10/07/2010

Cherche d'où vient l'odeur

« Papa, ça pue dans la cuisine, ça sent les patates brûlées ». « Je sais, gamin, c’est l’eau des patates qui bout, qui déborde et qui se répand sur la cuisinière. La cuisinière chaude fait évaporer l’eau et brûle les bouts de patate qui se sont échappés lors de l’ébullition. C’est un phénomène naturel, gamin, comme le réchauffement climatique ». « Mais, papa, ça pue. Fais quelque chose ». « Ouvre la porte-fenêtre qui donne sur le balcon. Comme ça, gamin, si l’odeur de patates brûlées te dérange tu auras celle des gaz d’échappement. Tu y es habitué. Moi pas ». « C’est quoi tes odeurs préférées, papa ». « Heuuu, l’odeur du lait qui sort du pis de la vache, l’odeur de la lavande mais pas dans le savon ou le nettoyant pour la vaisselle, la vraie lavande qu’on trouve dans le parc communal. Mais, gamin, il faut bien choisir sa lavande. Celles du bord sentent le pipi de chien. Il faut marcher dans les parterres pour s’y vautrer à plat ventre et humer le Sud. Mais attention, gamin. Il ne faut pas bouger. Un jour, je m’étais allongé ventre contre terre dans le parterre de lavandes du parc, j’avais les jambes qui battaient de l’aile en l’air et je criais : ‘Ah, je jouis, je jouis, je jouis’ quand une patrouille de policiers qui surveillait les éventuels pédophiles à la sortie de l’école près du parc m’a pris en flagrant délit ». « Et alors, papa ? ». « Commissariat, gamin ». « Et alors, papa ? ». « Sauvé par une femme, gamin. La commissaire s’appelait Delphine et elle, elle a compris qu’un homme pouvait aimer les fleurs ». « Tu lui dis quoi, à cette madame Delphine, papa ». « Merci ».

30/01/2010

Cherche les carottes

« Gamin ». « Oui, papa ». « Gamin, où sont les carottes que je dois cuire pour le repas de midi ? ». « A l’école, papa ». « Quoi, des carottes à l’école. Elle se les met où ta maîtresse ? Elle se prend pour le tunnel sous la Manche ? ». « Papa, demain avec l’école on va visiter une ferme. Avec des veaux, vaches, cochons, couvées et des lapins. Madame a demandé d’apporter un peu de nourriture ». « Et tu trouves que quatre carottes c’est un peu de nourriture ! Gamin, c’étaient nos légumes pour deux jours ». « Papa, madame a dit que les agriculteurs vont de pis en pis et qu’il faut les aider ». « Avec les vaches peut-être, ils n’arrivent plus à faire leur beurre avec leur lait, mais avec des lapins ! Aller de pis en pis avec des lapins, non mais, on aura tout vu. Sais-tu que le pire mois pour les agriculteurs c'est le mois de février parce qu'ils n'ont que vingt-huit jours pour se plaindre. Tu dois rayer ces idées reçues d’une traite, gamin. Les agriculteurs, s’ils écossaient leurs petits pois, ils pourraient vendre des kilts et des plaids à carreaux ». « Papa, on mange quoi ce midi ? ». « Raviolis, gamin ». « Ah ». « Oui, et sans carotte dans la sauce ».

12/12/2009

Cherche le naturel

« Papa, c’est quoi un minaret ? ». « Ah, gamin, c’est joli. C’est comme une tour, comme un clocher chez nous, mais incompatible avec notre paysage et notre culture européenne. Il n’y a pas de cloches dans un minaret mais c’est plus fin, plus élégant, plus adapté à d’autres contrées, loin de chez nous, là où il y a du soleil. Un clocher, c’est l’emblème de notre passé, même si les églises sont désertes, et un minaret, pour nous européens, c’est presque un symbole, celui des voyages en Tunisie, en Turquie, au Maroc, mais pas à Bruxelles, à Venise ou à Lourdes ». « Et en Suisse, papa ? ». « Gamin, je vois qu’à l’école on t’enseigne l’actualité. C’est bien. Les suisses ont voulu rester suisses, gamin, avec leurs chalets, leurs vaches et leurs cloches. Vois-tu, gamin, les minarets, c’est comme la grippe H1N1, ça risque d’être une pandémie. Sais-tu ce que c’est ? ». « Oui, papa, c’est quand tout le monde peut être victime et en mourir ». « Dis donc, gamin, tu es dans une bonne école ». « Et tu es contre les minarets, papa ? ». « Gamin, réfléchis un peu. Si les anciens égyptiens débarquaient comme les autres avec leurs minarets, nous aurions des pyramides partout. Un rond-point, hop, une pyramide. Plus de parking au supermarché car, dessus, hop, une pyramide. A Versailles, hop, une pyramide. Si on laisse faire les constructeurs de pyramides, nous, les belges, nous aurions l’air ridicules avec notre Lion de Waterloo ». « Papa, si j’ai bien compris, à chacun sa culture mais chacun chez soi, c’est ça ? ». « Gamin, tu es de la graine de génie. Et je n’oublie pas que la petite graine c’était moi ».

19/08/2009

Coeur d'artichaut

Le gamin a réalisé une d'oeuvre d'art : un coeur d'artichaut. Un vrai, un mûr, un de Bretagne où le beurre est salé d'origine parce que les vaches broutent de l'herbe arrosée par les embruns. La première fois que je suis allé en Bretagne je n'ai rien compris. J'avais compris que le beurre était salé à cause des gens bruns. Faut les chercher, en Bretagne, les gens bruns. Ou alors ce sont des immigrés clandestins qui vendent des pittas ou des durums en faisant croire que ce sont des crêpes normandes. Avec un merguez à l'intérieur. Ou des raclures de vieux mouton. Moi, j'adore, mais pas en Bretagne. Donc, pour épater le gamin, j'ai acheté une revue féminine avec des recettes pour débutantes. Epoustouflé, j'ai été époustouflé par le nombre de publicités pour de la lingerie. Or, si c'est de la lingerie, ce sont des sous-vêtements et, par définition un sous-vêtement est sous le vêtement et donc ne se voit pas. La page des recettes commençait par A comme artichaut. Seul matériel indispensable : un flacon de vinaigrette, une casserole et de l'eau. Pour moi, le seul investissement a été l'achat d'un flacon de vinaigrette. Et les artichauts. Deux. Un pour le gamin et un pour moi. Dans la recette c'était écrit : quand c'est cuit, laissez refroidir, trempez, sucez. Heuuu. Heureusement que le gamin m'a montré parce qu'il en avait déjà mangé chez ses grands-parents maternels. C'est bon la Bretagne, même avec de la vinaigrette polonaise de chez Aldi. Après, le gamin a réalisé un coeur d'artichaut. Quel fils de génie, mon gamin. Voyez et admirez :  

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18/07/2009

Cherche les papys gustatives

" Papa, pourquoi dit-on UNE papy gustative alors que papy a des couilles et est un mâle ? ". " Gamin, j'ai toujours dit que le père de ta mère est un porc. Et les porcs, ça mange comme des cochons ". " Papa, si papy est une cochonne il faut dire truie et il ne faut pas faire aux truies ce que tu ne voulasse point qu'on ne te fisse ". " Gamin, tu as eu combien à ton dernier examen de français ? ". " Plus que toi au même âge, papa ". " Gamin, parlons d'autre chose. As-tu rangé ta pléstécheune ? As-tu ciré tes chaussures, et les miennes, sans mettre du cirage plein les murs ? As-tu pelé les pommes de terre pour le repas ou dois-je cuire des pâtes ? As-tu pissé du haut du balcon du cinquième quand il pleuvait pour économiser l'eau de la planète en ne tirant pas la chasse ? As-tu retiré Kiki, ton hamster, du bocal de Maurice, ton poisson rouge ? Tu sais, gamin,les hamsters ne sont pas admis aux jeux olympiques de natation ". " Papa, je ne saurais pas te répondre, tu parles comme une femme, tu poses trente-six questions en même temps, c'est à cette heure-ci que tu rentres, qui as-tu rencontré, comment s'appelle-t-elle, une poule de luxe je suppose, combien en as-tu bu, quand déboucheras-tu l'évier, grimpe à quatre pattes je n'irai pas t'aider à monter, j'espère que tu seras à la hauteur quand maman sera là demain pour dîner, c'est quoi cette facture de restaurant dans ton portefeuille, ta poule a mangé du canard, dis-moi tout ou je continue à te faire souvenir avec le rouleau à tarte ". " Gamin, où as-tu appris tout ça ? Tu as eu des leçons de vie à l'école ? ". " Non, papa, c'est chez Papy et Mamy quand Papy rentre très tard. Je fais semblant de dormir mais j'écoute ". " Tu as vu le rouleau à tarte, gamin ? ". " C'était splendide, papa. Mamy ressemblait à une fermière qui enfonçait des piquets de clôture pour un pré à vaches ". " Ah ça, gamin, pour être vache elle est vache, ta Mamy. Elle doit tenir ça de sa fille ". " Papa, tu ne dois pas dire ça de maman. Maman c'est ma maman. Et toi tu es mon papa. Quand Papy dit que tu es un con je lui réponds que plus con que lui tu meurs ". " Gamin, tu es vraiment un chouette gamin ".

25/06/2009

Enigme N° 7

Le gamin est devant, au centre, faisant de la pub pour de la restauration rapide. Au centre, madame Chanterelle, l'animatrice de la chorale. Derrière, Arine et Oline, les soeurs jumelles qui ont eu un petit ami commun qui passait d'une à l'autre. Il était parfois l'amant d'Arine et parfois l'amant d'Oline. Quand il avait de pépins avec la première il jouait une sérénade à la seconde. Le type, à l'arrière droit, avec un bicorne, a été deux fois cocu. Devant lui, ce n'est pas Albert Deux, C'est Albert Meuh, l'éleveur de vaches. Il va bien. Aux dernières nouvelles il va de pis en pis chaque jour. A l'avant-plan, à gauche, Marie-Christine, qui boude et tourne le dos à Rafaël, le grand gaillard à droite, le gars qui publie une énigme chaque jeudi sur http://carpe-diem-lbsp.skynetblogs.be (N'allez pas voir, ou alors demain, pour me laisser une chance. Merci pour votre compréhension. L'énigme du jour : où est Mimi ?

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19/06/2009

Cherche à décoller

La photo d'hier a été prise à Crupet, un des plus beaux villages de Wallonie. 

" Fixe-toi un objectif et ne le quitte pas des yeux " a dit le philosophe. C'est ce que j'ai fait. Je fixais le cul de la conasse à la jupe frivole et au string ficélien qui s'envoyait en l'air au manège de la fête foraine alors que moi, je tournais sur le manège, certes, mais au ras des pâquettes. Pas moyen de quitter le plancher des vaches. A chaque tour le gamin criait : " Coucou, papa ". Au sixième tour, il m'a crié " Tire sur la manette, papa, t'es ridicule en bas ". Au tour suivant il a hurlé " Monte, papa, c'est le même prix ". Puis " Ma madame de l'école te regarde ". J'étais hypnotisé par le string, là-haut, devant moi. Je tripotais la manette de haut en bas et de bas en haut, nerveusement, Tout à coup, alors que je n'avais touché à rien, le manège a ralenti et s'est arrêté. J'ai attendu sur mon engin. " Ticket ". " Mais, monsieur, je vous l'ai donné au tour précédent ". " Il faut un ticket à chaque fois, monsieur ". " Mais je n'ai pas décollé, ça ne compte pas ". " Monsieur, chacun choisit son altitude ". Je me suis fait virer du manège. Mais j'y retournerai. Je cherche comment faire pour décoller.

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31/03/2009

Cherche un boudin à ressort

Cette année, pour ses Pâques, le gamin recevra un boomerang. C’est un jouet économique puisqu’il revient toujours. J’entends déjà le gamin : « Papa, viens voir ce que la cloche a passé (il sera surpris un jour de savoir que ce qu’il appelle la cloche, c’est moi. Il faudra que je parle préventivement de ce futur traumatisme filial à ma psy. J’attends qu’il fasse plus chaud, à cause de ses décolletés plongeants. Hé, c’est sans supplément, faut en profiter. En plus, quand je lui fais pouêt pouêt elle me donne des jours de congé pour cause de surmenage. Je ne sais pas imiter beaucoup de personnes, a part Johnny aqueux aqueux, mais j’imite bien le surmenage. En plus c’est avec les mains et pouêt pouêt se dit pouêt pouêt en ch’ti, en wallon ou en marseillais. Même en braille si on n’est pas muet. Je ferme la parenthèse). Le gamin va certainement ajouter : « Et ça sert à quoi ? Où met-on les piles ? On reçoit ça en achetant quoi ? C’est une réplique du chapeau de Napoléon passée au rouleau compresseur ? Je parie que le papa de Cédric sait s’en servir ». J’ai donc décidé de savoir m’en servir. Après dix lancers j’ai arrêté. J’avais parcouru un vingtième de marathon, grimpé dans cinq arbres pour récupérer l’engin, déchiré mon pantalon lors de la cinquième descente et pris mon pied trois fois dans une taupinière. La bouse de vache, ça glisse. Il y avait déjà des pissenlits. Ce n’est pas mauvais. Une fois relevé j’ai eu une idée : essayer verticalement. Il faut courir moins loin. Le principal est de ne pas éternuer à cause du soleil quand il retombe, ça fait mal, je le sais. Jamais à court d’idée je vais tester le boomerang verticalement mais vers le bas, chez moi, à partir du cinquième étage. Pour étudier son aérodynamisme. J’ai l’impression qu’il ne va pas remonter tout seul et je n’ai pas envie de me taper un abonnement all-in dans l’ascenseur. Je cherche quelqu’un qui disposerait d’un boudin à ressort et qui ne mangerait que le boudin. Je partage les frais, l’un prenant le boudin au prix de la viande et moi le ressort, au prix de la ferraille.

13/02/2009

Cherche la signification du 14 février

« Allo ». « Heuuu, allo, bonjour madame ? ». « Alors, on se prépare ? ». « Heuuu, oui, je suppose. Je vais aller faire mes courses, c-à-d acheter du thon puisque le thon c’est du poisson et qu’on est vendredi et que Jésus, s’il était encastré entre un bœuf et un âne à sa naissance, a continué sa vie sous le signe du poisson qui se dit Pie Seize en romain. Le vendredi est donc le jour du poisson mais, vu que ce vendredi est un vendredi treize, je prendrai du thon en boîte, sans arêtes, parce que, me connaissant, si j’achète du thon, une darne de saumon ou du cœur de cabillaud frais un vendredi treize je vais revenir avec un stock de cure-dents qui ne sera pas fini quand je quitterai l’hospice les pieds devant ». « Je ne parle pas d’aujourd’hui, abruti, je parle de demain. Quel jour serons-nous demain ? ». « Facile, madame. Demain nous serons le quatorze, non ? ». « Oui mais, quelle est la spécificité du quatorze février ? ». « Facile, madame. Cette année le quatorze février est un samedi. C’est un jour spécial car c’est le jour du marché. Je serai prêt demain pour y aller. J’y vais quand le marché est fini, pour ramasser ce qui est par terre aux légumes et aux fleurs, surtout les fleurs séchées.  Je donne le tout à Kiki, sauf du chou. Kiki, c’est le hamster du gamin. Avec ça il pue moins de la gueule quand il pète ». « Je répète ma question, idiot : qu’a de spécial le quatorze février ». « Madame, vous m’avez appelé idiot, comme maman. Vous la connaissez ? ». « Fils d’imbécile, demain c’est la Saint Valentin. Y penses-tu ? ». « Horreur, je vous ai reconnu. Maman, c’est toi ? ». « Qui veux-tu qui pense à toi, idiot. Je te signale au passage que je ne suis pas encore une horreur ». « Heuuu, si, si, heuuu, non, non. Je voulais dire que les voix sont déformées avec mon téléphone ». « Tu es comme les chats, toi : on devrait leur couper les pattes avant de les jeter par la fenêtre. Quand est-ce que j’aurai une nouvelle belle-fille à enquiquiner ? ». « Maman, efface ce que tu as dit sur les chats, s’il te plait. Pense à mes amis qui aiment les animaux. Moi-même, si je n’ai que deux hamsters et un poisson rouge, c’est parce que j’habite au cinquième. Adieu, veaux, vaches, cochons, couvée. Ici, le marsupilami est en latex. Je ne me sers de sa queue pour me déboucher le nez et les oreilles. Me comprends-tu, maman ? ». « Demain, idiot, tu vas à la pèche, compris. Tu sors en boîte, comme on dit maintenant et tu m’en trouves une qui a un travail stable, pas trop jolie parce que tu vas te le faire piquer, qui se plante la queue du marsupilami et le reste où elle veut et qui a l’esprit de famille pour accepter qu’une belle-mère vienne habiter chez elle parce qu’elle se fait vieille. Compris ». « Heuuu ». « Je te sens dubitatif ». « Tu sais, maman, je ne me suis jamais rasé à cet endroit là. Mais je vais suivre ton conseil sur les boîtes. Deux boîtes, ce sera encore mieux ». « Demain soir : au rapport. J’attends son coup de fil qui m’invite chez toi ». « Oui, maman. Au revoir, maman. Le bonjour à ton amie Lucienne. Je te quitte parce que j’ai pipi caca et ça urge ».     

12/03/2008

Cherche à me préserver des vaches

« Gamin, connais-tu l’expression ‘ Il court tout seul ‘ ? ». « Non, papa ». « Alors, vas voir dans l’armoire, celle-là, celle dans laquelle on ne va presque jamais ». « Papa, c’est horrible, ça grouille, il y a des monstres ». « Mais non, gamin. C’est du fromage. Il court tout seul parce que je me suis trompé d’armoire quand je l’ai rangé ». « Mais, papa, c’est plein de vers blancs ? C’est horrible ». « Mais non, gamin, c’est normal. Le fromage vit. Sais-tu comment on cultive le fromage ? ». « C’est du lait de vache, papa ». « Exact, gamin. C’est du lait de vache. Donc, c’est organique. Donc, c’est vivant ». « Mais, papa, si c’est du lait de vache, on va avoir plein de vaches dans l’armoire. On ne saura plus fermer la porte ». « C’est vrai, ça. Gamin, tu me fais peur » « Allo, Gérard ».

28/01/2008

Cherche à vendre une boîte de puzzle

Vends une boîte de puzzle de très bonne qualité. L’image représente un paysage campagnard et montagnard, avec quelques chalets fleuris et, sur la gauche, quelques vaches qui paitent. Il paraît que ça vient du verbe paître mais je ne sais pas comment le conjuguer. On s’en fout. Disons qu’il y a des vaches qui bouffent de l’herbe. Du côté gauche. Du côté gauche de l’image sur la boîte du puzzle. Parce que, dans la boîte, il n’y a rien. C’est pour ça que je ne vends que la boîte. Faire offre.

02/04/2007

Poissons d'avril de Biglodion (2)

Poisson d’avril (2)

100.000 visites, 100.000 mercis. Pour fêter ça, je vous livre quelques paquets d’annonces déjà publiées et regroupées par thèmes : le gamin, maman, les rencontres, le supermarché, etc. C’est un peu mon « biesse tof » personnel. N’hésitez pas à me faire connaître le vôtre. Bon amusement. Amitiés.

 

Cherche à comprendre ce qui s’est passé

J’ai téléphoné à ma mère : « Allo, maman, je t’invite ». Elle : « Oh, oh, c’est nouveau, ça ». Moi : « Poisson d’avril ». Elle : « J’arrive ». Moi : « Hé, ho, c’est un poisson d’avril, j’ai dit ». Elle a raccroché. Aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, elle va débarquer, elle va voir les souris et les crèpes collées au plafond. J’ai du gaffer. Je cherche à comprendre où est l’erreur.

 

Cherche le prix d’une vache sur pied

Hier après-midi, premier avril, grimés, avec deux copains nous nous sommes fait passer pour des représentants du ministère de l’agriculture et nous avons sonné à la porte d’un pote qui habite à la campagne : « Bonjour, Monsieur, il est revenu aux grandes oreilles du ministre que vous élevez des moutons avec beaucoup d’amour ». « Ben, heu, oui, pourquoi ? ». « Vous avez été primé et regardez, derrière nous, une vache, Marguerite, c’est le premier prix, elle est à vous ». « Germaine, Germaiiiiiine, viens voir, la famille s’aggrandit ». Je vous le donne en mille : il a fait rentrer la vache chez lui, le salaud. Il l’a baptisée au mousseux et nous on a juste eu droit à une limonade et encore il a fallut qu’on insiste du genre ah, les émotions ça donne soif. Nous n’avons jamais osé lui dire que la vache était un poisson d’avril. Une heure après nous étions en train d’expliquer la boulette au fermier qui nous avait loué la vache pour une demi-journée. Il nous réclame un prix gastronomique : autant de kilos de steack, gnagnagna, autant d’entrecôtes, gnagnagna, autant de carbonnades, gnagnagna, autant de kilomètres de saucisse pur boeuf, gnagnagna, autant de spirales de chipolata, gnagnagna, autant de faux-filet, petit-nerf, pelé, plate-cuisse, aiguillette, grosse-cuisse, jarret. Vous le saviez, vous, qu’il y a tout un supermarché dans ce quadrupède à quatre pattes sensé faire du lait ? Quand le fermier a encore ajouté une queue, une langue, une descente de lit en cuir naturel, j’ai vu rouge et je lui ai dit de ne pas oublier les magrets, le waterzooï et les cuisses de grenouille. Il voulait les ajouter à sa liste. Bref, nous nous sommes fait couillonner. Nous cherchons à connaître le prix d’une vache, une vraie, sur pied, pas une en pièces détachées dans des barquettes.

 

Cherche la revanche qui se mange comme un plat froid

Le premier avril, en revenant du bureau, je me suis retourné au moins vingt fois : rien derrière. Et pourtant, j’avais l’impression d’être suivi par un vieux vélo. Pas de vélo. Le bruit turlupinait dans ma tête et je fus distrait et me trompâtes de chemin. C’est en demi tournant que je vis que ces connards de débiles de collègues avaient attaché un vieux poêlon en aluminium à ma mallette. J’ai pris des couleurs, surtout du rouge, sur les joues. Je suis rentré à la maison la mallette à la main et le poêlon dans l’autre. Ce n’est qu’en rentrant que j’ai vu qu’ils avaient collé dans le dos une affichette « Just married » dans le dos de mon imperméable. Bandes de cons. Hé, c’est le trajet que je fais tous les jours, je suis connu. Je vais faire l’innocent au bureau, je ne dirai rien. Mais ma vengeance sera terrribble, avec trois r et deux b. Le pire, c’est que je dois attendre un an pour le prochain poisson d’avril. Je prépare mon coup, donnez-moi des idées.

27/03/2007

Biglodion et les animaux (3)

Biglodion et les animaux (3)

100.000 visites, 100.000 mercis. Pour fêter ça, je vous livre quelques paquets d’annonces déjà publiées et regroupées par thèmes : le gamin, maman, les rencontres, le supermarché, etc. C’est un peu mon « biesse tof » personnel. N’hésitez pas à me faire connaître le vôtre. Bon amusement. Amitiés.

 

Cherche personnes dormant la fenêtre ouverte

Pendant que le gamin est à la mer avec sa mère, pour lui faire une surprise (au gamin, pas à sa mère), avec l’aide d’un copain, de son garage, de son établi, de sa scie sauteuse, de ses clous, de ses planches de palette et de quelques bières, j’ai réussi à construire quatre nichoirs. Hop, un clou, et de un, dans la cuisine. Hop, un clou, et de deux, dans la salle de bain. Hop, un clou, dans le coin au-dessus de la commode, vous voyez. Le quatrième hop je l’ai cloué dans l’ascenseur, histoire d’égayer l’immeuble avec quelques petits oiseaux. La vie en immeuble pourrait être chouette si on pouvait choisir les autres locataires. Moi, je n’ai pas pu. Parfois je rêve que je suis dans mon appartement au cinquième, seul, sur un île déserte, et que le propriétaire s’est noyé en venant à la nage me réclamer le loyer. Pour les nichoirs, c’est la catastrophe. Les collègues m’ont dit que je devrai dormir la fenêtre ouverte. Ca, jamais. C’est déjà tout juste pour me réchauffer avec les cinq nounours dans le lit. Je cherche des personnes qui dorment la fenêtre ouverte et qui acceptent qu’un gamin aille voir éclore les petits oiseaux chez eux.

 

Cherche une grenouille habituée aux échelles

La prof de science du gamin a raconté l’histoire du baromètre à grenouille. Le gamin a récupéré un bocal vide de café soluble, a démonté l’échelle de son camion de pompiers et a trouvé une grenouille je ne sais où. « Mais, gamin, pourquoi tu n’as pas mis le couvercle sur le bocal ? ». « Papa, ça doit respirer une grenouille. ». « Ah oui ? Mais elle est où, maintenant ? Il n’y a plus que l’échelle de pompiers dans le bocal. ». « Là, en dessous du bonzaï. ». « Vite, gamin, elle ne doit pas faire pipi, les bonzaïs, il ne faut pas trop les arroser, c’était écrit sur la notice. ». « Trop tard. ». « Quoi, trop tard, elle a pissé ? ». « Je ne sais pas, je ne la vois plus. ». « T’aurais pu choisir une grenouille orange ou rose fluo, non ! ». « Papa, j’ai peur. ». « Moi aussi gamin, j’ai peur. Quand j’avais ton âge, on m’a appris l’histoire de la grenouille qui voulait se faire grosse comme un boeuf. L’appartement sera trop petit. ». « J’ai peur qu’elle ne saute du balcon. C’est haut, cinq étages. ». « Pas de problème, gamin, si nous étions construits comme des grenouilles, il n’y aurait pas d’ascenseur à la tour du Midi et on rentrerait par les fenêtres. ». « Ah bon, t’es sûr ? ». « Je suppose, gamin, je n’ai jamais essayé. Je ne sais même pas si on sait ouvrir les fenêtres de la tour du Midi. ». « Papa, qu’est-ce qu’on fait ? ». « T’inquiètes pas, gamin, je vais mettre une petite annonce. ».

 

Cherche des vraies pâquerettes en plastique

Meueueueueueuh. Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah. Je cueillais des pâquerettes pour la fête des mères et paf, meuuh, en plein dans les oreilles, pris par derrière. J’ai cru un instant m’être égaré sur des rails et avoir le transsibérien dans le dos. Mon dieu, mais que c’est gros une vache, quand on est accroupi. Beaucoup plus gros que sur les bouteilles de lait. Ne pas bouger, surtout ne pas bouger, j’ai vu ça dans une émission télé sur les fauves, soit courir, mais avant il voir dans le guide du petit louveteau si ça court vite ou pas, soit ne pas bouger. Pas le temps d’aller chercher ce bouquin. Saloperie de pâquerettes. Elle vient de les bouffer. Aïe, c’est pas une langue, ça, c’est une rape à fromage. Aïe, ça doit lui plaire, peut-être l’odeur de la mousse à raser au menthol. Aïe. Si mes souvenirs sont bons, la vache est herbivore. Ca y est, j’ai des crampes dans les genoux. Aïe. Je suis lavé pour deux semaines. « Biquette, gentille Biquette, allez, hop, rentrer maison, faire lolo ». Je m’en suis sorti en rampant. Mais que c’est long, une vache. A la sortie, j’étais tout décoiffé. A cause de la queue qui jouait essuie-glace. Tant pis pour les fleurs naturelles, maman en aura en plastique.

 

14/11/2006

Cherche deux lapins

Noël approche. J'ai profité de ce que le gamin était chez sa mère pour faire une répétition de le crêche vivante que je veux lui offrir. L'année dernière, ça a été un flop. J'avais loué une vache pour faire le boeuf et elle n'a jamais su rentrer dans l'ascenseur. Impossible de la hisser jusqu'au cinquième étage. Cette année je vais faire plus petit. Le boeuf, ce sera un lapin brun et l'âne, ce sera un lapin gris. J'ai un problème : au supermarché les lapins sont déjà découpés en morceaux. Ce serait ridicule de mettre ça dans une crêche vivante. Autant y mettre une escalope et 20 centimètres de chipolata. Et trois chicons debouts pour faire les rois mages. Pffff, que faire ? Je cherche deux lapins, des vrais, pas découpés, un brun et un gris, qui savent faire de la figuration. J'organise un casting mercredi. Venez nombreux.

12/09/2006

Cherche un boeuf

Ce week end, j'avais le gamin. Nous sommes allé voir la ferme en ville. Il y avait de tout : des poules, des canards, des fromages, deux vaches, de jeunes mamans avec une poussette. Pendant que j'essayais d'entrer en conversation avec elles, le gamin a flaché. Il veut un âne. Un âne ! Dans l'appartement ! "Mais, papa, il y en a un chez maman, son nouveau copain c'est un âne". "C'est pas un âne, c'est un con". J'ai réfléchi en moi-même et, pourquoi pas, pour Noël, une crèche vivante, dans l'appartement. Je m'y prend tôt pour les réservations mais je cherche déjà un boeuf pour le 24 et le 25 décembre. Un boeuf qui est habitué aux ascenseurs.

10/09/2006

Cherche un plan de Liège

"Coralie, tu nous quitte à 81 ans". Coralie, Coralie, c'est quoi ce truc, je suis venu représenter le service à l'enterrement de Gérard. "Coralie, tu as choisi de rester jeune fille pour élever tes vaches". Ha , ha, ha, Gérard, élever des vaches, qu'il est con ce curé, Gérard jeune fille, je vais pisser de rire, ha, ha, ha. "Coralie, tu n'es pas seule, un paroissien est là, je suis cède la parole". Qui ? Moi ? "Heu, Gérard, tu es là, Gérard ? Dans la caisse". "Mon fils, la douleur vous égare, il s'agit de Coralie". "Mon père, c'est vrai, je le confesse, je suis égaré, je cherche Gérard, il est mort à Liège, j'ai la couronne offerte par service dans le coffre de ma voiture, où est Gérard".  Merde, je me suis trompé d'église. Qui peut m'envoyer d'urgence un plan de Liège.

12/05/2006

Cherche des vraies pâquerettes en plastique

Meueueueueueuh. Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah. Je cueillais des pâquerettes pour la fête des mères et paf, meuuh, en plein dans les oreilles, pris par derrière. J'ai cru un instant m'être égaré sur des rails et avoir le transsibérien dans le dos. Mon dieu, mais que c'est gros une vache, quand on est accroupi. Beaucoup plus gros que sur les bouteilles de lait. Ne pas bouger, surtout ne pas bouger, j'ai vu ça dans une émission télé sur les fauves, soit courir, mais avant il voir dans le guide du petit louveteau si ça court vite ou pas, soit ne pas bouger. Pas le temps d'aller chercher ce bouquin. Saloperie de pâquerettes. Elle vient de les bouffer. Aïe, c'est pas une langue, ça, c'est une rape à fromage. Aïe, ça doit lui plaire, peut-être l'odeur de la mousse à raser au menthol. Aïe. Si mes souvenirs sont bons, la vache est herbivore. Ca y est, j'ai des crampes dans les genoux. Aïe. Je suis lavé pour deux semaines. "Biquette, gentille Biquette, allez, hop, rentrer maison, faire lolo". Je m'en suis sorti en rampant. Mais que c'est long, une vache. A la sortie, j'étais tout décoiffé. A cause de la queue qui jouait essuie-glace. Tant pis pour les fleurs naturelles, maman en aura en plastique

08:14 Écrit par Fanny | Lien permanent | Commentaires (26) | Tags : lait, vache, louveteau, paquerette |  Facebook |

17/04/2006

Cherche emploi occasionnel avant le démaquillant

Hier, c’était Pâques. J’ai reçu des copains et des copines. Pas très originaux mais gentils : ils avaient chacun apporté trois bouteilles de vin. A la fin du repas et vers la fin des bouteilles, Delphine a eu l’idée de jouer à « Je suis la vache sans tache qui tache, Gérard, j’appelle la vache sans tache, Fred » Chance, pour jouer à ça il faut des bouteilles de vin vides et on en avait beaucoup. En fait, il faut les bouchons. On les brûle, ils deviennent noirs et hop, quand quelqu’un se trompe dans le texte, on boit un coup et on lui met un rond noir sur la figure et il devient « Je suis la vache à une tache, Gérard, j’appelle la tache sans tache, Fanny ». Hop, erreur. Et paf, un rond noir. Tout le monde boit un coup. « Je suis la vache à deux vaches, Gérard, j’appelle la tache à une vache, Etienne ». Hop, encore erreur. Et paf, encore un rond noir sur Gérard. Et tout le monde boit un coup. Gérard, c’est moi et je suis devenu de plus en plus noir. Les autres aussi. Chemin faisant, l’appartement se transformait en une église occupée par des sénégalais. Quelle ambiance ! A la fin, je dormais debout, effondré dans le fauteuil. Je ne les ai pas vu partir, ni par où. Je suppose qu’ils ont pris l’ascenseur. Je me lève, au petit matin, comme d’habitude. Je veux me raser : aaaaaaaaaaaaaaaah, c’est un noir qui me regarde dans le miroir. La trouille. Le cœur à 180. Les guibolles qui flageolent. D’habitude je n’ai pas peur des noirs, au contraire, mais là, à ma place, dans le miroir, au matin, l’aiguille du trouillomètre faisait ventilateur. Je suis à ma troisième tasse de café et je me dis que je peux être utile. Avant d’aller au night shop acheter du démaquillant. C’est congé aujourd’hui, lundi de Pâques. Si vous organisez une fête, je peux venir jouer Père Fouettard.

08:30 Écrit par Fanny | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : paques, vache, fete, senegalais, demaquillant |  Facebook |

04/04/2006

Cherche à présenter mes excuses à Milo

Un pote s'appelle Emile. Comme il est un peu du sud, ou sa femme, ou sa belle-mère, je ne sais plus, je l'appelle Milo. Je disais même Milo c'est vache. A cause de Milo Céviche, le serbe, le croate, le malgache, je ne sais plus. Mais il est mort. Pas Milo c'est vache, l'autre. Depuis je l'appelle Vénus. Pigé ? Non ? La Vénus de Milo, une dame qui n'a pas de bras. Une statue. De qui ? Je ne sais plus. Elle vit dans un musée. Lequel ? Je ne sais plus. Ce n'est pas grave si vous n'avez pas compris. Ce qui est grave, c'est que Milo n'a pas compris non plus. Il est vexé que je l'appelle La Vénus. Il ne décroche plus quand il voit mon numéro sur son téléphone. Je profite de la présente pour présenter mes excuses à La Vénus.

08:51 Écrit par Fanny | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : vache, venus, dame, musee, art |  Facebook |

02/04/2006

Cherche le prix d'une vache sur pied

Hier après-midi, premier avril, grimés, avec deux copains nous nous sommes fait passer pour des représentants du ministère de l'agriculture et nous avons sonné à la porte d'un pote qui habite à la campagne : "Bonjour, Monsieur, il est revenu aux grandes oreilles du ministre que vous élevez des moutons avec beaucoup d'amour". "Ben, heu, oui, pourquoi ?". "Vous avez été primé et regardez, derrière nous, une vache, Marguerite, c'est le premier prix, elle est à vous". "Germaine, Germaiiiiiine, viens voir, la famille s'aggrandit". Je vous le donne en mille : il a fait rentrer la vache chez lui, le salaud. Il l'a baptisée au mousseux et nous on a juste eu droit à une limonade et encore il a fallut qu'on insiste du genre ah, les émotions ça donne soif. Nous n'avons jamais osé lui dire que la vache était un poisson d'avril. Une heure après nous étions en train d'expliquer la boulette au fermier qui nous avait loué la vache pour une demi-journée. Il nous réclame un prix gastronomique : autant de kilos de steack, gnagnagna, autant d'entrecôtes, gnagnagna, autant de carbonnades, gnagnagna, autant de kilomètres de saucisse pur boeuf, gnagnagna, autant de spirales de chipolata, gnagnagna, autant de faux-filet, petit-nerf, pelé, plate-cuisse, aiguillette, grosse-cuisse, jarret. Vous le saviez, vous, qu'il y a tout un supermarché dans ce quadrupède à quatre pattes sensé faire du lait ? Quand le fermier a encore ajouté une queue, une langue, une descente de lit en cuir naturel, j'ai vu rouge et je lui ai dit de ne pas oublier les magrets, le waterzooï et les cuisses de grenouille. Il voulait les ajouter à sa liste. Bref, nous nous sommes fait couillonner. Nous cherchons à connaître le prix d'une vache, une vraie, sur pied, pas une en pièces détachées dans des barquettes.