30/06/2010

Le pied, ce n'est pas le pied (4)

« Papa, tu fais les pieds de porc ? ». « Gamin, écoute ça : il faut braiser et désosser les pieds de porc ». « C’est quoi, braiser, papa ? ». « C’est là que je coince, gamin. Je suppose qu’il n’y a pas une erreur d’impression mais je n’ai jamais braisé personne ». « Et désosser, c’est enlever les os, papa ? ». « Je suppose, gamin. Pourtant, quand j’achète du jambon à l’os il n’y a pas d’os dedans. Et le jambon c’est juste ce qu’il y a au dessus du pied de porc, que je sache ». « Parce que le jambon c’est du cochon, papa ? ». « Ben oui, gamin, c’est ce qu’il y a entre les pieds et les côtelettes. C’est pour ça que le jambon est cher : c’est parce que le cochon a des milliers de côtelettes mais il n’a que quatre pattes dont deux avec du jambon ». « Pourquoi, papa ? ». « Les cochons, c’est comme les grenouilles, gamin. Dans les grenouilles on ne mange que les pattes de derrière, celles qui servent à sauter. Celles de devant c’est pour lire le journal, se brosser les dents ou faire des pieds de nez ». « Et des pieds de nez, ça se mange, papa ? ». « Je n’en ai jamais vu au rayon des surgelés, gamin. ». « Papa, j’ai appris à l’école qu’on pouvait faire du vin en plantant des pieds de vigne. Si tu plantais les pieds de porc dans des pots que tu mettrais sur le balcon, on aura peut-être du jambon pour pas cher ». « Bonne idée, gamin. Vas fouiller dans la poubelle de la voisine de palier. Elle se fait souvent des moules mais elle ne mange pas la barquette. On va y planter les pieds de porc. Gamin, si tu trouves des pieds de vigne, ramènes-les, on fera du vin ». « Oui, papa ». (la suite vendredi)

13/10/2009

Cherche le beau surgelé

" Gamin, les papas sont là pour apprendre à leurs gamin, même si ceux-ci les font chier ". " Oui, papa, tu m'as déjà dit mille fois que toi tu pouvais dire faire chier et que je dois attendre ton âge pour pouvoir le dire aussi ". " Oui, gamin ". " Mais, papa, ça fait trois ans que tu me le dis et, à chaque année, il y a une bougie de plus sur ton gâteau. Si tu deviens centenaire je devrai attendre de le devenir aussi pour faire chier tout le monde ? ". " Oui, gamin ". " Mais, papa, ce que tu dis est aussi débile que le coiffeur qui avait fait peindre sur sa vitrine DEMAIN ON RASE GRATUITEMENT ". " Gamin, un papa doit instruire son gamin mais le gamin doit expliquer à son papa quand le papa ne comprend pas. C'est quoi cette histoire de coiffeur ? ". " Ben, papa, quand les clients venaient se faire raser gratuitement le coiffeur disait que c'était demain et, pour le prouver, il disait d'aller voir ce qui était écrit sur sa vitrine ". " Mais c'est de la publicité mensongère, ça, comme sur les plats préparés surgelés. Tu ouvres le paquet et, dedans, il n'y a pas les brins de ciboulettes qui sont sur la photo. Ni la vapeur qui s'échappe des petits pois carottes bien chauds. Ni la belle assiette. Ni la nappe. Ni le verre de vin bien rempli ". " Papa, tu devrais lire les emballages. C'est marqué suggestion de présentation ". " Ah, ça, gamin, pour être suggestif c'est suggestif. C'est tellement suggestif que je n'achète des surgelés que lorsque la photo est jolie ". " C'est du trompe l'oeil, papa ". " Oh, gamin, à propos de trompe l'oeil, regarde ce que j'ai photographié à Vesoul ". " Tu t'es encore fait avoir, hein, papa. Madame a voulu voir Vesoul et on a vu Vesoul. Et l'accordéon. Et les flonflons ". " Ben, heuuu ".

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21/09/2009

Bébé assume l'intérim - 9

To - ré - ador, ton - cul - n'est pas - en or, to - ré - ador. Coucou, c'est Bébé, Bag-in-Box, la nouvelle co(que)luche de Biglodion qui m'a nommée son intérimaire pendant sa cure de repos. Lui, il se repose. Je ne peux pas dire où il est mais vu la photo sur la carte postale que je viens de recevoir, il doit être passé dans (au moins) une cave à vin en Bougogne. Vu son écriture il a du écrire son texte après plusieurs dégustations. Je suis toute rouge, il m'appelle sa ballereine. Je n'ose y croire. Ou alors c'est une faute due au jus de la treille. Pendant ce temps là je répète. Toréador en garde, toréador, toréador, et songe bien, oui, songe en combattant, qu'un oeil noir te regarde, et que l'amour t'attend. Quand je répète je préfère chanter Toréador, ton cul n'est pas en or. De toutes façons le public n'y voit que du feu. Quand j'étais à la chorale nous devions chanter Let it be des Beatles. Nous avons toutes chanté Les p'tites billes, les p'tites billes, les p'tites biii-ii-illes.

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20/09/2009

Bébé assume l'intérim - 8

Coucou, c'est Bébé, danseuse et intérimaire dans ce blog. " Tu es juste bonne pour présenter la météo ", m'a dit le directeur du Vin Rouge, le moulin où tout tourne, surtout la tête des clients. D'accord, je m'entraîne, dans mon habit de parure. " Après dissipation des brûmes matinales, nous aurons, si le temps le permet, d'ouest en est, et si la direction n'est pas limogée car, dans ce cas, ce serait d'est en ouest, une alternance de pluies et d'éclaircies. En clair, s'il pleut chez vous, c'est que vous êtes dans l'alternance de la pluie et, s'il ne pleut pas, c'est parce qu'il ne pleut pas. Choisissez bien le moment pour faire vos courses. Surtout si ce sont des courses à pied ou des cent dix mètres haies. Après une alternance pluies et averses, nous aurons un passage, pas sage du tout, nuageux, avec deux solutions suivant la région où vous habitez. Soit des nuages qui, surpris par un besoin pressant, font pluie-pluie  sur le linge que vous avez mis à sécher dehors, , soit des nuages en transit, qui ne pissent pas, et c'est le moment de sortir le chien et les autres bestioles, hamster, belle-maman, poisson rouge en bocal, pour qu'ils jouissent de l'accalmie passagère qui, selon les météorologues, devrait être suivie d'un temps analogue, c-à-d le même, avec ses passages nuageux, certains faisant pluie-pluie et d'autres sachant se retenir. Plus précis je ne sais pas. 

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19/09/2009

Bébé assume l'intérim - 7

Bzzzzzzzzzz, bzzzzzzzzzz, je répète le vol du bourdon. Spécial, non ? Le directeur du Vin Rouge, le moulin où je répète pour devenir artiste en herbe, m'a demandé de réaliser une scène du vol du bourdon. Au début je croyais qu'il s'agissait d'un vol, avec un voleur, des flics, panpan, on te tient, tu vas parler, et merde, il ne parlera plus, ah bon, pourquoi, à cause du panpan. Le bourdon est non seulement une cloche au son très grave mais aussi un insecte. Qui fait bzzzzzzzz, bzzzzzzzzz. Comment faire le vol du bourdon alors que je suis assise le cul par terre les jambes écartées ? Je n'arrive pas à m'envoler. Avec un tutu, debout, en faisant des pointes et en sautillant, je pourrais faire tchip tchip, tchip tchip. Mais le cul par terre, avec une seule aile, je n'arrive pas à décoller. J'ai beau faire bzzzzzzz, bzzzzzzzz, je reste clouée au sol. " Voyageurs, attention. En raison d'un brouillard intense sur l'aéroport le vol du bourdon est retardé. Veuillez nous en excuser ". C'est nouveau, ça.  Je me croyais sur scène et voilà que je suis sur une piste de décollage. Je sens que je vais m'envoyer en l'air. A demain.

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17/09/2009

Bébé assume l'intérim - 5

Coucou, c'est Bébé, Bag-in-Box sans le Box, la danseuse du Vin Rouge, un moulin qui fait son blé à Paris avec les touristes belges en quête de sensations. Je suis en charge de ce blog depuis le pétage de plomb de son propriétaire. Aujourd'hui j'ai branché la webcam. Pour vous voir. Je vous regarde droit dans les yeux et je vous entends droit dans mes grandes oreilles que j'ai hérité de papa. C'est comique la webcam. Je vois une jolie nana en train de pondre un poème, une autre qui prend des photos de ses fleurs, un type qui passe son temps le jeudi à énerver les autres avec ses énigmes, des chats et des chiens perdus ou à la recherche d'une maison d'accueil, la météo. Zut, j'ai poussé sur une mauvaise touche. Est-ce que j'ai l'air d'être une passionnée par la météo ? Malgré mes rondeurs je vis sur les planches. Ah, que c'est bon de vous voir. Je remercie monsieur Web Cam. Je sens que je vais bien dormir. A demain. 

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13/09/2009

Bébé assume l'intérim - 1

Bonjour, je m'appelle Bébé. Mon vrai nom est Bag-in-Box. J'assume l'intérim de ce blog pendant la cure de repos de son propriétiaire qui n'a plus de plomb parce qu'il les a pétés. C'est un drôle d'oiseau, ce type, il a du plomb dans l'aile et peut-être aussi dans ses dents carie a des trous dedans. Il n'a pas trente-deux dents comme tout le monde, il a vingt-six dents et six dehors. Comme il m'a prise au pied levé, je le lève. Car je suis danseuse au Vin Rouge, cabaret bien connu. Mon petit nom est Bébé, pour Bag-in-Box, mais je devrais en réalité m'appeler Bé, pour Bag, comme le compositeur qui a fait une petite fugue chez Maurane, et sans l'autre bé car je n'imagine pas que vous viendriez me voir si j'étais in-Box. Je sais, j'ai de grandes oreilles. Je les tiens de papa qui espionnait les faits et gestes des voisins à travers la paroi de notre HLM en gyproc. Avec papa, je fermais les yeux et il me servait de téléviseur. " Hé, ça y est, il la déculotte. Elle dit que son mari peut rentrer d'un moment à l'autre. Il répond qu'il s'en fiche puisqu'il est le médecin-conseil de la mutuelle qui vient vérifier la tuyauterie ". Ah oui, j'ai eu une enfance heureuse. A demain. 

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15/07/2009

Chiasse !

Pas de post aujourd'hui. Je suis sur le post, sans le s. Je me vide. C'est une sensation terrible. J'ai l'impression que je n'aurai plus rien à l'intérieur. Une bière pas fraîche ? Des crevettes ayant passé l'âge de la retraite ? La peau de la tomate avec ses pesticides et ses fongicides ? Les oeufs pondus du jour mais utilisés trop longtemps après le ponte ? La mayonnaise en tube dont j'ai perdu le bouchon ? Le mélange bière - crevettes - mayonnaise - tomate - pastis à l'apéritif - chips au paprika ? Les moules d'hier ? Trop de vin blanc avec les moules ? Pourvu qu'il n' y ait pas de coupure d'eau parce qu'aujourd'hui c'est une partie de chasse. Plus j'évacue et plus je perds mon bronzage. Je suis dans la merde. Au secours. Plus j'utilise le papier cul et plus le rouleau devient petit. L'air devient irrespirable. Je ne devrais pas fumer dans les toilettes. Dans les avions c'est interdit. J'essaye de me convaincre que je suis en avion, mais, au cinquième étage, je ne suis qu'en phase de décollage. Et des toilettes je ne vois pas la piste. Pourvu que le pilote ne fasse pas de looping. Ce serait une cacastrophe. Je devrais repeindre le plafond. C'est terrible, je sens que je me vide. Je participe, malgré moi, au cycle de la nature. Quand on a mangé des crevettes et que, via les canalisations, elles retournent à la mer, d'accord, c'est normal. Mais quand ça arrive après avoir mangé du lapin ou du boeuf, je ne comprends pas ce que le lapin ou le boeuf iraient faire dans la mer. Encore un mystère que les scientifiques devraient halluciner. Ce qui est bien, quand on a la vaporisante, c'est qu'on réfléchit. Moi, ça fait quatre heures que je réfléchis. Je pense donc j'essuye. Courage. A demain.

21/06/2009

Cherche un bon barbecue

Le dimanche c'est creux, pas beaucoup de lecteurs. C'est normal, c'est barbecue chez vous ou chez des amis. Le barbecue, la joie des bouchers. Hop, les viandes avariées, hop, dans une marinade avec des herbes réhydratées et avec de l'huile, hop, promotion, hop, brochettes, hop, bénéfice. Seul investissement : une baguette en bois. " C'est le vin rosé qui m'a rendu(e) malade ". Non, non, c'est la brochette de boeuf faite avec des morceaux d'une entrecôte qu'une dame est venue rapporté parce qu'elle n'avait pas commandé une entrecôte aux champignons. " Prends quelques spare ribs ". " C'est quoi ? ". " Des côtes d'agneaux ". " Elle est où, la viande ? ". " Tu dois ronger l'os ". " Ouaf, ouaf, j'ai pipi, c'est sur quel arbre que je peux lever la patte ?. " Où as-tu trouvé des merguez orange, il ont du se tromper dans les doses de colorants. Tu as l'étiquette avec la composition ? ". " Non, c'était en promotion, en vrac, au kilo, vente rapide, à consommer le jour même, ne pas congeler ". "Dis, il y a quoi pour manger. J'ai faim ". Je cherche un bon barbecue. Si nécessaire j'apporterai une bouteille de rosé. 

23/04/2009

Cherche deux personnes

Je suis actuellement en partance pour visiter le château d’Attre, demeure du gniègnième siècle, il paraît qu’il y en a dix-huit, un de plus que le nombre d’hectares du parc. C’est facile à trouver, c’est dans l’alignement Lens – Maffle – Ath, ça ne s’invente pas, c’est comme ça, comme Mettet – Loncin – Hannut. Mais je n’y vais pour ça. Après la visite du château qui a conservé ses meubles d’époque (bonjour les poussières) il y a le Kir et ses mises en bouche (comme si j’allais me les mettre ailleurs, non mais), il y a (C’est Ecrit Avec Des Majuscules, je ne sais pas pourquoi) La Terrine de Poisson printanière (ce qui veut dire que la terrine, elle, elle est du printemps mais le poisson on ne sait pas), Le Coquelet fermier à l’Estragon avec ses Pommes parisiennes (faut les chercher les pommiers à Paris, non ?), La Tarte campagnarde (à mon avis c’est la serveuse), Le Moka et ses Mignardises (J’aurais préféré un café et des biscuits comme chez moi). Les vins étant à volonté j’espère que les toilettes seront gratuites. Le problème c’est après : visite et dégustation (s ou pas s, c’est le suspens) à la Brasserie des Légendes, là où l’on brasse la bière des géants d’Ath. Je cherche deux personnes : une pour résoudre l’énigme de Rafaël et dire que c’est moi et l’autre pour me ramener au cinquième, ascenseur compris.

26/11/2008

Cherche le bon circuit

 « Allo, maman ? ». « Monsieur, je n’ai pas besoin de salon en cuir, ni de vin, ni de cadeaux gratuits spécialement sélectionnés pour moi ». « Maman, houhou, c’est moi ». « Je t’ai reconnu, andouille. Si tu me téléphones pour me donner l’heure, vas-y. Au troisième top il sera ? ». « Heuuu, les piles sont plates dans l’horloge de la cuisine ». « Je sais. C’est comme ça depuis trois ans ». « Mais, maman, sais-tu que l’horloge de cuisine en panne me donne l’heure exacte deux fois par jour. C’est quand même beaucoup plus souvent que lorsque les aiguilles tournaient ». « Ce n’est plus une palissade, ça, c’est le mur de Berlin. Mon dieu, mon fils décore sa cuisine avec une horloge en panne pour avoir l’heure exacte deux fois par jour. Où suis-je, dans quel état j’erre ». « Maman, j’ai quelque chose d’important à te dire ». « Tu vas te remarier ? Tu as trouvé une folle pour vivre avec toi et tes deux souris ? ». « Ce sont des hamsters, maman, je te l’ai déjà dit ». « Bon. C’est quoi ta chose importante ? Serais-tu parvenu à ouvrir une boîte de raviolis sans te blesser ? ». « Maman, dans le catalogue La Magie des Rêves, pour Saint Nicolas pour moi chez toi, page 71, il y a le circuit Formule Champion, deux voitures, 5 mètres de long, échelle 1/43, avec compte-tours mais j’hésite avec le Circuit Maxi Poursuite avec deux loopings mais il fait 136 x 220 centimètres ce qui m’obligerait de le mettre au seul endroit où c’est possible, c’est-à-dire sous mon lit mais, à cause des loopings, je devrais surélever mon lit avec des blocs en béton. Deux blocs par pied, ce qui fait huit blocs. Est-ce que c’est possible, vu ton âge, que tu me livres aussi les huit blocs de béton ? ». Tûûût, tûûût, tûûût.

11/10/2008

Cherche à passer la nuit

« Que faites-vous, monsieur, le Salon est fermé ». « Je sais ». « Vous devez sortir, monsieur ». « Je sais ». « Où habitez-vous ? ». « Je ne sais plus ». « Que s’est-t-il passé, monsieur ? ». « Voyez-vous, monsieur, il y a de bons flamands, des philosophes, qui disent : Wijn op bier, plezier ; bier op wijn, venijn. Je vous explique ». « Ce n’est pas nécessaire, j’ai tout compris ». « Monsieur, vous n’êtes pas seul sur terre. Je traduis pour les autres. Français, françaises, je vous ai compris. Mais pas vous. Du vin après de la bière, c’est du plaisir ; de la bière après du vin, c’est du venin ». « Et vous avez fait quoi, vous, monsieur ? ». « Les deux. Plus de la soupe et du salami. Je sens que ça tourne. Pourriez-vous diriger votre lampe de poche ailleurs que dans ma tronche. Merci ». « A qui puis-je téléphoner pour qu’on vienne vous chercher ». « A Kiki ». « A qui ? ». « A Kiki, quoi ». « C’est une dame, Kiki ? ». « Non, c’est le hamster du gamin. Je suis sûr qu’il ne viendra pas ». « Je comprends, il n’a pas son permis ». « Mais, pour la roulette il n’en faut pas ». « Soyons sérieux, monsieur. Vous ne pouvez pas rester ici et je dois continuer ma tournée ». « Ah, si c’est votre tournée, je vous suis. Pour moi c’est une brune d’abbaye ». « Voyons, monsieur, avez-vous vu dans quel état vous errez ». « Dans quelle étagère ! Non mais, je suis sur un matelas à eau, ça fait bizarre un matelas au salon de l’alimentation ». « C’est également le salon du confort, monsieur ». « Ah, du confort ! Alors laissez-moi dormir. Vous avez terminé votre tournée à quelle heure ?». « A l’ouverture du salon, monsieur ». « Très bien, très très bien. Venez me réveiller juste avant. Je sortirai pour vous faire plaisir. Et j’entrerai à nouveau salon que je m’en fiche, j’ai plein d’entrées gratuites ».

22/08/2008

Cherche à sortir

Hello, ce sont les vacances d’été. J’ai pris mes quartiers d’hiver à la cave. Je la vide. Et je rêve. De la mer, de la plage, de la fête des paires, pouêt pouêt, excusez-moi, madame, je l’ai fait exprès, c’est pour faire rire le gamin et lui apprendre les bonnes manières. Et, à la plage dans ma cave, je deviens poète. Si, si. Vous ne me croyez pas. Hop, je me lance. Pas dans la mer, hein, je ne sais pas nager. Je me lance dans la poésie. Trois, quatre. « Oh, Oh » « Un Hun » « Au haut » « D’une dune ». Ce n’est peut-être pas le prix qu’on court mais c’est peut-être le prix con tout court. Ah, ces arts. Et ses césariennes. Ah, os quart et ses os quartilagineux. Ah, Gérard et ses gérarmenvuplupetitebites. L’avantage d’être à la plage dans sa tête alors qu’on est dans sa cave, c’est que dans la cave il n’y a pas de vent qui oblige à courir après le parasol, pas de pluie qui oblige à tout replier alors qu’on vient d’arriver, pas de sable sur la crème glacée ou entre les orteils.  Si un homme avec un homme c’est un homosexuel et qu’un homme avec une femme c’est un homofoyer, un homme seul dans sa cave c’est un homo sapiens. Et un homo, quand ça piense, ça piense. Je ne sais pas ce que ça veut dire, mais ça passe bien avec du rouge. Car, miracle, j’ai aussi retrouvé des bouteilles de rouge dans la cave. Alors je porte un toast. Expression stupide puisqu’il n’y a rien à bouffer dans ma cave. Je me vois déjà, levant le bras dans la salle du congrès socialiste, m’adressant à Diroupo : « Bonjour, heuuu, ne trouvez-vous pas, dans le cadre de la politique actuelle telle qu’elle est et afin de la faire avancer puisqu’elle est au bord du précipice, que le rouge, après du blanc, ça fait du rose. Le rose, la couleur des dessous. Des dessous de table. Bien plus que deux sous, d’ailleurs, sous la table. Et, coucou, sous la table, un troisième saoul, Daerden. Je ne veux pas Paul et Mickey, juste vous dire que, heuuu, ne me coupez pas quand j’ai la parole, hein, heuuu, que, quand, lorsque, hips, que si, à l’inverse de ce qui se passe dans votre famille politique, à savoir renvoyer l’ascenseur quand on vous ouvre la porte, hips, je vous offrirai l’ascenseur si vous me dites où se trouve la porte de la cave. Ne cherchez pas la sonnette pour jouer à la fée clochette, faites boum boum boum sur la porte, d’un geste viril, avec la main. Je vous ouvrirai. Nous ferons chine chine, un verre à la main, comme deux médaillés des jeux olympiques. Et nous chanterons : je te tiens, tu me tiens, par la barbichette, le premier de nous qui rira sera une, hips, stop, je reprends une rasade, ça donne soif de tenir le crachoir. Voilà, cher monsieur, une expression stupide car c’est celui qui est devant celui qui cause qui doit tenir le crachoir. Quand certains vont postillonner, d’autres vont à la poste hériter. Alors, hips, boum boum boum, ça vient ?   

21/08/2008

Cherche une sortie honorable

Hello, ce sont les vacances d’été. J’ai pris mes quartiers d’hiver à la cave. Je la vide. Je vide ma cave et me remplis l’esprit. Comme l’appel du large, comme l’appel du 18 juin et comme l’appel à tarte, je sens monter en moi les espérances de la rentrée scolaire. Je ne comprends pas pourquoi mais j’ai l’esprit plus haut au moins un dans la cave que dans mon appartement au cinquième. Est-ce la proximité du centre de la terre,  la déesse Gé des cruciverbistes, qui me rend tangible les vibrations ? Mon point Gé serait-il en harmonie avec la déesse ou ces vibrations seraient-elles dues à la proximité d’une ligne de métro souterraine ?  Est-ce l’éloignement du ciel et de ses rayonnements cosmétiques qui m’empêche de bronzer idiotement ? Où suis-je ? Au moins un, d’accord. Où vais-je ? Il faudra bien que je remonte un jour. Dans quel état j’erre ? Ah, ça, c’est une bonne question. A force de déplacer les étagères de la cave je ne sais plus où se trouve la porte d’entrée. Pire, je ne trouve plus la porte de sortie. Une cave, c’est un cube. Plutôt un paralélé, un paralélipette, disons un cube qui serait plus long d’un côté. Procédons par élimination. Un cube a six faces. Je peux déjà éliminer celle du dessus et celle du dessous pour trouver la porte. Sauf en cas d’erreur de l’architecte car ça arrive. Je connais un autre cube qui a été planté sur un des coins, avec ses huit boules plus une au milieu. Il y a beaucoup de gens qui le visitent, donc, si on s’y perd, il suffit de suivre la file et, hop, on retrouve l’air libre. Mais, ici, si je demande un droit d’entrée, par où les gens vont-ils entrer ? C’est vraiment mal conçu, une cave. Il devrait y avoir une porte d’entrée et une porte de sortie, comme dans les supermarchés, avec obligation, pour sortir, de stationner devant des piles de friandises, de mini paquets de chips, de chewing gum avec sucre et sans sucre. J’en passe et des meilleures. Il y a même, dans mon supermarché, des gants en caoutchouc à un doigt. N’importe quoi, je vous dis, on vend n’importe quoi. Et on t’oblige à rester devant ! Moi, ça m’énerve. J’ai tendance à remplir le caddy tant qu’il y reste de la place. Bon, retour à la spéléo. Une chance, il n’y a pas de stalactites, juste un fil et une ampoule électrique, très mal située d’ailleurs car elle est juste au dessus du seul endroit libre pour pouvoir déboucher une bouteille de blanc sans en mettre partout. A propos de blanc, dès que je sors d’ici je prends un bain. Ou deux. Parce que j’en tiens une bonne couche. Ma dernière découverte ressemble à un coup de génie : un entonnoir. Je peux comparer ce que je bois et ce que je restitue. Je vais devoir montrer toutes ces bouteilles à mon médecin pour qu’il me dise si mon fonctionnement est bon, si je ne consomme pas trop aux cent kilomètres. Si je meurs, je veux qu’on m’entèèèèère, dans une cave, où y a du bon vin, du bon vin, oui oui oui, du bon vin, non non non, dans une cave, où y a du bon vin. A demain. Je vais piquer un petit roussillon.

20/10/2006

Cheche à payer l'essence (suite 3)

"Bonjour, madame, c'est la pompe quatre". "53 euros 69. Attention, Bancontact Mister Casch est en panne". "Ah, ah ah, ah ah ah, et je paie comment, hé, hé ?". "Uniquement en liquide, monsieur". "Ah, ah ah, ah ah ah, excuseeez-moi c'est nerveux. C'est parce que le seul liquide que j'ai c'est l'essence dans mon réservoir". "Monsieur, vous me devez 53 euros 69". "Ah, ah ah, ah ah ah, oh, hé hé, pour le 69 on peut s'arranger mais pour le 53, je ne connais pas. Demandez un dépanneur de Mister Flache". "C'est fait, monsieur". "Et bien, j'attend, hé hé". "Il sera là demain. Et arrètez d'imiter Daerden, ça m'énerve". "Haaa, hé, hé, hooo, je vais faire comme le gamin. Lui, il fait vacances à la neige, vacances à la ferme, vacances à la mer. J'ai vu que dans votre superette il y a de quoi prendre un copieux petit déjeuner. Je vais faire vacances à la station service. Avez-vous des chambres ?". "Des chambres, vous êtes fou !". "Hé, hooo, pas des des chambres à air, hé hé hé, des chambres pour dormir". "Monsieur, vous me devez 53 euros 69". "Mais vous êtes une têtue, vous, hé hé. Je plains monsieur". "Il n'y a pas de monsieur dans ma vie". "Ca ne m'étonne pas. Et bien, vous allez en avoir un, pour une nuit, dans votre garage. Dites-moi simplement où sont les toilettes et où je peux trouver un tire-bouchon".

 

(suite 1) "Dites, il est bon ce vin ?". "Monsieur, c'est du vin à 4 euros, je n'en bois jamais". "Moi oui, j'en prends quatre bouteilles, comme ça j'aurai du liquide, hé hé hééé". "Grosse bièsse". "Hé, mais vous faites de l'humour maintenant, la pompiste. Hé, hé hé, dites, une pompiste, ça fait des   ". "Salaud".  Paf. "Aïe". "Vous me devez 69 euros 69, cochon". "Hé hé hé, je vous jure que je ne l'ai pas fait exprès. Le vin, c'est pour ma soirée, en attendant le dépanneur de Mister Flache". "Monsieur, c'est impossible de dormir ici, payez-moi et partez". "Tuut tuut tuut, pas possible, je n'ai pas de liquide. A propos de liquide, où sont les toilettes ?".


(suite 2) "Alors, monsieur, on a la vessie nette ?". "La vaissinette, la vaissinette, je ne suis pas malade, moi. Dites, madame la pompon, la pompière, avez-vous des verres dans votre superette ?". "Des vers, dans ma quoi, non mais, je ne suis pas malade, moi". "Chère madame, je vous dois 69 virgule 69, j'ai acheté du vin et je vous invite ce soir à prendre un verre avec moi dans votre station service". "Grand fou". "Enfin, un mot gentil". "Vous ne pouvez pas dormir ici, monsieur, c'est interdit par le règlement". "M'en fous, hé, ho, poupée, je dors ici, j'attends le dépanneur de Mister Flache". "Monsieur, il est l'heure, je dois fermer". "Et bien, tu la fermes, c'est quoi ce matelas gonflable à 4,99 euros ?". "Il faut acheter pour 10 euros de chewing gum et alors vous pouvez    ". "J'achète les tchouwinne gomme et le matelas. Je vais dormir dessus. Sur le matelas, hé hé hé, pas sur les tchouwinne gomme".

(suite 3) "C'est quoi, cette sirène ?". "Monsieur, ne bougez plus, c'est vous qui déclenchez l'alarme. Dormez". "Ah, bon, je vais m'endormir. Je sens que je vais m'endormir dans cette superette de station service". "Taisez-vous, vous allez déclencher l'alarme". ...  "Biquette, je t'aime". "Qu'avez-vous dit ?". "Qui ? Moi ? Heuu, j'sais pas, je parle en dormant". "Si, si, vous avez dit quelque chose". "Si vous me parlez je ne pourrai pas dormir. Débranchez l'alarme, je vais chercher une autre bouteille de vin". "Mais, vous allez me saouler !". "Deux bouteilles de vin". "Et le matelas pneumatique, ça va ?". "J'ai peur de péter, pardon, de le péter, c'est un truc pour la plage, ça, pas fait pour dormir dans une superette de garage". "Grand sot". "Pas de familiarité, hein, moi j'attends le dépanneur de Mister Flache. Dodo, maintenant". ... "Biquette, je t'aime". "Vous avez parlé". "Et meeerde, je m'endormais. Vous êtes en chaleur ?". "Monsieur, je ne vous permets pas". "Débranchez l'alarme, je vais me taper une autre bouteille de piquette". "Non". "Comment, non ?". "Vous devrez d'abord me passer sur le corps". "Non, non, je vais faire le tour par les biscuits". "Je vous suis". "Ah non". "Si, si, c'est pour la facture".

Cherche à payer l'essence (suite 2)

"Bonjour, madame, c'est la pompe quatre". "53 euros 69. Attention, Bancontact Mister Casch est en panne". "Ah, ah ah, ah ah ah, et je paie comment, hé, hé ?". "Uniquement en liquide, monsieur". "Ah, ah ah, ah ah ah, excuseeez-moi c'est nerveux. C'est parce que le seul liquide que j'ai c'est l'essence dans mon réservoir". "Monsieur, vous me devez 53 euros 69". "Ah, ah ah, ah ah ah, oh, hé hé, pour le 69 on peut s'arranger mais pour le 53, je ne connais pas. Demandez un dépanneur de Mister Flache". "C'est fait, monsieur". "Et bien, j'attend, hé hé". "Il sera là demain. Et arrètez d'imiter Daerden, ça m'énerve". "Haaa, hé, hé, hooo, je vais faire comme le gamin. Lui, il fait vacances à la neige, vacances à la ferme, vacances à la mer. J'ai vu que dans votre superette il y a de quoi prendre un copieux petit déjeuner. Je vais faire vacances à la station service. Avez-vous des chambres ?". "Des chambres, vous êtes fou !". "Hé, hooo, pas des des chambres à air, hé hé hé, des chambres pour dormir". "Monsieur, vous me devez 53 euros 69". "Mais vous êtes une têtue, vous, hé hé. Je plains monsieur". "Il n'y a pas de monsieur dans ma vie". "Ca ne m'étonne pas. Et bien, vous allez en avoir un, pour une nuit, dans votre garage. Dites-moi simplement où sont les toilettes et où je peux trouver un tire-bouchon".

 

(suite 1) "Dites, il est bon ce vin ?". "Monsieur, c'est du vin à 4 euros, je n'en bois jamais". "Moi oui, j'en prends quatre bouteilles, comme ça j'aurai du liquide, hé hé hééé". "Grosse bièsse". "Hé, mais vous faites de l'humour maintenant, la pompiste. Hé, hé hé, dites, une pompiste, ça fait des   ". "Salaud".  Paf. "Aïe". "Vous me devez 69 euros 69, cochon". "Hé hé hé, je vous jure que je ne l'ai pas fait exprès. Le vin, c'est pour ma soirée, en attendant le dépanneur de Mister Flache". "Monsieur, c'est impossible de dormir ici, payez-moi et partez". "Tuut tuut tuut, pas possible, je n'ai pas de liquide. A propos de liquide, où sont les toilettes ?".


(suite 2) "Alors, monsieur, on a la vessie nette ?". "La vaissinette, la vaissinette, je ne suis pas malade, moi. Dites, madame la pompon, la pompière, avez-vous des verres dans votre superette ?". "Des vers, dans ma quoi, non mais, je ne suis pas malade, moi". "Chère madame, je vous dois 69 virgule 69, j'ai acheté du vin et je vous invite ce soir à prendre un verre avec moi dans votre station service". "Grand fou". "Enfin, un mot gentil". "Vous ne pouvez pas dormir ici, monsieur, c'est interdit par le règlement". "M'en fous, hé, ho, poupée, je dors ici, j'attends le dépanneur de Mister Flache". "Monsieur, il est l'heure, je dois fermer". "Et bien, tu la fermes, c'est quoi ce matelas gonflable à 4,99 euros ?". "Il faut acheter pour 10 euros de chewing gum et alors vous pouvez    ". "J'achète les tchouwinne gomme et le matelas. Je vais dormir dessus. Sur le matelas, hé hé hé, pas sur les tchouwinne gomme".

Cherche à payer l'essence (suite 1)

"Bonjour, madame, c'est la pompe quatre". "53 euros 69. Attention, Bancontact Mister Casch est en panne". "Ah, ah ah, ah ah ah, et je paie comment, hé, hé ?". "Uniquement en liquide, monsieur". "Ah, ah ah, ah ah ah, excuseeez-moi c'est nerveux. C'est parce que le seul liquide que j'ai c'est l'essence dans mon réservoir". "Monsieur, vous me devez 53 euros 69". "Ah, ah ah, ah ah ah, oh, hé hé, pour le 69 on peut s'arranger mais pour le 53, je ne connais pas. Demandez un dépanneur de Mister Flache". "C'est fait, monsieur". "Et bien, j'attend, hé hé". "Il sera là demain. Et arrètez d'imiter Daerden, ça m'énerve". "Haaa, hé, hé, hooo, je vais faire comme le gamin. Lui, il fait vacances à la neige, vacances à la ferme, vacances à la mer. J'ai vu que dans votre superette il y a de quoi prendre un copieux petit déjeuner. Je vais faire vacances à la station service. Avez-vous des chambres ?". "Des chambres, vous êtes fou !". "Hé, hooo, pas des des chambres à air, hé hé hé, des chambres pour dormir". "Monsieur, vous me devez 53 euros 69". "Mais vous êtes une têtue, vous, hé hé. Je plains monsieur". "Il n'y a pas de monsieur dans ma vie". "Ca ne m'étonne pas. Et bien, vous allez en avoir un, pour une nuit, dans votre garage. Dites-moi simplement où sont les toilettes et où je peux trouver un tire-bouchon".

 

(suite 1) "Dites, il est bon ce vin ?". "Monsieur, c'est du vin à 4 euros, je n'en bois jamais". "Moi oui, j'en prends quatre bouteilles, comme ça j'aurai du liquide, hé hé hééé". "Grosse bièsse". "Hé, mais vous faites de l'humour maintenant, la pompiste. Hé, hé hé, dites, une pompiste, ça fait des   ". "Salaud".  Paf. "Aïe". "Vous me devez 69 euros 69, cochon". "Hé hé hé, je vous jure que je ne l'ai pas fait exprès. Le vin, c'est pour ma soirée, en attendant le dépanneur de Mister Flache". "Monsieur, c'est impossible de dormir ici, payez-moi et partez". "Tuut tuut tuut, pas possible, je n'ai pas de liquide. A propos de liquide, où sont les toilettes ?".

27/09/2006

100.000 blogs Skynet (4)

Dimanche 24.09, fête des 100.000 blogs. Buffet offert par Skynet. J'y suis allé avec maman, 80 ans. "Manges ton poisson". "Oui, maman". "Ca suffit avec les frites, hein, penses à ton cholestérol". "Oui, maman. Je vais voir à ta brochette". "Tu restes ici, tu surveilles ma sacoche, tu ne sais même pas te faire une omelette, tu ne vas pas te mêler de cuire ma brochette". "Oui, maman". ... ... "Mais tu en as profité pour remplir la carafe de vin". "Oui, maman". C'est au moins la troisième". "Heuuu". "La quatrième ?". "Heuuu". "Arrètes de boire, tu ne sauras pas me ramener". "Mais je ne compte pas te ramener, maman, je t'ai amenée ici pour que tu fasses des rencontres". "Tu es pire que feu ton père, il avait déjà essayé de me perdre à l'expo 58". "Ah, il n'a pas eu de chance, alors". "Tu dis encore une fois ça et tu reçois une fessée devant tous tes petits amis". "Non, maman, pas la fessée ici, j'ai 58 ans et eux, ils ont des appareils photo". "Alors, manges ton poisson".

20/09/2006

Cherche à être absent (4)

Mes vacances d'un jour en car de luxe avec démonstration et repas gratuit. 15 heures, enfin le restaurant. Un type reste dans le car. Je m'inquiète : "Vous êtes allergique aux boulettes sauce tomate?". "Non, je suis sous certificat médical, sorties interdites". Ah, à table. Et merde, j'avais une chaise avec 3 pieds et 9/10. Le mal de mer assuré. Heureusement la dame d'à côté avais mis sa sacoche par terre. Hop, chaise à 4 pieds. L'assiette arrive. "Mais, vous avez mis la boulette dans la soupe". "Ce n'est pas la soupe, monsieur, c'est la sauce tomate. Désirez-vous des frites ?". "Et comment". "4 euros". "Avec de la sauce ?". "Andalouse". "1 euro. Du vin ?". "Bien sûr, c'est quoi comme vin ?". "Du rouge du patron". "Allez hop, ce sont mes vacances, mettez-en une bouteille". "19 euros". Dégustons. D'accord, ça me changeait de mes raviolis quotidiens mais question gastronomie, c'était nul, sauf les frites. On ne peut pas tout avoir avec un repas gratuit à 24 euros. Demain, j'écrit au guide Dupneu pour qu'on enlève une étoile à ce hangard déguisé en salle pour banquets.