30/10/2009

Le deuxième indice

Si vous n'avez pas osé répondre hier par peur du ridicule de votre réponse, essayez aujourd'hui. Voici le deuxième indice, l'indice principal. Chaque année sur les plages sablonneuses, pour débarasser les parents de leurs bambins, il y a des concours de château-fort. C'est con, parce que, sauf si la mère est célibataire, c'est le père qui s'y colle. Lui, qui était heureux de prendre des vacances pour faire une pause dans le jardin, se retrouve avec une autre pelle en train de creuser le sable mou pour arriver à la couche de sable dur. Quand il y arrive, parce qu'à la mer il y a la pelle du large mais aussi la pelle du bar, pendant que sa tendre et chère suce un eskimo glacé comme lui ne l'a jamais été, il est distrait par une plus jeune et mieux roulée que sa chère et tendre qui a subi une maternité et, hop, le sable atterri dans la tronche du bambin. Drame. Le petit, de peur, a chié dans son froc estampillé pampers pendant que sa mère continue à sucer. Que va faire le papa ? A sa place je donnerais de grands coups de pied dans le château-fort en criant merde, merde, merde parce que mon pied a fait la rencontre d'un morceau de coquillage pointu et que ça pique. Un bambin qui chiale parce qu'il ne voit plus rien, un père qui sautille en criant ouille ouille ouille et une mère qui suce, quelles belles vacances. Ceci n'était pas un un indice. Le deuxième indice est la photo.

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01/10/2009

Cherche la solution de l'énigme

« Papa, c’est quoi cette photo. On dirait ». « Gamin, on ne dirait rien du tout. D’ailleurs on ne dit rien du tout. On ne peut rien dire du tout. Tu ne peux rien dire du tout. Ferme ta gueule. Silence. C’est l’énigme du jeudi ». « Papa, on dirait du Yann Arthus-Bertrand ». « Ta gueule j’ai dit, ce qui veut dire ferme-la, autrement dit tais toi ». « Papa, tu dois donner des indices pour les téléspectateurs de ton blog. Tu étais avec des mongols fiers ? ». « Ras les pâquerettes, gamin. D’ailleurs une montgolfière n’aurait pas pu s’envoler avec moi à bord tellement je m’étais goinfré au repas du soir ». « Tu avais goinfré quoi, papa ? ». « Gamin, reste poli. Je ne goinfre pas, je déguste, j’excite mes papilles gustatives à défaut d’exciter autre chose, je me délecte, je bouffe, je m’en mets plein la tronche, j’avale tout rond pour être resservi, je gonfle, je rote, je pète mais j’en ai eu pour mon argent. Gamin, c’est à ce prix et à ce sacrifice qu’on augmente le rapport qualité-prix d’un séjour en hôtel de luxe. Pour la boisson c’est la même chose. Quand tout le monde était parti je rentrais à quatre pattes. Avant je faisais le tour des bouteilles vides et j’obtenais encore quelques verres avec les fonds de bouteille ». « Papa, tu es génial ». « C’est normal, gamin. Je suis ton père ». « Et l’énigme, papa ? ». « Ce n’est pas mon problème, gamin. C’est à eux de trouver. Ils ont jusqu’à demain ».

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