30/01/2010

Cherche les carottes

« Gamin ». « Oui, papa ». « Gamin, où sont les carottes que je dois cuire pour le repas de midi ? ». « A l’école, papa ». « Quoi, des carottes à l’école. Elle se les met où ta maîtresse ? Elle se prend pour le tunnel sous la Manche ? ». « Papa, demain avec l’école on va visiter une ferme. Avec des veaux, vaches, cochons, couvées et des lapins. Madame a demandé d’apporter un peu de nourriture ». « Et tu trouves que quatre carottes c’est un peu de nourriture ! Gamin, c’étaient nos légumes pour deux jours ». « Papa, madame a dit que les agriculteurs vont de pis en pis et qu’il faut les aider ». « Avec les vaches peut-être, ils n’arrivent plus à faire leur beurre avec leur lait, mais avec des lapins ! Aller de pis en pis avec des lapins, non mais, on aura tout vu. Sais-tu que le pire mois pour les agriculteurs c'est le mois de février parce qu'ils n'ont que vingt-huit jours pour se plaindre. Tu dois rayer ces idées reçues d’une traite, gamin. Les agriculteurs, s’ils écossaient leurs petits pois, ils pourraient vendre des kilts et des plaids à carreaux ». « Papa, on mange quoi ce midi ? ». « Raviolis, gamin ». « Ah ». « Oui, et sans carotte dans la sauce ».

22/10/2009

L'énigme du champignon

C'est la période des champignons, surtout les "des bois". Personnellement je préfère les "de Paris", ça fait plus distingué. Pourtant je sais bien qu'il n'y a pas champignon à Paris, à part la mérule dans les appartements. Le champignon de Paris vient, certains, pas tous, de Vireux-Molhain dans les Ardennes françaises. Pour le comprendre il faut savoir que le CFV3V circule de Mariembourg à Treignes mais pas en hiver. Le CFV3V est le Chemin de Fer à Vapeur des 3 Vallées. Il emprunte une partie de la très ancienne ligne internationale Paris-Bruxelles. Actuellement, la dernière gare belge est Treignes mais, après Treignes, il y a un très long tunnel qui débouche à Vireux-Molhain, en France. La France, au passé douteux, qui a rasé ses terrils, a donné en concession ce magnifique tunnel à un éleveur de champignons. C'est facile, dans un tunnel. Il y a le noir pour que le champignon "de Paris" soit bien blanc, la température constante et automnale et le bon degré d'humidité. Je lance un appel au monde entier : Sauvons un tunnel, ne mangeons plus de champignons "de Paris". Végétariens, unissons-nous, profitons des protéines de la viande saignante, refusons les champignons ayant vécu dans le noir, la température automnale et l'humidité. Capturons ces champignons artificiels. Rendons leur l'air libre, déposons-les délicatement sur leur habitat naturel, les bouses de vache. Et rendons à ce tunnel, témoin d'un passé industriel glorieux, sa vocation transfrontalière. C'est la première fois que je m'étonne moi-même de ce que j'écris. Allez, hop, je continue tant ma muse s'amuse. Automobilistes, rejoignez-nous, ne poussez plus sur le champignon. Bon, ça suffit. Pour l'énigme d'aujourd'hui, j'aurais pu demander ce que signifient les 3V de CFV3V. Les 3 vallées sont celles de l'Eau blanche, l'Eau noire qui, se mêlant leurs eaux, forment la vallée du Viroin. Où ça ? A Viroinval bien sûr. Alors, pour l'énigme, puisque nous sommes dans les champignons, la question est : quel est le nom de celui-ci, découvert au hasard d'une promenade.

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L'énigme du champignon

C'est la période des champignons, surtout les "des bois". Personnellement je préfère les "de Paris", ça fait plus distingué. Pourtant je sais bien qu'il n'y a pas champignon à Paris, à part la mérule dans les appartements. Le champignon de Paris vient, certains, pas tous, de Vireux-Molhain dans les Ardennes françaises. Pour le comprendre il faut savoir que le CFV3V circule de Mariembourg à Treignes mais pas en hiver. Le CFV3V est le Chemin de Fer à Vapeur des 3 Vallées. Il emprunte une partie de la très ancienne ligne internationale Paris-Bruxelles. Actuellement, la dernière gare belge est Treignes mais, après Treignes, il y a un très long tunnel qui débouche à Vireux-Molhain, en France. La France, au passé douteux, qui a rasé ses terrils, a donné en concession ce magnifique tunnel à un éleveur de champignons. C'est facile, dans un tunnel. Il y a le noir pour que le champignon "de Paris" soit bien blanc, la température constante et automnale et le bon degré d'humidité. Je lance un appel au monde entier : Sauvons un tunnel, ne mangeons plus de champignons "de Paris". Végétariens, unissons-nous, profitons des protéines de la viande saignante, refusons les champignons ayant vécu dans le noir, la température automnale et l'humidité. Capturons ces champignons artificiels. Rendons leur l'air libre, déposons-les délicatement sur leur habitat naturel, les bouses de vache. Et rendons à ce tunnel, témoin d'un passé industriel glorieux, sa vocation transfrontalière. C'est la première fois que je m'étonne moi-même de ce que j'écris. Allez, hop, je continue tant ma muse s'amuse. Automobilistes, rejoignez-nous, ne poussez plus sur le champignon. Bon, ça suffit. Pour l'énigme d'aujourd'hui, j'aurais pu demander ce que signifient les 3V de CFV3V. Les 3 vallées sont celles de l'Eau blanche, l'Eau noire qui, se mêlant leurs eaux, forment la vallée du Viroin. Où ça ? A Viroinval bien sûr. Alors, pour l'énigme, puisque nous sommes dans les champignons, la question est : quel est le nom de celui-ci, découvert au hasard d'une promenade.

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11/10/2009

Cherche Vve Pommery

« Gamin, regarde, Waterloo à l’envers ». « Pourquoi, papa ? ». « Parce qu’ici, lors d’une excursion, nous devions d’abord descendre les marches et puis les remonter ». « Pour prendre le métro, papa ? ». « Non, gamin, pour visiter une crayère ». « Une fabrique de crayons, papa ? ». « Non, gamin. Les crayères sont de grands trous de plus de trente mètres de profondeur creusés par les romains pour en extraire de gros blocs de craie pour leurs constructions. Plus proche de nous, différentes crayères furent reliées par des tunnels par une dame, Vve Pommery, pour y entreposer des millions de bouteilles ». « Vé-vé-euh, quel drôle de prénom, papa ». « C’est ce qui était écrit, gamin ». « C’était comme un drive-in mais à pied, papa ». « Non, gamin, on ne pouvait pas toucher parce que les poussières sur les bouteilles de champagne étaient millésimées, gamin ». « C’est quoi du champagne, papa ». « Disons que c’est du kidibulle pour adultes et que c’est fait avec du raisin ». « Papa, avec son nom, madame Vé-vé-euh Pommery aurait du fabriquer du cidre, avec des pommes ». « Excellent, gamin, celle-là je vais la raconter au bureau ». « Et on s’est promené dans les galeries chauffées naturellement à 12 degrés. Brrrrr, rien que d’y repenser ». « Papa, ce n’était plus crayère, c’était gruyère ». « Gamin, je t’ai déjà dit mille fois que c’est dans l’emmenthal qu’il y a de gros trous pour laisser passer les souris. Dans le gruyère nous ne savons pas puisque je n’achète que du gruyère râpé ».  « Tu as pu en boire, papa, du champagne ». « Oui, gamin, mais les organisateurs ne sont pas cons. Nous devions d’abord remonter toutes les marches pour déguster un verre ».

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15/06/2009

Cherche à me souvenir du 11 juin

Le voyage du 11 juin (avec une copine dont je tairai le nom) avec des petits vieux s’est bien passé. Le parcours en train touristique, un vrai train, pas un tracteur agricole à pneus déguisé en locomotive, avec de vrais rails d’époque pas soudés mais mis bout à bout, avec le vrai tagadam tagadam tagadam à chaque joint de rail. Impossible de dormir, impossible de se parler, impossible de résoudre un sudoku, le crayon se trompait de case tellement nous étions secoués. Voyage magnifique. Je le dis, le pète et le répète parce que je sais qu’un de mes potes, Michel, l’organisateur, va lire ce message et j’ai envie qu’il m’invite encore. Par la fenêtre du train on a vu des arbres, des arbres, des arbres. A un certain moment, le conducteur du train, le machiniste en langage ferroviaire, a annoncé : « Vous allez revivre et voir ce que voyaient les travailleurs qui, au début du siècle précédent, prenaient le train tôt, c’est-à-dire de nuit l’hiver et rentraient tard, c’est-à-dire dans le noir ». Revivre, peut-être mais voir, rien. Nous sommes entrés dans un tunnel de plus d’un demi-kilomètre, à un mètre près et le machiniste a éteint les loupiotes. Dans un tunnel ! Noir de chez noir. Pendant un demi-kilomètre parcouru à du dix à l’heure, tagadam, tagadam, tagadam. Faites le calcul. Je ne sais pas si des mains se sont perdues dans le noir mais, par précaution et, afin de garder ma copine, j’ai laissé les miennes dans mes poches. J’ai entendu des cris dans le noir. Incroyable l’effet d’un train dans un tunnel, sans lumière, sur la libido de petits vieux de quatre-vingt ans et plus. Un vrai spectacle son et lumière mais sans lumière. Après le train nous avons eu droit à une séance de musculation. Dans un bus sorti d’un musée. Et trop petit pour asseoir tout le monde. J’étais debout. Remonter le long du cours d’une rivière, en bus asthmatique, cramponné à deux barres verticales, avec le cul qui esquisse la danse des canards à chaque virage, coin coin, je me suis dit en moi-même ‘Et dire que j’ai payé pour ça’. Après 20 minutes de musculation des biceps dans la salle de body-building à roulettes je me suis mis à marcher en lacets, comme le cours de la rivière. J’ai du m’accrocher à un tilleul tricentenaire classé au patrimoine mondial du village. Vint ensuite le repas qui, il faut l‘avouer, était délicieux. Trois services : 1. Tartelette ardennaise OU Terrine de Pâté maison ; 2. Jambonneau rôti à la MOutarde OU TruiTE de la Lesse Cuite mEUnière ; 3. Glace MaisOn OU Crêpe de Campagne (sur le menu il y avait des majuscules un peu partout mais je ne sais plus où). Notre truc à ma copine et moi : nous avons demandé un plat de chaque sorte et nous avons partagé. De ce fait, j’ai mangé une demi-tartelette ardennaise, de la terrine de pâté maison, une demi-truite meunière, un demi-jambonneau à la moutarde, une demi-crêpe et une moitié d’une glace. Six plats pour le prix de trois ! En cette période de récession économique, ce n’est pas négligeable. Si j’avais participé à l’excursion seul je n’aurais pas pu le faire. Je vous laisse le truc sans droits d’auteur. Autre truc : j’ai envoyé ma copine aux toilettes pendant le Café et ses MiGnardises. Il faut dire que nous étions parmi les plus jeunes, ce qui me donnait une légère supériorité en matière de rapidité de fonctionnement des neurones. Parce qu’après il y avait visite guidée du village. D’accord, il faut associer le culturel à la bouffe mais, si l’organisation avait été parfaite, on nous aurait prévenu qu’il n’y avait que deux toilettes pour quatre-vingt petits vieux. C’est dingue le temps que ça prend, pour un petit vieux, de déboutonner sa braguette, de trouver où se cache son rince-patates, de viser dans le pot et de reboutonner le pantalon. Il y en a qui sont ressortis la braguette ouverte, à cause de la complexité des boutons. J’en ai vu deux qui avaient déboutonné leurs gilets, tenu leur cravate en main et pissé dans leur pantalon. Nous, nous étions déjà dehors, près du guide, un peu spécial avec son parapluie ouvert alors qu’il ne pleuvait pas. On nous a quand même prévenu qu’un léger retard dans l’horaire allait se produire parce qu’une des toilettes était réservée aux sans papier vu l’absence de rouleau de réserve. Quand on sait que vingt pourcent des petits vieux doivent faire leur « grande », ça allonge la file devant les toilettes. Le guide est resté sous son parapluie pendant que ma copine et moi avons fait trois fois le tour du village sans guide. N’ayant pas pris mes précautions durant le cAfé ET ses milliardiSes j’ai aidé des indigènes locaux en arrosant leur jardinière de fleurs assoiffées. Nous avons rejoint le groupe quant le guide expliquait « Aux fenêtres de l’étage supérieur, en vous penchant sur la gauche, vous pouvez distinguer des géraniums ». Ah, bon, des géraniums. Je n’ai pas perdu ma journée, je sais maintenant que les trucs qui pendouillent aux fenêtres s’appellent des géraniums. C’est beau, la culture. Après, c-à-d après être monté péniblement dans le car (nous, on est déjà dedans pour ne pas avoir à pousser des culs de petits vieux qui pètent d’avoir trop mangé et qui, pour avoir abusé des boissons gratuites comprises dans le prix de l’excursion, n’arrivent plus à compter les deux marches pour entrer dans le car) nous sommes allés visiter une brasserie où on cultive la bière. Avec l’autocar de l’époque de la pierre taillée (aujourd’hui je me pose encore la question de savoir comment nos ancêtres ont fait pour inventer le moteur alors que les sources de diesel n’étaient pas encore découvertes) nous avons rejoint la brasserie pour une visite obligatoire avant la dégustation gratuite pour les plus valides qui ne se sont pas égarés entre les cuves. Plus de cent marches, vers le haut et vers le bas ! Des marches en treillis métalliques. « Vous n’avancez plus, madame ? ». « Mes souliers à talon aiguille se sont plantés dans la marche en treillis et je n’arrive pas à les enlever ». « Vous devez aller pieds nus à l’étage en dessous et sucer les talons, ça les aidera à sortir ». « Mon bon monsieur, il y a vingt-deux ans que je suis veuve et que je n’ai plus sucé ». « Désolé, ma petite vieille mais on m’attend à la dégustation ». Personnellement, une visite de brasserie dans une excursion de petits vieux, c’est ce que je préfère.   Chaque fois que la serveuse passait, mon verre vide était déjà mis devant l’octogénaire à côté de moi. « Madame, ici, chez moi la chope, lui il ne peut pas, il a le diabète. Dommage pour lui, hein, une si bonne bière ». Après, je ne sais plus. Ni comment on m’a sorti de la brasserie ni comment je me suis retrouvé chez moi dormant tout habillé dans la baignoire. Quelle belle journée. Je cherche à reconstituer l’après-midi du 11 juin.

17/02/2009

Cherche un bon tunnel

Et dire que j’ai payé pour entrer dans le tunnel des amoureux ! Ah, les salauds, ils auraient du mettre de la lumière. Si vous saviez avec quel boudin j’en suis ressorti.

09:16 Écrit par Fanny dans petites annonces | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : tunnel |  Facebook |

30/03/2007

Biglodion et les animaux (4)

Biglodion et les animaux (4)

100.000 visites, 100.000 mercis. Pour fêter ça, je vous livre quelques paquets d’annonces déjà publiées et regroupées par thèmes : le gamin, maman, les rencontres, le supermarché, etc. C’est un peu mon « biesse tof » personnel. N’hésitez pas à me faire connaître le vôtre. Bon amusement. Amitiés.

 

Cherche à envoyer une lettre anonyme

 « Papa, il fait quoi, le singe ? ». « Ben, heu, il mange une banane ». « Pas lui, papa, les deux, là ». « Chouette hein, gamin, on a du soleil ». « Papa, c’est comme ça que tu m’as fait avec maman ? ». « Viens, on va voir les girafes ». « Mais, papa, t’as dit qu’on venait au zoo pour m’instruire ». « Toi, tu viens pour t’instruire et moi, je viens pour me détendre, d’accord ». « D’accord, mais papa, les singes, ils sont un peu comme nous sauf qu’ils n’ont pas de poils là où on a un slip ». « Détends-toi, gamin ». « Papa, toi tu te détends et moi je m’instruis, c’est toi qui l’a dit ». « Allez, on va s’instruire chez les girafes. On va leur demander comment elles font quand elles voyagent en train et qu’il y a un tunnel ». « Papa, les singes, ils sont comiques, eux ». « Ah bon, tu trouves ». Celui-là, le moche, on dirait le nouveau copain de maman ». « Ah, où ça, où ça, lequel ? ». « Papa, on va voir les girafes ». « Attends gamin, je dois faire des photos de ce monstre ». « Tu vas faire quoi avec ces photos ridicules ? ». « Je vais les envoyer anonymement ». « A qui ? ». « Rien, gamin, encore trois photos et on file aux girafes ».

 

Cherche deux gros rouleaux en carton

« Papa,c’est quoi cette vache avec une grosse corne sur le nez ? ». « D »après le catalogue, c’est un rhinocéros ». « Il ne ressemble pas au monsieur chez qui on est allé ». Ah, mais lui c’est un autorhinocéros, un déboucheur nez, gorge, oreilles ». « Papa, avec sa corne, comment il fait pour regarder la télé, le rinossérosse ? ». « On va demander au gardien. Monsieur, pour la télévision ... ». « Qu’est-ce qu’il a dit ? ». « Il n’est pas du zoo, il est de Liège, il a dit oufti ». « Papa, il doit quand même loucher, c’est un oculisse qu’il doit aller voir ». « T’as raison, gamin. Tu sais quoi ? ». « Non ». « A la maison, on va se coller un gros rouleau en carton sur lez nez et on regardera les Simpson, d’accord ? ». « Papa, tu es génial ». « C’est normal, gamin, je suis ton papa ».

 

Cherche distractions

Le gamin est chez sa mère pour les vacances. C’est déprimant : quand j’ouvre une boîte de raviolis, j’en ai pour deux jours. Je m’amuse comme je peux. Hier, j’ai inversé Kiki, le hamster et Maurice, le poisson rouge. Dans le bocal, Kiki avait l’air d’une loutre. Mais Maurice n’a pas voulu aller dans la roulette du hamster. Il tapait sur le fond de la cage avec sa queue comme un catcheur qui fait semblant d’être étranglé par l’adversaire qui s’est assis sur sa tête. Ouf, ils sont encore vivants tous les deux. Mais pour combien de temps ? Si vous partez en vacances, je peux garder vos animaux. Sans garantie. Aujourd’hui je fais la fête, tout seul : je vais mettre du fromage râpé sur les raviolis. Si vous avez d’autres idées de distraction, envoyez-les.