06/09/2010

Le fils de Francis

« Salut, Robert. Devine qui je viens de voir ? ». « Fabiola ? ». « Non, Robert, plus près ». « Ta voisine de palier ? ». « Plus près de toi, Robert. Le fils de Francis que j’ai rencontré hier avec sa tête de momie ». « Ah ! Comment s’appelle-t-il encore ? ». « Roue-Anne-Carloche ». « Oui, je me rappelle. C’est sa mère, l’excitée méridionale, qui a voulu ça ». « Je trouve qu’il ressemble à son père, sans les bandages. Ton avis, Robert ? ». « Tu sais, l’essentiel c’est qu’il soit en bonne santé ». « Heuuu ».

01/07/2009

Venez nombreux à ma brocante

Il va y avoir une grande brocante et foire du terroir dans ma rue, des deux côtés. J’ai loué la moitié de la façade de l’immeuble. L’autre moitié, c’est monsieur Gonzalez, le portugais du troisième, qui présentera des spécialités de son pays. Pendant qu’il fera foire du terroir je ferai foire du tiroir. Venez nombreux. Je suis facile à trouver : je serai au seul emplacement où il n’y aura rien car j’expose tout sur le balcon, au cinquième. L’ascenseur est gratuit mais, dedans, j’aurai mis le gamin qui acceptera volontiers quelques piécettes pour se constituer un pécule de vacances et aussi, très important, pour que vous entriez à la bonne porte au cinquième parce que ma voisine de palier a un sale caractère. Ambiance assurée. Venez nombreux.

09/03/2009

Cherche à faire pisser le gamin

« Papa, j’ai pipi ». « Hé, ho, gamin, tu es assez grand pour faire pipi tout seul, non ? ». « Ben non. Toi, quand tu dois pisser et que je suis à la toilette, tu pisses dans l’évier. Moi, je suis trop petit, j’arrive juste dans le tiroir avec les couverts ». « Gamin, file à la toilette, tu vois bien que je n’y suis pas ». « Papa, quand j’essaye d’ouvrir la porte, une voix me dit que c’est occupé ». « Ah, oui, zut, j’avais oublié, c’est la voisine de palier, elle est bouchée ». « Tu m’as toujours dit qu’elle était bouchée, la voisine, hein, papa ». « Chuuut, gamin, ne parle pas si haut, j’ai dit qu’elle a un problème d’évacuation, alors elle vient ici ». « J’espère qu’elle va évacuer bien vite parce que ça urge. Ou alors, c’est le tiroir avec les couverts, hein, papa, pour une fois, je peux ? ». « Non, gamin, pas dans le tiroir. Tu as de la chance, il pleut. Vas pisser sur le balcon ».

17/04/2008

Tûûût 14 Cherche l'idiot qui téléphone

« Allo ». « Bonjour, monsieur ». « Je suis devant chez vous avec le toboggan que vous avez commandé. Il n’y a personne. Votre voisine de palier ne veut pas rester la journée dehors pour garder tous les colis. Elle m’a donné votre numéro de téléphone pour que vous me disiez ce que je dois faire ». « Vous êtes monsieur Gérard ! ». « Oui. Comment le savez-vous ? ». « Je suis le livreur de gravier de la semaine dernière et tu sais bien que j’habite au cinquième, idiot ». Tûûût, tûûût, tûûût.

08/04/2008

Cherche à répondre à Rafaël (2)

Rafaël, sur http://carpe-diem-lbsp.skyblogs.be/post/5718949/du-tag-au-tag , m’a mis au défi. Voir son message et le règlement du tag sur son blog le premier avril. Voici ma réponse. Tu tûûût, pousse-toi dans l’ascenseur, Gérard, et relève ton pantalon, on voit ton slip. Ah, si maman me voyait ! Gérard, c’est promis, je t’aiderai dans ton jardin pendant les vacances si on arrive à bourrer le caddy du supermarché dans cette espèce de toilette qui fait yoyo. Elle est bonne, hein, Gérard, mon idée de poisson d’avril pour le gamin : mettre Kiki et Pipette, ses hamsters dans un caddy. Je suis un papa génial, hein. Gérard, l’ascenseur va être trop petit, on va être paequés comme des moules. Heuuu, je cherche une solution. J’ai trouvé : assieds-toi dans le caddy sans écraser les raviolis. Tu seras près des boutons et si, au cinquième, on tombe sur la voisine de palier, on redescend en catastrophe.

15/03/2008

Cherche un grand maigre

J’ai profité de ce que la voisine de palier était partie en vacances se refaire de la cellulite pour jouer des percussions. Je m’explique, ma voisine de palier m’a dit qu’elle partait en France. Moi : C’est grand, la France. Vous allez où ? ». Elle : « Père Igor, foie gras ». Moi : « Et c’est où, cette auberge ? ». Elle : « Excusez-moi, je suis pressée ». Moi (tout bas) : « Si t’es pressée, t’avais qu’à prendre une taille au dessus ». Les percussions : c’est simple : un burin dans une main et un marteau dans l’autre. L’inverse pour les gauchers. Objectif : profiter de l’absence de ma voisine de palier pour me construire un passe-plat, entre la cuisine et ma chambre. Je veux bien continuer à manger dans la cuisine quand le gamin est là mais, quand il n’est pas là, je mange où j’ai faim, là où je peux m’allonger pour manger à la romaine et là où il y a un petit frigo avec des bières fraîches. Je ne veux plus aller à pied de la cuisine à la chambre. Il y a des plis dans la moquette. Deux fois sur trois je n’ai plus rien à manger, il faut changer les draps et je dois me faire un shampooing à cause de la sauce des raviolis. La solution : du producteur au consommateur, via le passe-plat. J’ai eu un problème de localisation. Une fois le trou fait, je n’ai plus reconnu ma chambre. Le passe-plat donnait dans l’appartement de la voisine de palier. Je cherche quelqu’un, si possible grand et surtout très maigre, pour passer dans le passe-plat avec un seau de plâtre et une truelle, deux ou trois sandwichs pour tenir le coup en attendant le retour de ma voisine et une cagoule. La cagoule, c’est pour sortir incognito de l’appartement de ma voisine quand elle rentrera de vacances. J’ai réfléchis à toutes les autres solutions : il n’y en a pas. Vu que j’habite au cinquième étage, ma voisine de palier y habite aussi, logique, non ?

07/12/2007

Cherche à réparer le drame

« Allo, Gérard ». « Oui ». « Ecoute, Gérard, il m’arrive une aventure incroyable ». « Ah bon, tu es arrivé à planter un clou sans faire de trou dans le mur ? ». « Incroyable, Gérard, incroyable. Saint Nicolas m’a écrit ». « Ah bon, il t’a écrit ? ». « Oui, sur un bout de papier glissé sous la porte. Je te lis : Arrêtez de faire pouêt pouêt sur la poitrine de votre voisine de palier quand elle vous ouvre la porte ou je vous donne un coup de crosse. (signé) Saint Nicolas ». « Ah bon. Et alors ? ». « Ben, heuuu, le drame, Gérard ». « Tu as encore fait pouêt pouêt ? ». « Non, Gérard, j’ai oublié de préparer le cadeau du gamin ». « Aïe. Ton gamin est là ». « Aujourd’hui il est chez sa mère pour la Saint Nicolas ». « Tu connais ce qu’il va avoir ? ». « Une voiture avec les portières qui s’ouvrent et une attache-remorque pour y mettre une caravane ». « Et chez toi, c’est quoi ? ». « La caravane ». « T’es sauvé, mon vieux. Ton gamin aura d’abord la voiture et puis la caravane ». « Gérard, tu es génial ».

06/12/2007

Cherche Saint Nicolas

« Papa, pourquoi Saint Nicolas n’est pas passé ? ». « Il est passé et il est reparti. Il est très fâché ». « Ouiiin, mais j’ai été sage ». « Toi, oui. Moi, pas ». « Qu’est-ce qu’il a dit ? ». « Je ne l’ai pas vu, j’ai lu ce qu’il a écrit ». « Saint Nicolas t’a écrit ? ». « Il a mis un bout de papier sous la porte d’entrée. Je te lis : Arrêtez de faire pouêt pouêt sur la poitrine de votre voisine de palier quand elle vous ouvre la porte ou je vous donne un coup de crosse. (signé) Saint Nicolas ». « Tu me donnes le papier, papa. Je le montrerai à l’école ». « Jamais, gamin, que fais-tu de la confidentialité de la correspondance, hein ? ». « Mais, papa, Saint Nicolas n’est pas passé ». « Ecoute, gamin, il était peut-être pressé. On verra demain ».

05/12/2007

Cherche le sexe - suite

« Pardon, monsieur, c’est bien ici le salon des sexagénaires ? ». « Oui ». « Je suppose qu’ici c’est la garderie à papy et à mamy. C’est plein de vieux ». « Monsieur, il y a quand même des stands avec de la layette, des jouets. N’oubliez pas que ces personnes sont aussi des grands parents ». « Des jouets ! Vous croyez que je peux trouver des cigares à pile qui font bzzzzz, bzzzzz ? ». « Je ne vois pas ce que vous voulez dire, monsieur ». « Ma voisine de palier, oui. Vous savez, dans l’immeuble, les cloisons sont minces. Pas moyen d’enfoncer un clou sans obtenir un passe-plat ». « Il y a la section bricolage, monsieur ». « Non, non, pas de bricolage, du sérieux ». « Les livres, monsieur. Rester zen est fort à la mode ». « Rester belge est déjà assez difficile ». « Je vois que rien ne vous intéresse, monsieur. Si vous voulez, je vous rembourse votre entrée ». « D’accord. Dites, parlez tout bas. Je voulais ramener un souvenir à Gérard. C’est où le sex-shop le plus proche ? ».

30/10/2007

Cherche à mettre les doigts

« Papa, c’est quoi cette caisse pleine de doigts en plastique ». « Hé, hé, gamin, tu te rappelles quand j’avais collé cinq doigts au bord de la porte de l’ascenseur et que la voisine de palier s’était évanouie en les voyant ? ». « Oui, papa, j’ai même cru que tu étais tombé amoureux quand tu l’as retenue dans tes bras ». « Hé, ho, gamin, ça, jamais ». « Mais pourquoi toute cette caisse de doigts, papa ? ». « Gamin, on se lèvera tôt pour être les premiers au cimetière. Tu m’aideras à les coller sur les tombes ».

03/09/2007

Cherche un pain coupé

« Papa ». « Appelle moi Zinzin, Minmin ». « Mais c’est cucul, ça. Pourquoi Zinzin, papa ». « C’est Zizinne la voisine qui a commencé. Elle dit Pinpin à son lapin et Zazaï à notre bonzaï. T’as compris pourquoi ? ». « Ben oui, de la tata c’est de la chipolata et du lili des raviolis ». « J’ai l’impression que la boulangère va rigoler si je lui demande un pinpin grigris pépé ». « Pourquoi pépé, papa ? ». « Tu vois, les ennuis commencent, l’incompréhension s’installe. Pépé parce que si je dois couper le pain moi-même j’aurai plus de miettes que de tartines ».

02/09/2007

Cherche le zazaï

« Bonjour, madame ». « Ah, vous êtes rentré de vacances ? ». « Ben, oui, si c’est bien moi qui ai sonné ». « On dirait que vous êtes bronzé. Vous avez eu du soleil ? ». « Je ne l’ai pas fait exprès, je n’ai pas trouvé l’interrupteur ». « Vous savez, le petit Zazaï va bien ». « Heuuu, c’est qui ? ». « Voyons, c’est votre bonzaï, enfin ». « Heuuu, il vous a dit son nom ? ». « Non, mais je donne des petits noms à tous mes objets. Regardez, là, le lapin empaillé, c’est Pinpin ». « Et moi, je suis Zinzin, votre voisin, c’est ça ». « Comment avez-vous deviné ? ». « Et le Zazaï de Zinzin a été sage ? ». « Oui, nous avons fêté la Noël ensemble ». « La Noël, en plein été ! ». « Je le trouve tellement mignon, Zazaï, que j’ai voulu le voir avec la guirlande qui clignote ». « Et alors ? ». « Elle clignote encore. Vous savez, il faut se méfier des objets dont on ne se sert qu’une fois par an, parfois ça vous lâche ». « Ah oui, comme votre vibro, heuuu, inhalateur, heuuu, aérosol ». « Qu’est-ce que vous lui voulez, à mon aérosol ? ». « Rien, rien, je me rappelle qu’il était tombé en panne après un an d’inutilisation ». « Je ne m’en rappelle pas. Je n’ai pas d’aérosol ». « Passons, c’était quelqu’un d’autre. Alors, Zazaï, tu reviens chez papa Zinzin ».

09/07/2007

Cherche à éviter les coups

« Allo, allo, je suis perdu, quelqu’un peut-il me renseigner ? ». « Monsieur, déposez ce micro, c’est celui du magasin ». « Tutûûût, je n’ai pas fini. Allo, allo, quelqu’un aurait-il vu des chemises vertes avec des étiquettes rouges ». « Monsieur, rendez-moi ce micro ». « Rouges, les étiquettes, celles à 50 %, et vertes les chemises. C’est un conseil de ma voisine de palier ». « Monsieur, monsieur, sortez de là ». « Et bien, elle est forte, celle-là ». « Salaud, non, je ne suis pas forte, juste un peu d’embonpoint. Voilà, voilà, voilà ». « Aïe, aïe, aïe, à l’aide. Allo, allo, ici Nicolas Hublot, je suis en plongée sous la caisse, une baleine me tape avec une perforatrice, allo, aïe, aïe, nooon, pas la perforatrice, aïe, aïe ».

06/07/2007

Cherche des chemises vertes

« Bonjour madame, je viens pour les soldes ». « Etiquettes oranges 30 %, étiquettes rouges 50 %, monsieur ». « Et les vertes ? ». « Quelles étiquettes vertes ? ». « Mais, heuuu, je ne suis venu pour acheter des étiquettes, ce n’est pas la rentrée scolaire, voyons. Les chemises vertes, elles sont à combien ? Vous voyez, j’ai un pantalon beige et ma voisine de palier m’a dit que je devrais porter une chemise verte. Elles sont à combien les vertes ? ». « Etiquettes oranges 30 %, étiquettes rouges 50 % ». « Mais vous êtes une entêtée, vous. Pire que maman. Je recommence : j’ai une voisine de palier qui m’a dit qu’une chemise verte irait bien avec mon pantalon beige. Alors, les vertes, combien ? Je compte : combien une fois, combien deux fois, combien ». « Monsieur, étiquettes oranges 30 %, étiquettes rouges 50 %. Excusez-moi, j’ai des clients à servir ». « C’est la meilleure, ça. Dites, je suis quoi ici ? Un palmier en plastique pour la décoration ? Une pompe à vélo géante ? A propos de vélo, appelez-moi la chef de rayon, hé hé hé. Hou hou, vous m’écoutez, hein : vélo, rayon. Heuuu, ce n’est pas avec vous que je ferai du tandem ». « Monsieur, je travaille, je dois renseigner madame ». « Madame, la madame, elle demande à combien sont les chemises vertes ».

05/04/2007

La voisine de palier de Biglodion

La voisine de palier

100.000 visites, 100.000 mercis. Pour fêter ça, je vous livre quelques paquets d’annonces déjà publiées et regroupées par thèmes : le gamin, maman, les rencontres, le supermarché, etc. C’est un peu mon « biesse tof » personnel. N’hésitez pas à me faire connaître le vôtre. Bon amusement. Amitiés.

 

Cherche témoins chez la fleuriste

Hier c’était le 08 mars. Pour la journée mondiale de la femme, et pour me réconcilier avec elle, je suis allé offrir un bouquet de grosses fleurs à ma voisine de palier. Quand elle a ouvert et qu’elle a crié « C’est quoi, ces poireaux » j’ai compris que les fleurs étaient restées dans l’ascenseur, de l’autre côté de la porte. L’autre porte, celle de ma voisine de palier, a claqué. Je recherche les personnes qui m’ont vu acheter des fleurs entières. C’est pour un témoignage.

 

Cherche comment entretenir ma queue

Ma voisine de palier dit que j’ai une belle queue. Longue et bien souple. Et douce au toucher. Pourtant je l’ai eue pour trois euros, au marché. Chaque fois que ma voisine de palier tripote ma queue, elle perd des poils. Ca doit être une vieille queue. Ou celle d’un vieux renard. Une queue de renard chauve, ça va faire ridicule. Autant pendre au mur un bout de chipolata. Je cherche des moyens, anti-pelliculaires ou longueurs et pointes, pour garder les poils.

 

Cherche rencontre, si pas sérieux s’abstenir

J’avais mis une annonce dans « Rencontres, si pas sérieux, s’abstenir ». J’ai eu une seule rencontre, un seul contact, un seul rendez-vous, dans un café. Et là : paf. Manque de chance, coup du sort, erreur de l’horoscope : c’était ma voisine de palier. On a fait semblant de rien : « Il fait beau ». « Oui, oui, et peut-être que demain aussi, n’est-il pas? ». « Oh, oh, et pour après-demain, avez-vous des nouvelles? ». Nous avions l’air idiots tous les deux, avec, en main, un pain campagnard 800 grammes emballé coupé. C’était le signe de ralliement imaginé par l’agence de rencontres. En entrant dans le café prévu pour la rencontre, en agitant mon pain campagnard à bout de bras, je n’ai pas reconnu tout de suite ma voisine de palier, tellement sa poitrine avait grossi. A mon avis, elle triche. On s’est quitté bêtement en se disant : « Heu, ben, bon, c’est que, heu, faut que j’y aille, je dois faire des courses ». « Heu, bon, ben, moi aussi, je dois passer à la boulangerie ». Je cherche une rencontre, mais si pas sérieuse, s’abstenir.

12/03/2007

Le gamin de Biglodion (2)

Le gamin de Biglodion (2)

100.000 visites, 100.000 mercis. Pour fêter ça, je vous livre quelques paquets d’annonces déjà publiées et regroupées par thèmes : le gamin, maman, les rencontres, le supermarché, etc. C’est un peu mon « biesse tof » personnel. N’hésitez pas à me faire connaître le vôtre. Bon amusement. Amitiés.

 

Cherche une punition exemplaire

Pendant ma sieste le gamin m’a badigeonné le visage avec du cirage noir liquide. Je dormais et je n’ai rien senti. Quand le gamin est parti voir un DVD chez un copain, j’en ai profité pour faire du lèche-vitrine. La trouille de ma vie. L’horreur. La panique. Dans le reflet des vitrines, je voyais chaque fois le même noir qui me fixait dans les yeux. A chaque vitrine, le même noir, avec ses yeux d’ahuri, d’hébété, de couillon qui panique de plus en plus. C’est mon petit bout rose qui m’a sauvé. Le gamin n’avait pas eu le temps de terminer la peinture de l’oreille gauche. J’ai enfin compris. Je cherche une punition exemplaire pour le gamin.

 

Cherche à envoyer une lettre anonyme

« Papa, il fait quoi, le singe ? ». « Ben, heu, il mange une banane ». « Pas lui, papa, les deux, là ». « Chouette hein, gamin, on a du soleil ». « Papa, c’est comme ça que tu m’as fait avec maman ? ». « Viens, on va voir les girafes ». « Mais, papa, t’as dit qu’on venait au zoo pour m’instruire ». « Toi, tu viens pour t’instruire et moi, je viens pour me détendre, d’accord ». « D’accord, mais papa, les singes, ils sont un peu comme nous sauf qu’ils n’ont pas de poils là où on a un slip ». « Détends-toi, gamin ». « Papa, toi tu te détends et moi je m’instruis, c’est toi qui l’a dit ». « Allez, on va s’instruire chez les girafes. On va leur demander comment elles font quand elles voyagent en train et qu’il y a un tunnel ». « Papa, les singes, ils sont comiques, eux ». « Ah bon, tu trouves ». Celui-là, le moche, on dirait le nouveau copain de maman ». « Ah, où ça, où ça, lequel ? ». « Papa, on va voir les girafes ». « Attends gamin, je dois faire des photos de ce monstre ». « Tu vas faire quoi avec ces photos ridicules ? ». « Je vais les envoyer anonymement ». « A qui ? ». « Rien, gamin, encore trois photos et on file aux girafes ».

 

Cherche appartement avec deux W.C.

« Occupéééé ». « Mais, papa, c’est urgent ». « Prends ce que tu trouves, gamin ». « Papa, papa, j’ai trouvé que la passoire ». Nooooon, pas la passoire, il y a des trous ». « Papa, il est où le papier collant ? ». « T’as cassé quelque chose ? ». « C’est pour boucher les trous de la passoire ». « Fais pas ça ». « Papa, c’est urgent ». « Gamin, je termine de lire l’article et je sors ». « Papa, c’est pas un cabinet de lecture, c’est un cabinet de toilette ». « Gamin, arrêtes immédiatement, tu parles comme ta mère, c’est insupportable. Tu vas me faire sortir de mes gonds ». « Sors d’où tu veux, papa, mais sors des toilettes ». « Gamin, vide le bocal du poisson rouge dans une casserole ». « Impossible, papa ». « Et pourquoi ? ». « Y a plus une seule casserole propre ». « Alors, application du plan catastrophe. Vas tambouriner à la porte de la voisine de palier et expliques la situation ». ... « Papa ». « T’as déjà fini ? ». « Elle a dit : occupééé ». « Ca va, ça va, je sors ». Je cherche un appartement au cinquième avec W.C. de secours.

06/02/2007

Cherche à m'excuser

« Papa, t’as écrit quoi ? ». « Cherche à m’excuser ». « C’est pas poli, papa ». « Comment ça c’est pas poli, gamin ? ». « Mon papy il dit qu’on ne s’excuse pas soi-même, il faut dire cherche à vous présenter mes excuses ». « Quel con, cet ex beau-père ». « Tu dis quoi, papa ? ». « Rien, j’ai un fil de haricot coincé entre deux dents ». « Tu présentes tes excuses pourquoi, papa, si c’est à la voisine de palier, t’as qu’à aller sonner à sa porte ». « J’ai oublié de remercier les lecteurs du blog pour leur 90.000 visites ». « Ah, t’as le bonus, alors ? ». « Quel bonus, gamin ? ». « Au jeu vidéo, chez papy, quand j’ai 90.000 je reçois un bonus et il me donne une sucette ». « Mais je vais l’étrangler, ce type ». « Papa ». « Oui, gamin ». « Vas enlever le fil de haricot ». « Oui, gamin ».

16/12/2006

Cherche des boules

"Papa, tu fais quoi en haut du sapin". "J'ai les boules, gamin". "Mais non, papa, elles sont sur la table". "C'est une expression, gamin, j'ai les boules, j'ai la trouille, j'ai peur". "De quoi, papa". "De descendre, gamin, j'ai le vertige". "Pourquoi t'es monté, alors". "Pour mettre la flèche, à la pointe du sapin". "T'es là depuis quand, papa". "Depuis hier soir, je voulais te faire une surprise". "Papa, laisse toi glisser, tu n'es qu'à 20 centimètres du sol". "Ouais, c'est ça, et on aura un sapin sans aiguille sur 20 centimètres. Appelle la voisine de palier". "Elle est pas là. Hier, elle m'a dit à lundi". "Appelle les pompiers". "Hé, ho, papa, les pompiers ne vont pas déployer une échelle de cinq étages pour te faire descendre de 20 centimètres. Attends, papa, je mets quelque chose en dessous de tes pieds, tu peux descendre". CRAAAAAC SPROUTCH. "C'est quoi, gamin ? ". "C'était la boîte des boules de Noël".

27/11/2006

Cherche à être agréable

"Madame, ça va ?". "Qui êtes-vous ?". "Je suis votre voisin de palier et, en passant devant la porte, j'ai entendu des rugissements". "Tout va bien, allez, ouste". "Mais j'en entend encore, c'est horrible, voulez-vous que j'appelle les pompiers". "Rentrez chez vous, je n'ai besoin de rien". "J'insiste, madame, il y a des rugissements dans votre appartement". "Fichez le camp, et vite". "Vous êtes prise en otage ? Voulez-vous que j'aille chercher un canif ?". "Fichez-moi la paix, ça ne vous est jamais arrivé d'être constipé, non". "Aaah, ah, ah, les cris horribles, c'est vous, aaah". "Rentrez chez vous, je veux être seule, chez moi, sans écoute téléphonique ou autre". "Mais je ne suis pas au téléphone, j'ai l'oreille collée sur votre porte de palier. Ah, je viens d'entendre ploc, puis plouf, ça va mieux ?". "Partez". "C'est pas votre montre, hein". "Monsieur, disparaissez, vous me faites chier". "Aaah, c'est grâce à moi, alors, oh, ma joie de vous être agréable". Difficile, hein, d'être agréable avec les gens, surtout avec les voisines de palier constipées.

18/11/2006

Cherche des noisettes

Je suis retourné à la pharmacie pour acheter d'autres préservatifs, histoire d'avoir un assortiment. J'ai suivi les conseils du mode d'emploi et j'en ai pris à la vanille, à la fraise et au chocolat. J'ai voulu tester les souhaits des consommatrices et j'ai sonné chez ma voisine de palier. Drrrring. "Bonjour, madame, c'est pour un sondage". "C'est pour la télé ?". "Non, non. J'ai une question : êtes-vous vanille, fraise ou chocolat ?". "Moi, c'est praliné, avec des petits morceaux de noisettes dedans". "Et meeerde". "Plait-il ?". "Heuuu, rien, rien". "C'est pour ça que vous  me dérangez". "Heuuu, je voudrais savoir si, heuuu, si, comment dire, heuuu, si vous avez aussi eu une coupure d'électricité entre 1 et 2 heures du matin". "A cette heure là, je dors". "Au revoir, madame". Bon, le problème reste entier : comment enfiler des noisettes dans ce bidule.

16/11/2006

Cherche une pharmacienne discrète

"Bonjour, monsieur". "Heuuu, bonjour madame, je voudrais des gnégnégnatifs, c'est pour un copain". "Des quoi ?". "Des gnégnégnatifs". "Ah, des préservatifs". "Heuuu, non, non, heuuu, ben oui". "Une boîte de combien ?". "Heuuu, ça s'use vite ?". "Monsieur, c'est à usage unique". "Hé, ça, je me doute bien qu'on ne se met qu'à un dedans". "Monsieur, à usage unique, ça veut dire qu'on ne s'en sert qu'une fois". "Comment ? On en met un, on rentre on sort, on retire l'engin, on en met un autre, et hop, on rentre on sort, et hop, changement. Mais il va en falloir des centaines". "Monsieur, votre copain sait peut-être s'en servir". "Quel copain ?". "J'ai cru comprendre que c'était pour un copain". "Oui, oui, mais j'en prendrai aussi pour moi, on sort ensemble, on ne sais jamais, alors je me renseigne". "Bon, pour le mettre, vous devez être en érection". "Ah non, ce n'est pas possible, j'ai une heure de route pour aller au rendez-vous, je ne tiendrai jamais aussi longtemps". "Mais monsieur, vous devez le mettre juste avant, pas avant de partir de chez vous mais juste avant, chez elle, après avoir enlevé vos chaussettes". "Ah, il faut enlever ses chaussettes ?". "Monsieur, quand allez vous avoir votre érection, hein". "Pchuuuut, yargeulasinelier". "Que dites-vous?". "Penchez-vous, peut pas parler plus haut, il y a ma voisine de palier au comptoir à côté, mettez-m'en douze, on verra bien".