " Tu dis que ton papa a besoin d'un vélo pour aller d'une crevette grise à l'autre parce qu'il n'en a trouvé que deux dans la première croquette ".

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21/08/2009

Solution de l'énigme d'hier, 20 août 2009

L'expression à trouver hier était : " Tirer les vers du nez à quelqu'un ", c-à-d tirer de lui un secret en le questionnant adroitement. C'est le gamin qui a eu l'idée de l'énigme. Parce qu'il a un papa qui lui tire les vers du nez fréquemment, qu'il se fait avoir à chaque fois et qu'il en a plein le cul. En avoir plein le cul : voici une autre expression très poétique, qui pourrait servir à une énigme ultérieure. Mais il faut trouver une photo et je n'ai pas envie de servir de top-modèle dans cette situation. Revenons à la réalisation de l'énigme d'hier, gratuite à faire car elle ne vous coûtera pas un radis. Un radis, pour celles et ceux qui ne cuisinent jamais, c'est comme un poireau sauf que le poireau est blanc et vert, grand et tubulaire et que le radis est petit, rond, souvent tout rouge et parfois rouge et blanc et qu'à la place d'avoir une touffe de poils à sa base comme le poireau il n'a qu'une queue, comme une souris mais en plus fin. Avez-vous déjà remarqué que la plupart des chats qui mangent des souris délaissent la queue. Les hommes, c'est pareil avec les radis. Ou avec les zakouskis tomate cerise, morceau de feuille de roquette, mini boule ou tranche de mozarella, le tout enfilé sur un cure-dent. Quand on est bien élevé, même si on reste assis, on ne mange pas le cure-dent, ni la queue de la souris, ni celle du radis. N'hesitez pas à varier votre alimentation et achetez des radis. Je vous donne la recette pour la préparation : 1. les laver, 2. couper la partie verte (c'est là où il y avait les feuilles), 3. couper les queues et les réserver pour en trouver deux qui ne tombent pas du nez quand vous souriez, 4. prenez la photo. Attention à la distraction : si vous vous enfilez la queue par le côté le plus fin c'est parti pour une crise d'éternuements. Avec le surplus de queues de radis vous pourrez faire une décoration de table originale pour surprendre vos invités.  

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13/08/2009

Cherche une monoplace

Bonjour. Je vis seul. Triste. Au cinquième étage avec une voisine de palier invivable. Je vis de raviolis en boîte quand j'arrive à ouvrir la boîte. Le gamin vient me voir quand je lui dis au téléphone que j'ai acheté des bonbons; Les chauffeurs de bus font grêve pour un oui pour un non, quels fainéants. L'ascenseur ne s'arrête plus au cinquième et je dois aller jusqu'au sixième et descendre un étage dans les escaliers avec le caddy du supermaché. A chaque marche je perds des marchandises : les oeufs, les tomates, le ketchup,et je roule dessus. C'est horrible. Il y en a plein les murs. J'ai tout nié quand la police scientifique est venue pour identifier les corps. Quels cons, ils cherchaient le rhésus du ketchup. Egalité avec les conducteurs de bus wallons. On devrait engager des polonais. Eux, ils travaillent. La porte de mon four à micro-ondes ne ferme plus. C'est pas bon des raviolis froids. Même avec du fromage râpé. Quand c'est râpé c'est comme quand le gamin attend son bus pour aller à l'école et que les cons font grêve. Vivement les polonais, ou les croates, ou les sénégalais pour être dignes de conduire nos bus. La dignité et le respect des autres, c'est important. Il y an a qui l'ignore, honte, ce sont des belges. J'espère que les conducteurs de bus belges ont de l'humour parce que je dois prendre le bus tous les jours pour aller à la gare prendre le train, puis le métro, puis la marche à pied. Quelle vie de con. Il me faut autant de temps pour aller au boulot et en revenir, quand il y des bus, que pour faire semblant de travailler au bureau. Marre, j'en ai marre, je m'achète une monoplace. J'en ai déchiné une sur internet. J'ai besoin de conseils. A votre avis, est-ce une bonne affaire .   

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15/07/2009

Chiasse !

Pas de post aujourd'hui. Je suis sur le post, sans le s. Je me vide. C'est une sensation terrible. J'ai l'impression que je n'aurai plus rien à l'intérieur. Une bière pas fraîche ? Des crevettes ayant passé l'âge de la retraite ? La peau de la tomate avec ses pesticides et ses fongicides ? Les oeufs pondus du jour mais utilisés trop longtemps après le ponte ? La mayonnaise en tube dont j'ai perdu le bouchon ? Le mélange bière - crevettes - mayonnaise - tomate - pastis à l'apéritif - chips au paprika ? Les moules d'hier ? Trop de vin blanc avec les moules ? Pourvu qu'il n' y ait pas de coupure d'eau parce qu'aujourd'hui c'est une partie de chasse. Plus j'évacue et plus je perds mon bronzage. Je suis dans la merde. Au secours. Plus j'utilise le papier cul et plus le rouleau devient petit. L'air devient irrespirable. Je ne devrais pas fumer dans les toilettes. Dans les avions c'est interdit. J'essaye de me convaincre que je suis en avion, mais, au cinquième étage, je ne suis qu'en phase de décollage. Et des toilettes je ne vois pas la piste. Pourvu que le pilote ne fasse pas de looping. Ce serait une cacastrophe. Je devrais repeindre le plafond. C'est terrible, je sens que je me vide. Je participe, malgré moi, au cycle de la nature. Quand on a mangé des crevettes et que, via les canalisations, elles retournent à la mer, d'accord, c'est normal. Mais quand ça arrive après avoir mangé du lapin ou du boeuf, je ne comprends pas ce que le lapin ou le boeuf iraient faire dans la mer. Encore un mystère que les scientifiques devraient halluciner. Ce qui est bien, quand on a la vaporisante, c'est qu'on réfléchit. Moi, ça fait quatre heures que je réfléchis. Je pense donc j'essuye. Courage. A demain.

19/05/2009

Cherche à décrire ma siruation

« Papa, tu peux m’aider ? Pour l’école je dois écrire sur une grande difficulté qu’on peut rencontrer dans la vie ». « Heuuu, je ne sais pas, moi. Heuuu, arriver à pousser sur le bouton de l’ascenseur et puis sur le bouton de l’étage quand on a un sac de provisions dans chaque bras avec les verts de poireau qui dépassent et qui chatouillent le nez et qu’on ne sait pas si ce qui coule dans un sac sont des tomates écrasées ou des œufs cassés ? ». « Pas ça, papa. Madame a dit : une grande difficulté ». « Gamin, prends de quoi écrire, je tiens le sujet. Titre : Comment enfiler un pantalon quand on a un orteil bleu d’un côté et le bras dans le plâtre de l’autre ». « Papa, tu es sûr que c’est une grande difficulté ? ». « Une heure et demi pour y arriver, gamin, c’est une grande difficulté, je peux aller faire la démonstration devant ton institutrice. Ecris ». « Oui, papa ». « Petita : comprendre que vouloir le faire debout, c’est se casser la gueule une deuxième fois. Petibé : s’asseoir sur le bord du lit et enlever son pantalon de pyjama à une main. Peticé : se relever en prenant appui sur le pied qui ne fait pas mal, sinon, ouille, on retombe sur le lit, et ça parce qu’on a oublié de prendre son pantalon. Petidé : s’asseoir à nouveau mais pas sur le pantalon jeté sur le lit sinon on retourne une case en arrière. Petiheu :  glisser prudemment le pied endolori dans la bonne jambe du pantalon jusqu’à ce que le pied dépasse. Petiteffe : c’est là que ça se corse car un pantalon ce sont deux jambes et une partie commune, là où il y la braguette et la ceinture. Impossible de faire entrer l’autre jambe dans un pantalon remonté jusqu’au dessus. Donc redescendre, à une main, la jambe du pantalon sans qu’elle ne sorte de la jambe, la vraie, celle au pied à l’orteil bleu. Petigé : essayer de faire entrer l’autre jambe dans l’autre jambe du pantalon jusqu’à ce que le pied dépasse. Petihache : remonter le tout, à une main, une fois côté gauche, une fois côté droit, sinon ça coince ». « C’est long, papa ». « Attends, gamin, ce n’est pas fini. Jusqu’ici ça ne fait que trois quarts d’heure. Il faut recommencer toute la procédure parce que tu viens de t’apercevoir que tu as oublié de mettre ton slip ».

03/04/2009

Cherche à comprendre la faille

« Papa, prêtes-moi dix euros ». « Oui, gamin, pourquoi ? Tu veux acheter un pot de peinture pour repeindre le W.C. sur les murs duquel tu as écrit que tu étais un fils de con ? Tu veux me faire des toasts au foie gras pour mon anniversaire que tu as oublié ? Tu vas acheter un pétard que tu vas fiche dans le cul de ton grand-père maternel pendant sa sieste ?». « Papa, si tu avais su gérer ton argent, nous mangerions autre chose que des raviolis sauce tomate qui tachent mon bavoir et ta chemise. Ou ta chemisette quand t’es en congé, que t’es pas rasé et que tu déambules en chemisette et en slip avec les poils qui dépassent ». « Gamin, je t’interdis de raconter ma vie privée ». « Papa, c’est tellement privé ici qu’il n’y a même pas une femme pour nettoyer, lessiver, remplacer les ampoules électriques pétées, détartrer la cuvette du W.C., descendre les six sacs poubelles, cuire des carottes sans les brûler ». « Gamin, ma vie privée, c’est comme les toilettes quand je suis dedans et que je mets trois heures pour résoudre un mot-croisé de Rafaël, c’est privé, privé, privé ». « Papa, tu me prêtes dix euros ? « Oui, gamin ». « Papa, tu ne m’en donnes que cinq. Comme ça, tu m’en dois cinq. Et moi aussi. Et nous sommes quitte ». « Heuuu ».   

24/03/2009

Cherche mes blancs de poireau

J’ai l’habitude, quand j’achète des poireaux, de les mettre dans le sac avec le blanc au-dessus pour le garder bien frais. Je pense que le drame s’est passé quand j’ai pris l’ascenseur. La porte s’est refermée vite et scroutch, quand j’ai déballé mon sac je n’avais plus que les côtés verts. Les poireaux, c’est comme les femmes qui se font bronzer sur la plage, c’est le blanc qui est le meilleur. Je me demande d’ailleurs pourquoi on vend aussi le vert. C’est comme les couennes sur un jambon. Des couennes à 15,98 euros le kilo. Des couennes que je dois jeter du cinquième, le soir, alors que j’ai sommeil. Pour les couennes, pas de problème, il y a des chats dans le quartier. Mais pour les verts de poireaux, hein ? Pour ne pas encombrer mon sac poubelle je vais aller les planter dans le parc communal. Les passants vont croire que la commune a planté des glaïeuls. Reste mon problème : mes blancs de poireaux. Où sont-ils ? Aidez-moi à les retrouver. Le gamin a entamé une grève de la faim après 17 jours de raviolis sauce tomate. Il menace de se faire adopter par des pakistanais qui mangent avec leurs doigts. A mon avis c’est du chantage pour ne pas se servir des couverts. J’abrège : si vous avez trouvé des blancs de poireaux contactez-moi.

30/09/2008

Cherche des melons

Pour la première fois de ma vie je suis allé au marché. « Par ici, les belles tomates, madame, des salades cueillies cette nuit, et ici la troisième caissette gratuite de prunes si vous tâtez les melons ». « Pouêt, pouêt ». « Mais vous êtes fou, monsieur ».  « Madame, c’est lui qui l’a dit, hein. Si je veux la troisième caissette gratuite je dois tâter des melons et je ne vois ici que vous de valable. Les autres, ce sont des mandarines, des noyaux d’avocat, des gants de toilette. Vous, c’est du melon ». « Mais vous m’excitez, monsieur ». « Heuuu, ça veut dire quoi, ça, madame ? ». « Etes-vous libre après votre achat ? Moi oui ». « Moi, ça dépend. Si je gagne la troisième caissette gratuite, cette après-midi je construis un labyrinthe en bois pour Kiki, le hamster du gamin ».

09/09/2008

Cherche à écouter les crevettes

« Mesdames, messieurs, aujourd’hui profitez de notre promotion sur les crevettes, les crevettes en barquettes ». « Ah, ça c’est con. Des crevettes en barquette ! J’ai déjà vu des crevettes en tomate, serrées les unes dans les autres comme des indonésiens dans un camion de transport collectif mais des crevettes qui rament ! Où vont-ils chercher des idées pareilles, je me le demande. – Que fait-on, Capitaine Crevette ? – On cherche la mer Mayonnaise et puis on rentre à Port Tomate. – Pensez-vous, Capitaine Crevette, que nous serons accueillies par une pluie de confettis en persil ? – Si la ciboulette est en promotion aujourd’hui, ce seront des confettis en ciboulette. – Capitaine Crevette, je viens d’entendre la nouvelle promotion : c’est pour les soutiens, ils font les bonnets D au prix des bonnets A. – C’est parce qu’ils ont trop de tissus, c’est pour liquider leur stock. – Capitaine Crevette, quel drame si une ménagère nous met dans un bonnet D en promotion. – Impossible, de mémoire de crevette, on n’a jamais vu de persil ni de ciboulette dans un bonnet D. – Capitaine Crevette, si nous tombons sur une ménagère accouplée à un sexmaniaque ? – Horrible, ce sera horrible. Changement de cap. Ramons vers la pâte à tartiner au chocolat et aux noisettes. – Mais, Capitaine Crevette, la pâte à tartiner chocolat noisette n’est pas en promotion. – Je sais, mais chocolat noisette crevette, c’est immangeable ». « Mesdames, messieurs, suite à un incident indépendant de notre volonté, vous trouverez exceptionnellement les barquettes de crevettes, en promotion, au rayon des pâtes à tartiner ».     

23/08/2007

Cherche le temps des tomates

« C’est long, hein, Gérard ». « Quoi ? ». « Les vacances. Je me demande si Kiki et Pipette ont fabriqué de nouveaux petits hamsters ». « Tu penses à tes rats miniatures alors qu’on est à l’ombre, sous le soleil ! Et ben ! ». « Mais c’est trop court, hein, Gérard ». « Quoi ? ». « Les vacances. Je commence à m’habituer. J’ai trouvé mon rythme, se lever, le petit déjeuner en peignoir et en charentaises, revenir se doucher dans la chambre, faire un tour au bar torse nu avec un essuie de bain sur le dos, essayer les nouveaux cocktails, échanger le peignoir contre le bermuda, repas de midi, vin à volonté, sieste, plaine de jeux pour voir les jeunes mamans, repas du soir, sangria, cocktails, punchs, ramper jusqu’à la chambre, dormir. C’est ce que j’appelle une saine fatigue, non ? Mais, hein ». « Quoi, mais ». « Bouhouhou, Gérard, le gamin me manque, je veux embrasser mon bonzaï, et puis, Gérard, à part quelques collines de sable, ici tout est plat. J’habite en altitude, au cinquième étage, ça me manque de pouvoir jeter les tomates pourries par la fenêtre ». « Je te comprends. Tu fais ça souvent ? ». « Chaque fois que j’achète des tomates. J’oublie que j’en ai acheté, elles moisissent et, le soir, j’éteins et hop, par la fenêtre, ziiiiii, splatch. Ici, ce n’est pas possible ». « Dis, la prochaine fois que tu achètes des tomates, tu m’invites ».

06/04/2006

Cherche grossiste en mouchoirs en papier

Quelle émotion. Je pleure comme un bas de laine. C'est fou. Le gamin m'a envoyé une carte postale de la mer où il est en ce moment pour les vacances de Pâques. Je ne comprends pas bien la photo de la carte, ça doit être une blague : on voit un type en ciré jaune qui fait du cheval dans la mer. Je demanderai quoi au gamin après les vacances. Ca y est, je repleure. Il m'a écrit, mon gamin : "Papa, j'ai appris un nouveau mot : décortiquer. J'ai aussi appris à décortiquer les crevettes, tu sais, les petits emballages en plastique, ça ne se mange pas." Il faudra qu'il m'explique après les vacances. J'espère que sa mère lui a donné une tomate parce que le gamin, c'est tomate crevettes. Et mayonnaise. J'ai tellement pleuré de joie que j'ai inondé les raviolis et que je n'ai plus de mouchoirs libres. Cherche un grossiste.

05/04/2006

Cherche les bons gros

Le gamin est à la mer avec sa mère. Avant de partir, il m'a dit qu'il avait perdu le papier de l'école pour le voyage scolaire. Il a juste retenu le prix et il sait qu'il va aller voir les gros de Han. Je trouve que c'est cher pour voir des gros. Il y en a plein les fast food, des gros, gratuitement. Je suis allé sur internet et j'ai tapé gros, pour voir. J'ai obtenu 64.437.612 résultats. Il va me falloir deux ans pour tout visiter. Le gamin revient dans dix jours. Je demande de l'aide aux citoyens et citoyennes pour se répartir la tâche et visiter chacun quelques milliers de sites.

Cherche personnes dormant la fenêtre ouverte

Pendant que le gamin est à la mer avec sa mère, pour lui faire une surprise (au gamin, pas à sa mère), avec l'aide d'un copain, de son garage, de son établi, de sa scie sauteuse, de ses clous, de ses planches de palette et de quelques bières, j'ai réussi à construire quatre nichoirs. Hop, un clou, et de un, dans la cuisine. Hop, un clou, et de deux, dans la salle de bain. Hop, un clou, dans le coin au-dessus de la commode, vous voyez. Le quatrième hop je l'ai cloué dans l'ascenseur, histoire d'égayer l'immeuble avec quelques petits oiseaux. La vie en immeuble pourrait être chouette si on pouvait choisir les autres locataires. Moi, je n'ai pas pu. Parfois je rêve que je suis dans mon appartement au cinquième, seul, sur un île déserte, et que le propriétaire s'est noyé en venant à la nage me réclamer le loyer. Pour les nichoirs, c'est la catastrophe. Les collègues m'ont dit que je devrai dormir la fenêtre ouverte. Ca, jamais. C'est déjà tout juste pour me réchauffer avec les cinq nounours dans le lit. Je cherche des personnes qui dorment la fenêtre ouverte et qui acceptent qu'un gamin aille voir éclore les petits oiseaux chez eux.