05/06/2010

Cherche le pourquoi du retard

« Papa ». « Oui, gamin ». « Cédric a entendu sa maman dire à son papa qu’elle avait du retard et que c’est peut-être une bonne nouvelle mais que c’est trop tôt pour le dire à lui. Cédric n’ose pas demander et me demande de te demander ce que ça veut dire parce qu’il sait que tu connais plein de choses ». « D’abord, gamin, ça veut dire que Cédric ne me connais pas bien. Je suis peut-être une encyclopédie mais une à trois roues. Ou alors à deux roues mais avec des stabilisateurs ». « Papa, ça veut dire que tu pédales dans la semoule ? ». « Un peu, gamin ». « Dis-moi au moins quelque chose, papa ». « Gamin, moi, quand j’ai du retard, c’est que c’est raté et que je dois attendre le train suivant ».

24/08/2009

Rochehaut, le Tombeau du Géant

 Il y a des cinglés qui fabriquent des trains électriques, qui peignent au pinceau à un poil des petites voitures, qui mettent des nains de jardin miniatures dans leurs plantes d'appartement, qui brodent la dernière cène au fil de soie sur une trame de 20 x 8 centimètres, qui bronzent le colosse de Rhodes dans un mètre cinquante de frigolite, qui collectionnent les manneken pis avec un tire-bouchon. Moi, j'ai un collègue et néanmoins ami qui cherche à représenter Rochehaut (Ardennes belges), le Tombeau du géant et les méandres de la Semois (rivière méandreuse qui, avant de se jeter dans la Meuse en France, change d'identité à la frontière et s'appelle la Semoy). Ah ça, on voit bien les méandres de la Semois et le Tombeau du Géant. Pour la forêt ardennaise, mon collègue dit qu'il faut attendre que ça pousse. Mais, ce n'est qu'un exemple, dans le bas, au centre, on distingue, en vert clair, un chêne centenaire entouré de sapins, en gris-bleu. Pour représenter les sapins il a utilisé des plants de choux de Bruxelles, pour la couleur. Pour son anniversaire je vais me cotiser pour lui acheter un géant miniature qu'il pourra enterrer dans le tombeau, ça fera encore plus réaliste. Ce jardin existe. Mon collègue aussi. Il a un blog qui s'appelle  http://lejardindegerard.skynetblogs.be

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13/08/2009

Cherche une monoplace

Bonjour. Je vis seul. Triste. Au cinquième étage avec une voisine de palier invivable. Je vis de raviolis en boîte quand j'arrive à ouvrir la boîte. Le gamin vient me voir quand je lui dis au téléphone que j'ai acheté des bonbons; Les chauffeurs de bus font grêve pour un oui pour un non, quels fainéants. L'ascenseur ne s'arrête plus au cinquième et je dois aller jusqu'au sixième et descendre un étage dans les escaliers avec le caddy du supermaché. A chaque marche je perds des marchandises : les oeufs, les tomates, le ketchup,et je roule dessus. C'est horrible. Il y en a plein les murs. J'ai tout nié quand la police scientifique est venue pour identifier les corps. Quels cons, ils cherchaient le rhésus du ketchup. Egalité avec les conducteurs de bus wallons. On devrait engager des polonais. Eux, ils travaillent. La porte de mon four à micro-ondes ne ferme plus. C'est pas bon des raviolis froids. Même avec du fromage râpé. Quand c'est râpé c'est comme quand le gamin attend son bus pour aller à l'école et que les cons font grêve. Vivement les polonais, ou les croates, ou les sénégalais pour être dignes de conduire nos bus. La dignité et le respect des autres, c'est important. Il y an a qui l'ignore, honte, ce sont des belges. J'espère que les conducteurs de bus belges ont de l'humour parce que je dois prendre le bus tous les jours pour aller à la gare prendre le train, puis le métro, puis la marche à pied. Quelle vie de con. Il me faut autant de temps pour aller au boulot et en revenir, quand il y des bus, que pour faire semblant de travailler au bureau. Marre, j'en ai marre, je m'achète une monoplace. J'en ai déchiné une sur internet. J'ai besoin de conseils. A votre avis, est-ce une bonne affaire .   

Film1 115 - Copie

15/06/2009

Cherche à me souvenir du 11 juin

Le voyage du 11 juin (avec une copine dont je tairai le nom) avec des petits vieux s’est bien passé. Le parcours en train touristique, un vrai train, pas un tracteur agricole à pneus déguisé en locomotive, avec de vrais rails d’époque pas soudés mais mis bout à bout, avec le vrai tagadam tagadam tagadam à chaque joint de rail. Impossible de dormir, impossible de se parler, impossible de résoudre un sudoku, le crayon se trompait de case tellement nous étions secoués. Voyage magnifique. Je le dis, le pète et le répète parce que je sais qu’un de mes potes, Michel, l’organisateur, va lire ce message et j’ai envie qu’il m’invite encore. Par la fenêtre du train on a vu des arbres, des arbres, des arbres. A un certain moment, le conducteur du train, le machiniste en langage ferroviaire, a annoncé : « Vous allez revivre et voir ce que voyaient les travailleurs qui, au début du siècle précédent, prenaient le train tôt, c’est-à-dire de nuit l’hiver et rentraient tard, c’est-à-dire dans le noir ». Revivre, peut-être mais voir, rien. Nous sommes entrés dans un tunnel de plus d’un demi-kilomètre, à un mètre près et le machiniste a éteint les loupiotes. Dans un tunnel ! Noir de chez noir. Pendant un demi-kilomètre parcouru à du dix à l’heure, tagadam, tagadam, tagadam. Faites le calcul. Je ne sais pas si des mains se sont perdues dans le noir mais, par précaution et, afin de garder ma copine, j’ai laissé les miennes dans mes poches. J’ai entendu des cris dans le noir. Incroyable l’effet d’un train dans un tunnel, sans lumière, sur la libido de petits vieux de quatre-vingt ans et plus. Un vrai spectacle son et lumière mais sans lumière. Après le train nous avons eu droit à une séance de musculation. Dans un bus sorti d’un musée. Et trop petit pour asseoir tout le monde. J’étais debout. Remonter le long du cours d’une rivière, en bus asthmatique, cramponné à deux barres verticales, avec le cul qui esquisse la danse des canards à chaque virage, coin coin, je me suis dit en moi-même ‘Et dire que j’ai payé pour ça’. Après 20 minutes de musculation des biceps dans la salle de body-building à roulettes je me suis mis à marcher en lacets, comme le cours de la rivière. J’ai du m’accrocher à un tilleul tricentenaire classé au patrimoine mondial du village. Vint ensuite le repas qui, il faut l‘avouer, était délicieux. Trois services : 1. Tartelette ardennaise OU Terrine de Pâté maison ; 2. Jambonneau rôti à la MOutarde OU TruiTE de la Lesse Cuite mEUnière ; 3. Glace MaisOn OU Crêpe de Campagne (sur le menu il y avait des majuscules un peu partout mais je ne sais plus où). Notre truc à ma copine et moi : nous avons demandé un plat de chaque sorte et nous avons partagé. De ce fait, j’ai mangé une demi-tartelette ardennaise, de la terrine de pâté maison, une demi-truite meunière, un demi-jambonneau à la moutarde, une demi-crêpe et une moitié d’une glace. Six plats pour le prix de trois ! En cette période de récession économique, ce n’est pas négligeable. Si j’avais participé à l’excursion seul je n’aurais pas pu le faire. Je vous laisse le truc sans droits d’auteur. Autre truc : j’ai envoyé ma copine aux toilettes pendant le Café et ses MiGnardises. Il faut dire que nous étions parmi les plus jeunes, ce qui me donnait une légère supériorité en matière de rapidité de fonctionnement des neurones. Parce qu’après il y avait visite guidée du village. D’accord, il faut associer le culturel à la bouffe mais, si l’organisation avait été parfaite, on nous aurait prévenu qu’il n’y avait que deux toilettes pour quatre-vingt petits vieux. C’est dingue le temps que ça prend, pour un petit vieux, de déboutonner sa braguette, de trouver où se cache son rince-patates, de viser dans le pot et de reboutonner le pantalon. Il y en a qui sont ressortis la braguette ouverte, à cause de la complexité des boutons. J’en ai vu deux qui avaient déboutonné leurs gilets, tenu leur cravate en main et pissé dans leur pantalon. Nous, nous étions déjà dehors, près du guide, un peu spécial avec son parapluie ouvert alors qu’il ne pleuvait pas. On nous a quand même prévenu qu’un léger retard dans l’horaire allait se produire parce qu’une des toilettes était réservée aux sans papier vu l’absence de rouleau de réserve. Quand on sait que vingt pourcent des petits vieux doivent faire leur « grande », ça allonge la file devant les toilettes. Le guide est resté sous son parapluie pendant que ma copine et moi avons fait trois fois le tour du village sans guide. N’ayant pas pris mes précautions durant le cAfé ET ses milliardiSes j’ai aidé des indigènes locaux en arrosant leur jardinière de fleurs assoiffées. Nous avons rejoint le groupe quant le guide expliquait « Aux fenêtres de l’étage supérieur, en vous penchant sur la gauche, vous pouvez distinguer des géraniums ». Ah, bon, des géraniums. Je n’ai pas perdu ma journée, je sais maintenant que les trucs qui pendouillent aux fenêtres s’appellent des géraniums. C’est beau, la culture. Après, c-à-d après être monté péniblement dans le car (nous, on est déjà dedans pour ne pas avoir à pousser des culs de petits vieux qui pètent d’avoir trop mangé et qui, pour avoir abusé des boissons gratuites comprises dans le prix de l’excursion, n’arrivent plus à compter les deux marches pour entrer dans le car) nous sommes allés visiter une brasserie où on cultive la bière. Avec l’autocar de l’époque de la pierre taillée (aujourd’hui je me pose encore la question de savoir comment nos ancêtres ont fait pour inventer le moteur alors que les sources de diesel n’étaient pas encore découvertes) nous avons rejoint la brasserie pour une visite obligatoire avant la dégustation gratuite pour les plus valides qui ne se sont pas égarés entre les cuves. Plus de cent marches, vers le haut et vers le bas ! Des marches en treillis métalliques. « Vous n’avancez plus, madame ? ». « Mes souliers à talon aiguille se sont plantés dans la marche en treillis et je n’arrive pas à les enlever ». « Vous devez aller pieds nus à l’étage en dessous et sucer les talons, ça les aidera à sortir ». « Mon bon monsieur, il y a vingt-deux ans que je suis veuve et que je n’ai plus sucé ». « Désolé, ma petite vieille mais on m’attend à la dégustation ». Personnellement, une visite de brasserie dans une excursion de petits vieux, c’est ce que je préfère.   Chaque fois que la serveuse passait, mon verre vide était déjà mis devant l’octogénaire à côté de moi. « Madame, ici, chez moi la chope, lui il ne peut pas, il a le diabète. Dommage pour lui, hein, une si bonne bière ». Après, je ne sais plus. Ni comment on m’a sorti de la brasserie ni comment je me suis retrouvé chez moi dormant tout habillé dans la baignoire. Quelle belle journée. Je cherche à reconstituer l’après-midi du 11 juin.

30/05/2009

Cherche une punition exemplaire

J'ai surpris le gamin en train de fumer un cigare de la main gauche. " C'est un tout petit, papa " disait-il de la main droite. Il a osé ajouter : " Tu devrais avoir peur, papa, je suis le potiron masqué et je vais cracher tous mes pépins ". "D'accord, gamin, mais fais-le par la fenêtre. A l'intérieur ça ne poussera pas sur la moquette ". " D'accord, papa, mais j'exige une rançon ". " Tu sais ce qu'est une rançon ! ". " Oui, papa, et je suis déterminé à combattre pour mes revendications ". " " De mieux en mieux. Quelle est la rançon ? ". " J'exige, ce midi, une vraie soupe faite avec des légumes du marché, des poireaux, des oignons, des épinards à la crême à la place d'une soupe en poudre dans un sachet. Une soupe rouge, avec des boulettes ". " Et oui, rouge, j'aurais du m'en douter ".

2007 octobre 094 - Copie

24/05/2009

Cherche la fête des pères

« Papa, c’est bientôt la fête des pères. Tu veux quoi comme cadeau ? Madame, à l’école, demande des idées ». « Un pot de yaourt vide avec des confettis collés dessus, Grâce à ton institutrice j’ai commencé une collection de pots de yaourt. Quand tu auras quarante ans je m’achèterai une planche que je fixerai au mur pour exposer tous tes chefs-d’œuvre. Le musée du pot de yaourt à travers le temps. A York il y a le musée du jambon. A Agen c’est le musée du pruneau. A Garenne celui du lapin. A Compote celui du boudin. Ici, ce sera le musée du pot de yaourt ». « Papa, tu m’achèteras une casquette marquée Guide ». « Gamin, j’espère qu’à quarante ans tu feras autre chose que d’attendre des autocars de japonais  venus photographier un mètre cinquante de pots de yaourt, ça va coincer dans l’ascenseur pour les faire monter au cinquième étage ». « Je t’offre quoi, alors, papa ? ». « Du persil, du vrai, du vivant. Je n’en ai jamais vu mais ce n’est pas cher. Il parait que c’est bon pour la santé, pour avoir une biloute qui se lève devant les dames, que c’est plein de fer comme les chemins qui supportent les trains ». « Papa, je fais quoi avec le pot de yaourt que madame m’a confié pour ta fête ? ». « Heuuu ».

Lhistoire du plâtre est terminée. Retrouvez-la dans le colonne de droite à partie du 14 mai 2009. Bonne lecture.

12/12/2008

Cherche à vous donner le moral

Commencer par (re)lire le message d’hier. Ce matin, lorsque vous serez en voiture, bloqué dans un embouteillage ou arrêté à un feu rouge ou si vous êtes dans le train des navetteurs, pensez intensément vide-ordure auto Gonzalez. Visualisez la scène. Personnellement je n’en dors plus. Parce que je connais Gonzalez et sa voiture de merde. Si vous êtes bloqué à un feu rouge, n’oubliez pas de démarrer quand le feu crache sa valda. Si vous êtes dans le train et que vous explosez de rire, dites aux autres usagers que c’est parce que vous vous rappelez de l’histoire de la blonde qui vient d’annoncer à sa mère qu’elle est enceinte, dont la mère lui a demandé où elle avait sa tête et qui a répondu : sur le volant. Si vous êtes ailleurs, improvisez. Bon moral.

09/10/2008

Cherche à éviter la déprime

Authentique, j’ai reçu une invitation « Venez découvrir les possibilités culinaires de la cuisine à la vapeur à l’occasion de l’une des démonstrations dans le Théâtre des Dégustations du Salon de l’Alimentation à Bruxelles ». A la vapeur, non mais, à la vapeur ! Mais c’est dépassé les trains à vapeur, tchouc tchouc nougat. Je n’irai pas. Je vais rester chez moi et ressortir le train électrique que j’ai reçu pour mes dix-huit ans. Modèle de luxe : pas un bête rond mais un ovale, c’est à dire un demi rond, un rail droit, un demi rond, un rail droit et ainsi de suite. Quels souvenirs. C’était un cadeau collectif de parrain (il est mort), de marraine (décédée), de maman (paix à son âme) et de papa (tombé d’un mirador à la guerre). Que c’est triste. J’ai un cimetière sur la moquette. C’est déprimant le Salon de l’Alimentation.

05/10/2008

Cherche des volontaires pour gagner 4 euros

Du 4 au 19 octobre : le salon de l’alimentation à Bruxelles. Quinze jours de repas gratuits (échantillons, bien sûr, les vrais repas sont payants) pour le prix d’un abonnement de quinze jours au train ! Je ne peux pas rater ça. J’ai même les entrées gratuites pour le salon ! Par internet. J’ai entré quinze fois mon e-mail et j’ai reçu quinze entrées gratuites. Plus quinze entrées à 4 euros au lieu de 8. Je les revends au prix coûtant. Le problème c’est que les entrées gratuites et les autres sont dans mon ordinateur. Ils disent de les imprimer. Mais je n’ai pas d’imprimante, moi, monsieur. Je cherche quinze personnes, intéressées par une entrée à 4 euros au lieu de 8, capables de transporter mon écran pendant que je me promènerai avec la colonne, le clavier et la souris dans mon sac à dos.  

16/09/2008

Cherche à refroidir le téléphone

Salut les ami(e)s. Quelques jours sans « tûûût » pour laisser refroidir le téléphone mais les nostalgiques peuvent sélectionner « tûûût » dans les tags. En cas de pluie ça peut distraire. Et vous penserez à moi dans les bouchons, quand vous entendrez tûûût, tûûût, tûûût. Marrez-vous et, après, regardez la tronche des automobilistes à côté de vous. Alors là, c’est la crise de rire. Permettez-moi l’expression mais eux, le bouchon, on dirait que c’est dans le cul qu’ils l’ont. Je n’ai pas ce problème, je suis navetteur en train. Je sais que je n’ai pas la radio et les informations internationales. Mais, caché derrière mon sudoku, j’ai les infos régionales, mieux, locales. « Tu sais, la salope en mini-jupe qui monte en première classe parce que c’est le notaire qui lui paie son abonnement, et bien, je sais où elle habite. Il paraît qu’elle consulte chez elle. Quand le notaire est à l’étranger ». Mon problème : je ne suis pas propriétaire, je suis locataire du cinquième. Donc, je ne connais ce notaire que de nom et je ne connais pas ses périodes de séjour à l’étranger. Si vous pouviez m’aider je vous en serais reconnaissant.

12/08/2008

Le saviez-vous ?

C’est en Suisse qu’il y a le plus de trains à crémière parce que ce sont les suisses qui fabriquent le plus de lait.

09:19 Écrit par Fanny dans petites annonces | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : train, suisse, lait, cremiere |  Facebook |

05/06/2008

Cherche à être absent

Je serai moins présent sur les blogs durant quelques jours. Le gamin m’a annoncé qu’il allait avoir des examens de repassage et que je devrai l’aider vu la défaillance pour cause de sénilité de ses grands-parents maternels. Je suis d’accord avec l’avis de sénilité des deux vieux schnocks mais pas avec le fait que ce soit le père du gamin qui doive se taper le repassage.  Le père du gamin, c’est moi. Et je n’ai jamais repassé de ma vie. Je me suis inscrit à des cours. Et j’ai acheté un fer. Enfin, deux. Parce que le premier, c’était un fer à souder, paraît-il. Tout le monde peut se tromper. Pour le cours j’aurais du acheter une chemise, avec un col et des manchettes. Zut, je prendrai un T-shirt. Une chemise avec un col et une cravate, j’en ai une mais je ne m’en sers qu’aux mariages, aux communions et aux enterrements. Elle n’est pas usée. Cinq mariages, deux communions et seize enterrements, c’est rien pour une chemise. Pour la cravate non plus. Elle peut encore servir. Un jour j’ai eu peur. Erreur du serveur et paf, tache de jus de viande quelque part entre le cubitus et le duodénum. Sur le ventre, quoi. Et sur une chemise blanche. On ne voit plus rien.  Merci Tipp-Ex, on ne voit plus rien. Bon, stop, la vie privée de ma chemise ne vous regarde pas. Suite à des cours de repassage j’aurai encore le temps de poster entre les deux tasses de café du matin mais, vu que le bus qui m’amène à l’heure à la gare passe à 7 h 10 et, qu’avant, je dois faire mes lacets et que le bus suivant, à 7 h 45, arrive à la gare après le départ de mon train, j’aurai juste le temps de lire vos blogs et vos commentaires mais pas d’y répondre. Et le soir je vais aux cours du soir. De repassage. Vous comprenez, il ne faut pas que je rate ni le bus du matin ni les cours du soir.

24/02/2008

Cherche l'avenir du gamin

« Gamin, je suis soucieux de ton avenir ». « Oui, papa. Et ça veut dire quoi ? ». « Ce que tu vas faire plus tard, gamin, quand tu seras grand ». « Je ferais quoi, papa ? ». « Je te conseille de travailler aux chemins de fer, dans les trains ». « Pourquoi dans les trains, papa ? ». « Parce que tu n’es jamais à l’heure quand c’est le moment de manger ».

23/11/2006

Cherche à diminuer les frais d'essence

"Papa, Saint Nicolas, c'est toi ?". "Non, non, gamin, Saint Nicolas, c'est Saint Nicolas. Je me contente de lui donner un peu d'argent, pour manger, et d'ailleurs il a un gros ventre, il ne doit pas se priver. Aussi pour son bain mousse, parce que les cheminées c'est salissant. Et aussi pour les carottes de son âne". "J'ai compris, papa, Saint Nicolas fait les courses et toi, tu payes l'essence". "Si tu veux". "Alors, j'écris ma liste : heuuu, un train, un vrai, avec une gare et des navetteurs, des repas chauds sans raviolis et sans chipolata, deux japonais dans un lit, un homme et une femme, et elle qui crie tumatoumi, tumatoumi, comme à la télé, un élastique géant pour faire du saut depuis le cinquième étage, de la mousse à raser pour que tu ne piques plus". "Heuuu, gamin, ça va coûter cher en essence, tout ça, surtout les japonais, t'as vu le trajet". "M'en fous, papa, c'est Saint Nicolas".

24/05/2006

Cherche à envoyer une lettre anonyme

"Papa, il fait quoi, le singe ?". "Ben, heu, il mange une banane". "Pas lui, papa, les deux, là". "Chouette hein, gamin, on a du soleil". "Papa, c'est comme ça que tu m'as fait avec maman ?". "Viens, on va voir les girafes". "Mais, papa, t'as dit qu'on venait au zoo pour m'instruire". "Toi, tu viens pour t'instruire et moi, je viens pour me détendre, d'accord". "D'accord, mais papa, les singes, ils sont un peu comme nous sauf qu'ils n'ont pas de poils là où on a un slip". "Détends-toi, gamin". "Papa, toi tu te détends et moi je m'instruis, c'est toi qui l'a dit". "Allez, on va s'instruire chez les girafes. On va leur demander comment elles font quand elles voyagent en train et qu'il y a un tunnel". "Papa, les singes, ils sont comiques, eux". "Ah bon, tu trouves". Celui-là, le moche, on dirait le nouveau copain de maman". "Ah, où ça, où ça, lequel ?". "Papa, on va voir les girafes". "Attends gamin, je dois faire des photos de ce monstre". "Tu vas faire quoi avec ces photos ridicules ?". "Je vais les envoyer anonymement". "A qui ?". "Rien, gamin, encore trois photos et on file aux girafes".