27/06/2010

La quinzaine du pied (1)

« Papa, Cédric et ses parents vont en vacances à Saint Jean Pied de Porc. C’est où ? ». « Gamin, merci de m’avoir posé la question. Contrairement à ce que beaucoup de gens croient, c’est dans le pays basque et pas en Normandie ». « Et pourquoi ils se trompent les gens, papa ? ». « Parce qu’ils croient que les vieux du coin se promènent avec une crêpe noire et plus que centenaire sur le crâne. La crêpe normande ça se bouffe, ça se mange, ça se déguste. Le truc noir c’est un béret ». « C’est quoi un béret, papa ? ». « C’est une crêpe noire et plus que centenaire que les basques mettent sur leur tête, gamin ». « Et pourquoi c’est Jean du pied de porc, papa ? ». « De port, gamin, avec un T. Avec un C c’est une autre histoire ».

30/10/2009

Le deuxième indice

Si vous n'avez pas osé répondre hier par peur du ridicule de votre réponse, essayez aujourd'hui. Voici le deuxième indice, l'indice principal. Chaque année sur les plages sablonneuses, pour débarasser les parents de leurs bambins, il y a des concours de château-fort. C'est con, parce que, sauf si la mère est célibataire, c'est le père qui s'y colle. Lui, qui était heureux de prendre des vacances pour faire une pause dans le jardin, se retrouve avec une autre pelle en train de creuser le sable mou pour arriver à la couche de sable dur. Quand il y arrive, parce qu'à la mer il y a la pelle du large mais aussi la pelle du bar, pendant que sa tendre et chère suce un eskimo glacé comme lui ne l'a jamais été, il est distrait par une plus jeune et mieux roulée que sa chère et tendre qui a subi une maternité et, hop, le sable atterri dans la tronche du bambin. Drame. Le petit, de peur, a chié dans son froc estampillé pampers pendant que sa mère continue à sucer. Que va faire le papa ? A sa place je donnerais de grands coups de pied dans le château-fort en criant merde, merde, merde parce que mon pied a fait la rencontre d'un morceau de coquillage pointu et que ça pique. Un bambin qui chiale parce qu'il ne voit plus rien, un père qui sautille en criant ouille ouille ouille et une mère qui suce, quelles belles vacances. Ceci n'était pas un un indice. Le deuxième indice est la photo.

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30/09/2009

Cherche à faire de la gymnastique

« Papa, c’est quoi cette photo ? ». « Ce sont quelques infirmiers et beaucoup d’infirmières, gamin ». « Mais, papa, tu étais vraiment chez les fous ? ». « Non, hein, gamin. C’était le moment de la gymnastique de revalidation des membres supérieurs ». « Et ça veut dire quoi, papa ? ». « Heuuu, disons que dans le groupe il y avait des ramollis du cerveau mais aussi des ramollis des bras. Je t’en ai déjà montré, hein, gamin, chez Carrefour, des intellectuels, ministres, avocats, chefs de bureau, cons en tous genres, qui n’arrivent pas à soulever un casier de bouteilles de bières trappistes. Comme les activités de délassement étaient obligatoires pour tout le monde j’ai du y participer. C’est ça des vacances de revalidation collectives, gamin. C’est un peu comme les scouts mais en plus âgé ». « On a l’impression que vous chantiez, papa ». « Oui, gamin, nous devions chanter. Pour garder le rythme ». « C’était quoi la chanson, papa ». « Vois-tu, gamin, vu qu’il y avait des étrangers, deux suisses francophones et un belge, moi, les organisateurs ont choisi une chanson polyglotte ». « C’était quoi, papa ? ». « Attends. Une, deux. Troulala, troulala, troulalalalère, troulala, troulala, troulalala ». « Papa, quand je vais dire aux copains que tu as fait partie d’une chorale internationale ils vont tomber le cul par terre ». « Heuuu ».

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29/09/2009

Cherche la camaïeu

« Papa, c’est idiot, cette photo ». « Non, gamin, c’est pour montrer un datura, sur la gauche, avec ses fleurs en trompettes retombantes ». « Tu appelles ça des trompettes, toi ! ». « Gamin, tu vois bien que ce n’est pas un biniou ni un youkoulélé ». « Dis donc, papa, c’est écrit de luxe sur le fronton de l’entrée ». « Gamin, avec toi je dois être honnête car, honnêtement, c’est pour épater les collègues au bureau que j’ai pris cette photo avec le ‘de luxe’. Le datura, je ne l’avais pas vu au moment où j’ai pris la photo. Je m’en fiche du datura. C’est con, un datura, ça pendouille ». « Comme toi après les douches chaudes, hein, papa. La chaleur ça fait ramollir ». « Heuuu ». « Si j’ai bien compris, papa, c’est l’entrée de ton hôtel de remise en forme ». « Oui, gamin. Personnellement je la trouve réussie, cette entrée, avec son camaïeu de couleurs ». « Tu veux dire caméléon, papa ». « Non, gamin, un camaïeu. C’est quand les couleurs sont les mêmes mais avec des différences. Tu vois bien qu’il y a des différences de couleurs dans les pierres de même couleur, quand même ». « Oui, papa. Ne t’énerve pas, papa, sinon tu devras retourner à l’hôtel ». « Heuuu ».

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28/09/2009

Cherche les beaux draps

« Papa, cette photo là, c’est avant ou après ton séjour réparateur ? ». « C’est avant, gamin. Ils nous prenaient en photo au cas où l’un d’entre nous se serait échappé. Pour faciliter la tâche de Julie Lescaut, la fliquesse qui dénoue toutes les énigmes. Mais, pour s’échapper, il eut fallu avoir du pot. Du pot d’échappement. Il aurait fallu péter des flammes dans la tubulure ». « Je vois que tu étais dans de beaux draps, papa ». « Oui, gamin. C’est important. Les draps propres dans un hôtel de luxe, c’est comme les toilettes dans un restaurant. Tu sais, dans un restaurant, avant de m’asseoir et de commander, je vais aux toilettes. Si elles sont propres je reste. Si elles sont dégueulasses, j’en ressors et je demande au patron une carte avec l’adresse en disant que je vais revenir avec douze copains ». « Et que dit le patron du restaurant, papa ? ». « Gamin, un patron d’un restaurant qui a des toilettes pas propres ne peut être qu’un con et, un con de patron de restaurant, ça sourit quand on lui dit qu’on va revenir avec douze copains. Il imagine déjà le nombre de litres d’essence qu’il pourra mettre dans sa bagnole de sport grâce au bénéfice plutôt que payer une demi-heure son personnel pour rendre les toilettes propres ». « C’est pas con ce que tu dis, papa ». « Gamin, vas voir nos toilettes. Elles sont propres. Quand je vise à côté, le soir, à cause des petites bières, le lendemain, tard dans la matinée, je nettoie ». « Papa, tu es plus beau maintenant après ton séjour à l’hôtel qu’au moment de la photo ». « Gamin, tu as le sens de l’observation. Approche ton front, que je t’embrasse ».

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24/09/2009

Chercehe à zexpliquer mes vaquances

« T’étais où, papa, pour tes vacances ? ». « Heuuu, gamin, je ne sais plus. C’était bien. On ne devait pas se laver parce qu’on recevait la douche froide collective le matin, la douche tiède collective à midi et la douche chaude collective le soir. Ce sont des psychologues avertis qui ont inventé ça. La douche froide du matin réveille et chasse les fourmis dans les jambes. La douche tiède de midi maintient éveillé et la douche chaude du soir fait dormir et permet de ne changer les draps qu’une fois par séjour. Des douches à l’eau de source, gamin. Je pouvais garder la bouche ouverte pendant la douche. Non seulement j’économisais le dentifrice mais, en plus, j’avais mon Apport Journalier Recommandé, mon AJR comme c’est écrit sur les pots de yaourt, en calcium, potassium, plutonium, atomium, géranium, uranium. Une cure de santé, gamin ». « Tu as des photos, papa ? ». « Des douches, non. On devait être tout nu, dans le plus simple appareil comme ils disaient, c-à-d sans appareil. Moi qui ne sais pas nager j’ai bu la tasse trois fois par jour. Pour faire des économies parce qu’au distributeur l’eau était payante ». « C’était pour quoi, l’eau, papa ? ». « C’est de l’eau pleine de vertus. Contre les rhumatismes, pour avoir de belles dents blanches si on gardait la bouche ouverte pendant les douches, pour faire circuler la circulation. Et l’eau avait même des vertus aphrodisiaques mais ça je n’ai pas testé ». « C’est quoi affreux disiaque, papa ? ». « Gamin, je viens de te dire que je n’ai pas testé, voyons. En plus le jet était tellement puissant que je n’aurais pas su lever le petit doigt ». « Papa, tu en oublies l’énigme du jeudi ». « Heuuu, disons, heuuu, dans quelle commune cette photo a-t-elle été prise ? Un indice : c’est en Europe ».

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02/07/2009

Cherche les vacances (conseils)

Voici quelques conseils pour des vacances réussies :

1.       Achetez votre lait en bouteille d’un demi-litre avec un gros bouchon à visser.

2.       Ne donnez surtout pas le bouchon à des œuvres qui les récoltent.

3.       Soyez attentifs à vos enfants quand l’auto est à l’arrêt dans une file.

4.       Pour les hommes : ménagez votre prostate, vous n’en avez qu’une.

5.       Souriez quand les gens de la voiture d’à côté, à l’arrêt, vous regardent.

6.       Cherchez-moi dans la file de voitures à l’arrêt depuis deux heures sur la route des vacances, bloquées par un chargement qui a perdu son camion, j’ai LA solution pour le prix modique d’une bouteille de lait.

Venons-en à la réalité : c’est en voiture, à l’arrêt depuis deux heures sur l’autoroute, que le besoin de pisser se fait le plus pressant. Si vous avez suivi mes conseils, vous prenez la bouteille vide d’un demi-litre de lait avec un gros bouchon et un gros goulot pour pouvoir y introduire votre engin (pour les dames, prévoyez un entonnoir), vous souriez aux gens de la voiture d’à côté, vous vous soulagez sans être poursuivi pour exhibitionnisme, vous remettez le bouchon sur la bouteille à condition de ne pas avoir donné le bouchon à des œuvres et hop, vous attendez que la circulation redémarre dans la joie, le soulagement et la bonne humeur. Si vous n’avez pas suivi mes conseils, sachez que je passerai mes vacances en voiture, dans les bouchons, avec, dans le coffre, deux mille six cent dix-huit bouteilles de lait d’un demi-litre, vides, en plastique, avec bouchon à visser, pour vous les confier au prix modique d’une bouteille de lait remplie de lait. A noter que j’ai pensé aux familles nombreuses (et pas aux fameuses nombrilles comme dit le gamin) : j’emporte avec moi six cent douze bouteilles de lait vides d’un litre, avec un goulot et un bouchon à visser. L’année prochaine je circulerai dans les bouchons avec des jerrycans pour les autocars.

01/07/2009

Venez nombreux à ma brocante

Il va y avoir une grande brocante et foire du terroir dans ma rue, des deux côtés. J’ai loué la moitié de la façade de l’immeuble. L’autre moitié, c’est monsieur Gonzalez, le portugais du troisième, qui présentera des spécialités de son pays. Pendant qu’il fera foire du terroir je ferai foire du tiroir. Venez nombreux. Je suis facile à trouver : je serai au seul emplacement où il n’y aura rien car j’expose tout sur le balcon, au cinquième. L’ascenseur est gratuit mais, dedans, j’aurai mis le gamin qui acceptera volontiers quelques piécettes pour se constituer un pécule de vacances et aussi, très important, pour que vous entriez à la bonne porte au cinquième parce que ma voisine de palier a un sale caractère. Ambiance assurée. Venez nombreux.

01/06/2009

Cherche un menu à deux plats

« Papa, aujourd’hui c’est le jour de la tarte aux pommes. C’est chouette, non ? ». « Gamin, depuis quand crois-tu que c’est toi qui vas composer le menu ici ? Aujourd’hui on mange italien. En entrée, l’antipasti, c’est raviolis nature, et, en plat principal, raviolis à la sauce. Comme je n’ai que des boîtes de raviolis en sauce je vais en laver quelques uns pour préparer l’entrée. Gamin, j’espère que tu accepteras que nous n’ayons qu’une seule assiette pour tout le repas. Ils l’ont dit à la télévision : il faut économiser l’eau. C’est pour ça que, sur le balcon, j’aurais préféré planter un platane parce que c’est plein d’oiseaux, mais je me contente d’un bonzaï en pot. Pour les toilettes et pour la vaisselle c’est la même chose, il faut économiser l’eau et, pour la vaisselle, en plus, il faut économiser les gestes inutiles. C’est grâce aux économies que je peux t’offrir des vacances de deux fois un demi-jour à la plaine de jeux. Je résume : gamin, aujourd’hui journée italienne, deux plats, une assiette ». « Papa, tu peux supprimer l’entrée, je n’aurai pas fort faim car je dois garder une place dans mon estomac pour la tarte aux pommes. Papy et Mamy me l’ont dit ». « Pourquoi t’ont-ils dit ça, ces vieux schnocks, gamin ? ». « Parce que, papa, normalement, après les raviolis et avant ta sieste, il est prévu que tu me conduises chez eux ». « Gamin, tu veux faire la révolution ? Non seulement tu décides de mon repas mais tu veux gérer mon emploi du temps ! ». « Papa, si tu es sage maintenant, quand tu seras à l’hospice j’irai te porter des bonbons qui ne collent pas à ton dentier ». « Heuuu ».

18/03/2009

Cherche ma route pour Orval

Avez-vous vu le réveil en forme de coeur, côté gauche ? C'est une des nombreuses attentions que Titine et Chacha ont pour ceux qui leur font confiance. J'aurais pu vous montrer une photo de la machine à café, du tire-bouchon ou des essuies enrubannés d'un cordon bleu. Et si le tic-tac vous empêche de dormir il n'y a qu'à poser délicatement le petit coeur dans la cabinet de toilette.

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16/03/2009

Rencontre chez http://chiny.skynetblogs.be

« Papa, tu es devenu fou ». « Pourquoi,  gamin, ». « Hé, t’as vu le petit déjeuner gargantuesque  que tu me présentes en lieu et place des corn-flasques au lait écrémé habituels. T’es tombé sur ta tête, papa ? ». « Gamin, je reviens de chez http://chiny.skynetblogs.be  J’y ai appris les bonnes manières de l’accueil ». « Papa, il y a trop de choses à manger ». « Gamin,  ne dis rien. Si tu ne manges pas ton fruit ni ton fromage, tu les emportes pour ta collation à la récré ». « Papa, tu as mis aussi du jus d’orange, c’était le club Med ? ». « Gamin, ne le dis à personne mais chez Titine et Chacha, c’est comme ça. J’y suis allé avec, heuuu, comment dire, une très bonne vielle connaissance  que je te présenterai  un jour mais que seuls Titine et Chacha ont vu et ont sympathisé avec elle et elle avec eux ». « Tu avais pris Pipette, le femme de Kiki, mon hamster ? ».  « Gamin, ma vie privée ne regarde que ma quéquette et moi ». « Papa, chez tes potes, Tatane et Chichi, t’avais la télé dans la chambre ? ». « Titine et Chacha, gamin, mais c’est à eux ces noms là, et c’est aussi leurs noms d’artistes sur Bonny and Clyde. Je les appelais Martine et Maurice. Oui, hein, gamin, il y avait la télé. Tu sais quoi, gamin ? ». « Non, papa ». « J’avais pris mon décapsuleur tire-bouchon, mon café en poudre, des tasses, des cuillères, des essuies, des slips de rechange au cas ou je tomberais dans la Semois et je n’ai eu besoin que des slips. Parce qu’il y a tout dans la chambre : la cafetière électrique, le café frais moulu, des couverts et même un réveil ». « Pourquoi tu ne m’as pas pris avec toi, papa ? ». « Parce que c’est une chambre pour deux personnes, gamin. Et j’étais deux. Et puis c’était fatigant ». « Ils sont fatigants, tes potes, papa ? ». « Pas du tout, gamin. Je les voyais quand, toc toc, ils apportaient le petit déjeuner à l’heure demandée la veille, avec des croissants, des pains au chocolat et, suivant les jours, du bon pain gaumais, des sandwiches ou une baguette encore tiède ». « Tu vas y retourner, papa ? ». « Je pense que oui, quand les jolis villages seront fleuris. Gamin, dépêche toi, c’est l’heure ». « Mais je n’ai pas fini, papa ». « Je comprends, gamin. Je n’ai jamais su tout manger tellement le petit déjeuner était varié, copieux et délicieux ». 

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22/08/2008

Cherche à sortir

Hello, ce sont les vacances d’été. J’ai pris mes quartiers d’hiver à la cave. Je la vide. Et je rêve. De la mer, de la plage, de la fête des paires, pouêt pouêt, excusez-moi, madame, je l’ai fait exprès, c’est pour faire rire le gamin et lui apprendre les bonnes manières. Et, à la plage dans ma cave, je deviens poète. Si, si. Vous ne me croyez pas. Hop, je me lance. Pas dans la mer, hein, je ne sais pas nager. Je me lance dans la poésie. Trois, quatre. « Oh, Oh » « Un Hun » « Au haut » « D’une dune ». Ce n’est peut-être pas le prix qu’on court mais c’est peut-être le prix con tout court. Ah, ces arts. Et ses césariennes. Ah, os quart et ses os quartilagineux. Ah, Gérard et ses gérarmenvuplupetitebites. L’avantage d’être à la plage dans sa tête alors qu’on est dans sa cave, c’est que dans la cave il n’y a pas de vent qui oblige à courir après le parasol, pas de pluie qui oblige à tout replier alors qu’on vient d’arriver, pas de sable sur la crème glacée ou entre les orteils.  Si un homme avec un homme c’est un homosexuel et qu’un homme avec une femme c’est un homofoyer, un homme seul dans sa cave c’est un homo sapiens. Et un homo, quand ça piense, ça piense. Je ne sais pas ce que ça veut dire, mais ça passe bien avec du rouge. Car, miracle, j’ai aussi retrouvé des bouteilles de rouge dans la cave. Alors je porte un toast. Expression stupide puisqu’il n’y a rien à bouffer dans ma cave. Je me vois déjà, levant le bras dans la salle du congrès socialiste, m’adressant à Diroupo : « Bonjour, heuuu, ne trouvez-vous pas, dans le cadre de la politique actuelle telle qu’elle est et afin de la faire avancer puisqu’elle est au bord du précipice, que le rouge, après du blanc, ça fait du rose. Le rose, la couleur des dessous. Des dessous de table. Bien plus que deux sous, d’ailleurs, sous la table. Et, coucou, sous la table, un troisième saoul, Daerden. Je ne veux pas Paul et Mickey, juste vous dire que, heuuu, ne me coupez pas quand j’ai la parole, hein, heuuu, que, quand, lorsque, hips, que si, à l’inverse de ce qui se passe dans votre famille politique, à savoir renvoyer l’ascenseur quand on vous ouvre la porte, hips, je vous offrirai l’ascenseur si vous me dites où se trouve la porte de la cave. Ne cherchez pas la sonnette pour jouer à la fée clochette, faites boum boum boum sur la porte, d’un geste viril, avec la main. Je vous ouvrirai. Nous ferons chine chine, un verre à la main, comme deux médaillés des jeux olympiques. Et nous chanterons : je te tiens, tu me tiens, par la barbichette, le premier de nous qui rira sera une, hips, stop, je reprends une rasade, ça donne soif de tenir le crachoir. Voilà, cher monsieur, une expression stupide car c’est celui qui est devant celui qui cause qui doit tenir le crachoir. Quand certains vont postillonner, d’autres vont à la poste hériter. Alors, hips, boum boum boum, ça vient ?   

21/08/2008

Cherche une sortie honorable

Hello, ce sont les vacances d’été. J’ai pris mes quartiers d’hiver à la cave. Je la vide. Je vide ma cave et me remplis l’esprit. Comme l’appel du large, comme l’appel du 18 juin et comme l’appel à tarte, je sens monter en moi les espérances de la rentrée scolaire. Je ne comprends pas pourquoi mais j’ai l’esprit plus haut au moins un dans la cave que dans mon appartement au cinquième. Est-ce la proximité du centre de la terre,  la déesse Gé des cruciverbistes, qui me rend tangible les vibrations ? Mon point Gé serait-il en harmonie avec la déesse ou ces vibrations seraient-elles dues à la proximité d’une ligne de métro souterraine ?  Est-ce l’éloignement du ciel et de ses rayonnements cosmétiques qui m’empêche de bronzer idiotement ? Où suis-je ? Au moins un, d’accord. Où vais-je ? Il faudra bien que je remonte un jour. Dans quel état j’erre ? Ah, ça, c’est une bonne question. A force de déplacer les étagères de la cave je ne sais plus où se trouve la porte d’entrée. Pire, je ne trouve plus la porte de sortie. Une cave, c’est un cube. Plutôt un paralélé, un paralélipette, disons un cube qui serait plus long d’un côté. Procédons par élimination. Un cube a six faces. Je peux déjà éliminer celle du dessus et celle du dessous pour trouver la porte. Sauf en cas d’erreur de l’architecte car ça arrive. Je connais un autre cube qui a été planté sur un des coins, avec ses huit boules plus une au milieu. Il y a beaucoup de gens qui le visitent, donc, si on s’y perd, il suffit de suivre la file et, hop, on retrouve l’air libre. Mais, ici, si je demande un droit d’entrée, par où les gens vont-ils entrer ? C’est vraiment mal conçu, une cave. Il devrait y avoir une porte d’entrée et une porte de sortie, comme dans les supermarchés, avec obligation, pour sortir, de stationner devant des piles de friandises, de mini paquets de chips, de chewing gum avec sucre et sans sucre. J’en passe et des meilleures. Il y a même, dans mon supermarché, des gants en caoutchouc à un doigt. N’importe quoi, je vous dis, on vend n’importe quoi. Et on t’oblige à rester devant ! Moi, ça m’énerve. J’ai tendance à remplir le caddy tant qu’il y reste de la place. Bon, retour à la spéléo. Une chance, il n’y a pas de stalactites, juste un fil et une ampoule électrique, très mal située d’ailleurs car elle est juste au dessus du seul endroit libre pour pouvoir déboucher une bouteille de blanc sans en mettre partout. A propos de blanc, dès que je sors d’ici je prends un bain. Ou deux. Parce que j’en tiens une bonne couche. Ma dernière découverte ressemble à un coup de génie : un entonnoir. Je peux comparer ce que je bois et ce que je restitue. Je vais devoir montrer toutes ces bouteilles à mon médecin pour qu’il me dise si mon fonctionnement est bon, si je ne consomme pas trop aux cent kilomètres. Si je meurs, je veux qu’on m’entèèèèère, dans une cave, où y a du bon vin, du bon vin, oui oui oui, du bon vin, non non non, dans une cave, où y a du bon vin. A demain. Je vais piquer un petit roussillon.

19/08/2008

Cherche à vendre un cochon

Hello, ce sont les vacances d’été. J’ai pris mes quartiers d’hiver à la cave. Je la vide. J’y ai retrouvé une médaille. C'est celle du Mérite Agricole reçue il y a longtemps d'un oncle qui avait une ferme. Je l'arbore fièrement quand je vais à un vin d'honneur. Surtout qu'elle est grande puisqu'on devait la voir quand elle était pendue au cou du cochon de mon oncle. C'est grâce à cette médaille que je suis souvent invité, à condition que je la porte. Mon oncle est décédé depuis longtemps. Je n’ai pas de nouvelles du cochon mais il reste sa tête sur une planche en bois. Je pense que c’est du chêne. En tout cas ce n’est pas du Ikéa. Il a bien vieilli, le cochon. Gérard, a qui je l’ai montré, m’a dit que c'est une tête de sanglier, vu qu’il n’a pas de corne et que ce n’est donc pas une tête de cerf, mais qu’une tête de cerf avec des cornes serait plus jolie, dans mon hall d’entrée, pour servir de porte-manteaux. Je me rappelle que, petit, quand je rendais visite à des tantes et à des tontons, il y avait des maisons avec des têtes d’animaux pendues au mur. Je me suis toujours demandé si on pendait la tête d'un côté du mur et le reste de l'autre côté. Je me le demande encore, d’ailleurs. Je n’en ai rien à fiche de cette saloperie de tête qui perd ses poils. Je la vends. Etat neuf, mais sans corne, sans jambon, sans côtelettes et sans la médaille. Faire offre.

18/08/2008

Cherche à aérer

A la pèche aux moules moules moules

Je n’veux plus aller, maman

Les gens de la ville ville ville

Ont pris mon panier, maman

En fait, ce qui s’est passé

C’est qu’il a été interdit de jeter

Les ordures ménagères dans le vide-ordures

A cause du tri sélectif

Moi, je l’ai fait, le tri sélectif

Dans le vide-ordures, uniquement les moules

Pour le reste, de grandes boîtes aux lettres

De banques, de notaires, d’avocats, selon arrivage

Grandes gueules, grandes boîtes aux lettres

Le problème, pour les moules, c’est un trou

Un trou de mémoire récurrent

A savoir qu’à chaque fois que, zouuu

Les coquilles se tapaient six étages sans parachute

Je me rappelais qu’il n’y avait plus de poubelle

En dessous du vide-ordures

Qui c’est qui se tapait un aller-retour en ascenseur

Pour balayer les moules dans ma cave, hein ?

J’ai trouvé un truc pour l’odeur

J’ouvre la grille d’aération de la cave ainsi que la porte

Puis j’appelle l’ascenseur et je l’envoie au sixième

Ce qui crée un appel d’air extérieur dans la cave

Et un appel de l’air intérieur de la cave vers la cage d’ascenseur

Maintenant ça sent l’échappement de mobylette et les crottes de chien

Franchement je préférais l’odeur de moules, même usagées

17/08/2008

Spécial Mimi

C'est Mimi qui, dans un commentaire récent sur mon blog, m'a remis en mémoire cette plaisante mélodie.

C'est les vacances, c'est la transhumance
Les vacanciers, c'est comme les fourmis
Ça se répand partout dans le pays
Plus ça va et plus ça s'enhardit
L'an dernier, j'en avais ben trouvé un dans mon lit, oui!

Le vacancier du mois d'août, c'est vraiment une race à part
C'est comme des hiboux avec leurs lunettes noires
Y se promènent quasiment nus
On voit plus de poil que de tissu
Moi je rigole quand y s'assoient dans mes gratte-culs.

Moi, je m’en fiche, dans ma cave au moins un

Pas de vacancière, pas de hibou

Ni  de chou, ni de caillou, ni de genou

Je suis sans lunettes noires

Par contre, les mains, c’est une autre histoire

Savons-nous les laver, à la mode, à la mode

Savons-nous nous les laver, à la mode de chez nous

Imaginons qu’une quidame passe dans ma cave

Si je lui mets la main aux fesses

La police scientifique va retrouver l’ADN

Des cloportes, des vers luisants, des araignées

Qui peuplent mon jardin au moins un

Dans la cave que je suis en train de ranger

Bruxelles a ses clandestins perchés sur des grues

J’ai les miens qui me chatouillent, qui me gratouillent

Qui me tripotent les genoux (tant pis pour la rime)

Comment sont-ils tombés aussi bas ?

Des clandestins au moins un !

Jamais le journal télévisé ne montrera des images, hein

Vais-je les remonter au cinquième ?

Là où vivent déjà Maurice, le poisson rouge

Kiki et Pipette, les hamsters du gamin

Non, ce n’est pas une animalerie, chez moi

Pourquoi suis-je tombé si bas ?

Mimi et son joli minois ?

Non, c’est à cause de l’ascenseur

Quand on pousse sur moins un

On a l’estomac qui remonte et

Quand la porte s’ouvre

Il n’y a plus qu’à ouvrir la porte en face

Si on a la clef, hé, hé, et moi je l’ai

Alors, le garçon d’ascenseur dit :

Moins un, rayons cloportes, vers luisants, araignées,

Vieux jouets, outils rouillés, coquilles de moules, photos de mariage,

Enigmes de Rafaël, planches à repasser avec un grand trou,

Anciennes bouteilles de vin. Ah, je les oubliais, celles-là

Excusez-moi, j’ai du travail

 C'est les vacances, c'est la transhumance
Les vacanciers, c'est comme les fourmis
Ça se répand partout dans le pays
Plus ça va et plus ça s'enhardit
L'an dernier, j'en avais ben trouvé un dans mon lit, oui!

 

15/08/2008

C'est le quinze août

C’est le quinze août tagada tagada

Qu’on met les bouts tagada tagada

Qu’on fait les fous les gros matous les sapajous

C’est l’été les vacances le soleil doux, doux, doux, doux

Dans ma cave je m’en fous

Comme un fou, fou, fou, fou, fou

Ah le petit vin blanc

Qu’on boit à la bouteille

Parce que les verres

Sont restés au cinquième

Une deuxième bouteille

Pourquoi me nargue-t-elle

Chef, un p’tit verre on a soif

Chef, deux p’tits verres, j’ai encore soif

Même si je dois remonter à quatre pattes

M’en fiche j’prendrai l’ascenseur

Je m’admire car j’ai trouvé un truc

Remonter des bouteilles vides

Est moins lourd que remonter des bouteilles pleines

Surtout que j’en ai aperçu deux autres

Muscadet Roussel a trois maisons

Qui n’ont ni poutre ni chevron

C’est pour loger les hirondelles

Heuuu, dommage, y a pas de saucisson

Ach, les zix rontelles de zaucisson

Non, non, non, j’irai pas chez ma tante

C’est pas beau et ça sent l’pipi d’chat

Je sais, maintenant je sais

C’est cette bouteille qui a trop d’âge

Le rouge se conserve mieux

Comme ma tante, bien conservée

Cette vieille chouette qui boit que du tilleul-menthe

Et qui est rance comme un biscuit de soldat

Ca se voit bien qu’elle est moche elle ressemble à papa

Elle filerait les chocottes à Dracula

Hé, ça me rappelle un carré avec quatre coins

Dans trois coins il est écrit Dracula

Et, dans le quatrième, presque noir, Drac

Parce qu’il manque ula dans un coin sombre

Il faudra que je la raconte à Gérard, celle-là

A propos de coin sombre, hop, deux bouteilles

Encore du blanc !

J’ai du être raciste dans ma jeunesse

Gewürstraminer, oulala, ça se boit facilement

Mais ça se prononce comment

Je wouchtra mineur, Gué vurstre à minère

Il ne sait pas s’appeler blanc de blanc comme tout le monde, hein

Du blanc de blanc, du blanc qui n’a pas bronzé

Parce qu’il range sa cave, à l’ombre, sans chemise, sans pantalon

Ce soir, nous irons danser, sans chemise, sans pantalon

A poil, tout le monde à poil

Les petits les grands les bons les méchants

On a largué nos caleçons, nos fanfreluches en nylon

Nos frocs en accordéon, nos sandwiches en saucisson

Et zut, revoilà les six rondelles

J’ai faim

Je fais du délirioum très mince

Saucisson toujoooooooooours, prêt

Et dire que le cinquième c’est juste au dessus de la cave

Mais plus haut

Hisse c’est haut, santia   a   no,

Dix-huit nœuds, quatre cents tonneaux

Je suis fier d’y être ma   te   lot

Tiens bon la barre et tiens bon les flots

Allez hop, n’aie pas peur

De prendre l’ascenseur

Pousse sur le bon bouton

Pour avoir du saucisson

14/08/2008

Pour vos vacances - Voor uw vakanties

Nous sommes à la veille du quinze août, le jour de la grande transhumance. Ceux du sud vont au nord et ceux du nord filent au sud. C’est comme ça en Belgique. Voulant collaborer étroitement pour « Vive les paix des races » et autres gais lurons j’ai concoqueté (mais que je n’aime pas ce mot) ceci à l’intention de mes frères du nord.

Beste vlaamse vrienden (Traduction pour les suisses, les malgaches, mimi, les canadiens et autres francophones : p’tits cons d’flamins), voici de quoi vous aider durant vos vacances en Belgique du sud : een woordenboek, autrement dit un dictionnaire wallon - français.

Arsouille : espiègle

Baraki : carolo, de basse classe

Bauchelle : jeune fille

Binauche : content

C’est toudi li p’tit qu’on spotche : c’est toujours le petit qu’on écrase

Cougnou : longue brioche de Noël, parfois appelée petit jésus

Crayat : mâchefer, surnom des natifs de Nismes 

Crevé plein : (rien à voir avec les pneus) ivre mort

Djondu : qui s’est fait avoir

Man’daye : bon à tout faire

Vitoulet : boulette de viande hachée (hachis)  dans laquelle on a incorporé de la mie de pain sec broyée (chapelure), de l’oignon finement émincé, du persil  et de l’œuf cru, qu’on a ensuite roulée dans la farine et dorée à la poêle sur tous les côtés ce qui n’est pas facile avec une boulette pour, ensuite, laisser mijoter durant quelques heures dans une casserole remplie d’eau, de la graisse récupérée de la poêle de cuisson des côtés de la boulette, d’un cube de bouillon de bœuf et, selon les goûts, de champignons en lamelles et/ou de rondelles de carottes et/ou d’oignons grossièrement découpés et/ou d’un peu de tomate à condition d’avoir enlevé les peaux et /ou d’un branche de thym et /ou d’une feuille de laurier et/ou d’une deuxième ration de carottes en rondelles quand elles sont en promotion. Les proportions sont données à titre indicatif. Il est bien entendu nécessaire de multiplier ou de diviser les cubes, branches, feuilles, rondelles en fonction du nombre d’invités, de leur appétit et surtout de votre envie d’en manger le lendemain car c’est le lendemain que les vitoulets sont les meilleurs. Ma recette d’origine est pour six boulettes et j’avoue qu’ajouter de la ciboulette en petite quantité donne un petit goût agréable. C’est comme l’omelette à la ciboulette mais il faut remplacer les œufs par du hachis. Ou l’omelette au fromage. Mais pas avec du hachis, ce serait du gâchis. Par contre, parsemer du fromage râpé sur de la sauce bolognaise surmontant des spaghettis est une bonne chose. C’est même artistique. Pour le gamin je fais ceci : la morne plaine ce sont les pâtes, la sauce bolognaise représente la butte du lion de Waterloo et le fromage râpé comprimé est le lion. Je dois lui remplacer son lion une dizaine de fois avant qu’il ne se mette à creuser dans la morne plaine.

Volle zat : plein soûl mais ce n’est pas du wallon, c’est de Brussel comme Zat André, la nuit, et le zour, zat André, touzours, mon amour.

13/08/2008

Cherche à aspirer la moquette

Hello, ce sont les vacances d’été. J’ai pris mes quartiers d’hiver à la cave. Je la vide. Et quand elle sera vide, je la plains. Comme mon verre, quand il est plein je le vide et quand il est vide je le plains. Comme le tapis. Le tapis plain. J’entends d’ici votre rire moquette. « Allo, maman ». « Quoi encore ». « L’aspirateur ne fait plus vouuuuuuuuuu ». « Tu as branché la prise électrique ? ». « Heuuu ».

11/08/2008

Cherche à faire rire Gérard

Hello, ce sont les vacances d’été. J’ai pris mes quartiers d’hiver à la cave. Je la vide et quand je m’ennuie je téléphone à Gérard. « Allo, Gérard ? ». « Mais t’es fou. Je t’ai déjà dit de ne pas m’appeler sur le portable quand je suis au bureau ». « Gérard, j’en ai une bonne. Sais-tu ce que je fais quand j’ai un poêle à mazout ? ». « Un quoi ? ». « Un poil à ma zoute » . « Je m’en fiche ». « Gérard, quand j’ai un poil à ma zoute, je le knokke ». « Tu le quoi ? Je le knokke, Gérard. Je knokke le zoute. Elle est bonne, hein ? ». « Dis, je suis dans le bureau du patron, je raccroche ». « Passe le moi ».  « Non, ce n’est pas raisonnable, je raccroche ». « Gérard, si tu raccroches, j’appelle directement le patron. Il a le droit de rire aussi, non ? ». « Monsieur, c’est pour vous ». « Allo ? ». « Salut, patron. Dites, il ne faut pas croire tout ce que Gérard raconte, c’est un blagueur ». « Ah bon. En fait il était venu demander une augmentation ». « Ah, ah, ah ». « Une augmentation de salaire pour vous ». «  Heuuu ». Tûûût, tûûût, tûûût.

05/08/2008

Cherche le fabricant du sakakaka

Hello, ce sont les vacances d’été. J’ai repris mes quartiers d’hiver à la cave. Je la vide. Je vais de découvertes en découvertes. Je vais devoir acheter du carbone quatorze pour dater certains objets. Parfois je me pose une question, comme celle-ci que je devrais poser à Rafaël dont les « Pourquoi » sont fameux (voir la colonne de droite de son blog) sur http://carpe-diem-lbsp.skynetblogs.be : le carbone quatorze s’appelle-t-il quatorze parce que c’est le carbone qui a permis de retrouver Louis quatorze ? Découverte de ce jour : un sakakaka. Incroyable, le mode d’emploi imprimé dessus est encore lisible. « Placez le sakakaka dans le bac à litière et déroulez-le. Ouvrez le sac et tirez les parties latérales au-dessus des bords. Quand l’odeur devient intenable il suffit de refermer le sakakaka et de le jeter à la poubelle ». Une question m’interpelle : pourquoi le sakakaka est descendu à la cave par l’ascenseur et non par le vide-ordure qui fonctionnait à l’époque ? Autre chose, plus important : le nom du fabricant n’est pas inscrit sur le sac. Aidez-moi à le retrouver car je dois me plaindre. Curieux de nature, j’ai entrouvert le sakakaka. Je vous jure que nulle part sur le sac il n’est écrit : Avant fermeture, vérifiez qu’un ou plusieurs animaux ne se trouvent pas à l’intérieur.

04/08/2008

Cherche à vendre un sol en béton

Suite à mon annonce d’hier, dans laquelle je vendais un plafond de cave pour en construire un nouveau plus haut, d’autres locataires m’ont fait remarquer que si je rehaussais le plafond de ma cave je devrai rehausser à mes frais le plafond de la moitié de la cuisine des Duval qui ont leur appartement au rez-de-chaussée pour qu’ils gardent le même volume d’oxygène dans cette dernière, et ce, vu que le plafond de ma cave et la moitié du sol de la cuisine des Duval sont une seule et même personne. J’avoue que je n’y avais pas pensé mais j’ai vite compris. C’est déjà un bon point. Chemin faisant, je me suis dit : au dessus des Duval il y a les Garnier. D’accord, on ne se parle pas mais je vais être obligé de le faire avant d’aller chez eux pour rehausser la moitié du sol de leur cuisine. Et hop, un nouveau bon point. Nouvelle réflexion : par quel hasard la cuisine des Garnier est-elle juste au-dessus de celle des Duval alors que la cuisine des Duval est au dessus de deux caves ? Nouvelle idée, nouveau bon point. Allons vérifier au deuxième étage, des nouveaux que je ne connais pas. Driiing. Crîîîk. - Bonjour monsieur. - Dites, il faudra mettre de l’huile à la porte d’entrée, hein. - Oui, oui, monsieur ; vous êtes de l’immeuble ? - Bien sûr ; figurez-vous que quand vous marchez dans votre cuisine vous marchez sur ma cave. - Et vous entendez le bruit de la porte d’entrée depuis votre cave ? – Heuuu ; je suis venu vous dire que j’allais rehausser la moitié du sol et la moitié du plafond de votre cuisine que j’aperçois et qui, je m’en doutais, est au dessus de celle des Garnier – Nous sommes locataires, monsieur. Voici une carte avec les coordonnées du propriétaire – Ver luisant ? – Ici, ça se prononce Verluysen, monsieur. Ce jeu de mots est connu depuis Arthur Masson – Il habite à quel étage, celui-là ? – Et que voulez-vous faire dans la cuisine – Vous êtes locataire, ça ne vous regarde pas. Et hop, encore un bon point. – Mais nous aimons bien la couleur des murs. Que nous reprochez-vous ? – Vous écrasez ma cave. Pas le temps de vous expliquer, je file au troisième. Driiing. Bézour, Biloudionné – Et merde, je suis chez Gonsalez, le portugais du troisième – Qué vous voulvoul ? – Cher Gonsalez, bonne nouvelle, vous aurez bientôt deux cuisines, enfin, deux demi-cuisines mais, et c’est là l’innovation architectronique, sur deux niveaux. Vous êtes content, si si, ne dites rien, vous êtes content, au revoir. Je me débrouille comme un dieu, je m’ajoute un bon point. Qui donc est-ce au quatrième ? Ding dong. – Nous avons déjà donné – Mais ouvrez, bon sang – Nous avons déjà donné – Ding dong bom bom bom aïe – Nous avons déjà donné – Je viens pour la cuisine – Nous avons déjà donné – Bande de cons – Nous avons déjà donné. Je garde mon sang froid et je m’octroie un bon point supplémentaire. Hop, étage suivant. Driiing, bom bom bom, je m’en fiche si vous avez donné, si vous êtes constipé ou vaporisant, ouvrez mil d’ju d’bouc. Sortez, je vous ai reconnu. Crîk. – Papa ! – Chez qui es-tu, gamin ? – Ben, chez nous papa, au cinquième – Heuuu.

03/08/2008

Cherche à vendre un plafond

Hello, ce sont les vacances d’été. J’ai pris mes quartiers d’hiver à la cave. Je la vide. Mais je me cogne. Je me cogne au plafond de la cave. Je vais en mettre un autre, plus haut. Mais avant, il faut que le plafond actuel disparaisse. Je le vends. Etat quasi neuf. Ne convient pas pour un fond de piscine parce qu’au milieu il y a un trou avec un petit bout de tuyau en plastique, un fil qui passe dans le trou et, au bout du fil, une ampoule électrique. Faire offre.

05/07/2008

Cherche à copier l'idée

« Gamin, c’est incroyable ». « Quoi, papa ? ». « Je n’ai plus d’idée ». « C’est normal, papa. J’ai remarqué que ça fait une semaine que tu n’as plus d’idée, papa. Alors, tu fais quoi ? ». « Je vais prendre celle des autres ». « Donner c’est donner, prendre c’est voler, la lala lère ». « Mais non, gamin. C’est une idée de Rafaël, un pote aux blogonautes ». « Tu parles aux poteaux, papa ? ». « ? ». « T’as dit poteau, papa. Tu as de la chance d’avoir mis un point d’interrogation pour exprimer ton étonnement. Si tu avais mis ta tête il y en a qui se seraient écroulés de rire sur leurs claviers ». « Gamin, je t’interdis de montrer ma tête, je ne me suis pas rasé ce matin ». « Et ton poteau, il dit quoi ? ». « Vois-tu, gamin, les vacances, c’est fait pour faire des choses qu’on ne fait pas ». « Tu vas t’acheter un maillot et apprendre à nager, papa ? ». « Gamin, ne te moque pas, s’il te plait. Ce n’est pas parce que je ne suis pas allé sur la lune avec le trompettiste que je ne sais pas rêver ». « Quel trompettiste, papa ? ». « Armstrong, le type du tour de France ». « Et ton poteau, papa, il dit quoi. Tu fais perdre du temps aux gens qui te lisent en écrivant des bêtises ». « Cambrai ». « ? ». « Gamin, maintenant c’est ta tête qui vaut de l’or. Voyons, gamin, c’est à Cambrai qu’on fait les meilleures bêtises. A Garenne qu’on trouve de délicieux lapins. Dans le bois de Boulogne qu’on taille les meilleures pipes ». « On fait quoi, papa ? ». « Laisse tomber, gamin, ça m’a échappé, je me croyais au bureau ». « Et ton poteau Rafaël ». « Il est génial. C’est du trois en un. Un, il donne un air frais à l’humour sur les blogs. Deux, il débouche le bouchon inextricable de ton occupation ici durant tes vacances. Trois, il nous rend le sourire d’un dessert inattendu ». « C’est quoi le dessert, papa ». « Gamin, essaye de soulever ces sacs ». « Houlala. Impossible, papa ». « Gamin, regarde ce qu’il y a dans les sacs ». « Oh, des smarties. Papa, tu vas tapisser l’appartement avec des smarties ? ». « Non, hein, gamin. Les smarties, ça fond dans la bouche, pas dans la main. C’est comme le type qui dit à la pute. Heuuu, oublie, gamin, je me croyais au bureau ». « Tu vas faire quoi avec les smarties, papa ». « Moi, rien. Toi, tu vas suivre la recette de Rafaël, tu vas les éplucher et ainsi on va se fabriquer de la mousse au chocolat ».

02/07/2008

Cherche que faire ce mercredi

« Gamin, je vois sur le pense-bête du frigo qu’aujourd’hui je suis encore en congé mais je ne sais plus pourquoi ». « Peut-être parce que je suis aussi en vacances, papa ». « Quoi, tu es encore en vacances ! ». « Mais, papa, on est le deux juillet ». « Et alors ! Ce n’est pas encore la fête nationale que je sache ». « Papa, on irait bien au zoo pour se distraire ». « Si tu veux te distraire regarde la rue du balcon, mange des bananes, il y en a six qui attendent les mouches sur l’appui de fenêtre, choisis le moment pour crier ‘Houhou, excusez-moi’ et hop, tu balances la pelure quand la victime regarde vers le ciel ». « Et si c’est un sourd, papa ? ». « Il faut vérifier avant ». « Comment, papa ? ». « Par exemple, tu cries ‘Hep vous, c’est quoi votre nom ?’. S’il te répond ‘Midi moins le quart’, c’est un sourd ». « Et ce midi, on mange quoi, papa ? ». « Dis, gamin, tu crois peut-être que tu auras encore faim quand tu auras mangé les six bananes ! ».

01/07/2008

Cherche le pourquoi des vacances

« Allez, gamin, debout ». « Oh, j’ai envie de dormir encore un peu, papa ». « Rien du tout. Tu n’as qu’à faire comme moi, tu dormiras à l’école ». « Y a pas école, papa ». « Quoi ! Encore ! Les institutrices se tapent un mini-trip pédagogique ? Maria Arena prend sa douche ? C’est l’Humérus Claudius qui a frappé ? ». « On est en juillet, papa ». « M’en fiche. Ils n’ont qu’à remplacer les vieux bancs scolaires par des bancs solaires et tu les verrais, les institutrices, faire du string et du tong ». « Papa, en juillet, je suis en vacances ». « Mais non, gamin. Tu n’es pas en vacances puisque tu es là. Est-ce que je suis en vacances, moi ? ». « Toi aussi tu es là, papa ». « Gamin, c’est différent parce que moi, je suis en congé. Et si je suis en congé c’est parce que j’ai demandé d’avoir congé. Et si j’ai demandé d’avoir congé c’est parce que, je ne sais plus mais je sais que je l’ai noté dans l’agenda à la date d’aujourd’hui. Voyons voir. Demander congé, gamin en vacances. Heuuu ».

08/04/2008

Cherche à répondre à Rafaël (2)

Rafaël, sur http://carpe-diem-lbsp.skyblogs.be/post/5718949/du-tag-au-tag , m’a mis au défi. Voir son message et le règlement du tag sur son blog le premier avril. Voici ma réponse. Tu tûûût, pousse-toi dans l’ascenseur, Gérard, et relève ton pantalon, on voit ton slip. Ah, si maman me voyait ! Gérard, c’est promis, je t’aiderai dans ton jardin pendant les vacances si on arrive à bourrer le caddy du supermarché dans cette espèce de toilette qui fait yoyo. Elle est bonne, hein, Gérard, mon idée de poisson d’avril pour le gamin : mettre Kiki et Pipette, ses hamsters dans un caddy. Je suis un papa génial, hein. Gérard, l’ascenseur va être trop petit, on va être paequés comme des moules. Heuuu, je cherche une solution. J’ai trouvé : assieds-toi dans le caddy sans écraser les raviolis. Tu seras près des boutons et si, au cinquième, on tombe sur la voisine de palier, on redescend en catastrophe.

04/09/2007

Cherche le repos des pieds

« Papa, il y a plein de sable dans la baignoire ». « C’est normal, gamin, je suis rentré de vacances la semaine dernière, je viens de prendre un bain parce que j’avais mal aux pieds, c’était à cause du sable collé aux orteils ».

02/09/2007

Cherche le zazaï

« Bonjour, madame ». « Ah, vous êtes rentré de vacances ? ». « Ben, oui, si c’est bien moi qui ai sonné ». « On dirait que vous êtes bronzé. Vous avez eu du soleil ? ». « Je ne l’ai pas fait exprès, je n’ai pas trouvé l’interrupteur ». « Vous savez, le petit Zazaï va bien ». « Heuuu, c’est qui ? ». « Voyons, c’est votre bonzaï, enfin ». « Heuuu, il vous a dit son nom ? ». « Non, mais je donne des petits noms à tous mes objets. Regardez, là, le lapin empaillé, c’est Pinpin ». « Et moi, je suis Zinzin, votre voisin, c’est ça ». « Comment avez-vous deviné ? ». « Et le Zazaï de Zinzin a été sage ? ». « Oui, nous avons fêté la Noël ensemble ». « La Noël, en plein été ! ». « Je le trouve tellement mignon, Zazaï, que j’ai voulu le voir avec la guirlande qui clignote ». « Et alors ? ». « Elle clignote encore. Vous savez, il faut se méfier des objets dont on ne se sert qu’une fois par an, parfois ça vous lâche ». « Ah oui, comme votre vibro, heuuu, inhalateur, heuuu, aérosol ». « Qu’est-ce que vous lui voulez, à mon aérosol ? ». « Rien, rien, je me rappelle qu’il était tombé en panne après un an d’inutilisation ». « Je ne m’en rappelle pas. Je n’ai pas d’aérosol ». « Passons, c’était quelqu’un d’autre. Alors, Zazaï, tu reviens chez papa Zinzin ».

31/08/2007

Cherche à ne pas être sur écoute

« Allo ». « Je vous ai reconnu ». « Passez moi le gamin ». « Vous ne savez plus dire bonjour ? ». « Bonjour, passez moi le gamin ». … « Oui ». « Gamin ». « Papa. T’étais où ? ». « Dans les palmiers ». « T’es monté tout en haut d’un palmier ? ». « Non, non, j’étais sur le sol ». « C’était où ? ». « Je ne sais pas, je n’ai pas bien vu la route, l’avion volait trop haut ». « Wèèè, tu es allé dans un avion. T’as eu peur ? ». « Pas du tout, pas du tout. Tu sais, un avion, c’est comme un gros autocar mais plus confortable : il n’y a pas de route, donc pas de trou et on est moins secoué ». « T’as fait quoi ? ». « Un peu de tout, même des jeux. J’ai été troisième au concours de lancer de crêpes ». « Vous étiez combien ? ». « Heuuu, trois. Gamin, j’entends ton grand-père qui rigole comme une baleine, tu as mis le haut-parleur ? ». « C’est lui qui l’a mis ». « Je te raconterai le reste quand tu reviendras ».