21/05/2009

Cherche le dénouement

Je ne dors plus. On m’annonce que je dois être mûr pour enlever le plâtre. J’ai peur d’un massacre à la tronçonneuse. Je n’en ai pas mais j’ai déjà vu une tronçonneuse. Si j’éternue pendant le spectacle je serai transformé en rondelles, en carpaccio sans le parmesan, la roquette et le vinaigre balsamique. Mon Dieu, c’est ma dernière volonté : j’ai envie d’un carpaccio, un vrai. Un carpaccio en entrée. Après, un américain (steak tartare pour les français) frites mayonnaise. Trou normand à l’Eau de Villée et, ensuite, puisqu’il faut manger du poisson pour le phosphore, douze cuisses de grenouilles à l’ail. Attention : pas douze fois une cuisse mais douze fois deux cuisses. Pas des cuisses de grenouilles unijambistes. Une grenouille unijambiste ça tourne en rond, dzoing, dzoing, dzoing, comme moi quand j’essaye de me gratter avec mon plâtre à gauche quand ça chatouille au cou du côté droit. J’a dit au cou mais ailleurs c’est le même. Seigneur, j’ai honte de vous embêter avec mes petites histoires. C’est pourquoi je vous laisse le choix du dessert, avec une petite préférence pour une crème glacée à la vraie vanille surmontée d’un bon chocolat belge. Mon Dieu, le dénouement est proche. Donnez-moi la force de ne pas éternuer pendant la tronçonneuse.  

16/01/2009

Buggy à vendre, cuicui en bon état

C’est pour faire plaisir au gamin qui trouve que ses étrennes ne couvriront pas ses dépenses. Il vend son buggy, bleu, avec le cuicui qui fonctionne encore. Quelques traces de dents dans le caoutchouc. C’est normal, c’est grâce à son buggy que le gamin a fait ses dents et m’a fichu la paix la nuit, enfin, certaines nuits, quand il était petit. A vue de nez le buggy dégage une légère odeur de vanille. C’est son grand-père maternel, chez qui le gamin l’a reçu, qui l’a appelé buggy. Ce vieux fou a avoué un jour avoir confondu avec bugs bunny. C’est idiot parce qu’un lapin ce n’est pas bleu.  Faire offre.

20/03/2007

Les ennuis de Biglodion (4)

Les ennuis de Biglodion (4)

100.000 visites, 100.000 mercis. Pour fêter ça, je vous livre quelques paquets d’annonces déjà publiées et regroupées par thèmes : le gamin, maman, les rencontres, le supermarché, etc. C’est un peu mon « biesse tof » personnel. N’hésitez pas à me faire connaître le vôtre. Bon amusement. Amitiés.

Cherche un bout de courroie

J’ai pété une courroie, celle qui servait de ceinture à mon bermuda. La rupture a eu lieu en pleine rue, alors que j’avais à chaque bras un sac rempli de douze boîtes de raviolis. A cause de la promotion. Plus j’avançais et plus le bermuda descendait, jusqu’à arriver sur mes tongs. J’essayais de rallier l’appartement, en prenant mon courage à deux mains, en plus des sacs. J’ai terminé les 300 derniers mètres en une heure vingt. Des gens serviables m’encourageaient : « Vous voulez que je vous la tienne ». « Non, non, j’ai un slip ». Mais je n’ai pas à vous raconter, je cherche une petite courroie. Pour mon bermuda. Merci.

Cherche 273 ballons

Le gamin est chez sa mère. Pour ne pas m’ennuyer je suis allé donner un coup de main samedi à la fête du quartier. Comme je n’ai pas de compétence particulière ils m’ont mis au stand des lots de la tombola rapide. « Par ici, m’sieurs, dames, les beaux lots, tchikitchikitchik », « Allez, hop, doublez vos chances, prenez deux billets, tchikitchikitchic ». « Venez gagner ce magnifique taille-haie électrique, tchikitchikitchic, il fonctionne, tchikitchikitchic ». « Mesdames, que diriez-vous d’avoir ce couteau électrique géant, tchikitchikitchic, idéal pour découper du bison, de l’éléphant, des rondelles de cou de girafe, tchikitchikitchic ». Je voulais absolument me défaire de cette saloperie de taille-haie qui prenait trop de place sur le stand et cachait les autres beaux lots : médailles de Lourdes, dés à coudre et autres paires de lacets. Alors je le faisais fonctionner et tournoyer, tchikitchikitchic, quand, distrait par la devanture d’une belle blonde, je n’ai pas vu le marchand de ballons qui était à côté, Ah ça, pour s’envoyer en l’air, ils se sont envoyés en l’air. D’un seul geste, athlétique et olympien, style cirque de Pékin à la tronçonneuse, j’ai tranché d’un coup involontaire et irréparable les 273 bouts de ficelle qui retenaient les ballons. J’ai voulu m’enfuir, profitant de ce que tout le monde regardait l’envol des ballons mais, pendant qu’ils s’envoyaient en l’air, j’ai pris mon pied. Mais je l’ai pris dans une allonge électrique qui alimentait le surgélateur du stand des crèmes glacées. On n’a vu le manque d’alimentation qu’en fin de journée, quand on n’a plus su distinguer fraise, pistache, vanille, chocolat. J’ai du acheter les 273 ballons et, le soir, les quinze litres de la défunte crème glacée. « Vous êtes notre meilleur client » a dit le responsable de la fête « Revenez demain, je vous donnerai une bon pour un tour en carrousel ». Je n’ai plus d’argent de poche pour mes vacances, juste de quoi m’offrir une sucette, ce que j’ai fait. Je cherche 273 ballons pour récupérer mon achat inutile.

Cherche ficelle de chasse

Samedi je suis allé aider à la fête du quartier. Je tenais le stand de la tombola express et, en brandissant le gros lot pour attirer les badauds, un taille-haie en fonctionnement, j’ai sectionné les ficelles qui retenaient 273 ballons. J’ai du les acheter, sans en avoir un seul. Compatissants, les responsables de la fête m’ont invité à m’occuper de la toilette des gamins, dimanche. En fait, la chaînette de la chasse murale était cassée et trop courte. J’étais là, comme la statue de la Liberté, la main en l’air sur le reste de chaînette. « Alors, gamin, t’as fini, pousse, non di djo, y en a qui attendent ». J’étais pressé, moi, parce que les responsables, compatissants, avaient installé un podomètre sur la chaînette - normalement, ça compte les pas quand on fait de la marche - et m’avaient promis un cent par coup de chasse. Alors, je tirais mon coup à tour de bras. J’ai triché, je disais prout prout et je tirais. Et hop, un cent. Prout prout, et hop, un cent. En une journée j’ai gagné 419 cents, soit 4 euros et une rawette, soit le prix de deux ballons. Mon banquier conseiller fiscaliste m’a dit que ce n’était pas rentable. Ah bon ! J’arrête, je cherche une ficelle pour mettre à la chasse.

 

20/11/2006

Cherche une grosse pompe

J'ai acheté des préservatifs pour, heuuu, comment dire, m'informer sur le sujet et aussi pour en faire des gants de jardin. Je n'ai pas les doigts assez longs. Pour ne pas gaspiller ces achats inutiles, je me suis dit que, pour Noël, comme décoration, ça changerait des boules traditionnelles sur le sapin, surtout qu'il y en a à la vanille, à la fraise et au chocolat. J'ai acheté une pompe à ballon chez Blokker. Impossible de gonfler ces bidules. Je me demande comment il y en a qui arrive à les faire se dilater. Je cherche une pompe avec un embout plus gros.

18/11/2006

Cherche des noisettes

Je suis retourné à la pharmacie pour acheter d'autres préservatifs, histoire d'avoir un assortiment. J'ai suivi les conseils du mode d'emploi et j'en ai pris à la vanille, à la fraise et au chocolat. J'ai voulu tester les souhaits des consommatrices et j'ai sonné chez ma voisine de palier. Drrrring. "Bonjour, madame, c'est pour un sondage". "C'est pour la télé ?". "Non, non. J'ai une question : êtes-vous vanille, fraise ou chocolat ?". "Moi, c'est praliné, avec des petits morceaux de noisettes dedans". "Et meeerde". "Plait-il ?". "Heuuu, rien, rien". "C'est pour ça que vous  me dérangez". "Heuuu, je voudrais savoir si, heuuu, si, comment dire, heuuu, si vous avez aussi eu une coupure d'électricité entre 1 et 2 heures du matin". "A cette heure là, je dors". "Au revoir, madame". Bon, le problème reste entier : comment enfiler des noisettes dans ce bidule.

17/11/2006

Cherche un petit jardin

Hier j'ai acheté une boîte de 12 préservatifs. Vu les explications confuses de la pharmacienne j'ai commencé à lire le mode d'emploi. "Déroulez jusqu'au bout". Ho, ho, c'est sûrement une boîte XXL. Voyons voir. "Essayer nos variétés vanille, fraise et chocolat". Mais, c'est un mode d'emploi pour marchand de crême glacée, ce papier ! "Tu fais quoi, papa ?". "Aaaaah, gamin, t'es là, toi". "Tu fais quoi ?". "Heuuu, j'essaye des gants de jardin en kit, il faut les monter soi-même". "Et ça sert à quoi". "Ben, heuuu, des gants de vaisselle, c'est pour la vaisselle, des gants de jardin, c'est pour le jardin". "C'est idiot". "Gamin, qu'est-ce qui est idiot ?". "On n'a pas de jardin, on habite au cinquième étage". "Heuuu, oui, oui, mais, heuuu, comment dire, quand je me promène au parc communal, si je vois une mauvaise herbe, hop, j'enfile mes cinq doigts et hop, plus de mauvaise herbe". "Ah". "Allez, va jouer".