15/08/2008

C'est le quinze août

C’est le quinze août tagada tagada

Qu’on met les bouts tagada tagada

Qu’on fait les fous les gros matous les sapajous

C’est l’été les vacances le soleil doux, doux, doux, doux

Dans ma cave je m’en fous

Comme un fou, fou, fou, fou, fou

Ah le petit vin blanc

Qu’on boit à la bouteille

Parce que les verres

Sont restés au cinquième

Une deuxième bouteille

Pourquoi me nargue-t-elle

Chef, un p’tit verre on a soif

Chef, deux p’tits verres, j’ai encore soif

Même si je dois remonter à quatre pattes

M’en fiche j’prendrai l’ascenseur

Je m’admire car j’ai trouvé un truc

Remonter des bouteilles vides

Est moins lourd que remonter des bouteilles pleines

Surtout que j’en ai aperçu deux autres

Muscadet Roussel a trois maisons

Qui n’ont ni poutre ni chevron

C’est pour loger les hirondelles

Heuuu, dommage, y a pas de saucisson

Ach, les zix rontelles de zaucisson

Non, non, non, j’irai pas chez ma tante

C’est pas beau et ça sent l’pipi d’chat

Je sais, maintenant je sais

C’est cette bouteille qui a trop d’âge

Le rouge se conserve mieux

Comme ma tante, bien conservée

Cette vieille chouette qui boit que du tilleul-menthe

Et qui est rance comme un biscuit de soldat

Ca se voit bien qu’elle est moche elle ressemble à papa

Elle filerait les chocottes à Dracula

Hé, ça me rappelle un carré avec quatre coins

Dans trois coins il est écrit Dracula

Et, dans le quatrième, presque noir, Drac

Parce qu’il manque ula dans un coin sombre

Il faudra que je la raconte à Gérard, celle-là

A propos de coin sombre, hop, deux bouteilles

Encore du blanc !

J’ai du être raciste dans ma jeunesse

Gewürstraminer, oulala, ça se boit facilement

Mais ça se prononce comment

Je wouchtra mineur, Gué vurstre à minère

Il ne sait pas s’appeler blanc de blanc comme tout le monde, hein

Du blanc de blanc, du blanc qui n’a pas bronzé

Parce qu’il range sa cave, à l’ombre, sans chemise, sans pantalon

Ce soir, nous irons danser, sans chemise, sans pantalon

A poil, tout le monde à poil

Les petits les grands les bons les méchants

On a largué nos caleçons, nos fanfreluches en nylon

Nos frocs en accordéon, nos sandwiches en saucisson

Et zut, revoilà les six rondelles

J’ai faim

Je fais du délirioum très mince

Saucisson toujoooooooooours, prêt

Et dire que le cinquième c’est juste au dessus de la cave

Mais plus haut

Hisse c’est haut, santia   a   no,

Dix-huit nœuds, quatre cents tonneaux

Je suis fier d’y être ma   te   lot

Tiens bon la barre et tiens bon les flots

Allez hop, n’aie pas peur

De prendre l’ascenseur

Pousse sur le bon bouton

Pour avoir du saucisson

30/08/2006

Cherche Martine

J'ai gagné une petite barque à deux rames et à deux places. Alors, dans l'appartement, je rame : "Ah le petit vin blannnc, qu'on boit sous les tonnêêêêêlles, que les filles sont bêêêêêlles, du côté de Nogent". J'ai calé la barquette sur la table comme ça, ça m'évite de ramer les chaises. Mais j'ai tendance à ramer de plus en plus vite : "Tout' ma vie, j'ai révé, d'être une hotesse de l'air, tout' ma vie, j'ai révé, de voir le bas d'en haut". Du cinquième j'ai une belle vue. Mais, avec la hauteur de la table et la barquette en plus, j'arrive à voir les passants : "Help, I need somebody, help, hou houhou houhouhou". J'ai ouvert la porte du palier pour faire courant d'air. J'ai l'air du grand large. Un locataire s'est fâché : "Alleï, ça est pas un peu fini ta zinneke parade". "Monsieur Charles, bonjour, pourquoi cette foreuse". "Men, tu rentres au port sinon tu vas être le propriétaire de la plus grande passoire de Belgique". "Heu, vous pourriez pas faire un seul trou, pour raccrocher le plafonnier, j'ai ramé dedans". "Ca t'as vu, non mais, vas faire le monstre du Loque Nesse sur le lac de la Martine". Il a claqué la porte. Martine, chère madame ou mademoiselle Martine, si vous avez un lac, j'ai la barque et les rames. Je précise : c'est une barque à deux places, donc pour deux célibataires, sans gros chienchien ou vieille maman assise à l'arrière.