22/08/2008

Cherche à sortir

Hello, ce sont les vacances d’été. J’ai pris mes quartiers d’hiver à la cave. Je la vide. Et je rêve. De la mer, de la plage, de la fête des paires, pouêt pouêt, excusez-moi, madame, je l’ai fait exprès, c’est pour faire rire le gamin et lui apprendre les bonnes manières. Et, à la plage dans ma cave, je deviens poète. Si, si. Vous ne me croyez pas. Hop, je me lance. Pas dans la mer, hein, je ne sais pas nager. Je me lance dans la poésie. Trois, quatre. « Oh, Oh » « Un Hun » « Au haut » « D’une dune ». Ce n’est peut-être pas le prix qu’on court mais c’est peut-être le prix con tout court. Ah, ces arts. Et ses césariennes. Ah, os quart et ses os quartilagineux. Ah, Gérard et ses gérarmenvuplupetitebites. L’avantage d’être à la plage dans sa tête alors qu’on est dans sa cave, c’est que dans la cave il n’y a pas de vent qui oblige à courir après le parasol, pas de pluie qui oblige à tout replier alors qu’on vient d’arriver, pas de sable sur la crème glacée ou entre les orteils.  Si un homme avec un homme c’est un homosexuel et qu’un homme avec une femme c’est un homofoyer, un homme seul dans sa cave c’est un homo sapiens. Et un homo, quand ça piense, ça piense. Je ne sais pas ce que ça veut dire, mais ça passe bien avec du rouge. Car, miracle, j’ai aussi retrouvé des bouteilles de rouge dans la cave. Alors je porte un toast. Expression stupide puisqu’il n’y a rien à bouffer dans ma cave. Je me vois déjà, levant le bras dans la salle du congrès socialiste, m’adressant à Diroupo : « Bonjour, heuuu, ne trouvez-vous pas, dans le cadre de la politique actuelle telle qu’elle est et afin de la faire avancer puisqu’elle est au bord du précipice, que le rouge, après du blanc, ça fait du rose. Le rose, la couleur des dessous. Des dessous de table. Bien plus que deux sous, d’ailleurs, sous la table. Et, coucou, sous la table, un troisième saoul, Daerden. Je ne veux pas Paul et Mickey, juste vous dire que, heuuu, ne me coupez pas quand j’ai la parole, hein, heuuu, que, quand, lorsque, hips, que si, à l’inverse de ce qui se passe dans votre famille politique, à savoir renvoyer l’ascenseur quand on vous ouvre la porte, hips, je vous offrirai l’ascenseur si vous me dites où se trouve la porte de la cave. Ne cherchez pas la sonnette pour jouer à la fée clochette, faites boum boum boum sur la porte, d’un geste viril, avec la main. Je vous ouvrirai. Nous ferons chine chine, un verre à la main, comme deux médaillés des jeux olympiques. Et nous chanterons : je te tiens, tu me tiens, par la barbichette, le premier de nous qui rira sera une, hips, stop, je reprends une rasade, ça donne soif de tenir le crachoir. Voilà, cher monsieur, une expression stupide car c’est celui qui est devant celui qui cause qui doit tenir le crachoir. Quand certains vont postillonner, d’autres vont à la poste hériter. Alors, hips, boum boum boum, ça vient ?   

21/08/2008

Cherche une sortie honorable

Hello, ce sont les vacances d’été. J’ai pris mes quartiers d’hiver à la cave. Je la vide. Je vide ma cave et me remplis l’esprit. Comme l’appel du large, comme l’appel du 18 juin et comme l’appel à tarte, je sens monter en moi les espérances de la rentrée scolaire. Je ne comprends pas pourquoi mais j’ai l’esprit plus haut au moins un dans la cave que dans mon appartement au cinquième. Est-ce la proximité du centre de la terre,  la déesse Gé des cruciverbistes, qui me rend tangible les vibrations ? Mon point Gé serait-il en harmonie avec la déesse ou ces vibrations seraient-elles dues à la proximité d’une ligne de métro souterraine ?  Est-ce l’éloignement du ciel et de ses rayonnements cosmétiques qui m’empêche de bronzer idiotement ? Où suis-je ? Au moins un, d’accord. Où vais-je ? Il faudra bien que je remonte un jour. Dans quel état j’erre ? Ah, ça, c’est une bonne question. A force de déplacer les étagères de la cave je ne sais plus où se trouve la porte d’entrée. Pire, je ne trouve plus la porte de sortie. Une cave, c’est un cube. Plutôt un paralélé, un paralélipette, disons un cube qui serait plus long d’un côté. Procédons par élimination. Un cube a six faces. Je peux déjà éliminer celle du dessus et celle du dessous pour trouver la porte. Sauf en cas d’erreur de l’architecte car ça arrive. Je connais un autre cube qui a été planté sur un des coins, avec ses huit boules plus une au milieu. Il y a beaucoup de gens qui le visitent, donc, si on s’y perd, il suffit de suivre la file et, hop, on retrouve l’air libre. Mais, ici, si je demande un droit d’entrée, par où les gens vont-ils entrer ? C’est vraiment mal conçu, une cave. Il devrait y avoir une porte d’entrée et une porte de sortie, comme dans les supermarchés, avec obligation, pour sortir, de stationner devant des piles de friandises, de mini paquets de chips, de chewing gum avec sucre et sans sucre. J’en passe et des meilleures. Il y a même, dans mon supermarché, des gants en caoutchouc à un doigt. N’importe quoi, je vous dis, on vend n’importe quoi. Et on t’oblige à rester devant ! Moi, ça m’énerve. J’ai tendance à remplir le caddy tant qu’il y reste de la place. Bon, retour à la spéléo. Une chance, il n’y a pas de stalactites, juste un fil et une ampoule électrique, très mal située d’ailleurs car elle est juste au dessus du seul endroit libre pour pouvoir déboucher une bouteille de blanc sans en mettre partout. A propos de blanc, dès que je sors d’ici je prends un bain. Ou deux. Parce que j’en tiens une bonne couche. Ma dernière découverte ressemble à un coup de génie : un entonnoir. Je peux comparer ce que je bois et ce que je restitue. Je vais devoir montrer toutes ces bouteilles à mon médecin pour qu’il me dise si mon fonctionnement est bon, si je ne consomme pas trop aux cent kilomètres. Si je meurs, je veux qu’on m’entèèèèère, dans une cave, où y a du bon vin, du bon vin, oui oui oui, du bon vin, non non non, dans une cave, où y a du bon vin. A demain. Je vais piquer un petit roussillon.

19/08/2008

Cherche à vendre un cochon

Hello, ce sont les vacances d’été. J’ai pris mes quartiers d’hiver à la cave. Je la vide. J’y ai retrouvé une médaille. C'est celle du Mérite Agricole reçue il y a longtemps d'un oncle qui avait une ferme. Je l'arbore fièrement quand je vais à un vin d'honneur. Surtout qu'elle est grande puisqu'on devait la voir quand elle était pendue au cou du cochon de mon oncle. C'est grâce à cette médaille que je suis souvent invité, à condition que je la porte. Mon oncle est décédé depuis longtemps. Je n’ai pas de nouvelles du cochon mais il reste sa tête sur une planche en bois. Je pense que c’est du chêne. En tout cas ce n’est pas du Ikéa. Il a bien vieilli, le cochon. Gérard, a qui je l’ai montré, m’a dit que c'est une tête de sanglier, vu qu’il n’a pas de corne et que ce n’est donc pas une tête de cerf, mais qu’une tête de cerf avec des cornes serait plus jolie, dans mon hall d’entrée, pour servir de porte-manteaux. Je me rappelle que, petit, quand je rendais visite à des tantes et à des tontons, il y avait des maisons avec des têtes d’animaux pendues au mur. Je me suis toujours demandé si on pendait la tête d'un côté du mur et le reste de l'autre côté. Je me le demande encore, d’ailleurs. Je n’en ai rien à fiche de cette saloperie de tête qui perd ses poils. Je la vends. Etat neuf, mais sans corne, sans jambon, sans côtelettes et sans la médaille. Faire offre.

18/08/2008

Cherche à aérer

A la pèche aux moules moules moules

Je n’veux plus aller, maman

Les gens de la ville ville ville

Ont pris mon panier, maman

En fait, ce qui s’est passé

C’est qu’il a été interdit de jeter

Les ordures ménagères dans le vide-ordures

A cause du tri sélectif

Moi, je l’ai fait, le tri sélectif

Dans le vide-ordures, uniquement les moules

Pour le reste, de grandes boîtes aux lettres

De banques, de notaires, d’avocats, selon arrivage

Grandes gueules, grandes boîtes aux lettres

Le problème, pour les moules, c’est un trou

Un trou de mémoire récurrent

A savoir qu’à chaque fois que, zouuu

Les coquilles se tapaient six étages sans parachute

Je me rappelais qu’il n’y avait plus de poubelle

En dessous du vide-ordures

Qui c’est qui se tapait un aller-retour en ascenseur

Pour balayer les moules dans ma cave, hein ?

J’ai trouvé un truc pour l’odeur

J’ouvre la grille d’aération de la cave ainsi que la porte

Puis j’appelle l’ascenseur et je l’envoie au sixième

Ce qui crée un appel d’air extérieur dans la cave

Et un appel de l’air intérieur de la cave vers la cage d’ascenseur

Maintenant ça sent l’échappement de mobylette et les crottes de chien

Franchement je préférais l’odeur de moules, même usagées

17/08/2008

Spécial Mimi

C'est Mimi qui, dans un commentaire récent sur mon blog, m'a remis en mémoire cette plaisante mélodie.

C'est les vacances, c'est la transhumance
Les vacanciers, c'est comme les fourmis
Ça se répand partout dans le pays
Plus ça va et plus ça s'enhardit
L'an dernier, j'en avais ben trouvé un dans mon lit, oui!

Le vacancier du mois d'août, c'est vraiment une race à part
C'est comme des hiboux avec leurs lunettes noires
Y se promènent quasiment nus
On voit plus de poil que de tissu
Moi je rigole quand y s'assoient dans mes gratte-culs.

Moi, je m’en fiche, dans ma cave au moins un

Pas de vacancière, pas de hibou

Ni  de chou, ni de caillou, ni de genou

Je suis sans lunettes noires

Par contre, les mains, c’est une autre histoire

Savons-nous les laver, à la mode, à la mode

Savons-nous nous les laver, à la mode de chez nous

Imaginons qu’une quidame passe dans ma cave

Si je lui mets la main aux fesses

La police scientifique va retrouver l’ADN

Des cloportes, des vers luisants, des araignées

Qui peuplent mon jardin au moins un

Dans la cave que je suis en train de ranger

Bruxelles a ses clandestins perchés sur des grues

J’ai les miens qui me chatouillent, qui me gratouillent

Qui me tripotent les genoux (tant pis pour la rime)

Comment sont-ils tombés aussi bas ?

Des clandestins au moins un !

Jamais le journal télévisé ne montrera des images, hein

Vais-je les remonter au cinquième ?

Là où vivent déjà Maurice, le poisson rouge

Kiki et Pipette, les hamsters du gamin

Non, ce n’est pas une animalerie, chez moi

Pourquoi suis-je tombé si bas ?

Mimi et son joli minois ?

Non, c’est à cause de l’ascenseur

Quand on pousse sur moins un

On a l’estomac qui remonte et

Quand la porte s’ouvre

Il n’y a plus qu’à ouvrir la porte en face

Si on a la clef, hé, hé, et moi je l’ai

Alors, le garçon d’ascenseur dit :

Moins un, rayons cloportes, vers luisants, araignées,

Vieux jouets, outils rouillés, coquilles de moules, photos de mariage,

Enigmes de Rafaël, planches à repasser avec un grand trou,

Anciennes bouteilles de vin. Ah, je les oubliais, celles-là

Excusez-moi, j’ai du travail

 C'est les vacances, c'est la transhumance
Les vacanciers, c'est comme les fourmis
Ça se répand partout dans le pays
Plus ça va et plus ça s'enhardit
L'an dernier, j'en avais ben trouvé un dans mon lit, oui!

 

15/08/2008

C'est le quinze août

C’est le quinze août tagada tagada

Qu’on met les bouts tagada tagada

Qu’on fait les fous les gros matous les sapajous

C’est l’été les vacances le soleil doux, doux, doux, doux

Dans ma cave je m’en fous

Comme un fou, fou, fou, fou, fou

Ah le petit vin blanc

Qu’on boit à la bouteille

Parce que les verres

Sont restés au cinquième

Une deuxième bouteille

Pourquoi me nargue-t-elle

Chef, un p’tit verre on a soif

Chef, deux p’tits verres, j’ai encore soif

Même si je dois remonter à quatre pattes

M’en fiche j’prendrai l’ascenseur

Je m’admire car j’ai trouvé un truc

Remonter des bouteilles vides

Est moins lourd que remonter des bouteilles pleines

Surtout que j’en ai aperçu deux autres

Muscadet Roussel a trois maisons

Qui n’ont ni poutre ni chevron

C’est pour loger les hirondelles

Heuuu, dommage, y a pas de saucisson

Ach, les zix rontelles de zaucisson

Non, non, non, j’irai pas chez ma tante

C’est pas beau et ça sent l’pipi d’chat

Je sais, maintenant je sais

C’est cette bouteille qui a trop d’âge

Le rouge se conserve mieux

Comme ma tante, bien conservée

Cette vieille chouette qui boit que du tilleul-menthe

Et qui est rance comme un biscuit de soldat

Ca se voit bien qu’elle est moche elle ressemble à papa

Elle filerait les chocottes à Dracula

Hé, ça me rappelle un carré avec quatre coins

Dans trois coins il est écrit Dracula

Et, dans le quatrième, presque noir, Drac

Parce qu’il manque ula dans un coin sombre

Il faudra que je la raconte à Gérard, celle-là

A propos de coin sombre, hop, deux bouteilles

Encore du blanc !

J’ai du être raciste dans ma jeunesse

Gewürstraminer, oulala, ça se boit facilement

Mais ça se prononce comment

Je wouchtra mineur, Gué vurstre à minère

Il ne sait pas s’appeler blanc de blanc comme tout le monde, hein

Du blanc de blanc, du blanc qui n’a pas bronzé

Parce qu’il range sa cave, à l’ombre, sans chemise, sans pantalon

Ce soir, nous irons danser, sans chemise, sans pantalon

A poil, tout le monde à poil

Les petits les grands les bons les méchants

On a largué nos caleçons, nos fanfreluches en nylon

Nos frocs en accordéon, nos sandwiches en saucisson

Et zut, revoilà les six rondelles

J’ai faim

Je fais du délirioum très mince

Saucisson toujoooooooooours, prêt

Et dire que le cinquième c’est juste au dessus de la cave

Mais plus haut

Hisse c’est haut, santia   a   no,

Dix-huit nœuds, quatre cents tonneaux

Je suis fier d’y être ma   te   lot

Tiens bon la barre et tiens bon les flots

Allez hop, n’aie pas peur

De prendre l’ascenseur

Pousse sur le bon bouton

Pour avoir du saucisson

13/08/2008

Cherche à aspirer la moquette

Hello, ce sont les vacances d’été. J’ai pris mes quartiers d’hiver à la cave. Je la vide. Et quand elle sera vide, je la plains. Comme mon verre, quand il est plein je le vide et quand il est vide je le plains. Comme le tapis. Le tapis plain. J’entends d’ici votre rire moquette. « Allo, maman ». « Quoi encore ». « L’aspirateur ne fait plus vouuuuuuuuuu ». « Tu as branché la prise électrique ? ». « Heuuu ».

11/08/2008

Cherche à faire rire Gérard

Hello, ce sont les vacances d’été. J’ai pris mes quartiers d’hiver à la cave. Je la vide et quand je m’ennuie je téléphone à Gérard. « Allo, Gérard ? ». « Mais t’es fou. Je t’ai déjà dit de ne pas m’appeler sur le portable quand je suis au bureau ». « Gérard, j’en ai une bonne. Sais-tu ce que je fais quand j’ai un poêle à mazout ? ». « Un quoi ? ». « Un poil à ma zoute » . « Je m’en fiche ». « Gérard, quand j’ai un poil à ma zoute, je le knokke ». « Tu le quoi ? Je le knokke, Gérard. Je knokke le zoute. Elle est bonne, hein ? ». « Dis, je suis dans le bureau du patron, je raccroche ». « Passe le moi ».  « Non, ce n’est pas raisonnable, je raccroche ». « Gérard, si tu raccroches, j’appelle directement le patron. Il a le droit de rire aussi, non ? ». « Monsieur, c’est pour vous ». « Allo ? ». « Salut, patron. Dites, il ne faut pas croire tout ce que Gérard raconte, c’est un blagueur ». « Ah bon. En fait il était venu demander une augmentation ». « Ah, ah, ah ». « Une augmentation de salaire pour vous ». «  Heuuu ». Tûûût, tûûût, tûûût.

10/08/2008

Cherche à vendre un pot

Hello, ce sont les vacances d’été. J’ai pris mes quartiers d’hiver à la cave. Je la vide. J’ai retrouvé un pot en terre cuite. Je comprends que je ne m’en sois jamais servi : c’est gravé dessus Poubelle de Table. Jamais une table ne saura rentrer dedans. Cet objet est ridicule. Ce ne peut être qu’un cadeau de mon ex-belle-mère. Faire offre. Pas pour la vieille, hein, pour le pot.

05/08/2008

Cherche le fabricant du sakakaka

Hello, ce sont les vacances d’été. J’ai repris mes quartiers d’hiver à la cave. Je la vide. Je vais de découvertes en découvertes. Je vais devoir acheter du carbone quatorze pour dater certains objets. Parfois je me pose une question, comme celle-ci que je devrais poser à Rafaël dont les « Pourquoi » sont fameux (voir la colonne de droite de son blog) sur http://carpe-diem-lbsp.skynetblogs.be : le carbone quatorze s’appelle-t-il quatorze parce que c’est le carbone qui a permis de retrouver Louis quatorze ? Découverte de ce jour : un sakakaka. Incroyable, le mode d’emploi imprimé dessus est encore lisible. « Placez le sakakaka dans le bac à litière et déroulez-le. Ouvrez le sac et tirez les parties latérales au-dessus des bords. Quand l’odeur devient intenable il suffit de refermer le sakakaka et de le jeter à la poubelle ». Une question m’interpelle : pourquoi le sakakaka est descendu à la cave par l’ascenseur et non par le vide-ordure qui fonctionnait à l’époque ? Autre chose, plus important : le nom du fabricant n’est pas inscrit sur le sac. Aidez-moi à le retrouver car je dois me plaindre. Curieux de nature, j’ai entrouvert le sakakaka. Je vous jure que nulle part sur le sac il n’est écrit : Avant fermeture, vérifiez qu’un ou plusieurs animaux ne se trouvent pas à l’intérieur.

04/08/2008

Cherche à vendre un sol en béton

Suite à mon annonce d’hier, dans laquelle je vendais un plafond de cave pour en construire un nouveau plus haut, d’autres locataires m’ont fait remarquer que si je rehaussais le plafond de ma cave je devrai rehausser à mes frais le plafond de la moitié de la cuisine des Duval qui ont leur appartement au rez-de-chaussée pour qu’ils gardent le même volume d’oxygène dans cette dernière, et ce, vu que le plafond de ma cave et la moitié du sol de la cuisine des Duval sont une seule et même personne. J’avoue que je n’y avais pas pensé mais j’ai vite compris. C’est déjà un bon point. Chemin faisant, je me suis dit : au dessus des Duval il y a les Garnier. D’accord, on ne se parle pas mais je vais être obligé de le faire avant d’aller chez eux pour rehausser la moitié du sol de leur cuisine. Et hop, un nouveau bon point. Nouvelle réflexion : par quel hasard la cuisine des Garnier est-elle juste au-dessus de celle des Duval alors que la cuisine des Duval est au dessus de deux caves ? Nouvelle idée, nouveau bon point. Allons vérifier au deuxième étage, des nouveaux que je ne connais pas. Driiing. Crîîîk. - Bonjour monsieur. - Dites, il faudra mettre de l’huile à la porte d’entrée, hein. - Oui, oui, monsieur ; vous êtes de l’immeuble ? - Bien sûr ; figurez-vous que quand vous marchez dans votre cuisine vous marchez sur ma cave. - Et vous entendez le bruit de la porte d’entrée depuis votre cave ? – Heuuu ; je suis venu vous dire que j’allais rehausser la moitié du sol et la moitié du plafond de votre cuisine que j’aperçois et qui, je m’en doutais, est au dessus de celle des Garnier – Nous sommes locataires, monsieur. Voici une carte avec les coordonnées du propriétaire – Ver luisant ? – Ici, ça se prononce Verluysen, monsieur. Ce jeu de mots est connu depuis Arthur Masson – Il habite à quel étage, celui-là ? – Et que voulez-vous faire dans la cuisine – Vous êtes locataire, ça ne vous regarde pas. Et hop, encore un bon point. – Mais nous aimons bien la couleur des murs. Que nous reprochez-vous ? – Vous écrasez ma cave. Pas le temps de vous expliquer, je file au troisième. Driiing. Bézour, Biloudionné – Et merde, je suis chez Gonsalez, le portugais du troisième – Qué vous voulvoul ? – Cher Gonsalez, bonne nouvelle, vous aurez bientôt deux cuisines, enfin, deux demi-cuisines mais, et c’est là l’innovation architectronique, sur deux niveaux. Vous êtes content, si si, ne dites rien, vous êtes content, au revoir. Je me débrouille comme un dieu, je m’ajoute un bon point. Qui donc est-ce au quatrième ? Ding dong. – Nous avons déjà donné – Mais ouvrez, bon sang – Nous avons déjà donné – Ding dong bom bom bom aïe – Nous avons déjà donné – Je viens pour la cuisine – Nous avons déjà donné – Bande de cons – Nous avons déjà donné. Je garde mon sang froid et je m’octroie un bon point supplémentaire. Hop, étage suivant. Driiing, bom bom bom, je m’en fiche si vous avez donné, si vous êtes constipé ou vaporisant, ouvrez mil d’ju d’bouc. Sortez, je vous ai reconnu. Crîk. – Papa ! – Chez qui es-tu, gamin ? – Ben, chez nous papa, au cinquième – Heuuu.

29/07/2008

Cherche à vendre un taureau

Vu le succès mitigé de mon annonce précédente je réitère l’offre avec, en prime, une tête de taureau, de huit centimètres de large et dix de haut, en plastique, fixé sur une planchette avec l’inscription Souvenir de Benidorm. La tête est noire, les cornes sont blanches et la planchette est recouverte d’un tissu rose pâle qui a été rouge à l’époque de mon voyage de noce. Il manque un œil au taureau. Réduction de dix pourcent pour l’œil manquant. Je sais, il n’y a pas la queue non plus mais elle ne figurait pas dans l’achat d’origine. Faire offre. Si pas sérieux s’abstenir.

28/07/2008

Cherche à vendre des bouteilles

Hello, ce sont les vacances d’été. J’ai pris mes quartiers d’hiver à la cave. Je la vide. J’y ai trouvé des bouteilles à vin vides. Il n’y a plus d’étiquettes. Je sais pourquoi : j’ai connu une folle qui les collectionnait. Mais j’ai reconnu quelques bouteilles blanches pour le vin blanc et les bouteilles vertes pour le vin rouge. Par contre, pas de bouteille pour le vin rosé alors que je sais que j’en ai bu. Très pratique pour y transférer le contenu d’une boîte à vin de 3 litres avec la petite biroute en plastique qui ne fait pas sérieux. Je fais une promotion. Normalement ce qui est rare est cher mais, chez moi, je vous fais les bouteilles blanches à vin blanc, rares donc chères, au prix des vertes à vin rouge.

27/07/2008

Cherche à vendre un nuage

Hello, ce sont les vacances d’été. J’ai pris mes quartiers d’hiver à la cave. Je la vide. J’ai trouvé un nuage. Authentique ! Un vrai nuage représenté sur un bout de toile. Une aubaine pour les collectionneurs d’art. Maintenant que vous le dites, j’hésite. C’est peut-être un nuage ou peut-être une tache d’humidité sur un ancien morceau de drap de lit. Faites offre, vous ne serez pas déçu.  Moi non plus si vous surenchérissez massivement.

26/07/2008

Cherche à vendre une raquette

Hello, ce sont les vacances d’été. J’ai pris mes quartiers d’hiver à la cave. Je la vide et j’ai retrouvé une raquette de tennis. Mais pas n’importe laquelle. Je vends une raquette de tennis sans corde. Possibilité pour les bricoleurs d’en faire un miroir, non ? Un wok ? Un collier artisanal sénégalais ? Un panier de basket ? Un calibreur à courgettes ? Pas une piscine, il ne fait pas exagérer, hein. Faire offre. Pour économiser les frais d’envoi je peux scier le manche si nécessaire.

25/07/2008

Cherche à vendre des 62 tours

Hello, ce sont les vacances d’été. J’ai pris mes quartiers d’hiver à la cave. Je la vide et j’ai retrouvé des disques 62 tours. Occasion unique. Avis aux collectionneurs. Ce sont des disques 78 tours modifiés 62 par je ne sais pas qui ou quoi, des souris, des rats, la chute d’un ovni. Faire offre. Détail important : je me suis aperçu que j’ai gravé mon nom dans le disque. Il faudra me promettre de le gommer. 

24/07/2008

Cherche à vendre de la moutarde à l'ancienne

Hello, ce sont les vacances d’été. J’ai pris mes quartiers d’hiver à la cave. Je la vide. Première trouvaille : un pot de moutarde, de la vrai, de la moutarde à l’ancienne, très ancienne, du siècle dernier. C’est écrit dessus : à consommer avant fin 04/1987. Faire offre. Si souhaité j’enlève la poussière sur le couvercle.

23/07/2008

Cherche à faire de la place

Hello, ce sont les vacances d’été. J’ai pris mes quartiers d’hiver à la cave. Je la vide. Parce que j’ai vu une belle promotion sur les pommes de terre devant une ferme. Le moins cher c’est par 100 kilos. J’imagine les tonnes de purée que je pourrai faire avec 100 kilos. Conseil aux ménagères : parfois j’ajoute du fromage rape.  Rape ou rapé, je ne sais pas, c’est écrit en majuscule. M’en fous. Le principal c’est que le gamin en raffole. C’est beau, ça fait des fils. C’est Noël et ses guirlandes. Avec des patates, incroyable, non ? Bon, fini de perdre mon temps à vous raconter ma vie, je descends à la cave.